Juifs du Québec (ethnie)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Définitions utiles


B'nai Brith signifie Fils de l'Alliance.

Challahs désigne un gateau traditionnel rond aux raisins dégusté lors du Rosh Hashannah

Érouv désigne un fil presque transparent, fait d'acier ou de plastique, qui permet d'agrandir théoriquement le domaine privé des Hassidim qui peuvent dès lors sortir de chez eux sans restriction. Les Hassidims ne peuvent pas sortir de leur maison la veille et le jour du sabbat.

Juif est la déformation française de l'hébreu Judid signifiant «de la tribu de Juda», l'une (la plus nombreuse) des 12 tribus qui se partagèrent la terre de Chanaan après la mort de Salomon ; son territoire, situé dans le sud, autour de Jérusalem et Hébron, devint la Judée.

Geylah : signifiait jaune et désignait un immigrant juif déjà bien établi au Canada. (source : The Gazette, 8 juin 2013, page B3)

Greeneh : décrivait un immigrant juif récent; était cultivé et venaient principalement de Budapest ou de Varsovie. (source : The Gazette, 8 juin 2013, page B3)

Hanoukkah est la fête dite des lumières, célébrée en décembre-janvier et commémorant la renaissance du judaïsme en un moment difficile de son histoire.

Hassidim signifie pieux ou fidèle ; c'est un courant judaïque né en Europe de l'Est, principalement en Pologne à la fin du XVIIIième siècle.

Hazzan. Désigne le lecteur qui dirige les services du culte dans une synagogue.

Kasher se dit d'un aliment dont la consommation est autorisée par la loi mosaïque.

Kheder désigne une école juive traditionnelle primaire où l'on enseigne les préceptes du judaïsme.

Kibboutz est mot hébreu signifiant «assemblée», «collectivité» ; sortes de sociétés créées au début du XXième siècle par des juifs qui voulaient s'établir sur le territoire de leurs ancêtres en travaillant collectivement à la culture de la terre et à leur développement communautaire.

Kippa désigne une petite calotte cylindrique qui couvre le dessus de la tête en signe de respect et rappelant la présence de Dieu dans la synagogue.

Kokosh désigne une sorte de brioche roulée au chocolat ou à la canelle.

Kollel est le nom donné à l'institution religieuse où étudient les jeunes hommes une fois mariés.

Lagerschwester : soeur de camp. Amis intimes prisonnières dans les camps nazis. (source : The Gazette, 8 juin 2013, page B3)

Peot désigne les boudins, ou papillottes, qui pendent le long des tempes des hommes juifs hassidiques.

Pourim . Pourim (hébreu : Yemei haPûrîm « Jours des sorts ») est une fête juive d'origine biblique mais d'institution rabbinique, qui commémore les événements relatés dans le Livre d'Esther. Ceux-ci ont été vécus par les Juifs comme la délivrance miraculeuse d'un massacre de grande ampleur, planifié à leur encontre par Haman l'Agaggite dans tout l'Empire perse au temps de sa splendeur.
Aux pratiques traditionnelles, consignées dans le Livre d'Esther et ordonnancées par les Sages de la Mishna, se sont ajoutées diverses coutumes, notamment culinaires avec les hamantaschen et fazuelos, ainsi que des manifestations joyeuses et extravagantes comme l'encouragement à l'ébriété, l'usage de crécelles à l'évocation du nom de Haman ou les mascarades inspirées des carnavals italiens. (copié de Wikipédia)

Rebbe désigne le leader charismatique d'une communauté hassidique qui agit comme conseiller dans le cas de décisions importantes ; ce serait l'équivalent du pape des catholiques.

Rosh Hashana est le nom de la fête du Nouvel An juif.

Shabby : défraîchi, râpé, miteux, usé, minable (source Bab.la dictionnaire)

Shlissel gelt : monaie d'accompte : monnaie, (habituellement entre 500 $ et 1 000 $) que les immigrants juifs payaient pour avoir une chambre ou partager un appartement à leur arrivée au Canada. S'ils n'avaient pas l'argent, les gens empruntaient leur shlissel gelt de leurs parents ou amis.

Shmatte : guenilles.

Shtetl : un pauvre village juif de l'Europe centrale. (source : The Gazette, 8 juin 2013, page B3)

Shtreimel désigne le casque de poil de renard ou de vison en forme de gros gateau porté par les Hassidim lors du sabbat ou autres grandes occasions.

Soukoth est le nom d'une fête de 8 jours, dite des cabanes, au cours de laquelle, les juifs orthodoxes prennent leur repas à l'extérieur dans des structures de bois hâtivement érigées appelées souccah.

Talit, Grand désigne le châle blanc avec bordures ornées d'argent porté lors de la prière.

Talit, Petit désigne un petit vêtement rectangulaire porté sous la chemise par tous les Hassidim mâles ; les quatre petites cordes avec des noeuds appelées tsitsit sont un rappel des 613 commandements.

