Caretta (Cathy)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

  • Le 10 février 1998, le cadavre de Cathy Caretta, 22 ans, est trouvé dans le chalet de ses parents à Saint-Charles-de-Mandeville ; la jeune femme avait été étranglée à son domicile de Laval et son corps avait été transporté là où il a été trouvé ; En novembre 1999, Jean-Paul Gerbet, 31 ans, un ressortissant français que Cathy Caretta avait rencontré à Paris lors d'un séjour en Europe en juin 1997, et qui n'acceptait pas que Cathy Caretta veuille le quitter, est reconnu coupable du meurtre non prémédité de Cathy Caretta et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux ; Gerbet était venu rejoindre la jeune femme, mais celle-ci s'en était séparée quelques mois après son arrivée ; au moment de la séparation et avant de remettre la clé de la résidence, Gerbet s'en était fait fabriquer la copie dont il s'est servi pour pénétrer chez Cathy Caretta et y tuer la jeune femme. Comme il n'était pas citoyen canadien, une ordonnance d'expulsion a été rendue contre lui en juin 2001 et sera exécutée à sa sortie de prison. Après avoir été rejetée en 2008, la demande de libération conditionnelle de Gerbet est acceptée en juin 2011. En 2012, Gerbet est expulsé vers la France à sa sortie de prison, 13 ans après le meurtre de Cathy Caretta.


P.S. En 2001, alors que Gerbet réside au centre de répartition de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines, il y rencontre Karla Homolka Teale, elle-même condamnée pour homicide involontaire en Ontario ; lors du transfert de Karla Homolka Teale dans une autre prison, le couple entretient une correspondance amoureuse ; vers la fin de sa peine, en 2005, le gouvernement du Québec et celui de l'Ontario demandent que Karla Homolka Teale soit soumise à des conditions spéciales de libération et la correspondance Homolka-Gerbet est invoquée comme argument ; un rapport d'évaluation psychiatrique indique que Homolka n'est dangereuse que si elle entretient une relation avec un homme violent ; Karla Homolka avait été l'épouse de Paul Bernardo, condamné à la prison à perpétuité en Ontario pour l'enlèvement, le viol et le meurtre des étudiantes, Leslie Mahaffy, 14 ans, et Kristen French, 15 ans, et pour l'homicide involontaire de Tammy Homolka, la soeur de Karla Homolka droguée et violée par le couple Bernardo-Homolka ; le témoignage d'Homolka avait été un facteur déterminant dans la condamnation de Bernardo, mais en échange, Homolka avait obtenu une accusation réduite ; une vidéo révélée après les procès et montrant la participation active d'Homolka aux viols et aux meurtres sordides avait semé l'émoi dans la population ontarienne qui avait protesté contre la légèreté de la sentence imposée à Homolka ; voilà pourquoi, celle-ci avait purgé la totalité de sa peine de 12 ans de prison derrière les barreaux et que des conditions spéciales de libération avaient été requises par les 2 gouvernements à la demande des familles des victimes ; le gouvernement du Québec était impliqué dans cette demande parce que Homolka, qui avait purgé la plus grande partie de sa sentence à la prison pour femmes de Joliette, avait indiqué qu'elles voulait demeurer au Québec après sa libération.

  • Bibliographie-


Invisible Darkness (Stephen Williams, 1997)
Karla, le pacte avec le diable (Stephen Williams, 2002)

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