Couillard (Julie)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Mannequin et femme d'affaires (agente immobilière certifiée) née en 1969 (21 juin 1969).

Au début des années 1990 (1991-1993), Julie Couillard a été l'amie de coeur d'Anthony Volpato ; après sa rupture avec Volpato, elle a été l'amie de coeur de Gilles Giguère assassiné en avril 1996, une semaine avant la date où elle devait l'épouser ; elle épousa ensuite Stéphane Sirois, présumé membre du gang des Rockers de Montréal, le club école du gang des Hells Angels. N.B. Gilles Giguère était le bras-droit de Robert Savard et proche de Maurice «Mom» Boucher.
En 1998, au cours d'une enquête sur le trafic de drogues, la Gendarmerie royale du Canada-GRC obtient l'autorisation de la Cour pour mettre sous surveillance la résidence de madame Couillard.
En 1999, elle divorce de Stephane Sirois ; pendant une dizaine de mois en 2004-2005, elle a été l'amie de coeur de Robert Pépin et vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. ; cette agence avait un permis d'agence privée de sécurité
En 2005, elle contracte une hypothèque de 86 493 $ sur sa maison de Laval en faveur de la compagnie Immeubles Salette propriété de Jean Salette.
En 2005, elle loue un local du rez-de-chaussée de la Place 500, rue Saint-Martin de Laval, pour sa compagnie Itek Solutions globale qui s'annonce comme faisant de l'intégration de systèmes de haute technologie en sécurité ; le 22 mars 2007, l'entreprise IGS, dont l'unique actionnaire est Julie Couillard, aurait été engagée par la compagnie Investissements immobiliers Kevlar Inc..
Le 7 avril 2007, après avoir suivi un cours de 240 heures pendant l'hiver précédent, Julie Couillard obtient un certificat d'agent immobilier.
Le 17 avril 2007, Julie Couillard assiste à un cocktail de financement de l'association du Parti conservateur de Châteauguay-Saint-Constant, signe un chèque de 1 000 $ comme contribution à l'association et y distribue sa carte professionnelle au nom de la compagnie Kevlar.
Le 26 avril 2007, Philippe Morin, l'un des dirigeants du Groupe Kevlar inc. organise un dîner au restaurant Cavalli sur la rue Peel à Montréal ; c'est là que Julie Couillard rencontre pour la première fois Maxime Bernier, le ministre de l'Industrie et du commerce du Canada ; cette rencontre marque le début d'une relation amoureuse entre elle et lui ; le 2 mai 2007, madame Couillard fait radier l'hypothèque détenue par Immeubles Salette sur sa maison de Laval ; quelques semaines plus tard, elle obtient d'une banque un prêt de 212 999 $ pour sa maison.
Le 14 août 2007, Maxime Bernier est assermenté ministre des Affaires étrangères du Canada ; pour l'occasion, il est accompagné de Julie Couillard dont le décolleté plongeant de la robe attire l'attention.
Le 10 septembre 2007, lors d'un tournoi de golf organisé par le Parti conservateur au club de golf Atlantide de l'Île-Perrot, Julie Couillard est aperçue en compagnie de Bernard Côté, un attaché politique du ministre de l'Industrie et du Commerce du Canada, Michael Fortier.
Le 25 mai 2008, madame Couillard enregistre une entrevue au réseau de télévision TVA au cours de laquelle elle déclare, entre autres, que le ministre Maxime Bernier avait laissé des documents confidentiels à sa résidence de Laval, que des experts avaient découvert qu'un micro avait été posé sous le matelas de son lit, qu'elle avait été approchée pour être candidate conservatrice, que la robe qu'elle portait lors de la cérémonie d'assermentation de Bernier avait été choisie par Bernier lui-même ; Luc Lavoie, vice-président exécutif du Groupe Québecor assiste à l'entrevue dans les coulisses ; le 5 juin 2008, CBC/Radio-Canada révèle que Julie Couillard avait été vue dînant avec Normand Descoteaux au cours de l'été de 2006 dans un restaurant de Laval ; Descoteaux était un proche de Maurice «Mom» Boucher et de Robert «Bob» Savard.
Le 10 juin 2008, le quotidien La Presse révèle que Julie Couillard avait eu une relation amoureuse avec Bernard Côté, un adjoint politique du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier, et qu'elle aurait fait des pressions pour que son amant intervienne en faveur du projet de Kevlar à Québec ; dès qu'il en est informé, Fortier exige et reçoit la démission de Bernard Côté pour n'avoir pas divulgué la possibilité de conflit d'intérêt entre sa fonction et sa relation avec Julie Couillard, une associée de la compagnie Kevlar, qui convoitait un contrat avec son ministère.
Le 10 juin 2008, lors de l'étude de l'affaire Bernier Couillard par le Comité permanent de la sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc, les dirigeants de la GRC révèlent que madame Couillard était connue de leur service, mais refusent de dire si le Conseil privé a été informé des anciennes relations de Julie Couillard avec des gangsters.
Le 12 juin 2008, un porte-parole du Conseil privé déclare que la GRC n'a jamais notifié le Conseil des relations passées de madame Couillard avec des gangsters.
Le 13 juin 2008, les partis d'opposition de la Chambre des communes-Cdesc demandent que le Registrateur des lobbyistes du Canada fasse enquête sur les activités de madame Couillard qui, n'étant pas enregistrée comme lobbyiste conformément à la loi, avait quand même fait des démarches auprès d'un ministre et d'un fonctionnaire en faveur de Kevlar.
Le 20 juin 2008, Jean Salette affirme que l'hypothèque qu'il détenait sur la maison de madame Couillard était fictive et qu'il l'avait contractée pour protéger madame Couillard contre ses anciens associés.
Le 1er octobre 2008, le quotidien La Presse publie des extraits du livre que Julie Couillard lancera officiellement le 3 octobre suivant ; ce livre écrit par le journaliste Serge Rivest et intitulé Julie Couillard - Mon histoire est l'autobiographie de madame Couillard.
Le 21 mai 2009, Julie Couillard dépose une action en dommage de 250 000 $ (90 000 $ pour dommages à sa réputation, 90 000 $ pour dommages moraux et 70 000 $ en dommages exemplaires) contre la compagnie Kevlar qui l'aurait laissée tomber lorsqu'il a été révélé publiquement qu'elle était l'ex-conjointe du Rocker Stéphane Sirois.
Le 23 octobre 2012, Julie Couillard est déclarée coupable par le Commissaire au lobbyisme d'avoir, entre mars 2007 et juin 2008, agi comme lobbyiste auprès du gouvernement fédéral alors qu'elle n'était pas enregistrée au registre des lobbyistes.

Fille de Diane Bellemare.

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