Bissonnette (Alexandre)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Dimanche le 29 janvier 2017 vers 19 h, 52 minutes, soir de prière pour les musulmans ; 39 personnes sont réunies par petits groupes dans la Grande mosquée de Québec située au 2877 chemin Sainte-Foy à Québec ;

Les Guynéens Mamadou Yanou Barrry, 42 ans, et Ibrahima Barry, 32 ans, se tiennent à l'entrée de la Mosquée ; soudain, un individu armé d'une arme automatique se présente à l'entrée et abat les deux Barry, puis il fait irruption dans la mosquée ; et abat Khaled Belkacemi, 60 ans, ingénieur agricole et professeur de sciences de l'alimentation à l'Université Laval venu d'Algérie, Abdelkrim Hassane, 41 ans, un technologue de l'information employé par le Gouvernement du Québec, Aboubaker Thabti, 44 ans, un pharmacien venu de Tunisie; Azzedine Soufiane, 57 ans, propriétaire d'une épicerie-boucherie est tué alors qu'il tente de maîtriser le tueur ; 19 autres personnes sont blessées par les rafales ; sans dire un mot, le tueur sort de la mosquée, monte dans son automobile et s'en va. Selon la vidéo prise par les caméras de surveillance de la mosquée, la tuerie aura duré une minute cinquante secondes. (Lors du procès du tueur, le juge François Huot a émis une ordonnance de non diffusion de cette captation.
Alexandre Bissonnette, un étudiant en sciences politiques de l'Université Laval à Québec-ULQ, a appelé la police pour signaler les meurtres, il est arrêté le soir même des assassinats.
Le 28 mars 2018, Bissonnette reconnaît sa culpabilité aux accusations de meurtre et de tentative de meurtre qui pèsent contre lui.
La couronne recommande que Bissonnette soit condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine pour chacun des meurtres qu'il a commis ; la somme des peines minimales serait donc de 150 ans, longtemps après que normalement il serait décédé. La défense plaide que de telles sentences seraient totalement inappropriées et incompatibles avec la dignité humaine ; selon elle, les Canadiens considéreraient cette sentence odieuse et intolérable malgré le nombre de victimes ; ces avocats vont plaider l'inconstitutionnalité de l'article 745.51 du Code criminel tel qu'adopté sous le règne du Parti conservateur dirigé par Stephen Harper en contradiction avec la Charte des droits et libertés Canadienne qui protège les Canadiens contre des punitions cruelles et inusitées. Ces avocats plaident que même un terme de 50 ans serait aussi inconstitutionnel parce qu'il éliminerait toute possibilité de réhabilitation pendant l'emprisonnement tel qu'il est prévu dans le système pénal canadien.
Le 10 février 2019, Bissonnette est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 40 ans de sa peine derrière les barreaux ; la communauté musulmane de Québec trouve cette sentence inadéquate pour une personne reconnue coupable de 6 meurtres et de 6 tentatives de meurtre ; selon cette communauté, cette peine n'est pas suffisante ; «On trouve que tout compte fait, ce jugement n'a pas été à la hauteur de nos attentes», a déclaré Boufeldja Benabdallah, président et cofondateur du Centre culturel islamique de Québec.
Le 11 mars 2019, dans sa représentation sur sentence, la Couronne réclame en appel une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 50 ans de sa peine derrière les barreaux, c'est-à-dire, deux peines consécutives d'un minimum de 25 ans chacune. Dans leurs représentations sur sentence, les procureurs de la défense jugent cruelle la peine minimale de 40 ans et demandent à la Cour d'appel de reconnaître que le juge Huot a commis une erreur de droit en lien avec l'application de l'article 745,51 du Code criminel permettant le cumul des peines ; le juge François Huot condamne Bissonnette à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 40 ans de sa peine derrière les barreaux. La défense soutient que le juge aurait dû déclarer l'article 745.51 inconstitutionnel ; ils demandent à la Cour d'appel de déclarer l'article 745.51 inconstitutionnel et de prononcer contre Bissonnette une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. (Le Journal de Montréal, 12 mars 2019, page 11)
Le 28 mars 2017, Bissonnette reconnaît être l'auteur de la tuerie qui a fait six morts à la Grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017.

Les personnes tuées par Bissonnette :

Barry, Ibrahima, 32 ans ; il est venu de Guinée ; il a reçu 4 projectiles d'arme à feu ;
Barry, Mamadou Tanou, 42 ans, est un employé en technologie de l'information à la Régie de l'Assurance maladie du Québec ; il est venu de Guinée ; il a reçu 3 projectiles d'arme à feu ;
Belkacemi, Khaled, 60 ans, ingénieur agricole et professeur de sciences de l'alimentation à l'Université Laval ; il est venu d'Algérie ; il a reçu 1 projectile d'arme à feu ;
Hassane, Abdelkrim, 41 ans, un technologue de l'information employé par le Gouvernement du Québec; il a reçu 1 projectile d'arme à feu.
Soufiane, Azzedine, 57 ans, propriétaire d'une épicerie-boucherie est tué alors qu'il tente de maîtriser le tueur ; il a reçu 5 projectiles d'arme à feu ;
Thabti, Aboubaker, 44 ans, un pharmacien venu de Tunisie ; il a reçu 4 projectiles d'arme à feu ;

Les personnes victimes de tentative de meurtre par Bissonnette :

Akjour, Said,
Derbali ou Zerbali, Aymen est gravement blessé à la colonne vertébrale et l'on doute qu'il pourra de nouveau marcher.
Said El Amari
Nizar Ghali
Mohamed Khabar.

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