Talmud désigne le livre des commentaires sur la Bible utilisés pour interpréter la foi religieuse juive.

Torah désigne le Pentateuque, ou les cinq premiers livres de la Bible ; toutes les lois judaïque sont fondées sur ces cinq livres qui forment le texte le plus saint et le plus important de la tradition juive ; ce texte précieux est écrit à la main.

Yad est un instrument en métal utilisé pour suivre le texte de la Torah sans l'abîmer car si une seule lettre est endommagée, le rouleau n'est plus digne d'être utilisé ; yad signifie main et désigne la forme de main fermée à l'index déployé à l'extrémité de l'instrument.

Yeshiva désigne l'Académie talmudique pour jeunes hommes.

Yiddish est la langue d'Europe de l'Est parlée au quotidien par les Juifs hassidiques, qui, par ailleurs utilisent l'hébreu pour les textes saints.

Yom Ha'azmaut désigne la Fête de l'indépendance d'Israël.

Yom Hashoah désigne le Jour du souvenir de l'Holocauste tel que déclaré par la Knesset d'Israël en 1951.

  • Éphémérides -


325
Le Concile de Nicée accepte le judaisme, mais interdit aux Juifs de posséder des esclaves chrétiens, les Juifs ne devant pas commander à des chrétiens.
711
Conquête de l'Andalousie par les Arabes.
755
Fondation du royaume Omayade à Cordoue (Espagne).
XIIIe siècle
Expulsion des Juifs de la France.
1290
Le roi Edward Ist décrète l'expulsion des Juifs de l'Angleterre. Environ 16 000 juifs doivent quitter le royaume d'Angleterre.
1306
Le roi Philippe Le Bel de France ordonne l'expulsion des Juifs de son royaume.
1343
Les Juifs allemands (Ashkenazes) perdent leur citoyenneté.
1391
Massacre et conversion des Juifs en Espagne chrétienne. Les Juifs émigrent vers l'Afrique du Nord.
1394
(17 septembre) Le roi de France, Charles VI bannit à perpétuité les Juifs de ses États.
1480
Établissement de l'Inquisition dans le royaume chrétien.
1492
Chute du royaume de Grenade, dernier bastion de la présence arabe en Espagne.
(31 mars) Édit d'expulsion des Juifs par le roi Ferdinand et la reine Isabelle la Catholique d'espagne à la demande des autorités religieuses catholiques ; les Juifs ont le choix de devenir catholiques et demeurer en Espagne ou de demeurer juifs et quitter l'Espagne.
Émigration des Juifs vers le pourtour méditerranéen ou le Nouveau-Monde.
1497
Expulsion des Juifs du Portugal.
Les Juifs séfarades créent des communautés hispanophones en Afrique du Nord, en Italie, dans l'empire Ottoman, en Hollande, en Allemagne et en Angleterre.
1534
Vingt-trois Juifs, descendants de ceux qui avaient été chassés du Portugal en 1497 et qui s'étaient réfugiés en Hollande, puis au Brésil, débarquent à New Amsterdam (New York) ; partis du Brésil, ils se dirigeaient vers la Hollande lorsque des pirates s'emparèrent de leur navire ; sauvés par des corsaires français qui les débarquent à New Amsterdam en faisant ainsi les pionniers du peuplement juif en Amérique du Nord.
1585
Le roi de France, Henri IV signe l'Édit de Nantes accordant un statut aux protestants.
1615
(16 mai) Décret d'expulsion des Juifs de la France ; cette interdiction n'est pas appliquée à Bordeaux, ni à Bayonne.
1627
Une proclamation royale imposée par le cardinal Richelieu, ministre du roi de France, Louis XIII, bannit les non-catholiques de la Nouvelle-France ; ce décret vise essentiellement à exclure les Juifs et les Huguenots.
1649
Certains Juifs descendants de ceux qui avaient été expulsés par Edward Ist en 1290, reviennent discrètement en Angleterre avec la permission de Cromwell et du roi Charles II.
1654
Cromwell accorde la permission aux marranes de pratiquer leur religion ouvertement en Angleterre. Jacob Bensimson et le rabbin Abraham De Lucena s'établissent à New Amsterdam (New York).
1655
Les Juifs obtiennent les permis de faire le commerce de détail dans la colonie hollandaise d'Amérique (New Amsterdam).
1695
Le roi de France, Louis XIV, sur recommandation de l'intendant Colbert révoque l'Édit de Nantes, fait de la religion catholique la seule religion tolérée sur le territoire de la France et de ses colonies, et interdit indirectement aux Juifs et aux Huguenots (Protestants) d'entrer en Nouvelle-France en imposant la condition d'être catholique pour s'y établir.
1713
Des Juifs s'installent en Acadie.
1738
Arrivée en Nouvelle-France de Esther Brandeau, la première personne juive à y mettre les pieds ; la jeune fille arrivée sur le Saint-Michel était déguisée en jeune garçon et portait le nom de Jacques La Fargue ; son stratagème découvert peu après son arrivée, on l'invite à se convertir au catholicisme, mais elle refuse ; comme la colonie n'a pas les ressources pour payer son passage, le sort de la jeune fille est incertain jusqu'en 1750.
1750
Esther Brandeau refuse toujours de se convertir et est reconduite en France aux frais du roi Louis XIV.
