James (baie)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Population - 12 000 Cris dans 9 communautés


La rivière Harricana se jette dans la partie ontarienne de la baie James tandis que les rivières Nottaway, Broadback, de Rupert, Eastmain et La Grande Rivière se jettent dans sa partie québécoise.

  • Éphémérides -


1912 La Loi sur l'extension des frontières donne compétence à la province de Québec sur les terres situées dans le versant est de la baie James et de la baie de Hudson.
1971 (29 avril) Le premier ministre du Québec Robert Bourassa annonce le grand projet de développement intégré du bassin de la baie en commençant par l'aménagement hydro-électrique au coût de 6 G $. (Fin juillet) Adoption de la loi 50 qui crée la Société de développement de la Baie James, une corporation publique formée de 5 personnes nommées par le gouvernement dont 2 sur recommandation de Hydro-Québec ; la loi crée également la Société d'énergie de la baie James dont le seul actionnaire est Hydro-Québec et qui sera responsable de l'aménagement de la Grande Rivière. (Automne) La Société d'énergie de la Baie James débute les travaux pendant que les Cris se mobilisent pour défendre le territoire dont ils se considèrent les propriétaires.
1972 (Septembre) Les Cris de la Baie James demandent à la Cour supérieure du Québec une injonction interlocutoire pour empêcher la continuation des travaux sans avoir obtenu leur consentement.
1973 (Septembre) Le juge Albert Malouf de la Cour supérieure accorde aux Cris l'injonction demandée.
(Quelque jours plus tard) La Cour d'appel du Québec suspend les effets du jugement Malouf mais ne décide pas du fond de la question.
1974 (Novembre) Les Cris, les Inuits et les Gouvernement fédéral et provincial signent un accord de principe qui permet le développement du bassin de la baie. L'entente prévoit la mise sur pied de régimes assurant la protection de droits exclusifs aux autochtones de pratiquer les activités de chasse, pêche et piégeage; des procédure pour circonscrire le développement du territoire à l'intérieur de balises environnementales déterminées, l'assujettir au processus d'évaluation des impacts sur l'environnement et le milieu social, et qu'il s'accompagne de mesures visant le maintien de la productivité de la vie sauvage; la participation des Cris et Inuits aux décisions touchant le développement social et économique du territoire; le versement de 150 M $ par les gouvernements (fédéral: 33 M $; Québec: 117 M $); le versement par Québec aux Cris et Inuits d'un montant équivalent à 25 % des royautés et redevances que le gouvernement retirera des développements futurs entrepris avant l'année 2005.
(Quelques jours plus tard) La Cour d'appel rejette le jugement Malouf sur le fond.
1975 (10 novembre) Signature de l'entente finale de la Baie-James par les Cris et Inuits de la baie et les gouvernements du Canada et du Québec.
2002 (7 février) Le Grand Conseil des Cris de la Baie-James et le gouvernement du Québec (Bernard Landry) signent une entente dite la Paix des Braves à Waskaganish ; cette entente d'une durée de 50 ans assure l'autonomie de la nation crie dans les 7 réserves de la baie James et sur un territoire défini tout en permettant le développement hydro-électrique des rivières Eastmain et Rupert par Hydro-Québec.
2003 La route est ouverte jusqu'au chantier Eastmain 1 (EM 1)

  • Toponymie -


James rappelle le souvenir de Thomas James, premier explorateur européen à passer délibérément l'hiver dans le Nord canadien.

  • Repères géographiques -


Au fond de la baie de Hudson, elle en constitue une sorte d'appendice d'une largeur de 160 km entre la pointe Louis-XIV, sur sa côte est, au Québec, et le cap Henrietta-Maria, sur sa côte ouest, en Ontario.
Région touristique de la Baie-James-et-Eeyou-Istchee.
Carte 18 et Carte 22.
Carte 18 sur Google Maps
Carte 22 sur Google Maps

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