Bilodeau (Marie)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Le 26 octobre 1934, le postier Joseph Rosario Bilodeau, 44 ans, entre à l'Hôtel des postes de Québec ; congédié de cette institution un an et demi plus tôt, il vient discuter d'un éventuel réengagement ; il est introduit dans le bureau de Jean-Baptiste Morin, le maître de poste qui l'a congédié ; Bilodeau demande que Octave Fiset, surintendant des facteurs, et les cadres supérieurs Moïse Jolicoeur et Louis-Napoléon Santerre soient aussi présents parce qu'ils avaient contribué à son congédiement ; Morin convoque ces trois cadres ; Santerre n'est pas disponible ; quand les autres sont là, Bilodeau sort un révolver et tire 8 balles sur les 3 hommes ; Octave Fiset meurt sur le coup ; Jolicoeur et Santerre sont sauvés à l'hôpital. À la nouvelle des événements, un certain monsieur Gauvin, le beau-frère de Bilodeau, révèle à la police que ce dernier était parti avec sa fille, Yvette Gauvin et ses 2 soeurs, Marie Bilodeau, 62 ans, Rosalie Bilodeau, 63 ans, et que l'on n'a pas revu ces dernières depuis lors ; interrogé par la police, Bilodeau avoue avoir tué les trois femmes et indique qu'elles gisent dans le bois de Saint-André ; les policiers qui ont été mis en présence des cadavres viennent avertir Gauvin du décès de sa fille ; Gauvin les informe alors du fait que Bilodeau avait aussi amené ses 2 fils, Gaston Gauvin et Fernand Gauvin ; questionné sur le sort de ces deux hommes, Bilodeau avoue les avoir tués d'une balle à la nuque et laissés dans le même bois, un peu à l'écart des cadavres des 3 femmes. Déclaré sain d'esprit, Bilodeau est reconnu coupable de meurtre le 29 janvier 1935 et condamné à être pendu le 12 avril suivant. Le 14 juin 1935, Joseph Rosario Bilodeau est pendu à la prison de Québec.
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