Grothé (édifice patrimonial)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • 2000-2012, boulevard Saint-Laurent ;

Construction : 1906; style d'influence italienne doté de pilastres de style beaux-arts ; plans de l'architecte Jean-Zéphirin Resther ou du constructeur Félix Avila ? Le lot sur lequel les trois sections de l'édifice (aile Ontario occupée par la fabrique de cigares, aile Saint-Laurent louée à Fashion Craft en 1907) et aile Clark occupée par l'entrepôt de tabac de L.-O. Grothé) sont construits sur un lot du faubourg Saint-Laurent dans un quadrilatère de forme trapézoïdale délimitée par les rues Clark et Ontario, le boulevard Saint-Laurent et une droite perpendiculaire au boulevard Saint-Laurent à une distance de 150 pieds de la rue Ontario ; le terrain fut acquis de la famille Chaplin en 1906 par Louis-Ovide Grothé.
La compagnie L.-O. Grothé est fondée par Louis-Ovide Grothé au cours des années 1880 ; Louis-Ovide Grothé fabrique des cirares dans la maison familiale situé sur la rue Craig (Saint-Antoine), puis sur la rue Saint-Pierre, et à l'angle sud-ouest des rues Craig et de Bleury à Montréal avant de s'installer dans l'édifice L.-O. Grothé situé à l'angle nord-ouest des rues Saint-Laurent et Ontario. Construite en 1975 pour en faire des logements, des commerces et la fabrique de cigares de marques Ovido, Boston et Peg Tops de la L.-O. Grothé and Co. ; en 1949, l'édifice fut vendu à Bernard Besner et Myer Besner qui fonctionnaient sous la raison sociale J. A. Besner & Sons ; les nouveaux propriétaires aménagèrent l'édifice pour accueillir des commerces et entreprises de toutes sortes.
En 1979, l'édifice accueillait 9 fabriques de vêtements (dont Fashion Craft), 4 grossistes en étoffes, un grossiste en vêtements, un salon de barbier, une succursale bancaire, un restaurant et une épicerie-restaurant.
Reconnue monument historique en 1976. Le Gouvernement du Québec acheta l'édifice en 1979 pour éviter sa démolition que souhaitaient ses propriétaires ; en 1987, l'édifice, transformé en commerces et en logements, était géré par la Société de développement coopératif sous la surveillance de la Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal.

  • Crédits -


Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

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