Centrale des syndicats du Québec (centrale syndicale)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Éphémérides -


1919
(10 octobre 1919) Fondation de l'Association du bien-être des instituteurs et institutrices de Montréal soutenue par le Conseil des métiers et du travail de Montréal (unions internationales).
(5 décembre 1919) Fondation de l'Alliance des professeurs catholiques de Montréal-APCM (professeurs, directeurs d'école et directeurs de districts) à l'instigation de la Commission des écoles catholiques de Montréal et de l'évêque de Montréal, Mgr Louis-Joseph-Napoléon-Paul Bruchési qui ne veulent pas reconnaître l'Association du bien-être des instituteurs et institutrices de Montréal ; à la fin de l'année scolaire, la Commission congédie 68 dirigeants et militants de l'Association du bien-être, anéantissant ainsi les espoirs de ses fondateurs.
1936
Fondation de l'Association catholique des institutrices rurales par Laure Gaudreau.
1937
Fondation de la Fédération catholique des institutrices rurales.
1939
Fondation de la Fédération provinciale des instituteurs ruraux.
1942
Fondation de la Fédération des instituteurs et institutrices des cités et villes.
1945
Regroupement de la Fédération catholique des institutrices rurales, de la Fédération provinciale des instituteurs ruraux et de la Fédération des instituteurs et institutrices des cités et villes pour former la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec-CIC.
1946
Adoption par l'Assemblée législative de la Loi de la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques-CIC. Adoption par l'Assemblée législative de la Loi pour assurer le progrès de l'éducation; cette loi enlève aux professeurs ruraux le droit à l'arbitrage.
1948
(Mai 1948) Importante grève de 60 institutrices de Thetford-Mines pour obtenir l'application d'une sentence arbitrale qui leur est favorable.
1949
(Janvier 1949) Importante grève illégale de 6 jours des membres de l'Alliance des professeurs catholiques de Montréal-APCM ; l'Alliance perd son accréditation, et le président, Léo Guindon, est congédié pour insubordination.
1951
Léo Guindon est défait à la présidence de la Corporation par Léopold Garant.
1953
(Juin 1953) La Cour suprême du Canada invalide l'annulation de l'accréditation de l'Alliance des professeurs de Montréal.
1954
Sur proposition de Maurice Le Noblet Duplessis, l'Assemblée législative adopte le Bill 20 (aussi appelé Loi Guindon) qui prévoit la perte de l'accréditation automatique dans le cas de grève illégale ; cette loi a un effet rétroactif à 1944.
1959
L'Alliance des professeurs de Montréal recouvre son accréditation syndicale.
1960
Adoption d'amendements au Code scolaire qui redonnent aux enseignants du milieu rural le recours à l'arbitrage pour l'établissement des conditions de travail; ce droit leur avait été enlevé en 1946.
1965
Les religieux et religieuses adhèrent à la Corporation des instituteurs et institutrices du Québec (CIC).
1967
La Corporation des instituteurs et institutrices du Québec-CIC adopte le nom de Corporation des enseignants du Québec-CEQ. (13 janvier) Début d'une importante grève générale des enseignants du Québec ; 217 000 enfants prennent congé.
(17 février 1967) L'Assemblée nationale adopte la Bill 25 (Loi pour assurer le droit de l'enfant à l'éducation) qui ordonne le retour au travail des enseignants en grève et institue un nouveau régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs élémentaires et secondaires de la province.
1972
La Corporation des enseignants du Québec adopte le nom de Centrale des enseignants du Québec-CEQ. Importante grève des 210 000 membres de la fonction publique et parapublique du Québec; ayant recommandé à leurs membres de passer outre à une injonction les enjoignant de rentrer au travail, Louis Laberge, président de la Fédération des travailleurs du Québec, Marcel Pepin, président de la Confédération des syndicats nationaux et Yvon Charbonneau, président de la Centrale de l'enseignement du Québec, sont condamnés à une peine d'emprisonnement d'un an.
1974
Adoption du nom de Centrale de l'enseignement du Québec.
1987
Les syndicats affiliés à la Centrale de l'enseignement du Québec comptent 71 000 membres.
2000
(Juin 2000) La Centrale de l'enseignement du Québec-CEQ adopte le nouveau nom de Centrale des syndicats du Québec-CSQ reflétant ainsi le fait que, si originellement elle regroupait des syndicats dont les membres oeuvraient exclusivement dans l'enseignement, elle regroupe maintenant des syndicats oeuvrant aussi dans les autres secteurs publics et parapublics du Québec dont 10 % des effectifs infirmiers québécois.
2005 (
(16 décembre 2005) Par l'adoption d'une loi spéciale, l'Assemblée nationale met fin à une série de grèves et impose les conditions de travail jusqu'en 2010 aux 525 000 employés qui émargent au budget de l'État québécois.
2006
(7 juin 2006) Mécontents de l'attitude de la Centrale des syndicats du Québec lors des dernières négociations avec le Gouvernement du Québec, 9 syndicats (Alliance des professeurs de Montréal, Syndicat de l'enseignement de l'Ouest de Montréal, Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l'ïle, Syndicat de l'enseignement de l' Outaouais , Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska, Syndicat de l'enseignement des Seigneuries, Syndicat de l'enseignement de la Seigneurie des Mille-Îles, Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, Syndicat de l'enseignement des Basses-Laurentides) représentant 27 000 membres décident par référendum de se désaffilier de la Centrale ; ces syndicats avaient cessé de payer leur cotisation à la CSQ en janvier 2006.
(14 juillet 2006) La CSQ conteste la validité du vote de désaffiliation de six des neuf syndicats qui s'étaient prononcés le 7 juin précédent (Alliance des professeurs de Montréal, Syndicat de l'enseignement de l'Ouest de Montréal, Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l'ïle, Syndicat de l'enseignement de l' Outaouais, Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska, Syndicat de l'enseignement des Seigneuries) et admet la validité du vote des trois autres syndicats (Syndicat de l'enseignement de la seigneurie des Mille-Isles (3), Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, Syndicat de l'enseignement des Basses-Laurentides).
2007
(29 juin 2007) Un règlement hors cour intervient entre la Centrale des syndicats du Québec-CSQ et la Fédération autonome de l'enseignement en vertu de laquelle, la CSQ abandonne ses demandes d'annulation des votes en échange d'une compensation d'environ 2,5 M $ représentant les cotisations syndicales perdues par cette dernière pendant les premiers temps du litige ainsi que d'autres frais et intérêts.

