Brooks (Harriet Pitcher)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

  • Femme de sciences (physique et mathématiques) née en 1876 à Exeter, Ontario.

Études à la McGill University.
Devient assistante de recherche de Ernest Rutherford devenu professeur de McGill.
Les travaux de ces chercheurs portaient essentiellement sur les radiations mystérieuses qui émanaient du radium et de l'uranium ; sous la direction de Rutherford, Brooks se concentra sur le gaz radioactif qui se dégageait du radium et elle établit qu'il ne s'agissait pas simplement de radium sous une forme différente mais d'un autre élément entièrement différent, le radon ; elle venait de faire la preuve scientifique que les éléments n'étaient pas immuables, mais qu'ils pouvaient se transformer en d'autres éléments comme des anciens alchimistes discrédités l'avaient affirmé.
Le nom de Brooks apparaît à côté de celui de Rutherford dans un texte original publié en 1901 ; sur la recommandation de Rutherford, Brooks obtient un poste de professeur à la Bryn Mawr de Pennsylvanie, États-Unis. De retour avec Rutherford à McGill où elle met en évidence l'effet de recul manifesté par l'atome quand il émet une particule au cours de sa décomposition radioactive.
En 1901-1906 elle étudie à Cambridge sous le professeur J.J. Thomson qui méritera le prix Nobel de physique, puis en 1906-1907, elle explore la radioactivité avec Marie Curie, la première femme à mériter le prix Nobel de physique.
Rejoint Rutherford à Manchester en 1907. C'est là qu'elle est appelée à choisir entre sa carrière de physicienne et celle de mère de famille ; en 1907 elle épouse Frank Pitcher qui deviendra plus tard gérant général de la Montreal Water & Power (Hydro-Québec).
Ses contacts avec les métaux radioactifs ont probablement causé chez elle une maladie qu'on appelle aujourd'hui leucémie. Décès en 1933 à Montréal.

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