Canada. Forces armées (armée)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Signification de quelques abréviations


A/cptActing captain
AsgtActing sargeant
BBataillon ou Battalion
Bgd-gnlBrigadier général
C.B.E,Compagnon de l'Ordre de l'Empire britannique - Companion of the Order of the British Empire
CnlColonel
CCompagnie
CACCanadian Artillery Corps
C.B.Compagnon de l'Ordre du Bain - Companion of the Bain
CFCCanadian Foresters Corps
CICCanadian Ingeneers Corps
C.M.G.Compagnon de l'Ordre de St. Michael and St. George
CMRCanadian Mounted Rifles
CplCaporal
CptCapitaine
CSSCanadian Special Service
CYRCarleton and York Regiment
D.C.M.Médaille de conduite héroïque
D.F.C.Croix de service distingué (aviation) - Distinguish Flying Cross
D.F.M.Médaille de service distingué (aviation) - Distinguish Flying Medal
C.S.D. - D.S.C.Croix de service distingué - Distinguish Service Cross
D.S.O. - O.S.D.Compagnon de l'Ordre du service distingué - Companion of the Order of Distinguish Service
E.D.Décoration canadienne pour compétence
FMRFusiliers Mont-Royal
G.C.B.Grande Croix de l'Ordre du Bain-Great Cross of the Bain
K.C.B. - C.O.B.Commandeur de l'Ordre du Bain - Knigth of Great Cross of the Bain
LAV IIILight Armoured Vehicle Véhicule blindé léger : *Longueur : 6.98 m. Largeur : 2,7 m. Nombres de roues : 8. Poids : 16 950 kg. Moteur : 350 cv Caterpilllar Diesel. Suspension : hydropneumatique. Propulsion : 8 x 8 ; *Hauteur : 2,8 m. Vitesse : 100 km/h.
LcplLance-caporal
LsgtLance-sergent
LtLieutenant
Lt-cnlLieutenant-colonel
M.C.Croix militaire - Military Cross
MjrMajor
Mjr-gnlMajor-général
M.M.Médaille militaire - Military Medal
M.M.V - M.B.M. Medal of Military Valour - Médaille de bravoure militaire
NNSRNorth Nova Scotia Regiment
O.B.E.Officier de l'Ordre de l'Empire britannique - Officer of the Order of the British Empire
PPCLIPrincess Patricia's Canadian Light Infantry
PPCLIBGPrincess Patricia's Light Infantry Battle Group
R22eRRoyal 22e Régiment
RBCRégiment blindé du Canada
RAPRegimental Aid Post
RBReserve Batallion
RCCReserve Cyclist Company
RCRRoyal Canadian Regiment
RCRBGRoyal Canadian Regiment Battle Group
RFCRoyal Flying Corps
RERRoyal Edmonton Regiment
RIRRoyal Irish Regiment
SgtSergent
S.M.V.-E.B.MStar of Military Valour - Étoile de bravoure militaire
THSTactical Helicopter Squadron
V.C.Croix Victoria - Victoria Cross (la plus haute décoration instituée en 1856 après la Guerre de Crimée par la reine Victoria qui règnait alors sur l'Empire britannique ; en 2008, le Canada institue sa propre version de la croix Victoria (la Croix de Victoria a été décernée à 94 Canadens, dont 81 en uniforme parmi lesquels se trouvent 9 Québécois dont 3 francophones).
V.D.Décoration des officiers des corps coloniaux auxiliaires - Victoria Decoration
WNSRWest Nova Scotia Regiment




Véhicules de l'armée canadienne

G-Wagon :
Véhicule utilitaire léger de Mercedes-Benz

Poids : 1 500 kg
Moteur diesel 5 cylindres turbo de 2,7 litres
Réservoir de 96 litres
Vitesse maximale 140 km/h
Transport de 4 personnes

Bison :
Véhicule blindé de General Dynamics Canada

  • Longueur :6,48 m

Poids ; 13 tonnes
Moteur turbo-diesel de 275 cv
réservoir de 270 litres
8 roues
Armement :
Fusil mitrailleur flexible de 7,62 mm
Lance grenades multitubes de 76 mm
Lance-roquettes m72 de 66 mm
Transport de troupe d'infanterie.

BV 206 :
véhicule amphibie de transport sur chenilles

Longueur en deux parties: 6,89 m
Poids : 4,5 tonnes de base ; 6 tonnes au combat
Moteur diesel V6 ; 2,8 litres
réservoir de 160 litres
48 litres/100 km
Vitesse maximale : 50 km/h
Consommation : 48 litres/100 km
La taille des chenilles permet une circulation sur la neige et les sols mous
Transport de 17 personnes


Coyote :
véhicule blindé léger de General Dynamics Canada

  • Longueur : 6,45 m

Poids : plus de 13 tonnes au combat
Moteur diesel 275 cv
Réservoir de 278 litres
Vitesse : 100 km/h sur route
Construit en acier ballistique qui protège contre le tir d'armes légères
Surblindage protègeant tir d'armes de gros calibres
Armement :
canon Bushmaster m242 de 25 mm
mitrailleuse coaxiale semi-lourde C6 7,62 mm
mitraileuse mobile semi-lourde C6 7,62 mm
Lance-grenades multitubes 76 mm
lance-grenades multitube de 76 mm
lance-grenades m72 66 mm
Transport de 3 personnes


Leopard 2A4 :
Char d'assaut

  • Longueur : 9,67 m

Poids :55 tonnes de base ; 57 tonnes au combat
Moteur diesel biturbo 12 cylindres ; 1500 cv
Réservoir de 1 160 litres
Vitesse : 68 km/h sur route ; 40 km/h hors route
Armement :
Canon L44 à âme lisse de 120 mm
Fusil mitrailleur coaxial 7,62 mm
Fusil mitrailleur flexible 7,62 mm
16 lance-grenades multitubes de 76 mm
Équipage de 4 personnes


VBL III de General Dynamics Canada
Véhicule blindé léger

  • Longueur : 6,98 m

Poids : 13,7 tonnes de base ; 17 tonnes au combat
Moteur diesel 6 cylindres de 350 cv
Réservoir de 200 litres
Vitesse : 100 km/h sur route ; 70 km/h hors route
Consommation : 40 litres/100 km
Armement  :
Canon Bushmaster m242 de 25 mm
Mitrailleuse légère C9A2 de 5,56 mm
Mitrailleuse coaxiale semi-lourde C6 de 7,62 mm
Lance-grenades multitubes de 76 mm
Transport de 10 personnes max


RG-31
Véhicule 4x4 de patrouille blindé à 3 portes

  • Longueur : 6,4 m

Poids 7,3 tonnes de base ; 8,4 tonnes au combat
Moteur diesel 6 cylindres
Réservoir de 135 litres
Vitesse : 105 km/h
Consommation : 15 l tres/100 km
Coque construite enforme de V en aluminium
Blindage soudé résistant aux armes légères et à l'équivalent de 2 mines antichars explosant en même temps
Armement :
Mitrailleuse lourde Browning m2 de calibre .50
Mitrailleuse légère C9A2 de calibre 5,56 mm
Mitrailleuse moyenne C6 de calibre 7,62 mm
Transport de 9 personnes max

Taurus
Véhicule blindé de dépannage

  • Longueur : 7,57 m

Poids : 40 tonnes
Moteur diesel 830 cv ; 10 cylindres
Réservoir de 1 410 litres
Vitesse : 62 km/h sur route
Consommation : 280 litres/100 km
Treui d'une capacité de remorquage de 350 tonnes ; terrassement.
Armement :
Mitrailleuse moyenne C6 de calibre 7,62 mm
Lance-grenades multitubes de calibre 76 mm
Équipage de 4 personnes


  • Éphémérides -


1603
Samuel de Champlain affirme que les Français s'engage envers les Innus, les Algonquins et les Hurons à amener les Iroquois à faire la paix ou à leur faire la guerre.

1609
Champlain va faire la guerre aux Iroquois dans les États actuels du Vermont et de New York. Champlain revendique la vallée du Richelieu et la région du lac Champlain.

1620
Champlain construit le fort Saint-Louis au Cap-Diamant à Québec et «y place des «hommes en état d'alerte».
1627
Tentative d'organisation d'une milice en Acadie.
1640
Ce qui était jusque-là une série d'escarmouches entre Iroquois et Français devient une véritable guerre.
1649
Louis D'Ailleboust fonde à Trois-Rivières un premier corps de miliciens.
1651
Pierre Boucher de Grosbois forme un embryon de milice à Trois-Rivières.
1663
Maisonneuve crée la Milice de la Sainte-Vierge à Ville-Marie (Montréal).