  • Présidents de la Centrale


1946-1951Guindon, Léo
1951-1965Garant, Léopold
1965-1970Laliberté, Raymond
1970-1978Charbonneau, Yvon
1978-1982Gaulin, Robert
1982-1988Charbonneau, Yvon
1988-1999Pagé, Lorraine
1999-2003Richard, Monique
2003-2012Parent, Réjean
2012-2018Chabot, Louise
2018-Éthier, Sonia




La CSQ comprend :

1)Éducation primaire et secondaire :

Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE)
Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ) (FSE)
Fédération du personnel de l'enseignement privé (CSQ) (FPEP)
Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS)

2) Éducation-Enseignement supérieur :

Fédération des enseignantes et enseignants de CÉGEP (CSQ) (FEC)
Fédération du personnel de l'enseignement privé (-FP¶P)
Fédération du personnel professionnel des Collèges (FPPC) (CSQ) (FPSES)
Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur (CSQ) (FPSES)

3) Santé et Services sociaux :

Fédération des syndicats de la santé et des services sociaux (CSQ) (F4S)
Fédèration de ls Santé du Québec (CSQ) (FSQ)
Fédération des intervenantes en petite enfance (CSQ) (FIPEQ)

4) Loisirs, culture et communautaire :

Fédération des syndicats de l'action collective (CSQ) (FSAC)

5) Retraités

Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (CSQ) (AREQ)










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