Aveos (entreprise industrielle)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

  • Éphémérides-


2004 (Septembre 2004) Création du holding ACE Aviation pour chapeauter les activités (transport aérien Air Canada, entretien quotidien Air Canada, entretien lourd confié à Air Canada Technical Service, aéroplan le plan de fidélisation).
(Décembre 2004) ACE Aviation Holdings accuse une perte nette de 880 M $.
Monte Brewer devient président et chef de la direction d'Air Canada.
2006
(10 février) ACE Aviation Holdings, la compagnie propriétaire d'Air Canada, annonce l'élimination de 600 postes de cadre.
2007
Afin de réduire sa dette, ACE Aviation vend 70 % des actions de sa filiale ACTS (Air Canada Technical Services) à la compagnie luxembourgeoise Aero Technical Support & Services Holdings au prix de 763 M $. l'acheteuse est également propriétaire d'Aeroman, une compagnie du Salvador spécialisée dans l'entretien majeur des avions.
2008
(Février 2008) Air Canada est de nouveau rentable ; le président Montie Brewer dévoile «les meilleurs résultats de son histoire.
(10 juillet 2008) ACTS (Air Canada Technical Services qui changera son nom en Aveos Fleet Performance Inc. lorsqu'Air Canada la constituera en compagnie indépendante avec des unités à Montréal, Winnipeg et Vancouver), annonce la mise à pied temporaire de 250 employés permanents et de 400 employés contractuels ; elle a trois divisions : entretien des moteurs, entretien des composantes et entretien de la carlingue..
2009
(30 mars 2009) Montie Brewer démissionne de son poste de PDG et est remplacé par Calin Rovinescu qui prend la relève le 1er avril.
2010
(1 mars 2010) Air Canada annonce la fermeture définitive de 195 postes de sa filiale d'entretien aéronautique Aveos Fleet Performance à Vancouver et Winnipeg et la mise à pied temporaire de 445 personnes à Montréal, 345 à Winnipeg et 220 à Vancouver ; la compagnie invoque la baisse de la demande pour l'entretien des lourd A319 et A320.
Aveos se réfugie sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Incapable de refinancer sa dette, elle se remet à ses créanciers qui deviennent ses actionnaires dans la proportion de leur créance ; cette transaction fait passer la dette de 800 M $ à 75 M $. Air Canada, qui possède toujours 17,5 % des actions d'Aveos, est son principal client.
2011
(Janvier 2011) La Commission fédérale des relations de travail décrète une unité de négociation différente pour les employés d'Aveos et la constitution d'un fonds
2012
Le ministère des Transports du Canada octroie 4 M $ à Premier Aviation pour construire un atelier d'entretien majeur à Windsor Ontario.
(Juillet 2012) Les employés d'entretien des avions sont appelés à choisir entre demeurer à l'emploi d'Air Canada ou se joindre à la compagnie Aveos Fleet Performance Inc. (anciennement Air Canada Technical Services).
(Mars 2012) Parce qu'il croit que la paralysie d'Air Canada serait dangereuse pour l'économie canadienne, le Gouvernement du Canada dirigé par Stephen Harper, fait adopter le bill C-33 qui interdit la grève ou le lock-out des pilotes ou des machinistes à son emploi. Les syndicats annoncent leur intention de contester devant les tribunaux la validité de cette loi qui, selon eux, serait inconstitutionnelle.
(18 mars 2012, à 17 h 30) Aveos Fleet Performance Inc. se réfugie sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers (Loi des faillites), ferme ses portes et met à pied 2 628 employés canadiens dont 1 800 à Montréal et le reste à Mississauga (Ontario) et à Winnipeg (Manitoba) ; selon Aveos, Air Canada lui doit des millions de dollars et fait faire ses réparations au Salvador, en Chine et chez Premier Aviation de Trois-Rivières. et non dans les ateliers canadiens de Montréal, de Winnipeg et de Vancouver comme la loi sur Air Canada le prévoyait ; les employés d'Aveos sont membres de l'Union internationale des machinistes et ont une convention collective, ce qui n'est pas le cas chez Premier à Trois-Rivières ou à Windsor.