1665
Le marquis de Tracy arrive en Nouvelle-France avec mandat de pacifier les Amérindiens ; il commande le Régiment de Carignan-Salières.

1669 Le roi Louis XIV ordonne au gouverneur Courcelle de constituer une milice pour toute la Nouvelle-France.
Chaque paroisse possède une ou plusieurs compagnies de 50 à 60 hommes dirigés par un capitaine de milice.
1763-1871 L'Armée britannique assure officiellement la défense du Canada avec l'appui des milices.
1775-1776 La milice défend le Canada contre l'envahisseur américain
1794 Adoption d'une loi établissant le service obligatoire dans la milice.
1812 Quatre bataillons de milice sont levés au Bas-Canada. Les miliciens devaient se rendre à Lachine où des bateaux les attendaient pour les conduire au point de ralliement de La Prairie ; un groupe de miliciens réfractaires de Pointe-Claire voulut détruire les bateaux, mais en furent empêchés par l'armée ; la Loi de l'émeute ayant été proclamée, l'armée tira sur les opposants, en tua un et en blessa un autre ; Joseph Binet, un capitaine de milice de Pointe-Claire, fut déchu de son titre pour l'action de ses miliciens à cette occasion et quatre d'entre eux furent condamnés par un tribunal militaire à 12 et 24 mois de prison pour désertion. (26 octobre) Bataille de la Châteauguay ; le colonel Charles d'Irumberry de Salaberry fut plus chanceux et put diriger ses Voltigeurs de Québec qui repoussèrent les Américains les empêchant ainsi de se rendre à Montréal.
1813 On lève deux autres bataillons de milice canadiens-français.
1832 (21 mai) Lors d'une campagne électorale partielle, des partisans francophones attaquent violemment le siège social de la Bank of Montreal-BM brisant les vitres de l'édifice de la place d'Armes ; l'armée anglaise commandée par le colonel Mackintosh est appelée de l'île Sainte-Héléne et ouvre le feu sur les protestataires ; bilan : 3 morts parmi les manifestants, Pierre Billette, François Languedoc et le typographe de La Minerve, Casimir Chauvin, tous les trois partisans de Louis-Joseph Papineau ; Daniel Tracey, rédacteur du Vindicator, et membre du Parti des patriotes fut déclaré élu par 4 voix de majorité.
1837-1838 Voir Québec (province). Crises. Émeutes de 1837 et de 1838.
1843 (11 août) Les Forces armées britanniques en poste au Canada interviennent à Saint-Timothée pour briser la grève des travailleurs affectés au creusage du canal de Lachine et du canal de Beauharnois ; bilan : 10 morts parmi les grévistes.
1845 Adoption par le Parlement du Canada-Uni d'une loi qui vise à prévenir les émeutes sur les chantiers de travaux publics ; elle permet le recours à la loi martiale, l'imposition de peines d'emprisonnement et de sévères amendes.
1853 (9 juin) Bataille entre protestants anglais et catholiques irlandais sur ce qui est aujourd'hui le square Victoria ; le maire Charles Wilson demande l'intervention de l'armée britannique qui fait feu sur les belligérants ; bilan : 15 morts et une quarantaine de blessés graves dont plusieurs mourront de leurs blessures ; l'origine de cette échauffourée est un sermon prononcé par Alessandro Gavazzi, un prêtre catholique défroqué, dans l'église protestante Zion Congregational, au pied de l'actuelle côte du Beaver Hall ; le titre du sermon était The Error of Popery que les Irlandais condidérèrent comme une insulte à leur endroit par les protestants.
1855 Institution d'une commission chargée de faire une enquête sur l'état de la milice au Canada, de réorganiser cette dernière et de fournir un système de défense public efficace et économique. La commission proposa le maintien de l'ancienne milice sédentaire et la formation d'une nouvelle force de volontaires (4 000 à 5 000 hommes répartis de façon égales entre la cavalerie, l'artillerie et l'infantrie), qui recevraient des uniformes et des armes et qui seraient tenus de suivre un entraînement selon des normes précises. Ces recommandations visaient à remplacer par des canadiens les militaires britanniques appelés à quitter le pays.
Le pays fut divisé en 18 districts militaires, chacun commandé par un colonel assisté d'un état-major, tous bénévoles. L'unité de base était la compagnie dont le commandant était responsable de l'enrôlement. Au sommet de la piramide la milice était dirigée par un adjudant général (baron Rottenburg) assisté par un adjudant général adjoint (lieutenant-colonel Melchior-Alphonse de Salaberry*commandant de l'Est, Québec) et un adjudant général adjoint (lieutenant-colonel Donald Macdonald, commandant de l'Ouest, Ontario) ; les trois officiers supérieurs étaient rémunérés.
1856
(Juillet) Retour à Montréal du 39e Régiment qui venait de participer à la Guerre de Crimée (1854-1855) qui opposait les Russes à la Turquie, la Sardaigne, la France et l'Angleterre.
1858
Fondation du Prince of Wales 100th Regiment.
1862
Le premier ministre, John A. Macdonald, fait adopter une loi sur la Milice ; elle divise le Canada en 9 districts militaires dont 3 au Québec.
(17 janvier) Fondation du bataillon des Chasseurs canadiens (4e bataillon) qui sera dissout en 1872.
Fondation du Régiment de Lévis.
Fondation du Régiment des Voltigeurs de Québec.
Fondation du 5th Royal Highlanders of Canada (Black Watch) organisé par les Écossais de Montréal pour protéger le Canada à l'occasion de la Guerre de Sécession des États-Unis (1861-1865).
1866-1870
Les milices aident l'armée britannique à repousser les envahisseurs Féniens.
1867
Fondation du Régiment des Fusiliers du Saint-Laurent.
1868
Face à la menace d'invasion des Féniens, le Parlement du Canada adopte une loi qui vise à organiser une milice qui remplacera éventuellement l'armée britannique en poste au Canada. Le premier ministre responsable de la milice au Canada est George-Étienne Cartier.
1869-1888
Le lieutenant-colonel Antoine Chartier de Lotbinière Harwood dirige la milice de la région de Montréal (6e district militaire).
1869
(18 juin) Un ordre général d'Ottawa autorise la formation d'un nouveau corps qui sera connu sous le nom de Mount Royal Rifles,
Grève de 9 semaines des cordonniers de Québec ; cette grève est dénoncée par les évêques du Québec ; intervention de l'Armée britannique ; un dirigeant syndical est abattu par les militaires au cours d'une manifestation des grévistes.
Formation du Provisional Battalion of Dorchester.
Incorporation comme unité de milice du 65th Canadian Infantry Regiment de l'armée canadienne que l'on nomme Mount Royal Rifles Regiment formé de 6 compagnies ; la direction de ce régiment est confiée au lieutenant-colonel Joseph Beaudry assisté des majors Napoléon Labranche et Michel C. Deguise, du paie-maître Charles Spénard et du quartier-maître Jean-B. Émond.

la 1ère compagnie est sous la responsabilité du capitaine Alphonse T. Chagnon
La 2e compagnie est sous la direction du capitaine Louis S. Goyer et le lieutenant Maurice Trudeau
La 3e compagnie est sous la direction du capitaine Alphonse Cinq-Mars le lieutenant Michel Gaulin et le sous-lieutenant Joseph C. Marchand
La 4e compagnie est sous la direction du capitaine André-Silfrid Delisle et le lieutenant Joseph Breault
La 5e compagnie est provisoirement sous la direction du capitaine Arthur Renaud, le lieutenant Cyprien J. Fitzpatrick et le sous-lieutenat Eugène Paradis
La 6e compagnie est sous la direction du capitaine Alphonse Denis et le sous-lieutenant G. Gadoua.
Le docteur Édouard Mount est chirurgien régimentaire de 1868 à 1872 alors qu'il est remplacé par le docteur Emmanuel Persiller Lachapelle qui sera remplacé en 1888 par le docteur Paré.