1756
Déclenchement de la Guerre de sept ans entre l'Angleterre et la France.
1758
L'armée britannique commandée par le général James Wolfe s'empare de la forteresse de Louisbourg en Acadie.
1759
(13 septembre) Bataille des Plaines-d'Abraham ; l'armée britannique commandée par James Wolfe, s'empare de Québec.
Parmi les premiers juifs venus au Québec à cette époque, on retrouve Abraham Jacob Franks, David Jacobs, Eleazar Levy, Hyman Myers, Levy Simons et Elias Solomon qui s'établissent à Québec ; Aaron Hart qui s'établit à Trois-Rivières ; Chapman Abraham, Gershom Levy, Isaac Levy, Simon Levy, Benjamin Lyon, Lazarus David, John et David Salisbury Franks, Andrew Hays, Isaac Judah, Samuel Judah, Ezekiel Solomons et Levy Solomons qui s'établissent à Montréal ; Moses Hart, frère de Aaron Hart, s'établit dans la seigneurie de Saurel (81), Uriah Judah, dans la seigneurie de Verchères (77), Emmanuel Manuel, dans la seigneurie de Grosbois ou Yamachiche (23), Pines Heineman, dans la seigneurie de Rivière-du-Loup-en-Haut (21), Joseph Judah et Barnett Lyons, dans la seigneurie de Berthier-en-Haut (13-14), et Samuel Jacobs, dans la seigneurie de Saint-Denis (79a).
1760
L'Amérique du Nord compte plus d'un million de colons britanniques dont 3 000 Juifs établis en New England et 65 000 colons d'origine française établis au Canada dont aucun Juif. Les premières familles juives à venir au Canada accompagnent l'armée britannique qui vient de conquérir la Nouvelle-France.
1763
Lazarus David et son épouse Phoebe, s'établissent à Montréal.
(10 février) Signature du Traité de Paris qui met fin à la Guerre de sept ans et cède la Nouvelle-France à l'Angleterre.
1764
(14 octobre) Naissance de David David, le premier Juif né dans la province de Québec.
1768
(30 décembre) Fondation de la première synagogue juive au Canada, la Spanish and Portuguese Congregation de Montréal ; de rite sépharade, son nom hébreux est Shearith Israel ; il s'agit d'une succursale de la communauté juive de New York.
Uriah Judah est nommé protonotaire à Trois-Rivières.
1770
Arrivée à Québec de Henry Joseph, le premier d'une lignée qui constituera la plus importante famille juive de Québec pendant plus d'un siècle et demi.
1771
Levy Solomons est nommé commissaire à l'approvisionnement en nourriture des armées britanniques au Canada.
1775
(11 novembre) Les révolutionnaires américains envahissent le Canada ; le gouverneur Guy Carleton va défendre Québec et laisse à 12 marchands (6 francophones et 6 anglophones) le soin de négocier la reddition de Montréal.
(13 novembre) Les révolutionnaires américains s'emparent de Montréal.
1776
(22 octobre) Inauguration, par l'inhumation de David Lazarus, du premier cimetière juif en Amérique du Nord, à l'angle des rues Saint-Janvier (La Gauchetière) et Saint-François-de-Sales (Peel) à Montréal.
1777
Construction de la première synagogue au Québec (Shearith Israel) hispano-portugaise sur un terrain appartenant à la famille de Lazarus David, à l'angle des rues Chenneville et Lagauchetière à Montréal ; en plus de Lazarus David, Uriel Moresco, Abraham Franks, Simon Levy et Fernandez du Tosco constituaient le premier noyau juif à Montréal.
Début du XIXe siècle
Établissement du premier cimetière juif de Québec dans le faubourg Saint-Roch.
1785
Promulgation en Virginie (États-Unis), de la première loi garantissant la pleine égalité à tous les citoyens peu importe leur croyance religieuse.
1790
John Franks est nommé chef de la brigade anti-incendies de Québec. Les Sépharades reçoivent la citoyenneté française.
1791
Le Parlement français adopte la Loi d'émancipation qui offre aux 90 000 Juifs résidant sur son territoire tous les droits dont les autres résidants jouissent. L'Acte constitutionnel du Canada le divise en deux provinces, le Haut-Canada et le Bas-Canada.
1792
La ville de Montréal décrète que le centre de la ville se trouve dans l'axe de la rue Saint-Laurent et que la numérotation partira vers l'ouest et vers l'est à partir de cet axe. Abraham et Henry Joseph s'établissent à Berthierville.
1800
Aaron Hart donne un terrain pour l'aménagement d'un cimetière juif à Trois-Rivières.
1805
Joseph Franks construit une scierie, la première au Canada.
1806
La population du Canada compte 100 Juifs.
1807
(11 avril) Ezekiel Hart est élu député de Trois-Rivières à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC ; il est le premier Juif à être élu à cette Chambre.
1808
(29 janvier) Ezekiel Hart n'est pas autorisé à siéger à la Chambre d'assemblée parce que l'on conteste la validité de son serment d'office.
(20 février) Ezekiel Hart est expulsé de la Chambre d'assemblée parce que les Juifs n'ont pas, à cette époque, le droit d'être élus députés dans l'Empire britannique. (Avril) Ezekiel Hart est réélu député de Trois-Rivières.
