Boucher (Maurice «Mom»)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

Arrive dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve avec sa famille alors qu'il n'a que 2 ans.
Sa première arrestation remonte à 1973 pour vol à min armée, entrée par effraction et méfait.
Condamné à 40 mois de prison pour vol à main armée en 1976.
Fait partie du gang des SS Merciless Riders dirigé par Salvatore Cazzeta jusqu'à la dissolution du gang en 1984.
Le 5 septembre 1984, il est condamné à 23 mois de prison pour agression sexuelle armée ; il est libéré le 2 janvier 1986 ; il se joint alors comme prospect du chapitre de Montréal des Hells-Angels.
En 1992, il participe à la fondation du chapitre des Rockers de Montréal.
Le 25 juin 1995, il est l'un des fondateurs du chapitre des Nomads du gang des Hells-Angels avec Normand «Biff» Hamel, Wolodimir «Walter» Stadnick, Donald «Pup» Stockford, Louis «Melou» Roy, Richard «Rick» Vallée, Denis «Pas-Fiable» Houle, Gilles «Trooper» Mathieu et David «Wolf» Carrol.
Le 25 mars 1995, il plaide coupable, puis est condamné à 6 mois de prison pour possession d'une arme à feu et pour s'être trouvé dans une automobile contenant une arme à usage restreint.
Arrêté le 18 décembre 1997, il est accusé d'avoir commandé les meurtres des gardiens de prison, Diane Lavigne et Pierre Rondeau, et d'avoir commandé le meurtre manqué de Robert Corriveau, un autre gardien de prison ; il est acquitté de ces accusations par un jury le 27 novembre 1998,
mais le 10 octobre 2000, cet acquittement est cassée par la Cour d'appel du Québec qui ordonne la tenue d'un nouveau procès ; il est alors immédiatement mis en détention à l'ancienne prison des femmes Tanguayde Montréal en attendant son nouveau procès.
Accusé le 28 mars 2001 d'appartenance à une association de criminels et de participation aux meurtres de Pierre «Ti-Bum» Beauchamp (20 décembre 1996), Marc «Cash» Belhumeur (24 janvier 1997), Yvon «Momon Roy*» (30 juillet 1998), Johnny «Le Gros» Plescio (7 septembre 1998), Jean Rosa (24 septembre 1998), Pierre Bastien (22 octobre 1998), Stéphane «Ti-Cul» Morgan (10 novembre 1998), Daniel Boulet (10 novembre 1998), Richard Parent (5 août 1999), Serge Hervieux (26 août 1999), Tony Plescio (1 octobre 1999), Patrick Turcotte (1 mai 2000), et François Gagnon (6 juin 2000) ; il est également accusé de 3 tentatives de meurtre.
Le 18 mars 2002, son second procès pour les meurtres de Diane Lavigne et Pierre Rondeau et pour la tentative de meurtre de Robert Corriveau s'ouvre sous la présidence du juge Pierre Béliveau.
Le 19 avril 2002, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre sa requête en révision de la décision du 10 octobre 2000 de la Cour d'appel du Québec.
Le 5 mai 2002, le jury, qui a délibéré depuis le 26 avril, le déclare coupable des meurtres de Diane Lavigne et de Pierre Rondeau et de tentative de meurtre sur Robert Corriveau ; le juge Béliveau le condamne à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; il est de plus contraint de fournir un échantillon permettant d'établir son ADN ; en juin 2005, Me Jacques Larochelle, l'avocat de Boucher, demande à la Cour d'appel du Québec de réviser le procès, le verdict et la sentence ; le 11 mai 2006, un banc de la Cour d'appel formé des juges Marc Beauregard, Allan R. Hilton et François Doyon, rejette la requête de Me Larochelle.
En 2005, Boucher a été victime de 2 agressions «plus ou moins ratées» commises par des détenus autochtones venus de l'Ouest canadien ; au cours de la même année, il a été impliqué dans 2 bagarres avec d'autres prisonniers.
Le 23 novembre 2006, la Cour suprême du Canada indique son refus d'entendre l'appel de l'avocat de Mom Boucher qui devra continuer de purger sa peine.
Le 3 janvier 2007, le ministère de la Justice annonce qu'il retire toutes les autres accusations dont Boucher faisait l'objet, vu qu'il ne pourra sortir de prison qu'en 2023 à l'âge de 70 ans. Le 25 octobre 2010, la Presse rapporte que Boucher aurait été victime d'une agression à l'arme blanche dans la cour extérieure de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines, mais n'aurait subi que des lacérations mineures.
Le 23 octobre 2010, La Presse rapporte que Maurice Boucher aurait été poignardé au cours d'une altercation à la prison de Sainte-Anne-des-Plaines.

crédits -

Mom (Guy Ouellette et Normand Lester, Éditions Les Intouchables, 2005).

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