1871
L'Armée britannique se retire du Canada.
Fondation du Régiment de Saint-Hyacinthe. Fondation du Régiment de Joliette.
(24 mars) Fondation du 86th Provisional Battalion of Infantry par la fusion de 4 compagnies de milice provinciales indépendantes.
1874-1897
Le lieutenant-colonel T. Juchereau Duchesnay assume le commandement de la milice de la région de Québec.
1876
Fondation du Royal Military College à Kingston, Ontario.
1880
Fondation du 85e Bataillon formé de 6 compagnies (26 officiers et 252 hommes) ; ce Bataillon deviendra le Régiment de Maisonneuve - RM*.
1881 Grève des 1 000 débardeurs du port de Montréal ponctuée de violence à l'endroit de briseurs de grève ; proclamation de la Loi de l'émeute ; intervention de l'Armée canadienne.
1885 (2 avril) Les 250 carabiniers du 65th Canadian Infantry Regiment du Mont-Royal, majoritairement francophone, commandés par les lieutenants-colonels Joseph-Aldric Ouimet et Georges A. Hughes, partent vers l'Ouest canadien pour combattre les rebelles dirigés par Louis Riel.
1899 D'octobre 1899 à 1902 - Guerre des Boers ; conflit entre la Grande-Bretagne et les républiques du Transvaal et d'Orange d'Afrique du Sud ; malgré l'opposition des Québécois, le gouvernement de Wilfrid Laurier permet l'envoi du 2nd Battalion of the Royal Canadian Regiment qui s'embarque à la fin du mois d'octobre ; originalement composé d'un millier d'hommes, le bataillon est augmenté d'un second contingent de 1 320 hommes qui arrivent en Afrique du Sud en mars 1900 ; les coûts de ces opérations ont été absorbés par le gouvernement britannique ou par des particuliers comme lord Strathcona qui leva et finança un régiment de cavalerie de 500 hommes ; en tout, 7 368 Canadiens ont participé, 244 ont été tués et 252 ont été blessés au cours de la Guerre des Boers.
1900 Fondation du Régiment de Saguenay. (8 mai) Le 86th Three Rivers Battalion of Infantry devient le 86th Three Rivers Regiment.
1901 Création du corps médical de l'Armée canadienne.
1902 Le Munt Royal Rifles devient les Carabiniers Mont-Royal.
1903 (28 avril - 11 mai) Mise en application de la Loi martiale sur le territoire du port de Montréal où les 2 200 débardeurs, membres de l'Union internationale des débardeurs du port de Montréal, sont en grève ; aidée par l'armée, la police prend possession du port ; des débardeurs indépendants travaillent sous la protection des forces armées.
1904 Le Gouvernement du Canada acquiert le CGS Canada pour patrouiller les zones de pêche canadienne dans l'Atlantique ; ce croiseur de 61 m construit en Grande-Bretagne servira plus tard à la formation des premiers officiers et marins qui constitueront le noyau de la Marine du Canada en 1910 ; le CGS Canada est considéré comme le berceau de la Marine du Canada ; il sera utilisé comme dragueur de mines et escorte de convois de troupes au cours de la Première Guerre mondiale - 1914-1918. Le CGS Canada a été vendu puis transformé en navire de croisière entre la Floride et les Bahamas sous le nom de Queen of Nassau ; coule en 1926 au large des Keys de la Floride alors qu'il se dirigeait vers le port d'attache de son nouveau propriétaire, une compagnie mexicaine ; l'épave du CGS Canada, découverte par des amateurs de plongée sous-marine en 2001, a été explorée et identifiée en 2002 par Tane Casserley, coordinateur de l'héritage maritime national américain de la U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration. N.B. CGS signifie Canadian Government Ship.
1905 Le Black Watch Regiment s'installe dans ses locaux de la rue de Bleury à Montréal.
1906 (8 octobre) Tragédie mortelle ; intervention de l'armée canadienne ; en grève depuis le 12 septembre 1906, les 400 membres de l'Union internationale des salariés de la compagnie MacLaren à Buckingham affrontent les briseurs de grève et les gardes privés armés embauchés par la compagnie ; la police de la municipalité, dont le maire est gérant de la compagnie, intervient également ; les gardes privés ouvrent le feu sur les grévistes ; bilan : 2 morts, Thomas Bélanger, président de l'union, et François Thériault, secrétaire de l'union, et plusieurs blessés ; la Loi de l'émeute est proclamée, l'armée intervient ; plusieurs grévistes sont appréhendés, puis condamnés à l'emprisonnement ; après la grève, la compagnie établit une liste des employés qu'elle ne veux plus reprendre à son emploi et la municipalité se vide de 20% de ses habitants.
1909 (Septembre) Intervention de l'armée canadienne en Gaspésie; pour la première fois, les pêcheurs des villages de Rivière-au-Renard, Petite-Rivière-au-Renard, Petit-Cap, Saint-Maurice-de-l'Échouerie, Pointe-Jaune, Anse-à-Valleau et Fame Point refusent collectivement le prix que veulent payer les marchands, c'est la révolte ; les marchands cèdent, mais portent plainte devant la justice ; 2 navires de guerre canadiens débarquent des gens armés chargés d'arrêter les rebelles ; en deux razias, les miliciens arrêtent 24 pêcheurs ; l'accusation de tentative de meurtre ayant été levée, 22 des prisonniers plaident coupable aux accusations d'émeute, de lésion corporelle grave, de voies de fait, d'avoir troublé l'ordre public, etc. ; 17 sont libérés sous condition alors que 5 autres sont condamnés à la prison pour des termes variant de 8 à 11 mois et devant être purgées à la prison de Percé.
1910 Fondation du Régiment des Fusiliers de Sherbrooke. (4 mai) À la suite de débats virulents entre les conservateurs qui voulaient que le Canada contribue à la construction des forces navales britanniques et les Francophones qui s'opposaient à l'accroissement de l'implication du Canada dans les politiques impériales, le gouvernement de Wilfrid Laurier fait adopter comme compromis entre les opposants le Naval Service Act qui crée une petite force navale canadienne qui pourrait en cas de guerre être placée sous commandement britannique ; ce compromis a pesé lourd dans la défaite du Gouvernement de Laurier en 1911. La Marine canadienne reçoit ses 2 premiers navires, le HMCS Niobe et le HMCS Rainbow. N.B. HMCS signifie His ou Her Majesty Canadian Ship qui sera traduit en français par NCSM signifiant Navire Canadien de Sa Majesté, lorsque le Canada deviendra officiellement bilingue. (Novembre) Création de la Réserve navale du Canada.
1912 Le Gouvernement du Canada achète une partie des terres de l'ancienne seigneurie de Saint-Gabriel (51) pour y loger une base militaire.
1914 L'armée régulière du Canada compte 3 000 hommes et 60 000 miliciens qui s'entraînent depuis 1913.
Les premières femmes joignent la Marine canadienne à titre d'infirmières. (4 août) Début de la Première Guerre mondiale ; la Grande Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne impliquant ainsi ses dominions dont le Canada, l'Australia, la New Zealand et la Newfoundland. (8-22 août) Aménagement d'un champ de tir de 1 500 cibles sur un terrain de 30 km2 à Valcartier. (3 octobre) La First Canadian Division (Corps expéditionnaire canadien) s'embarque pour l'Angleterre ; ce contingent compte 31 000 hommes dont plusieurs sont nés en Angleterre.
1915 Le Canada obtient que les deux divisions qu'il envoye en Angleterre soient réunies en un corps d'armée et refuse que ce corps soit divisé pour que ses parties soient intégrées aux forces britanniques ; en Grande-Bretagne, le Canada organise son propre système d'approvisionnement, ses écoles et ses hôpitaux. (22 avril-25 mai) La First Canadian Division du Canadian Expeditionary Corps créé l'année précédente débarque à Ypres (Ieper, Belgique) ; lors de la Bataille d'Ypres, 6 036 Canadiens sont tués, blessés ou fait prisonniers ; la Second Division rejoint la première à la fin de la même année.
1916 Le Canada crée en Grande-Bretagne, le ministère des Forces militaires du Canada au Royaume-Uni. (1 juillet à novembre) Bataille de la Somme (France) ; les troupes britanniques, françaises et des Dominions (Canada, Newfoundland) attaquent les défenses allemandes au nord de la rivière Somme ; le Canadian Corps dirigé par le lieutenant-général Julian Byng entre en scène le 30 août ; au cours de la Bataille de la Somme, les Alliés avancèrent de 13 km, mais perdirent 624 000 hommes, dont 15 654 Canadiens tués ou blessés, alors que les Allemands perdirent 660 000 hommes. (31 décembre) Les effectifs de l'armée canadienne sont de 299 937 hommes.