(20 juillet) Un décrèt du gouvernement français oblige tous les citoyens français à choisir un patronyme ; jusque-là, les citoyens n'avaient que leur prénom pour les identifier.
1809
(5 mai) Ezekiel Hart est expulsé de la Chambre d'assemblée pour les mêmes raisons qu'en 1808.
1824
Aaron Ezekiel Hart et T. S. Jacobs sont les premiers Juifs canadiens à être admis à la pratique du droit.
1829
Une loi crée une corporation religieuse juive ayant le pouvoir d'enregistrer les naissances, mariages et décès, comme les paroisses catholiques ou protestantes de la province de Québec.
1830
Les Juifs d'Algérie reçoivent la citoyenneté française.
1831
La population du Bas-Canada compte 403 000 catholiques, 34 000 anglicans, 15 000 membres de l'Église d'Écosse, 7 000 méthodistes et 107 Juifs.
Montréal compte 85 Juifs, la région de Trois-Rivières, 19 et le district de Québec, 3.
1832
Sur proposition du député John Neilson appuyée par le député Louis-Joseph Papineau, une loi de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC accorde aux Juifs tous les droits et privilèges dont jouissent les citoyens du Bas-Canada dont celui de siéger comme député ; cette loi est considérée comme la Magna Carta des Juifs du Canada.
Moses Judah Hays conçoit et construit le premier système d'aqueduc à Montréal.
1833
Aaron Philip Hart devient le premier avocat juif du Canada.
1835
Philip Hart, devient le premier médecin juif diplomé de l'Université McGill.
1838
La synagogue Shearith Israel (Spanish and Portuguese) emménage à l'angle des rues Chenneville et LaGauchetière à Montréal.
1839
Consécration de la synagogue Shearith Israel (Spanish and Portuguese).
1841
La population du Canada compte 154 Juifs.
1845
Moses Judah Hays est nommé chef de la police de Montréal.
1846
Fondation de la synagogue Shaar Hashomayim à Montréal par les ashkénases d'origines allemande et polonaise qui acquièrent un terrain de 7 acres sur le versant nord du mont Royal pour l'utiliser comme cimetière.
1847
Le rabbin Abraham de Sola arrive de Londres pour prendre charge de la Spanish and Portuguese Synagogue et il est nommé titulaire de la chaire de littérature hébraïque de l'Université McGill.
1848
Moses Judah Hays construit le premier théâtre à Montréal.
1849
La population du Canada compte 221 Juifs.
1852
La population juive de la ville de Québec atteint 40 personnes dont les 10 mâles nécessaires à la constitution d'une congrégation religieuse ; on construit la synagogue et on établit le cimetière juif Beth Israel à Sainte-Foy.
1858
Inauguration de la synagogue ashkénaze Shaar Hashomayiam de rites orthodoxes à l'angle des rues Saint-Constant (de Bullion) et Craig (Saint-Antoine).
1860
Création de l'Alliance israélite universelle pour promouvoir l'égalité des Juifs et la diffusion de l'instruction dans le bassin de la Méditerranée ; ce qui entraînera la francisation des communautés sépharades.
1861
(18 mai) Inauguration du premier service de transport public par la Montreal City Passenger Railway fondée par Jesse Joseph ; l'équipement est constitué de 8 véhicules et 14 chevaux.
1863
Fondation de la Young Men Hebrew Benevolent Society pour aider les réfugiés ; Lawrence L. Levy est le président fondateur de cette société de bienfaisance, la première association juive de bienfaisance.
1864
Invention de la machine à coudre.
1867
La constitution canadienne établit un système scolaire double, catholique et protestant ; les taxes foncières seront payées par les Juifs dans un fonds neutre, puis redistribuées aux commissions scolaires catholique et protestante.
1870
Les Juifs obtiennent le droit d'inscrire leurs propriété dans le système catholique ou protestant selon leur choix.
1871
La population juive de Montréal atteint 518 personnes.
Les chutes Montmorency sont aménagées en site de production électrique par l'ingénieur juif, Sigismund Mohr.
1877
Fondation de la Ladies' Hebrew Benevolent Society.
1880
Fuyant par milliers la persécution en Europe de l'Est, la population juive du Québec est submergée par la vague yiddish venue de Russie, de Pologne et de Roumanie ; c'est alors que naît le quartier juif des rues Saint-Laurent et Saint-Urbain.
La ville de New York compte 60 000 Juifs.
Fondation à Montréal du Montefiore Social and Dramatic Club par 11 jeunes Juifs intéressés au théâtre.
1881
Fondation de la première section de la B'nai Brith à Montréal.
1882
La population du Québec compte 989 Juifs.
La congrégation Shaar Hashomayim (ashkénase) reçoit un nouveau rabbin appelé Samuel Marks venu de Chicago ; il était l'apôtre de la réforme du judaisme ; il démissionna le 24 août 1882 à la suite d'un conflit avec les gardiens de l'orthodoxie, puis, avec ses disciples, il fonda le Temple Emanu-El dont il fut le premier rabbin ; cette synagogue deviendra Temple Emanu-El-Beth Sholom et s'installera sur la rue Sherbrooke à Westmont.