(19 mars 2012) Les dirigeants de la compagnie AVEOS et les membres de son conseil d'administration disparaissent vers les États-nis et La compagnie ferme ses portes et ses 2 665 employés sont versés à l'Assurance-emploi.
(21 mars 2012) L'assemblée nationale du Québec adopte unanimement une résolution qui autorise le gouvernement à prendre tous les moyens légaux nécessaires pour protéger les emplois chez Aveos. Le gouvernement annonce qu'il intentera une poursuite contre le gouvernement du Canada pour l'obliger à faire respecter la loi par Air Canada. Air Canada prétend qu'elle se conforme à la loi en ce qu'elle a 2 300 employés d'entretien dans les 3 centres cités dans la loi en vertu de laquelle la compagnie était privatisée en 2007 ; cependant, l'entretien majeur n'y est pas fait.
(27 mars 2012) Le ministre des Transports fédéral, Denis Lebel annonce que le gouvernement n'interviendra pas dans les affaires d'Air Canada ni dans celles d'Aveos deux entreprises privées.
(5 avril 2012) Le juge Mark Schrager de la Cour supérieure du Québec ordonne à Aveos de partager la somme de 6,2 M $ (4,8 M $ en arriéré de salaire et 450 000 $ en contributions de l'employeur) à raison d'un maximum de 2 000 $ par employé parmi les 2 665 employés affectés par la fermeture.
(19 avril 2012) La compagnie allemande Luftansa Technik indique son intérêt à acquérir les actifs d'Aveos qui seront mis en vente le 29 mai 2012.
(5 mai 2012) Air Canada s'attend à une diminution de ses coûts d'entretien maintenant qu'elle n'est plus tenue de faire affaire avec Aveos.
(26 juin 2012) S'avouant incapable de vendre la totalité des actifs d'Aveos, le syndic de faillite en charge de la liquidation des actifs d'Aveos annonce qu'il a conclu des ententes avec 5 entreprises pour l'achat de 5 lots de la division de maintenance et annonce qu'il vendra le reste des actifs aux enchères. Avianor de Mirabel a convenu d'acheter des outils de tests et des équipements pour la maintenance des freins et de roues de trains d'atterrissage. Discovery Air Services techniques de Québec a convenu d'acheter de l'équipement et des composantes pour des appareils Boeing 737 présentement à Edmonton. Premier Aviation de Trois-Rivières a convenu d'acheter de l'outillage pour la maintenance d'appareils Boeing 767 et 777 à l'Aéroport Montréal-Trudeau et de l'outillage pour la maintenance d'appareils Embraer à Winnipeg. AAR Aircraft Services a convenu d'acheter de l'outillage pour la maintenance d'appareils Airbus 320 à l'Aéroport Montréal-Trudeau et à Winnipeg. Avmax de Calgary qui a des ateliers en Colombie britannique, au Montana, en Floride et en Caroline-du-Sud a convenu d'acheter des stocks de pièces.
(26 juillet 2012) Le syndic annonce la vente du Centre d'entretien de composantes d'Aveos à une société d'envergure mondiale qui a l'intention de la redémarer et d'embaucher 200 personnes.
(30 juillet 2012) Premiere Aviation reçoit l'aide du Gouvernement du Québec pour acquérir l'équipement et l'outillage provenant de la liquidation d'Aveos Performance aéronautique Inc. ce qui permet de maintenir les 294 emplois de l'entreprise en faillite.
(2 août 2012) La AJW Technique Inc. filiale de la société britannique A J Walter elle-même une division de la compagnie Lockheed Martin Corp. achète la division de l'entretien des composantes d'avionique à Montréal ; ce qui permet de maintenir 100 emplois immédiatement et d'atteindre progressivement 300 emplois ; cet acquisition est soutenue financièrement par le gouvernement du Québec (Investissement Québec) et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec dans la mesure où son plan d'affaires rejoint les objectifs de consolidation et de création d'emploi au Québec.