1917 (9-14 avril) Bataille de la crête de Vimy (France) ; les forces allemandes avaient capturé la crête au mois d'octobre précédent en mettant hors de combat 130 000 soldats français et anglais ; les forces alliées décidèrent de lancer une offensive multilatérale massive ; à l'aube du 9 avril 1917, les troupes canadiennes attaquent sur un front de 6,4 km ; à midi, 75 % de la crête était aux mains des Canadiens ; le 14 avril suivant les Canadiens dominaient la totalité de la crête ; les Canadiens perdirent 10 602 soldats dont 3 598 furent tués au cours de ces combats ; c'était la première fois que les soldats canadiens combattaient comme unité canadienne. Le Mémorial de la crête de Vimy érigé en 1922 selon des plans de l'architecte et sculpteur canadien, Walter Seymour Allward, rappelle cette bataille dont on dit qu'elle marqua un tournant dans la Première Guerre mondiale - 1914-1918 ; ce monument, érigé dans un parc de 100 hectares concédé par la France de façon perpétuelle au Canada, est composé de 2 tours de pierre de 30 m de hauteur entourées de 20 sculptures ; il a été inauguré une première fois par le roi d'Angleterre, Edward VIII en 1936 ; les noms de 11 285 soldats canadiens morts ou portés disparus en France au cours de la Première Guerre mondiale et dont les corps n'ont pas été formellement inhumés dans un Cimetière sont gravés sur le monument ; le 9 avril 2007, le monument, réparé au coût de 20 M $ sous la direction de l'architecte Julian Smith, est inauguré de nouveau par la reine du Canada, Élizabeth II, et le premier ministre du Canada, Stephen Harper et le premier ministre de France, Dominique de Villepin. (6 juin) Le général canadien Arthur Currie prend la direction des divisions canadiennes outre-mer. (15 août) Les Canadiens s'emparent de la côte 70 près de Lens (Belgique). (9 octobre) Les Canadiens et les Français attaquent Poelcappelle. (26 octobre-7 novembre) Bataille de Passchendaele (Belgique) ; le Canadian Corps commandé par le général Currie capture les ruines de la ville ou 5 km2 de boue ; au cours de cette bataille, environ 6 000 Canadiens sont tués et 7 000 blessés ; cette bataille commandée par le généralissime britannique, sir Douglas Haig, est considéré comme un exemple des futilités de la stratégie. (Décembre) Les Russes décident de se retirer des hostilités et de faire la paix avec les Allemands. (6 décembre) Une explosion suit la collision, à l'entrée du port de Halifax, du steamer français Mont-Blanc chargé de 5 000 tonnes de munitions et d'explosifs (tritrotuol ou TNT) avec le steamer norvégien Imo affecté au ravitaillement de la Belgique ; bilan : 1 236 morts, plus de 8 000 blessés et au-delà de 500 bâtiments détruits et 500 rendus inutilisables mettant plus de 25 000 personnes sans abri.
1918 (1 janvier) Entrée en vigueur du Military Service Act (conscription) voté par le Parlement du Canada dirigé par Robert Borden. (Mars) La 5e armée britannique est anéantie par l'armée allemande renforcée par des soldats transférés du front de Russie après que celle-ci se fut retirée des hostilités. (28 mars au 2 avril) Tragédie mortelle ; acte militaire ; proclamation de la loi martiale par le premier ministre du Canada, Robert Borden qui ordonne l'intervention de l'armée à la demande du maire Henri-Edgar Lavigueur qui veut mâter une émeute provoquée par l'action des policiers fédéraux à la recherche des jeunes conscrits canadiens français ; la foule saccage les locaux de L'Événement et du Chronicle, puis, le 1 avril 1918, l'armée fait feu dans la foule ; bilan : 5 morts (Honoré Bergeron, Alexandre Bussière, Georges Demeule, Joseph-Édouard Tremblay)) et des dizaines de blessés. Le coroner chargé d'enquêter sur ces décès recommande au gouvernement fédéral d'indemniser les familles des victimes, ce qui n'a jamais été fait. (8 au 11 août) Bataille d'Amiens (France) ; environ 9 000 Canadiens sont tués ou blessés au cours de cette bataille. (11 novembre) Bataille de Mons (Belgique) ; la dernière bataille des Canadiens dirigés par Arthur Currie. Signature de l'armistice. Du début de la Première Guerre mondiale à sa fin, 619 636 (certains disent 641 636) Canadiens se sont enrôlés dans la Canadian Expeditionary Force ; 142 588 de ces soldats ont été conscrits en vertu du Military Service Act de 1917 ; parmi ces derniers 24 132 se rendirent en France. En tout, 424 589 combattirent outre-mer dont 59 544 (certains disent 61 332, d'autres 60 661) ont été tués et 172 950 ont été blessés ou rendus malades.
Le Corps expéditionnaire canadien qui était au début de la guerre considéré comme un contingent colonial de l'Armée britannique devint l'Armée nationale canadienne à la fin de la même guerre.
1919 (28 juin) Signature du Traité de Versailles qui met officiellement fin à la Première Guerre mondiale ; le Canada de sa propre autorité et comme pays indépendant signe ce traité.
(1er septembre -10 octobre) Le parlement du Canada se réunit pour ratifier le traité de Versailles.
1920 (1er avril) Le 85e Bataillon devient le Régiment de Maisonneuve - RM*.
1921 Le Provisional Battalion of Dorchester devient le Régiment de Beauce.
1930 (Été) Le Royal 22e Régiment - R22eR*, puis d'autres régiments s'entraînent à Valcartier.
1932 Le Régiment de Beauce devient le Régiment de Dorchester-et-Beauce.
1936 Le Régiment de Dorchester-et-Beauce devient le Régiment de La Chaudière. (16 juillet) Cinq navires (Antonia, Ascania, Montrose, Montcalm et Duchess of Bedford) transportant 6 000 anciens combattants canadiens quittent le port de Montréal en direction de l'Europe pour y assister à l'inauguration du Mémorial de Vimy. (26 juillet) Plus de 100 000 personnes assistent à l'inauguration du Mémorial de Vimy.
1938 Le Three Rivers Regiment est transformé en régiment blindé sous le nom de Three Rivers Regiment (Tank).
1939 La Marine royale du Canada possède 8 destroyers et 5 balayeurs de mines, 191 officiers et 1 799 marins.
(6 août) Le gouvernement du Canada ordonne la formation d'un contingent de volontaires.
(18 août) Réunion d'urgence du Parlement du Canada qui approuve les mesures extraordinaires prises par le gouvernement pour mettre le pays sur un pied de guerre et accorde au gouvernement des pouvoirs très étendus en adoptant la Loi des mesures de guerre.
(1er septembre) L'armée allemande envahit la Pologne ; c'est le début de la Deuxième Guerre mondiale.
(3 septembre) L'Angleterre et la France déclarent la guerre à l'Allemagne ; début de la Bataille de l'Atlantique.
(10 septembre) Le Canada déclare la guerre à l'Allemagne participant ainsi proprio motu à la Deuxième Guerre mondiale.
(Décembre) Un premier contingent canadien part pour l'Angleterre.
1940
L'armée allemande envahit le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et la France et commence à bombarder l'Angleterre. Adoption de la National Resources Mobilisation Act par le Parlement canadien qui décrète le rationnement afin d'aider les alliés en guerre. Le Three Rivers Regiment (Tank) devient une unité majeure de la 1st Armoured Brigade et, en février 1941, il devient le 12th Army Battalion. The Three Rivers Regiment (Tank). Le HMCS Fraser est coulé ; c'est le premier navire canadien à subir ce sort. (10 juillet - 31 octobre) Bataille d'Angleterre ; exclusivement aérienne, cette bataille permet au Fighter Command de la Royal Air Force de forcer la Luftwaffe allemande à abandonner sa tentative d'établir sa suprématie aérienne au-dessus du sud et de l'est de l'Angleterre ; la 1ère escadrille de chasse canadienne équipée d'appareils Hawker Hurricane affronte les avions ennemis entre le 25 août et le 9 octobre, période au cours de laquelle elle a abattu 30 avions ennemis ; 3 Canadiens sont tués et 10 blessés lors d'atterrissages forcés ; au cours de cette bataille, plusieurs Canadiens étaient intégrés dans des unités britanniques de la Royal Air Force. (Septembre) L'Allemagne forme une alliance avec le Japon et l'Italie.
1941
L'armée allemande envahit la Yougoslavie et la Grèce. L'Allemagne, la Roumanie et l'Italie déclarent la guerre à l'Union soviétique. (Juillet) Intervention de l'armée canadienne ; grève des 4 500 employés de l'Aluminum Company of Canada ; la Loi des mesures de guerre est décrétée ; l'Armée canadienne intervient pour mettre fin à la grève. (16 novembre - 7 décembre) Bataille de Hong Kong ; un groupe de 1 975 Canadiens formé des Fusiliers Royaux (une unité du Québec) et des Winnipeg Grenadiers envoyé par le Gouvernement du Canada débarque à Hong Kong ; le 7 décembre, les Japonais attaquent Hong Kong ; 575 Canadiens sont tués au combat ou meurent dans des camps de prisonniers japonais. (7 décembre) L'aviation japonnaise attaque Pearl Harbor. (8 décembre) Les États-Unis déclarent la guerre au Japon. (11 décembre) Les États-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne.

