Delorme (Adélard)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Prêtre catholique (prêtre séculier).

En 1916, Monsieur Delorme laisse ses biens en héritage à parts inégales à ses deux filles et ses deux fils) ; Les filles se partagent des miettes alors que l'abbé Adélar est déshérité, mais il reçoit le mandat d'administrer les biens de son demi-frère cadet Raoul. ; Raoul reçoit la plus grande partie de l'héritage.
Le 7 janvier 1922, le cadavre de Raoul Delorme est découvert dur un terrain vague dans le quartier Snowdon à Montréal ; le cadavre troué de 6 balles dont une au cou. L'abbé Adélard Delorme est accusé du meurtre de son demi-frère.
Lors du procès l'abbé Delorme est jugé inapte à cause de la folie et le juge ordonne son internement à l'Hôpital Saint-Michel-Archange de Beauport.
En 1923, le docteur Brochu, surintendant médical de l'Hôpital Saint-Michel-Archange déclare que celui-ci ne présente aucun signe de démence ; l'abbé Delorme doit subir un second procès.
Au second procès, une comparaison de balles tirées par le révolver Bayard que l'abbé Delorme avait acheté chez l'armurier avec celles qui a troué le crâne de Raoul Delorme révèle que celle-ci n'a pas été tirée par l'arme de l'abbé.
Au cours d'un troisième procès, une nouvelle méthode d'analyse balistique est expérimentée par le docteur Wilfrid Derome, le directeur fondateur du Laboratoire de médecine légale de Montréal ; le docteur verse un mélange à base de souffre dans le canon du révolver puis retire le mélange après durcissement ; le mélange montre alors une reproduction fidèle des rayures à l'intérieur du canon qui se comparent aux rayures laissées sur la balle qui a tué Raoul Delorme.
La comparaison de l'écriture sur un colis contenant la montre de Raoul Delorme expédié au chef de police avec celle trouvée sur des chèques signés par l'abbé Delorme, les experts concluent qu'il s'agissait de l'écriture de ce dernier.

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