1883
Les communautés Shearith Israel (les vestige d'Israël) et Shaar Hashomayim s'entendent avec la Commission des écoles catholiques de Montréal pour gérer leurs propres écoles ; la commission scolaire protestante veut récupérer la totalité des taxes foncières payées par les Juifs parce qu'elle prétend que la presque totalité des enfants juifs fréquente ses écoles.
1886
La synagogue Shaar Hashomayim (ashkénase) emménage dans une nouvelle bâtisse sur l'avenue McGill College.
1887
La synagogue Shearit Israel (Spanish and Portuguese Synagogue de Montréal) déménage sur la rue Stanley.
1888
Un Juif alsacien, Jules Helbronner, devient rédacteur en chef de La Presse. Le groupe Chovevej Zion ouvre une petite bibliothèque ; elle ne restera pas longtemps ouverte.
1890
La synagogue Beth David (roumaine) emménage dans la bâtisse laissée vacante par la synagogue Shearit Israel à l'angle des rues Chenneville et de La Gauchetière.
(Mars) La Young Men's Hebrew Benevolent Society devient la Baron de Hirsch Institute après avoir reçu de ce baron Belge une importante somme pour les aider à accueillir des immigrés juifs venus des pays de l'Est.
1891
La population du Canada compte 6 503 Juifs.
1894
Le cimetière juif de Sainte-Foy est cédé à la congrégation Beth Israel Ohev Sholem.
Le Baron de Hirsch Institute inaugure de nouveaux locaux au 7, rue Sainte-Élisabeth, à Montréal.
1896
Ouverture de l'école à vocation religieuse juive Talmud Torah.
1897
Publication du premier numéro du Canadian Jewish Times dirigé à Montréal par Hirsch Wolofsky.
1898
Fondation de l'Organisation sioniste canadienne par Clarence de Sola, fils d'Abraham de Sola; cette organisation s'inscrivait dans le cadre du sionisme international qui faisait la promotion de la création d'un état juif au Moyen-Orient.
1899
Arrivée au Canada de près de 3 000 immigrants juifs venus principalement de Roumanie.
1900
Tenue à Montréal de la première convention du mouvement sionniste canadien.
1901
La population juive du Québec atteint 7 607 âmes.
1901-1921
À Montréal, les Juifs venus principalement de l'Emire russe s'établissent au sud de la rue Ontario, sur les rues parallèles à la rue Saint-Laurent.
1902
Le rabbin Herman Abramovitz prend charge de la synagogue Shaar Hashomayim.
1903
Une loi du Parlement de Québec stipule que les personnes professant la religion judaïque seront traités, pour les fins scolaires, de la même manière que les protestants.
Hirsh Hershman, un travailleur du vêtement arrivé de Bucovine en 1902, ouvre une petite bibliothèque dans son appartement de 3 pièces sur la rue Hermine ; les livres de cette petite bibliothèque tenaient sur une table et les amis de Hershman pouvaient venir les prendre le soir après leur travail. Hershman décida d'ouvrir une librairie associée à la bibliothèque sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal ; son épouse exploitait la librairie pendant qu'il était au travail.
1905
Ouverture de la première bibliothèque juive au Canada dans un édifice loué à Montréal. Les noms des rues Saint-Lambert, Côte-Saint-Lambert et chemin Saint-Laurent sont réunis sous le nom de boulevard Saint-Laurent.
Les pogroms en Europe de l'Est entraînent un grand nombre de Juifs à émiger ; plusieurs viendront au Canada.
1907
Fondation du journal yiddish Der Kanader Odler par Hirsch Wolofsky.
1908
Fondation de la synagogue Adath Jeshuron (juifs lithuaniens) à Montréal.
1909
Fondation de la Young Men Hebrew Association à Montréal YMHA.
1910
La population juive de Montréal compte 28 000 âmes.
1911
Fondation du Hebrew Free Loan.
La population de Montréal compte 29 000 Juifs.
La population du Canada compte 75 840 Juifs.
1911-1913
Montréal accueille 39 000 immigrants juifs.
1912
La Young Men Hebrew Association recrute 1 260 membres ; elle devient alors la seconde YMHA en Amérique après New York.
Grève des membres de la United Garment Workers Association contre les membres de la Montreal Clothing Manufacturers' Association.
Benjamin Kravitz ouvre le restaurant Ben's Delicatessen à Montréal.
1913
La population du Canada compte 60 000 Juifs.
Ouverture de l'école séculaire juive Peretz.
Inauguration à Sainte-Agathe-des-Monts du Sanatarium Mount Sinai pour soigner les victimes de la tuberculose ; fondé par, entre autres Mortimer Barnett Davis, Jacob A. Jacobs, M. A. Vineberg, Ascher Pierce et la succession S. Wolsey.
1914
Ouverture du Hebrew Maternity Hospital.
Publication du premier numéro du Canadian Jewish Chronicle à Montréal.
Ouverture de l'École juive populaire.
(Mai) La bibliothèque publique juive - Jewish Public Library (Yidishe Folks Bibliotek) emménage au 669, rue Saint-Urbain.