1942
(27 avril) Référendum (plébiscite) sur la conscription ; 63 % des Canadiens l'acceptent ; 72,9 % des Québécois dont 85 % des Francophones s'y opposent alors que 80 % des autres Canadiens l'approuvent.
(28 juillet) La loi sur la conscription est adoptée par le Parlement du Canada.

1942 (27 avril) Plébiscite sur la conscription. (12 mai) Le sous-marin allemand U-553 torpille le navire marchand hollandais Leto dans le golfe du Saint-Laurent au large de Rivière-Madeleine ; le capitaine Willem Koning est blessé mortellement et meurt sur le pont du Titus venu recueillir les survivants, et 10 de ses marins manquent à l'appel ; quelques minutes plus tard, le navire Nikoya est torpillé par le même sous-marin et presque au même endroit ; 6 de ses marins manquent à l'appel ; c'est au début de ce que l'histoire appellera la Bataille du Saint-Laurent.
(20 juillet) Le navire marchand britannique Frederika Lensen est coulé à quelques kilomètres de Grande-Vallée dans le Saint-Laurent ; Grande-Vallée était le quartier général de la division anti-sous-marins de la Royal Canadian Navy dans le Saint-Laurent.
(28 juillet) La loi sur la conscription est adoptée par le Parlement du Canada.
(19 août) l
Le 19 août 1942, un raid (baptisé Opération Jubilee) des troupes anglo-canadiennes y est repoussé par les Allemands qui occupaient la ville de Dieppe au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
Bilan : 6 086 militaires dont 4 963 soldats canadiens, 970 soldats britanniques et un petit groupe de l'armée française libre faisant partie de la 2nd Canadian Division commandée par le Major général J. H. Roberts, débarquent sur les plages françaises de Berneval, Dieppe, Pourville, Puys, Varengeville et Vasterival ; les Canadiens perdent 3 367 hommes dont 907 tués ou blessés mortellement et décédés en captivité, 586 blessés et 1 874 faits prisonniers ; 584 membres du Régiment des Fusiliers Mont-Royal ont participé à l'opération et ont vu 97 des leurs tués ou blessés mortellement, 50 autres blessés et 348 faits prisonniers. Le débarquement devait s'exécuter à la fin de la nuit, mais le mauvais temps et une rencontre avec une flotille allemande ayant retardé la flottille alliée, le débarquement eut lieu à marée basse et en pleine lumière du matin chaque soldat étant alors une cible facile pour les tireurs allemands embusqués sur le haut de la falaise abrupte. Ce carnage aurait cependant facilité la décision de procéder au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
Un film documentaire (Dieppe Uncovered) réalisé en 2012 révèle que le débarquement de Dieppe était une manoeuvre de diversion effectuée pour permettre à un commando dirigé par l'officier britannique chargé de l'espionnage, Ian Fleming (auteur de James Bond), et chargé de pénétrer dans le quartier général de la marine allemande logé dans l'hôtel Moderne de Dieppe et dans certains navires allemands amarrés dans le port ; la mission du commando était de s'emparer des livres de code allemands et d'un décodeur ; le documentaire a été présenté aux autorités de la marine britannique qui admit le véritable motif du débarquement de Dieppe.

1943
(16 février) La corvette canadienne Louisbourg de la marine canadienne est coulée en Méditerranée.
(8 mars) La corvette canadienne Weyburn est coulée en Méditerranée.
(10 mars) Sept aviateurs canadiens sont décorés de la Distinguish Flying Cross.
(15 mars) L'Empress of Canada est coulé par un sous-marin italien.
(10 juillet) L'Ascania, un vaisseau de 14 000 tonneaux faisant partie d'un convoi militaire, débarque à Pachino (Sicile) 3 500 membres de la 1st Infantry Division de l'Armée canadienne faisant partie de la 8e armée britannique ; en comptant ceux de la 7e armée américaine, il y avait 160 000 hommes qui prenaient d'assault la Sicile pour y obtenir le contrôle de la Méditerranée ; parmi ces soldats, plusieurs étaient membres d'un détachement du Royal 22e Régiment.
(26 août) Le 12th Army Battalion, The Three Rivers Regiment devient le 12th Armoured Regiment (Three Rivers Regiment) qui est envoyé à Manfredonia sur la côte de l'Adriatique le 24 septembre suivant ; le 30 octobre, il participe à la prise de Termoli, puis, le 18 décembre à celle d'Ortona.
(18 décembre) Bataille d'Ortona (Italie) ; la First Canadian division s'empare de la ville d'Ortona (Italie) occupée par les paratroupiers allemands ; la division perd 176 officiers et 2 163 soldats à cette occasion.
1944
Grève des employés du transport en commun, des policiers, des pompiers et des cols bleus de Montréal ; intervention de l'Armée canadienne pour assurer l'ordre dans les rues ainsi que la sécurité des gens.
(Mars) Le Three Rivers Regiment est à Monte Cassino (Italie).
(6 juin) Operation Overlord, les forces alliées débarquent sur les plages françaises ; c'est la plus importante attaque amphibie de l'histoire de la guerre (1 213 navires de combat, 4 126 bateaux de débarquement, 736 embarcations auxiliaires, 864 navires marchands, 20 000 chars d'assaut et véhicules d'artillerie, 11 590 avions) ; 80 km de plages sont divisées en 5 sections. (6 h 30) Les plages Utah et Omaha sont envahies par les la 4e division d'infanterie américaine composée de 57 500 soldats. (7 h 30) Les plages Gold et Sword sont envahies par la 50e et la 3e divisions de la 2e armée britannique composées de 53 815 soldats.
(7 h 55) La plage Juno est envahie par la 3e division d'infanterie canadienne composées de 21 400 soldats. 23 000 parachutistes sont largués sur les terres françaises ; cet assaut entraîne la perte de 4 444 hommes (tués ou blessés sur les plages) chez les alliés alors que les Allemands perdent entre 4 000 et 9 000 hommes (tués ou blessés) ; les Américains perdent 2 197 hommes (197 sur la plage Utah et 2 000 sur la plage Omaha), les Britanniques perdent 1 043 (413 sur la plage Gold et 630 sur la plage Sword) et les Canadiens perdent 1 204 hommes (dont 359 tués ou blessés mortellement) sur la plage Juno en face de Courseulles-sur-Mer.
En 2013, Électricité de France annonce qu'elle a l'intention d'installer 75 éoliennes à 10 km à l'intérieur des terres. Une commission française est constituée pour entendre les objections des intéressés ; des vétérans canadiens ont l'intention de lui rappeler le caractère historique de l'endroit où s'est produit l'un des événements qui a fait la différence dans la Deuxième Grande guerre ; ils considérent qu'il s'agit là d'un manque de respect envers ceux qui y ont laissé leur vie.
(Septembre) Le Three Rivers Regiment participe à l'attaque de la Ligne Gustav.
(7 septembre) Dieppe est finalement libérée par les troupes canadiennes .
1945
(8 février au 10 mars) Bataille du Rhin ; l'armée canadienne pousse les Allemands vers le Rhin ; elle perd 5 300 hommes alors que les Allemands perdent 90 000 hommes dont 52 000 sont faits prisonniers. La Marine royale du Canada possède 365 navires, et son personnel est composé de 100 000 hommes et 6 000 femmes.
(8 mai) La victoire des alliés est officiellement confirmée et les Allemands se rendent inconditionnellement.
(2 septembre) Fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le camp de Valcartier devient un centre de démobilisation.

En tout, 1 086 343 Canadiens ont participé à la Deuxième Guerre mondiale, 42 042 (certains disent 44 956) ont été tués et 54 414 ont été blessés ; 5 764 soldats ont perdu la vie en Italie et 11 336 en Europe de l'Ouest ; 48 escadrons de la Royal Canadian Air Force ont participé à la guerre et y ont perdu 17 101 de leurs effectifs ; la Marine royale du Canada a perdu 24 navires et 2 024 de ses marins.

