Deschaillons-sur-Saint-Laurent (municipalité)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Superficie - 37,70 km2.
  • Gentilé - Deschaillonnais, aise.


  • Éphémérides -


1674 (25 avril) Concession d'une seigneurie (2 lieues de front sur 2 lieues de profondeur) par le gouverneur Frontenac à Pierre de Saint-Ours qui la nomme Deschaillons.
1679 Concession d'une terre (7 arpents de front sur la rivière du Chêne sur 40 arpents de profondeur) par Pierre de Saint-Ours Deschaillons à Timothée Josson.
1682 Timothée Josson cède se terre à Michel Goron dit Petitbois.
1709 Les colons défricheurs établis sur le territoire de la seigneurie sont, de la petite rivière du Chêne aux limites de la seigneurie de Saint-Pierre-les-Becquets, Michel Goron, François Goron, Jean Denevert, René Mailhot, Jacques Beaudet, Nicolas Barabé, Robert Houi dit Saint-Laurent, M. Goron, Jean-Baptiste Leboeuf, Raymond Chesnné, Gilles Masson, Pierre Mailhot, François Leboeuf, Michel Pineau, M. Laverdure, Pineau, Pierre Tousignan et Jean-Baptiste Tousignant.
1722 Fondation d'une mission catholique.
1734 (31 août) Partage de la seigneurie de Deschaillons entre les héritiers de Pierre de Saint-Ours : Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons, fils aîné de Pierre, garde alors Deschaillons, les autres prenant ce qu'on appellera le fief Beauvais.
Vers 1741 Construction d'un premier prespytère Saint-Jean-Baptiste. Ouverture des registres de la paroisse Saint-Jean-Baptiste.
1747 La seigneurie Deschaillons est léguée par Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons à son fils Pierre-Roch de Saint-Ours Deschaillons.
1751 Inauguration de la première église Saint-Jean-Baptiste.
1752 (20 janvier) Augmentation de la seigneurie par 2 lieues de front sur 4 1/2 lieues de profondeur par le gouverneur de la Jonquière en faveur de Pierre-Roch de Saint-Ours Deschaillons ; au cours de l'année, le seigneur concède des terres à Louis Auger et à Jean-Baptiste Roirou dit Laliberté qui construisent un moulin à scie au bord de la rivière du Chêne.
1791-1793 Construction de la seconde église Saint-Jean-Baptiste ; le cimetière est aménagé à l'arrière de l'église.
1810 Modeste Mailhot transporte à bout de bras une roche pesant 270 kg et la dépose près de la route à la sortie du village.
1815 Nomination du premier curé résidant.
1825 (12 octobre) Érection canonique de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Deschaillons.
1829 Cession de la seigneurie à Charles de Saint-Ours, fils de Pierre-Roch de Saint-Ours.
1832 Mise en exploitation de la première briqueterie par les frères David et Jean-Baptiste Charland ; la matière première est prise à même les immenses dépôts de glaise qui bordent le rivage du fleuve à cet endroit. Aménagement d'un cimetière qu'on entourre d'un mur de pierres de 5 pieds de hauteur.
1834 Cession de la seigneurie à François-Roch de Saint-Ours, fils de Charles.
1836 Agrandissement de la seconde église Saint-Jean-Baptiste.
1838 Transport des restes des personnes enterrées dans l'ancien cimetière dans le nouveau.
1841-1842 Construction en pierres d'un nouveau presbytère Saint-Jean-Baptiste.
1854 La seigneurie appartient aux héritiers de François-Roch de Saint-Ours.
1835 (12 mai) Une loi constitue Deschaillons en municipalité.
1854 (18 décembre) Abolition du régime seigneurial.
1855 (1 juillet) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Deschaillons.