1915
Fondation de la synagogue Ahavas Sholem au 1035, rue Clark à Montréal.

1916
Grève de l'Amalgamated Clothing Workers of America contre la compagnie John J. Peck; à la suite de cette grève les patrons firent face à un autre arrêt de travail général des 4 500 ouvriers du vêtement de Montréal.
Incorporation de la Fédération philanthropique juive constituée de l'Institut Baron de Hirsch, le Sanatorium Mount-Sinaï, la Ladies' Hebrew Benevolent Society, le Dispensaire Herzl, le Montreal Hebrew Orphans' Home, le Montreal Hebrew Sheltering Home, la Ladies' Jewish Endeavour Sewing Society, la Young Women's Hebrew Association-YWHA, la Beth Israel Day Nursery and Infants Home, la Hebrew Ladies' Aid Society et la Friendly League of Jewish Women.

1917
Fondation de la Fédération des oeuvres philanthropiques juives (aujourd'hui la Fédération CJA).
Mortimer Barnett Davis est fait chevalier par le roi George V.
Formation des Talmud Torah unis de Montréal regroupant 5 institutions scolaires à vocation juive.
Samuel W. Jacobs est élu à la Chambre des communes, le premier Juif à occuper cette fonction.
La Déclaration de Balfour permet aux juifs de s'établir en Palestine et d'y fonder un foyer à la condition que les droits des non-juifs y soient respectés.

1918
Fondation du Council of Jewish Women-CJW.

1919
Fondation de la Young Women's Hebrew Association-YWHA.
Assemblée de fondation du Canadian Jewish Congress présidé par Lyon Cohen.

1920
Fondation de la synagogue Hadrath Kodesh (juifs orthodoxes polonais) à Montréal.
Ouverture de la synagogue Beth Schloïme ou Shlomo (maison de Salomon) dans un duplex de briques brunes sis à l'angle des rues Clark et Bagg à Montréal ; l'arche sainte et les bancs de la synagogue viennent de la synagogue Shaar Hashomayim construite en 1886, puis démolie en 1920.
Création des Services d'aide aux immigrants juifs (Jewish Immigrant Aid Society).
Mise sur pied du B'nai Brith.
Fondation du Jewish War Orphans Commitee sous le leadership de Lillian Freeman pour venir au secours des orphelins des pogrums qui suivirent la révolution russe et les amener au Canada.

1922
Inauguration de la Baron Byng High School par le Gouverneur général du Canada Byng de Vimy.

1921-1940
À Montréal, les Juifs vivent en majorité au nord de l'avenue des Pins, à l'est de l'avenue du Parc.

1928
L'École populaire juive populaire ouvre la première maison d'enseignement juive à plein temps avec un curriculum donné en yiddish, en hébreu et en anglais au 502, rue Saint-Urbain.

1929
Ouverture de la Charcuterie hébraïque par Maurice et Reuben Schwartz, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.
Inauguration de l'édifice Mortimer Barnett Davis sur l'avenue Mont-Royal.
Inauguration du Jewish Laurentian Fresh Air Camp.
La synagogue Beth David (roumaine) déménage sur le boulevard Saint-Joseph à Outremont.

1930-1960
Toutes les universités du Canada établissent des quotas d'admission d'étudiants d'origine juives par rapport aux autres étudiants ; on demandait aux étudiants juifs d'avoir obtenu des notes de 75% au cours de leurs études collégiales alors que pour les autres étudiants, la note de 60 % suffisait ; ce n'est qu'à la suite de l'adoption de la Loi sur les droits des individus par le Parlement du Canada dirigé par John A. Dieffenbaker que la discrimination cessa à partir de 1960

1930
Fondation de la synagogue Adath Jeshuron- Hadrath Kodesh (Juifs orthodoxes) au 4459, rue Saint-Urbain, à Montréal.

Au cours des années 1930 Le magasin Pollack de Québec où le propriétaire, Maurice Pollack, avait fièrement fait trôner l'étoile de David, est l'objet d'une campagne de boycottage lancée par 92 curés catholiques de Québec du haut de leurs chaires sous peine d'excommunication de leurs ouailles qui y feraient des affaires ; sur certains commerces de la ville de Québec, on pouvait lire «L'argent que vous dépenserez dans ce magasin servira au communisme pour combattre le christianisme. Unissons-nous et achetons chez les chrétiens seulement» ; cette campagne a duré plus de 9 mois.
(1er avril) Adoption d'une loi par le Parlement de Québec qui autorise les Juifs à former une commission scolaire juive, à percevoir les taxes scolaires des Juifs et à recevoir une quote-part de la taxe des neutres.