1948
(Mai) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Moyen-Orient (UNTSO) ; en 2006, 2 Canadiens y avaient été tués.
1949
(Janvier) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU à la frontière entre le Pakistan et l'Inde ; en 2006, 1 Canadien y avait été tué.
(4 février) Le 24th Armoured Regiment (Three Rivers Regiment) devient le Régiment de Trois-Rivières (24th Armoured Regiment).
1950
Du 25 juin1950 au 27 juillet 1953 Lorsque la Corée-du-Nord envahit la Corée du Sud, seize pays dont le Canada interviennent à la demande de l'ONU pour défendre les Sud-Coréens ; selon les termes officiels il s'agissait d'une opération de police décrétée par l'ONU. En mai 1951, 1 000 soldats canadiens débarquent en Corée. Au cours de la Guerre de Corée, 25 709 Canadiens ont participé, 516 (certains disent 320 ou 312) ont été tués et 1 042 ont été blessés.
1952
Le Gouvernement décide d'établir une Base permanente au camp de Valcartier.
1954
Le HMCS Labrador devient le premier bateau de guerre à emprunter le passage du Nord-Ouest.
1956
Le premier ministre, Lester B. Pearson fait accepter la création de la Force d'intervention d'urgence de l'Organisation des nations unies ; le Canada fournit un contingent de «peacekeepers» en Égypte.
Du 4 novembre 1956 au 15 juin 1957) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU en Égypte (UNEF) dans le conflit du canal de Suez ; en tout, 53 Canadiens y ont été tués.
1958 (19 mai) Le 24th Armoured Regiment adopte le nom de Régiment de Trois-Rivières (RCAC).
1960 Création d'une force de sous-marins canadiens.
De Juillet 1960 à Juin 1964 Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Congo (ONUC) ; 3 Canadiens y sont tués.
1962
(Octobre) Informés que l'URSS voulait installer des missiles à Cuba, les Américains décidèrent d'établir une barrière contre les sousmarins au sud des bancs de Terre-Neuve ; ils ne pouvaient pas le faire parce que leur flotte effectuait le blocus de l'île de Cuba ; devant les hésitations du premier ministre du Canada, John Diefenbaker, le commandant de la flotte canadienne de l'Atlantique, le contre-amiral Kenneth Dyer, prit l'initiative d'envoyer 22 destroyers 2 sousmarins et des avions de patrouille Argus pour établir cette barrière au sud des grands bancs de Terre-Neuve ; pour expliquer l'absence d'autorisation, Dyer prétendit qu'il ne s'agissait que d'un exercice de routine ; lui et son collègue de la Royal Canadian Air Force, le commodore John Clements, mirent leurs forces sur un pied de guerre. Tiré de The Gazette, 24/04/2012
1963 L'armée canadienne acquiert 30 hélicoptères Sea King. Les Forces armées canadiennes comptent 124 000 personnes.
1964 (4 mars) Le Canada fournit un bataillon pour l'intervention de l'ONU à Chypre (UNFICYP) ; en 2006, 28 Canadiens y avaient été tués.
1964-1975 Des 30 000 et 40 000 Canadiens qui se sont enrôler dans l'Armée des États-Unis pour participer à la Guerre du Vietnam, 103 y ont été tués ; le Canada ne participe pas officiellement à cette guerre.
1968 Le Gouvernement du Canada décrète l'unification des Forces armées canadiennes et fait disparaître l'armée de terre, la marine et l'aviation comme entités distinctes. Création du 5e Groupement de combat composé d'unités francophones.
La surface de la base de Valcartier passe de 30 km2 à 192 km2. Le HMCS Gatineau est le premier navire de guerre canadien à se joindre à la Force navale permanente de l'Atlantique de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord-OTAN.
1969 (7 octobre) Intervention de l'armée canadienne ; grève illégale des policiers et pompiers de Montréal; désordres dans les rues du centre-ville; la gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et l'armée canadienne interviennent pour assurer l'ordre et la sécurité. (Mai) Le Régiment de Trois-Rivières (RCAC) devient une partie de la force régulière sous le nom de 12e Régiment blindé du Canada et est intégré au 5e Groupement de combat à la Base des Forces armées canadiennes à Valcartier.
1970 Intervention de l'Armée canadienne au Québec ; voir Québec (province). Crises. Crise d'Octobre 1970. Les Forces armées canadiennes comptent 84 000 personnes.
1974 (31 mai) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU sur le plateau du Golan en Syrie (UNDOF) ; en 2006, 4 Canadiens y avaient été tués. (30 juillet) Explosion d'une grenade au camp militaire de Valcartier ; un adolescent de 14 ans, Eric Lloyd tire sur la tige d'une grenade anti personnel bleue M61 qui était sensée être inactive ; bilan : 6 morts (Yves Langlois, 15 ans, Pierre Leroux, 14 ans, Eric Lloyd, 14 ans, Othon Mangos, 14 ans, Mario Provencher, 15 ans, et Michel Voisard, 14 ans) et plus de 40 blessés parmi les cadets de l'armée canadienne.
1990 Intervention de l'Armée canadienne ; voir Oka (municipalité de ville). Participation de la Marine canadienne à la Guerre du Golfe avec les Forces des Nations Unies.
1992
(De février 1992 à mars 1995) Les Forces armées canadiennes participent à la mission de l'ONU en Bosnie-Herzégovine (UNPROFOR) et fournit 40 000 militaires ; 25 Canadiens y ont été tués.
(Du 28 février 1992 à Septembre 1993) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Cambodge (UNTAC) ; un Canadien y a été tué ; en 1993, des militaires battent à mort un garçon de 16 ans qui s'était introduit dans le campement des Forces canadienne ; à la suite de cet événement, une commission d'enquête instituée par le Gouvernement du Canada révèle des cas semblables de brutalité de la part des soldats canadiens envers les civils somaliens ; ce qui choque l'opinion publique canadienne.
(6 avril) Les pays de l'Ouest reconnaissent la Yougoslavie comme pays indépendant. Les dirigeants serbes veulent un État dont les pouvoirs sont établis au strict minimum, les Bosniaques le veulent renforci et les Croates veulent un degré plus élevé d'indépendance. Les forces armées serbes assiègent Sarajevo et tirent sur des participants à une démonstration.
D'avril 1992 à mars 1995 Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU en Somalie (UNOSOM) ; 1 Canadien y a été tué.
(Été) Les forces serbes procèdent à un nettoyage ethnique, capturent Srebrenica, y massacrent 8 000 hommes et garçons musulmans et enterrent les cadavres dans des fosses communes.
1993
(De septembre 1993 à Juin 1996) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU en Haïti (UNMIH) ; un Canadien y est tué.
(D'octobre 1993 à Mars 1996 Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Rwanda (UNAMIR) ; un Canadien y est tué.
1994 (Avril) Un hélicoptère Sea King prend feu et s'écrase près de St. John ; 2 membres de l'équipage sont tués.
1995
Une entente signée à Dayton, Ohio, États-Unis, établit un État bosniaque qui sera gouverné par un gouvernement selon des quotas établis en proportion dee chacune des ethnies. Un Serbe doit représenter les Serbes de Bosnie, un Croate, les Croates et un Musulman, les Musulmans.
Le Canada commande les forces navales de l'OTAN dans le cadre de la mission de paix, le long des côtes de la Yougoslavie.
Du 31 mars 1995 au 28 février 1999) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU en Macédoine (UNPREDEP) ; un Canadien y est tué.
1998 La Marine canadienne achète 4 sous-marins de classe Victoria amarrés quelque part en Angleterre depuis 1994, date alors que la Royal Navy les avait considérés comme désuets et les avait scrapés. En 2004, un incendie cause le décès d'un marin lors de son voyage inaugural dans l'Atlantique Nord et rend impossible l'opération du sous-marin NCSM Chicoutimi. En 2007, le sous-marin NCSM Victoria entre en cale sèche à la base militaire d'Esquimalt, près de Victoria (Colombie-Britannique) afin de le préparerà prendre du service en 2009 ; en 2010, le NCSM Victoria est toujours en cale sèche et ne pourra entrer en service avant le milieu de 2011.
1999 (30 novembre) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Congo (MONUC) ; en 2006, 1 Canadien y avait été tué. (10 juin) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU au Kosovo (UNMIK) ; en 2006, 2 Canadiens y avaient été tués.
2001 (11 septembre) Deux avions de lignes américains qui venaient de décoler avec leurs passagers sont maîtrisés par des terroristes islamistes et dirigés l'un après l'autre sur les deux tours du World Trade Center de New York. (12 septembre) Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne les actes terroristes de la veille à New York et encourage ses membres à combattre le terrorisme et tous ceux qui y participent. (4 octobre) Les États-Unis invoquent l'article 5 du Traité de Washington en vertu duquel toute attaque contre un pays membre de l'OTAN est une attaque contre toutes les nations de l'OTAN. (7 octobre) Les États-Unis commencent l'opération Enduring Freedom qui vise à chasser les talibans du pouvoir en Afghanistan et à capturer les terroristes et Oussama Ben Laden. (8 octobre) Le Gouvernement libéral de Jean Chrétien lance l'opération Apollo avec 2 000 militaires, principalement de la marine, qui patrouillent le golfe Persique pour soutenir l'opération des États-Unis en Afghanistan. (14 novembre) L'Organisation des Nations unies adopte la résolution 1378 qui engage ses membres en Afghanistan. (Décembre) Les talibans sont délogés du pouvoir en Afghanistan et se réfugient dans la «one tribale de Waziristan au Pakistan.

