Ceinture fléchée (définition)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Canadianisme. Ceinture de laine, longue et large à fond rouge et à motifs multicolores en forme de flèches, qui ne se porte qu'au carnaval, aux fêtes et divertissements de l'hiver.


Étoffe tressée aux doigts et décorée de motifs en forme de flèche ; selon certains, la méthode de tressage au doigts serait originaire de L'Assomption, selon d'autres, elle originerait plutôt de Québec où l'on y aurait trouvé des ceintures flèchées sous le régime français. L'industrie artisanale de la ceinture fléchée de L'Assomption a longtemps été prospère grâce à la Hudson's Bay Company-HBC, mais à la fin du XIXe siècle, devant les revendications des artisans qui se disaient sous-payés, la compagnie commence à importer de Coventry, en Angleterre, des imitations bon marché tissées au métier.

À la manière du tartan chez les Écossais, il existe des motifs de ceintures fléchées propres à certtaines régions. Le plus connu est celui de L'Assomption. Il existe également des motifs dits Acadienne et Chenier. Chaque motif possède ses couleurs et son style.

Pour les coureurs des bois et les voyageurs, la ceinture avait à l'origine plusieurs utilités. Elle servait évidemment à garder au chaud, mais aussi à renforcer le bas du tronc au cours d'efforts physiques. La ceinture fléchée pouvait également être utilisée comme contenant pour transporter de menus objets (couteau de poche, pipe, etc).

La laine cirée avec laquelle était confectionnée la ceinture fléchée rendait l'étoffe imperméable et très résistante. On pouvait donc s'en servir pour tirer et suspendre des objets ou, fait étonnant, comme contenant pour transporter de l'eau.

Extrait de La Presse (30 janvier 2007)

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