(14 août 2012) la compagnie MTU Aero Engines dont l'offre d'achat de la division d'entretien des moteurs a été mise de côté pour la vente à Lufthansa Technik et le syndicat des employés d'Aveos contestent la transparence et l'équité de la procédure suivie pour la vente de la division d'entretien des moteurs à la Lufthansa Technik. MTU Aero promettait de conserver au moins 100 emplois à Montréal et 30 à Vancouver alors que Lufthansa Technik promettait de créer une quinzaine d'emplois au Québec, mais manifestait l'intention de remplir ses contrats en Europe. Le juge qui préside à la liquidation de la faillite accepte de retarder la conclusion de la vente à MTU Aero.
(24 août 2012) Malgré les allégations de la part de MTU et du syndicat des employés d'Aveos à l'effet que le processus de vente n'ait pas été équitable, le juge Louis Gouin de la Cour supérieure qui supervise la liquidation de la faillite d'Aveos accepte la vente de la division de réparation des moteurs d'Aveos à Lufthansa Technik qui avait négocié un prix de deux fois supérieur à celui de MTU Aero ; MTU et Lufthansa avaient été invitées à augmenter leur offre.
(Septembre 2012) La firme britannique A J Walter Aviation-AJW acquiert la division d'entretien des composants d'Aveos.
(12 octobre 2012) Les avocats de la défunte compagnie Aveos prévoient un premier versement de 12,5 M $ aux créanciers ; ce versement devra être autorisé par un juge de la Cour supérieure ; jusque-là, les ventes d'actif ont rapporté 46,6 M $
(24 et 25 octobre 2012) Le liquidateur met aux enchères tous les outils et équipements de la division de réparation des moteurs de la compagnie Aveos.
(12 janvier 2013) La Cour supérieure du Québec autorise la compagnie Kelly Aviation Center, une filiale de la compagnie Lockheed Martin Canada Inc. à acquérir les actifs de la division de réparation des moteurs d'Aveos Fleet Performance Inc. située à côté des bureaux d'Air Canada.
(16 mars 2013) The Gazette rapporte que AJW a commencé à raviver les activités de réparation des moteurs acquises lors de la faillite D'Aveos.
( 4 avril 2013) Le gouvernement du Québec et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec-FTQ financeront près des 2/3 de l'investissement de 30 M $ (Gouvernement du Québec : par un prêt de 4 M $ et une subvention de 3 M $, et le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ : par un prêt non garanti de 12 M $) ce qui permettra à la firme britannique A J Walter Aviation-AJW de reprendre une partie des activités de l'entreprise mise en faillite en 2012.
(21 juin 2013) Le liquidateur dépose son rapport au juge Mark Schrager de la Cour supérieure du Québec. Il a vendu deux divisions (entretien des composants, entretien des moteurs) des trois divisions d'Aveos et a liquider les actifs de la division d'entretien de carlingues qui n'a pas trouvé preneur. Les créanciers ont reçu deux tranches de 12,5 M $ chacune.
(22 novembre 2013) Aveos sort de la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.
(26 novembre 2013) Aveos déclare officiellement faillite. Les employés auront accès au Programme fédéral de protection des salariés ; ce programme fédéral permet aux employés de récupérer des salaires, des indemnités de vacances, des indemnités de départ et des indemnités de préavis impayés. ; le montant maximal qui peut être remboursé est de 3 646 $.
2016 (24 mars 2016) Le gouvernement fait adopter une loi qui retire l'obligation d'Air Canada de maintenir des centres d'entretien de ses appareils dans les endroits suivants Communauté urbaine de Montéal au Québec, Mississauga en Ontario et Winnipeg, Manitoba ; l'entretien devra désormais être exécuté dans chacune de ces provinces, mais plus dans un endroit déterminé.
2017
14 juin 2017) The Gazette rapporte que la compagnie Pro Maintenance Aviation fondée par les ex-employés d'Aveos recevra une subvention de 100 000 $ pour l'aider à financer le coût de 300 000 $ du gouvernement du Québec pour une étude de faisabilité d'un centre d'entretien qui serait aménagé près de l'aéroport de Saint-Hubert à Longueuil. à cette date, le groupe aurait amassé 160 000 $.

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