Gignac (Valérie)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Policière morte en service commandé.

Née en 1980 à L'Ancienne-Lorette (Québec).
Constable du Service de protection des citoyens de Laval
Le 8 juillet 1999, après avoir été reconnu coupable de harcèlement et menaces à l'endroit de gardiens de sécurité du palais de justice, un ordre du juge Michel Duceppe défend à François Pépin d'être en possession d'une arme à feu pendant 10 ans, sauf pour la chasse et à la condition qu'il y soit accompagné par un de ses amis de la Beauce ; au cours de la semaine précédente, Pépin avait été arrêté pour harcèlement à l'endroit d'une policière de Laval dont il était épris.
Le 14 décembre 2005, vers 11 h 15 la constable Valérie Gignac est abattue d'une décharge de fusil de calibre .338 dans un bloc d'appartements de la 7e Avenue, près de la rue Meunier, dans le secteur Laval-des-Rapides à Laval ; l'agente a été atteinte d'une balle tirée à travers la porte de l'appartement où elle s'était présentée à la suite d'un appel pour personne dépressive logé par des voisins ; la balle a traversé son gilet pare-balles ; François Pépin, 50 ans, bien connu de la police, qui s'était barricadé dans l'appartement, s'est rendu à la Sûreté du Québec-SQ vers 18 h 45.
Le 14 décembre 2006, le Service de police de Laval baptise Édifice Valérie-Gignac, un édifice de Laval abritant le poste de police.
Le 7 mai 2008, alors que son procès pour meurtre prémédité doit commencer, Pépin reconnaît sa culpabilité à l'accusation réduite à meurtre non prémédité et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 12 ans de sa peine derrière les barreaux ; selon son avocat, Me Robert Lahaie, Pépin était un homme extrêmement carencé, aux prises avec des troubles de la personnalité, de dépendance affective, de délires paranoïdes, de symptômes psychotiques et d'une organisation déficiente de la pensée.
La constable Gignac était la conjointe du constable Sébastien Boulé.
Le 16 juillet 2008, la Commission de la santé et sécurité du travail-CSST déclare que Valérie Gignac aurait mal analysé la situation. «Rien ne démontrait l'urgence d'entrer dans l'appartement». «Au lieu de maintenir le contact avec le locataire qui, malgré sa colère, répondait à l'agent qui l'interpellait, la policière menace de défoncer la porte. L'ouverture forcée n'était pas la technique à utiliser et était donc inappropriée.» Selon la CSST, madame Gignac est morte car «elle n'avait jamais été formée sur la méthode sécuritaire d'ouvrir les portes».
Le 21 mars 2011, le coroner Andrée Kronström recommande que l'École nationale de police de Nicolet augmente la formation en intégrant les cours théoriques avec les cours pratiques sur des situations comme celle qui a entraîné la mort de madame Gignac.(The Gazette, 9 mars 2016, page A2)

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