1871 (21 septembre) Hermine Marie Catherine Juchereau Duchesnay, veuve de Roch de Saint-Ours, ses filles Josette Louise Hermine de Saint-Ours, Caroline Virginie de Saint-Ours (veuve de Alexandre Édouard Kierzkowski) et Henriette Amélie de Saint-Ours (épouse de Joseph-Édouard Dorion) vendent tous leurs droits dans la seigneurie à la compagnie King's Brothers (John, Edmund Alexander, Frederick, Charles junior et James King) qui en exploiteront la forêt. (28 septembre) Bénédiction de la troisième église Saint-Jean-Baptiste par le vicaire général du diocèse de Québec, Mgr Félix Cazeau ; l'église est construite à côté de la deuxième près de la route aujourd'hui appelée Marie-Victorin.
1882 (1 mai) Constitution de la municipalité de la paroisse de Sainte-Philomène-de-Fortierville par détachement de celle de de Saint-Jean-Deschaillons.
1883-1890 Construction des écoles du rang Saint-Charles, du rang Saint-Joseph, du Haut-de-la-Paroisse, du Bas-de-la-Paroisse et du village des Briqueteries.
1891 (22 décembre) Constitution de la municipalité du village de Deschaillons par détachement de celle de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Deschaillons.
1895 Construction d'un aqueduc en tuyaux de bois par Victor Charland à partir de la source située sur la terre de Joseph Durand jusqu'au village.
1896 Mise en exploitation d'un moulin à scie sur la rivière du Chêne. Mise en exploitation du chemin de fer Lotbinière-Mégantic.
1898 Ouverture du couvent pour jeunes filles par les Soeurs de la charité de Québec.
1901 (18 mars) Constitution de la municipalité de Saint-Jacques-de-Parisville par détachement de celle de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Deschaillons et annexion de cette dernière à celle du village de Deschaillons.
1902 Les frères King vendent tous leurs avoirs à la Lotbiniere Lumber Company.
1903 Mise en exploitation d'un service central téléphonique par la compagnie Téléphone Lotbinière-Nicolet Inc. propriété d'Alban Dionne, Auguste Leboeuf et Alexandre Hébert.
1904 Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Deschaillons-sur-Saint-Laurent. Ouverture d'une succursale de la Banque canadienne nationale (Banque Nationale du Canada).
1907 Inauguration de l'atelier du tailleur de pierre Alcide Lemay.
1908 La municipalité installe un réseau de pompage qui, à partir du fleuve, alimente une tour d'eau installée sur le terrain d'Uldéric Paradis. Inauguration du quai du gouvernement du Canada.
1910 Ouverture d'un collège pour garçons par les Frères maristes.
1915 Vingt-et-une briqueteries sont exploitées sur le territoire de la municipalité. Alexandre Hébert est l'unique propriétaire de la compagnie Téléphone Lotbinière-Nicolet Inc.
1918 Les frères Maristes quittent le collège pour garçons et sont remplacés par des instituteurs laïcs. La grippe espagnole fait 14 victimes à Deschaillons.
1923 La population de la paroisse Saint-Jean-Baptiste est de 1 700 âmes.
1926 La Shawinigan Water and Power étend son réseau d'électricité au village.
1927 Construction d'un pont entre Saint-Pierre-les-Becquets et Deschaillons.
1929 (26 février) Incendie du collège pour garçons. (24 octobre) Mise en exploitation de la briqueterie de la compagnie La Brique de Lotbinière présidée par Clément de la Chevrotière.
1930 Ouverture d'un nouveau collège pour garçons. La municipalité aménage un lac artificiel, le lac Damase, et une station de pompage pour l'alimentation en eau de ses contribuables.
1931 Alphonse Deshaies, venus de Sainte-Sophie-de-Lévrard en 1927, construit un garage près de sa demeure de Deschaillons ; c'est là qu'il fait l'entretien de ses autobus qui relient Deschaillons à Sainte-Angèle-de-Laval.
1937 Armand Carette ouvre une imprimerie.
1938 (3 août) Tornade causant un mort et des dommages matériels considérables à plusieurs bâtiments.
1939 Constitution de la municipalité du village de Deschaillons-sur-Saint-Laurent par détachement de celle de Deschaillons.(22 juillet) Tragédie mortelle ; accident maritime ; la goélette Crane Island est coupée en deux par le navire japonais Kirissima Maru ; bilan : 4 morts.
