Borduas (Paul-Émile)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

Publicité

(Annonces   .)
  • Artiste (peintre, photographe et sculpteur) né en 1905 (1er novembre 1905) à Mont-Saint-Hilaire.

Études à l'école paroissiale de Saint-Hilaire, à l'École des arts et métiers de Montréal (apprenti d'Ozias Leduc, 1920-1923), à l'École des beaux-arts de Montréal-ÉBAM (1923-1828), puis aux Ateliers d'art sacré de Paris (1928-1930).
Professeur de dessin dans les écoles primaires (1930-1937), puis à l'École du meuble de Montréal (1937-1948).
En 1927, il participe comme assistant à la décoration d'églises en France.
Cofondateur (1939) avec John Lyman, de la Contemporary Art Society.
Découvre le surréalisme en 1940, puis pratique, avec Alfred Pellan et le frère Jérôme du collège Notre-Dame, une peinture abstraite (huile, gouache, aquarelle, encre de couleur, crayon, sculpture sur bois) qui prend le nom d'automatisme en 1947.
Conçoit et signe, avec les autres membres du groupe des Automatistes, le manifeste du Refus global (1948) ; ce geste lui fait perdre son emploi de professeur à l'École du meuble.
Vend sa maison de Mont-Saint-Hilaire en 1952, s'exile à New York en 1953, puis à Paris en 1955.
En 2001, sa maison et son atelier de Mont-Saint-Hilaire sont classés bien culturel et transformés en centre d'interprétation de l'oeuvre de Borduas, du mouvement automatiste et du manifeste Refus Global.
Décès en 1960 (22 février 1960) à Paris (France).

  • Oeuvres -


Le Musée d'art contemporain de Montréal-MACM, le Musée des beaux-arts de Montréal-MBAM et le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa possèdent d'importantes collections de ses peintures.

  • Distinctions -


Prix Jessie-Dow (1949)
Prix Gugenheim ( posthume)
En 1977, le gouvernement du Québec institue, en son honneur, le prix Paul-Émile-Borduas pour souligner la contribution d'un artiste du domaine visuel.
La place Paul-Émile-Borduas située entre la Grande Bibliothèque et la rue Saint-Denis de Montréal honore sa mémoire comme celui de la circonscription électorale de Borduas.
En novembre 2010, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, inaugure une murale en son honneur sur la Place Paul-Émile-Borduas ; la murale créée par le designer graphique Thomas Csano et le calligraphe Luc Saucier contient un extrait du Refus Global et le mot MANIFESTE est écrit verticalement de bas en haut en grosses lettres sur le côté gauche de la murale.
En novembre 2012, la peinture intitulée Chatterie (1957) est vendue à 660 800 $ lors d'une vente à l'encan par la maison Joyner Waddington
À l'hiver 2012-2013, certaines de ses peinture et certaine des peintures de Fernand Leduc, de Marcel Barbeau et de Jean-Paul Riopelle font partie de l'exposition L'art en guerre, France 1938-1947 au Musée de Paris. Cette exposition est par la suite présentée au Musée de Bilbao (Espagne)


  • Bibliographie -


Borduas (essai, Guy Robert, Presses de l'Université du Québec, 1972)
Borduas ou Le Dilemme culturel québécois (essai, Stanké Éditeur, 1977)
Guide Vallée Édition III (1993)
L'Art vivant - Autour de Paul-Émile Borduas (Jean-Philippe Warren, Éditions du Boréal, 2011)
Paul-Émile Borduas - Dernières années à Paris (Jean-Louis Gauthier, Art global, 2011)

  • Crédits -


Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Fides, 1989)
Les rues de Montréal - Répertoire historique (Ville de Montréal, Méridien, 1995)
Dictionnaire des intellectuels.les au Québec (Yvan Lamonde, Marie-Andrée Bergeron, Michel Lacroix et Jonathan Livernois, 2017)

Outils personels

Publicité

(Annonces   .)