1931
La population du Québec compte 60 087 Juifs dont 99 % de ceux qui sont âgés de plus de 10 ans ont le yiddish comme langue maternelle.
Le Sanatorium Mount Sinaï inaugure un nouvel édifice à Sainte-Agathe-des-Monts.
(4 avril) Abrogation de la loi québécoise de 1930 qui permettait la formation d'une commission scolaire juive, la communauté juive étant divisée quant à son application.

1934
Ouverture du Jewish General Hospital de Montréal (205 lits), à l'angle des rues Côte-des-Neiges et Côte-Sainte-Catherine ; malgré son nom, cette institution est non-confessionnelle ouverte à tous les malades indépendamment de leur race, leur religion ou leur origine culturelle.
(14 juin) Les internes catholiques de l'Hôpital Notre-Dame, qui s'opposent à la nomination de Sam Rabinovitch, un médecin juif, comme chef résident interne, se mettent en grève ; ils ne veulent pas de Juifs parmi eux..
(16 juin) Par solidarité avec ceux de l'hôpital Notre-Dame, les internes des hôpitaux Saint-Justine, Hôtel-Dieu, Miséricorde et Saint-Jean-de-Dieu (Louis-H. LaFontaine) se mettent également en grève. (18 juin) Sam Rabinovitch démissionne de l'hôpital «profondément blessé par le fait que les internes francophones catholiques s'attaquent à une question de race là où les soins aux malades devraient être leur première et seule préoccupation».

1938
Une pétition de 150 000 noms lancée par la Société Saint-Jean-Baptiste appuyée par le quotidien Le Devoir avait demandé au gouvernement de ne pas accepter de réfugiés et surtout des réfugiés juifs.

1939-1943
Lorsque le Canada déclara la guerre à l'Allemagne, il accepta de recevoir 7 000 personnes dites «dangereuses» que l'Angleterre avait mises sous arrêt parce qu'elles étaient allemandes ou italiennes ; parmi ces personnes se trouvaient des prisonniers de guerre et plusieurs Juifs qui avaient combattu le nazisme mais qui furent quand même internés à Farnham (Québec).

1939-1945
16 680 Juifs canadiens servent dans les Forces armées canadiennes dont 10 440 dans l'armée de terre, 5 870 dans l'aviation et 570 dans la marine ; 421 Juifs périrent au combat dont 104 natifs du Québec. La Shoah fait six millions de victimes parmi les Juifs d'Europe. Fuyant la persécution des Nazis, les Juifs allemands, néerlandais, français, italiens, ukrainiens et autres se réfugient à l'extérieur des territoires dominés par Hitler et ses alliés.
Les Sépharades sont exterminés en Grèce et dans les Balkans par les Nazis.

1939
Le 13 mai 1939, le MS Saint-Louis, un paquebot allemand commandé par le capitaine Gustav Schröder et ayant à son bord 1 936 passagers, dont 937 Juifs, quitte le port d'Hambourg en direction de Cuba,
Arrivé à la Havane, Cuba, pour y débarquer ses passagers ; le gouvernement cubain n'autorise cependant que 28 personnes à débarquer, les documents autorisant leur entrée sur l'île avaient été annulés par le président Frederico Larindo Bru ; le capitaine du Saint-Louis se dirige alors vers le nord et demande la protection des Américains ; le secrétaire d'État des États-Unis, Cordell Hull soutenu par des Américains du Sud qui menaçaient de ne pas voter pour Roosevelt aux élections américaines de 1940, convainc Roosevelt de ne pas accueillir ces réfugiés juifs.
Le Saint-Louis se dirige alors vers le Canada où, malgré les pressions d'un comité présidé par un universitaire de Toronto ; certains des plus importants fonctionnaires du ministère de l'Immigration du Canada étaient manifestement anti sémites  ; le ministre Ernest Lapointe, à qui le premier ministre Mackenzie King avait délégué la prise de décision, ne voulut rien savoir et le Saint-Louis s'apprêta à retourner en Allemagne.
Cependant, grâce aux efforts désespérés d'une organisation juive internationale, les Pays-Bas acceptèrent 194 passagers, la France 250 et la Belgique, 250 alors que l'Angleterre accepta le reste ; des 621 passagers qui débarquèrent sur le continent européen, 617 périrent l'année suivante lors du blitzkrieg allemand aux Pays-Bas, en Belgique et en France.
En mai 2009, à l'occasion du 70e anniversaire du voyage du Saint Louis, le Museum of the Atlantic de Halifax, Nouvelle-Écosse, présente une exposition intitulée The Ship of Fate ; cette exposition (11 panneaux ) créée par le Musée et l'Atlantic Jewish Council qui raconte les péripéties de cet événement se terminera à la fin de Janvier 2014, mais le Jewish Congress espère lui faire faire une tournée d'autres musées de la Nouvelle-Écosse, puis du Canada.
L'exposition qui sera logée dans le Museum of Industry de Stellarton, Nouvelle-Écosse jusqu'à la fin de janvier 2014, comprend une réplique d'un mètre du MS Saint Louis.
Le Saint-Louis a été démantelé en 1952.
Le film britannique The Voyage of the Damned sorti en salles aux États-Unis le 22 décembre 1976 est inspiré de cette histoire. (source : The Gazette, 28 décembre 2013, page g3) et Wikipedia sous le titre Le voyage des damnés