1940 (10 mai) Fondation de la Caisse populaire de Saint-Jean-Deschaillons par Ernest Saint-Onge, Wilbrod Croteau, Henri Bessette, Claude Saint-Onge, Trefflé Doyon, Henri Grimard, Laurent Fournier, Ovide Saint-Onge, Ferdinand Bédard, Alphonse Houle, Émilien Héroux, Antonio Paquin, Josaphat Beaudet, Napoléon Pérusse, David Lefebvre et Henri Mailhot.
1941 (9 août) Les Frères de Saint-Gabriel prennent charge du collège pour garçons nommé Collège Saint-Jean-Baptiste.
1944 La population est de 1 605 habitants.
1946 La compagnie Montreal Terra Cotta Ltd acquiert la compagnie La Brique de Lotbinière.
1948 Le réseau d'électricité est étendu à la partie rurale de Deschaillons en vertu du programme d'électrification rurale du gouvernement du Québec.
1955 La municipalité perce un puits artésien de 45 pieds pour l'alimentation en eau de ses contribuables.
1962 Les écoles de rang sont fermées et une nouvelle école construite au village regroupe les filles et les garçons de la municipalité. Le couvent pour jeunes filles devient une résidence pour personnes agées toujours dirigée par les Soeurs de la charité de Québec. Inauguration du pont de la route qui mène à Parisville ; la structure est en acier galvanisé.
1964 Les Frères de Saint-Gabriel quittent le collège Saint-Jean-Baptiste pour garçons. Un deuxième puits artésien est creusé et un réservoir-citerne de 250 000 gallons est érigé.
1966 Jean-Guy Hébert, petit-fils de Alexandre Hébert vend la compagnie Téléphone Lotbinière-Nicolet Inc. à la compagnie Bell Canada.
1969 (11 mai) Inauguration d'un nouveau bureau de poste.
1972 Démolition du collège Saint-Jean-Baptiste.
1977 (18 février) Incendie de l'école Jean XXIII. (11 novembre) Inauguration du nouvel édifice de la Caisse polpulaire.
1979 Agrandissement du cimetière. (Septembre) Ouverture de l'école qui remplace celle qui a été incendiée en 1977.
1982 (31 mars) La foudre frappe le clocher de la troisième église Saint-Jean-Baptiste qui est par la suite complètement détruite par l'incendie.
1986 (12 juillet) Célébration de la première messe dans la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste.
1990 La population de Deschaillons est de 304 habitants, celle de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, 868. (23 mai) Regroupement des municipalités de Deschaillons et de Deschaillons-sur-Saint-Laurent sous le nom de cette dernière.
2000 La population de Deschaillons-sur-Saint-Laurent est de 1 074 habitants.
2010 La population de Deschaillons-sur-Saint-Laurent est de 988 habitants.

Deschaillonnais cités dans La Mémoire du Québec -

Godefroy Beaudet. Charles Courteau. Louis Houde.

  • Centres d'intérêt -


Centre d'interprétation de la navigation ; Cap-Charles.
La Roche à Mailhot ; à la sortie du village.

  • Économie -


Agriculture (pomoculture, acériculture, fermes laitières).

  • Toponymie -


Deschaillons est emprunté à la seigneurie de l'Échaillon que Pierre de Saint-Ours possédait dans le Dauphiné, en France.
Saint-Jean-Baptiste rappelle le souvenir de Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons, le deuxième seigneur de Deschaillons.

  • Repères géographiques -


Sur la rive droite du Saint-Laurent.
À 50 km au nord-est de Nicolet.
Diocèse de Québec.
Division administrative seigneuriale de Québec-DASQ.
Municipalité régionale de comté de Bécancour.
Région touristique du Centre-du-Québec.

  • Accès : Route 132 x Route 265.

Carte 20. *Carte des seigneuries : 100 et 100a.

Carte 20 sur Google Maps

  • Bibliographie -


Deschaillons-sur-Saint-Laurent. 250 ans de petite histoire (La municipalité de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, 1994).

Outils personels
Publicité
(Annonces   .)