Arsenault (Michel)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

  • Arsenault (Michel). (H) (C)

Travailleur minieri né vers 1951 en Gaspésie.
Commence sa carrière dans la mine de la Gaspé Copper de Murdochville.
Études à l'Université du Québec (diplôme d'études supérieures spécialisé en relations de travail
Président du Syndicat des métallos de Murdochville (1974-1978). Permanent pour la région de Montréal, coordonnateur de la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie*et des Îles-de-la-Madeleine, coordonnateur de la région de Québec puis de la Rive-Sud de Montréal (1978-1996), adjoint au directeur national (1996-2000), puis directeur québécois 2000-2007) du Syndicat des métallos unis d'Amérique.
Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec-FTQ et président du conseil d'administration du Fonds de solidarité es travailleurs et travailleuses du Québec-FTQ (2007- 2013).
Le 4 septembre 2013, il comparait devant la Commission d'enquête sur la collusion et la corruption dans l'octroi et la gestion des contrats publics. Il y est révélé que, entre octobre 2008 et octobre 2009, dans le cadre de l'Opération Diligence, ses conversations ont été interceptées par la Sûreté du Québec, mais que la Couronne avait alors jugé qu'il n'y avait pas matière à poursuite malgré l'insistance des policiers à faire accuser Michel Arsenault d'abus de confiance et de corruption. (source : La Presse, 5 septembre 2013, page A16 ; Le Journal de Montréal, 5 septembre 2013, pages 2 et 3).
Le 19 septembre 2013, Me Jean-Claude Hébert, agissant pour le Fonds de solidarité FTQ, dépose une requête demandant à la Commission d'enquête Charbonneau sur la corruption et la collusion dans l'octroi et la gestion des contrats de construction de ne pas diffuser publiquement une conversation téléphonique entre M. Arsenault et Jocelyn Dupuis, le directeur général de la FTQ-Construction enregistrée par la Sûreté du Québec qui avait mis M. Arsenault et Guy Gionet sous écoute lors de l'Opération Diligence ; jusqu'en 2009, M. Gionet dirigeait le bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ.
Le 18 octobre 2013, la Cour d'appel refuse d'entendre la cause de MM. Arsenault et Gionet ; ce qui laisse le champs libre au procureur de la commission pour publier l'enregistrement de la conversation Arsenault-Gionet.
Deux des 10 syndicats de la section québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique-SCFP annoncent qu'ils s'opposeront à la candidature de M. Arsenault à la présidence de la FTQ lors de son congrés annuel de novembre 2013. Michel Parent, le président du Syndicat canadien de la fonction publique représentant les cols bleus de Montréal ne partage pas l'avis de Denis Bolduc, président de la section québécoise du Syndicat canadien de la fonction piublique qui sera candidat à la présidence au congrès de novembre 2013.
Michel Arsenault ne présente pas sa candidature au conseil de novembre 2013 ; c'est Daniel Boyer qui lui succède.
Les 27 et 28 janvier 2014, Michel Arsenault comparaît comme témoin devant la Commission Charbonneau où il doit expliquer, entre autres, ses relations avec l'entrepreneur Tony Accurso ; la procureure de la Commission lui demande pourquoi il n'a pas agi après qu'un certain Ken Pereira, directeur du Syndicat des mécaniciens industriels lui eut exposé, factures à l'appui, l'utilisation inappropriée de la caisse de la FTQ-Construction par Jocelyn Dupuis, le directeur de la FTQ-Construction.

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