Voir Guerre d'Afghanistan - 2001- (guerre).

2003 (Février) Au décollage, un hélicoptère Sea King s'écrase sur le pont du destroyer et navire amiral canadien NCSM Iroquois en route vers le golfe Persique. (13 avril) Les Forces armées canadiennes participent à une mission de l'ONU en Irak (UNOHCI).
2005 Le général Rick Hillier devient Chef d'État-major de la Défense du Canada. (16 août) Un avion CF-18 s'écrase à Bagotville (Saguenay) ; le pilote a la vie sauve.
2006 (13 juillet) L'hélicoptère CH-149, de type Cormorant, s'écrase en mer au cours d'un exercice de sauvetage de nuit à un kilomètre au large de Canso (Nouvelle-Écosse) ; bilan : 3 morts ; 4 autres personnes, dont 3 pilotes, sont rescapés par des pêcheurs ; la cause de l'écrasement de cet appareil ultramoderne est inconnue. (12 décembre) Le Gouvernement du Canada a conclu l'achat de 17 avions de transport stratégique Lockheed Martin C-130J au prix de 4,9 G $ ; ces avions sont appelés à remplacer les Hercules C-130 en usage depuis les années 1960. Le gouvernement annonce qu'il achètera 4 gros transporteur long rayon Boeing C-17 Globemaster.
2007
(29 mars 2007) Le Gouvernement du Canada annonce que le Red Enseign (qui était le drapeau du Canada jusqu'à son remplacement par l'unifolié) flottera continuellement sur le site de la de la Crête de Vimy en France.
(9 avril 2007) Nouvelle inauguration du monument rénové de la crête de Vimy (France) rappelant le souvenir de la bataille (9-14 avril) à la fin de laquelle les Canadiens reprirent cette colline Allemands ; les noms de 11 285 soldats canadiens morts ou portés disparus en France au cours de la Première Guerre mondiale sont gravés sur le monument.
(5 juillet 2007) Le premier ministre du Canada, Stephen Harper annonce que les 12 frégates de classe Halifax de la Marine canadienne seront rénovées au coût de 3,1 G $ entre 2010 et 2017 à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Victoria, Colombie-Britannique.
(9 juillet 2007) Dans le but d'exercer la souveraineté du Canada dans les eaux de l'Arctique, le premier ministre Harper annonce la construction de 6 à 8 navires à coque renforcée pour naviquer à travers des glaces d'un mètre d'épaisseur et l'aménagement d'un port en eau profonde dans l'extrême nord du Canada ; les premiers navires de cette commande devraient commencer à être livrés en 2013.
(14 novembre 2007) Le soldat Frédéric Couture, 21 ans, originaire de Roxton Pond, est trouvé sans vie dans la maison familliale de Roxton Pond ; en décembre 2006, il avait été amputé sous le genou de la jambe gauche après avoir mis le pied sur une mine anti-personnel lorsqu'il marchait sur un chemin près de Kandahar dans le district du Panjwaii en Afghanistan ; il se serait suicidé avec une arme à feu.
2008
(Mars 2008) Le caporal Atuart Langridge, 28 ans, qui venait de faire un séjour de 30 jours dans un hôpital psychiatrique , se suicide par pendaison à la base des Forces canadiennes à Edmonton, (Alberta) après avoir reçu l'ordre de retourner en Afghanistan ; le caporal était un vétéran de de la guerre de Bosnie et de la guerre d'Afghanistan ; ses parents croient qu'il souffrait du stress post traumatique alors que l'armée prétend qu'il a succombé à la droque et à l'alcool.
(6 juin 2008) Le lieutenant-général Walter Natynczyk de Winnipeg (Manitoba) remplace le général Rick Hellier comme chef de la Défense du Canada.
2009
(9 janvier 2009) Le ministre de la Défense du Canada annonce l'achat de 1 300 camions de marque International pour utilisation dans les bases militaires partout au Canada par les Forces armées canadiennes ; le contrat a été attribué à la firme américaine Navistar au prix de 274 M $.
(10 août 2009) Le Gouvernement du Canada accorde un contrat de 1,15 G $ à la compagnie Boeing pour la fourniture de 15 nouveaux hélicoptères de tonnage lourd Chinook CH-147 ; ces appareils devraient être livrés à l'armée en 2013.
2010

Haïti

(17 janvier) Le Gouvernement du Canada autorise l'envoi de 1 000 militaires de la base de Valcartier en Haïti afin d'aider à maintenir l'ordre et aider les victimes du tremblement de terre qui a secoué ce pays le 12 janvier 2010 et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés et laissé 3 millions de personnes sans abri ; ces militaires s'ajouteront aux quelque mille autres déjà en poste en Haïti comme partie de la Mission des Nations-Unies et seront sous le commandement du brigadier général Guy Laroche. Les Canadiens comptent 117 médecins et soutiens hospitaliers provenant de 21 unités de Colombie-Britannique à Terre-Neuve. Les navires de guerre canadiens NCSM Athabaskan et NCSM Halifax interviennent dans les opérations de secours consécutives au tremblement de terre en Haïti.
(30 mai) Le brigadier général Daniel Ménard, commandant des Forces armées canadiennes en Afghanistan, est démis de ses fonctions et rappelé au Canada à la suite de révélations qu'il aurait eu des relations inappropriées avec une femme également membre des forces armées ; cette dernière est également rappelée au Canada ; en vertu des règlements militaires, les relations sexuelles sont strictement interdites à tout membre des forces armées canadiennes en Afghanistan ; la caporale-chefe Bianka Langlois admet qu'elle a eu des relations sexuelles avec Ménard ; le 23 novembre 2010, Ménard est alors accusé en Cour martiale de conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline et d'entrave à la justice.
(26 juin) Le colonel Bernard Ouellette, chef d'état-major de la mission des Nations Unies à Haïti, est relevé de ses fonctions pour avoir eu des relations sexuelles inappropriées avec quelqu'un qui n'était pas membre des Forces armées canadiennes.
(9 juillet) Le Gouvernement du Canada accorde un contrat de 34,4 M $ à la compagnie General Dynamics Land Systems pour la définition du processus de mise à niveau de son parc de 550 VLB III (véhicules blindés légers) en vue d'en prolonger la durée jusqu'en 2035.
(15 juillet) Le Gouvernement du Canada annonce qu'il affectera 2,6 G $ à l'achat de 2 nouveaux navires (Joint Support Ships) et prend une option sur un troisième navire ; ces navires devraient être livrés en 2017-2018 et remplaceraient les HMCS Protecteur et HMCS Preserver.
(17 juillet) Le Gouvernement du Canada annonce qu'il remplacera ses avions CF-18 par des F-35 Joint Strike Fighters-JSF de la compagnie Lockheed Martin ; le coût d'achat de ces appareils est d'environ 9 G $ et le coût de leur entretien sur une période de 20 ans sera probablement d'environ 7 G $ ; cet avion a été développé avec la contribution des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Italie, de la Turquie etc.
(23 juillet) Un avion CF-18 des Forces armées canadiennes s'écrase pendant une séance d'entraînement pour un spectacle aérien près de l'aéroport du district de Lethbridge (Alberta) ; le pilote s'éjecte avant que l'appareil ne touche au sol.
(28 août) Le ministère de la Défense du Canada accorde un contrat de 25,9 M $ à Rheinemetal Canada de Saint-Jean-sur-Richelieu pour la mise en état de 42 des 100 chars Leopard 2 qui étaient entreposés dans la région de Montréal depuis leur achat des Pays-Bas en 2007. Parce qu'il devaient être envoyés d'urgence en Afghanistan, 40 de ces chars avaient été mis en état en Allemagne au coût de 126 M $. À terme l'armée comptera 40 chars pour les opérations, 42 pour l'entraînement, 8 pour le dépannage et 10 chars non remis à neuf.
(3 novembre) Le dernier avion, un Hercules C-130, de l'armée canadienne quitte l'aéroport du Camp Mirage situé dans les Émirats Arabes Unis ; les Émirats ont décidé de ne plus permettre aux forces armées canadiennes de l'utiliser à la suite d'une décision des autorités canadiennes de ne pas permettre aux compagnies d'aviation des Émirats d'augmenter le nombre de leurs liaison avec Toronto ; depuis les événements de septembre 2001 au World Trade Center de New York, cet aéroport a servi d'escale entre le Canada et l'Afghanistan pour le transport d'environ 270 000 passagers militaires et d'environ 72 millions de tonnes de matériel.
2011
(16 août) Le gouvernement annonce que désormais les divisions retrouveraient les noms qu'ils avaient avant la fusion de 1968 : Armée canadienne-AC, Marine royale canadienne-MRC, Corps d'aviation royale du Canada-CARC.
(1 décembre) Le brigadier général Charles Lamarre, commandant de la mission de transition en Afghanistan préside la dernière cérémonie au drapeau à l'aéroport de Kandahar.
2012
(28 juin) La reine Élisabeth dévoile le Bomber Command Memorial à Londres (Angleterre) ; Le Canada a fourni 100 000 $ comme contribution au coût de la construction de ce mémorial de 5,5 M $ ; ce memorial inspiré du Lincoln Memorial de Washington contient une statue de bronze représentant 7 aviateurs, oeuvre du sculpteur écossais Philip Jackson et construit aux environs du Palais de Buckingham de Londres (Angleterre) rend hommage aux plus de 10 000 membres de la Royal Canadian Air Force qui en faisaient partie et qui ne sont pas revenus de missions à bord des avions bombardiers Stirling, Wellington, Halifax et Lancaster. Le toit du Mémorial supporté par des colonnes de marbre sera couvert d'aluminium dont 1 500 livres ont été récupérées par Karl Kjarsgaard de carcasses de bombardiers Halifax canadiens abattus ; Karl Kjarsgaard est le directeur du Bomber Command Museum de Nanton, Alberta.
(12 février) Le caporal Joshua Baker est tué par l'explosion d'une mine Claymore contenant 700 billes d'acier enterrée dans un champ de tir à 4 km au nord-est de Kandahar ; l'explosion a fait 4 blessés en plus d'avoir tué le caporal. En novembre 2012, le major Darryl Watts, un officier de réserve de Calgary, et commandant du peloton, subit une enquête préliminaire sur sa possible responsabilité dans cet événement ; il pourrait être accusé d'homicide involontaire, d'une performance négligente dans l'exercice de ses fonctions militaires, et de quatre chefs d'accusation d'avoir illégalement causé des blessures corporelles. alors qu'il était capitaine et officier en charge au moment de l'incident ; l'officier Paul Ravensdale qui était responsable de la sécurité du champ de tir est également accusé alors que le major Christoper Lunney qui dérigeait le peloton ce jour là a plaidé coupable de négligence dans l'l'accomplissement de son devoir et il a été dému au ragm de capitaine et a reçu une sévère réprimande ; le 4 décembre 2012, Un panel de 5 haut-gradés de l'armée constitué en Cour martiale déclare Watts non coupable d'homicide involontaire, mais le reconnaît coupable sous 3 autres chefs d'accusation dont causé illégalement des blessures corporelles, négligence dans l'exécurtion de son devoir militaire et deux chefs de de manquement à son devoir.

EFFECTIFS ET ÉQUIPEMENTS EN 2003

Effectifs totaux

65 000 soldats réguliers en 2012
25 000 réservistes en 2012

États-majors (2003)

Effectifs

17 900 hommes

Armée de terre (2003)
Effectifs

20 200 soldats
12 700 réservistes

Équipement

2 500 véhicules tout-terrain
7 900 camions
775 chars dont 203 Coyote
1 600 transports de troupe blindés

Aviation (2003)

Effectifs

13 400 soldats
2 100 réservistes

122 avions de chasse CF-18
6 avions de sauvetage
55 avions de transport
21 avions de surveillance
99 hélicoptères tactiques
56 hélicoptères de surveillance et de sauvetage

Marine (2003)

Effectifs

10 000 soldats
3 400 réservistes

Équipement

12 frégates
4 sous-marins
4 destroyers
2 pétroliers ravitailleurs
12 navires de défense côtière

Bases militaires (2003)

Bagotville, Québec (armée de l'air)
Borden, Ontario (armée de terre et armée de l'air)
Cold Lake, Alberta (armée de l'air)
Cornox, British Columbia (armée de l'air)
Esquimalt, Colombie-Britannique (marine)
Edmonton (armée de terre)
Gagetown, Nouveau-Brunswick (armée de terre)
Gander, Terre-Neuve and Labrador (armée de l'air)
Greenwood, Nouvelle-Écosse (armée de l'air)
Halifax, Nouvelle-Écosse (marine)
Kingston, Ontario (armée de terre et armée de l'air)
Leitrim, Ontario (communications)
Montréal, Québec (armée de terre)
Moose Jaw, Saskatchewan (armée de l'air)
North Bay, Ontario (armée de l'air)
Ottawa, Ontario (quartiers généraux de la Défense nationale)
Petawawa, Ontario (armée de terre)
St. John's, Terre-Neuve and Labrador (marine)
Shearwater, Nouvelle-Écosse (armée de l'air)
Shilo, Manitoba (armée de terre)
Suffield, Alberta (armée de terre)
Trenton, Ontario (armée de l'air)
Valcartier, Québec (armée de terre)
Wainwright, Alberta (armée de terre)
Whitehorse, Yukon (multiple)
Winnipeg, Manitoba (armée de l'air)
Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest (multiple)


  • Bibliographie -


Le Régiment de Maisonneuve vers la victoire 1944-1945 (Gérard Marchand, Les Presses libres, 1980),
Bon coeur et bon bras - Histoire du Régiment de Maisonneuve (Jacques Gouin, 1980),
Mémoires du Général Jean V. Allard (en collaboration avec Serge Bernier, Éditions de Mortagne, 1985),
La Révolte des pêcheurs - L'Année 1909 en Gaspésie (Jacques Keable, Lanctôt Éditeur, 1996),
Le Royal 22e Régiment 1914-1999 (Serge Bernier, Éditions Art Global, 1999),
C'était la guerre à Québec (Jacques Castonguay, Éditions Art Global, 2004),
Le Québec et la guerre - 1860-1954 (Jean-Marie Fallu, Publications du Québec, 2004),
Dans la tourmente: Deux hôpitaux canadiens-français dans la France en guerre (Michel Litalien, Athéna Éditions, 2004),
A Perfect Hell : The True Story of the Forgotten Canadian Commandos of the Second World War (John Nadler, Doubleday, Canada, 2005),
Rare Courage : Veterans of the Second World War Remember (Rod Mickleburgh with Rudyard Griffiths, McClelland and Stewart, 2005),
A Soldier's View : The Personal Photographs of Canadians at War (Blake Heathcote, Doubleday Canada, 2005),
Billet pour le front - Histoire sociale des volontaires canadiens, 1914-1919 (Desmond Morton, traduit par Pierre R. Desrosiers, Éditions Athéna, 2005).
Stanislas Tougas, 1896-1917 - Un des plus grands coeurs du 22e Bataillon (Rémi Tougas, Éditions du Septentrion, 2005).
Ils ont écrit la guerre - Analyse des écrits des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale (Sébastien Vincent, VLB Éditeur, 2010).
L'Armée canadienne n'est pas l'Armée du salut (Francis Dupuis Déri, Édition Lux, 2010).
Martyrs d'une guerre perdue d'avance. Le Canada en Afghanistan (essai, Fabrice de Pierrebourg, Stanké, 2010).

  • Publications-

C'était moins drôle à Valcartier (roman, Grégory Lemay, Héliotrope, 2013)

Outils personels
Publicité
(Annonces   .)