1940
La synagogue Beth David abandonnée en 1929 est convertie en église presbytérienne chinoise.

1941
Mise sur pied du United Jewish Appeal par la Fédération juive, le Montreal Jewish Hospital et le United Jewish Refugee and War Relief Agency.

1941-1944 Des Juifs d'origines allemande et autrichienne sont internés dans le fort de l'Île-aux-Noix située au milieu de la rivière Richelieu près de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec.

1941-1942
Arrivée des premiers Hassidim européens échappant à l'Holocoste en passant par l'Asie et Vancouver.

1942 (16 et 17 juin) La police française, à la demande des occupants nazis, appréhende 13 000 juifs français dans le troisième district de Paris, les rassemble dans le Vélodrome d'hiver situé à un jet de pierre de la tour Eiffel,l es transporte en autobus au camp français de Dancy, puis les envoie par train à Auschwitz pour y être exterminés. En réalité les Nazis visaient 27 000 Juifs français, mais 14 000 d'entre eux n'étaient plus chez eux lorsque la police est venu les chercher pour les amener au Vélodrome d'hiver. (The Gazette, 18 juillet 2012, p A13)

1943
(19 avril) Révolte d'un groupe de Juifs du Ghetto de Varsovie contre les Nazis ; cet événement deviendra le symbole de la résistance à la machine à tuer allemande au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

1944
La Fondation Hillel du B'nai Brith est mise sur pied pour aider les vétérans qui voudront suivre des cours universitaires à la démobilisation.
(20 mai) Incendie de la synagogue de la communauté juive en construction à l'angle des rues Crémazie et de l'avenue De Salaberry à Québec.

1945
Après la guerre, 1 500 des détenus de Farnham retournent en Europe ; le gouvernement canadien offre la citoyenneté canadienne aux autres dont 972 acceptent ; 70 d'entre eux devinrent professeurs d'université dont 2 recevront un prix Nobel.

1946
La Spanish and Portuguese Synagogue de Montréal déménage sur la rue Lemieux.

1947-1952
11 064 Juifs sont admis au Canada dont 40 % s'installent à Montréal. 1 100 jeunes orphelins, qui avaient vécu dans des camps de concentration ou qui avaient pu se cacher durant la guerre, sont accueillis à Montréal grâce à un programme dirigé par le Congrès juif canadien.

1947
(Novembre) L'assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies partage le territoire de la Palestine en deux états : un état juif (Israël, 14 100 km2) et un état arabe (Palestine, 11 500 km2) ; cette décision est rejetée par les états arabes environnants.

1948
(14 mai) Proclamation de l'indépendance d'Israël par David Ben Gourion ; de nombreux sépharades venus d'Europe et des pays arabes s'établissent dans le nouvel état.

1949
Fondation de la synagogue Beth Aaron de Park Extension (juifs orthodoxes) à Montréal.

1951
Pour rappeler le souvenir du soulèvement du 19 avril 1943 dans le ghetto de Varsovie, la Knesset d'Israël décrète que le 27 du mois hébreu de Nissan sera le Yom Hashoah (Jour du souvenir de l'Holocauste).

1952
La population de Montréal compte 85 000 Juifs.

1956
Fondation de la synagogue Tifereth Beth David Jerusalem (juifs orthodoxes) à Côte-Saint-Luc.
La révolution hongroise fait fuir 4 500 Juifs vers le Canada dont 1 500 s'établissent au Québec.

1957
Fondation de la synagogue Mogen David, sur la rue Darlington à Outremont.

1957-1967
3 000 Juifs marocains immigrent à Montréal et à Toronto.
Construction de la synagogue Adath Yisrael S'faradi (juifs orthodoxes) à Outremont.

1965
Fondation de la synagogue Beth Israel (juifs orthodoxes) à Côte-Saint-Luc.
La communauté Tash des Hassidim commence à s'installer à Boisbriand.

1967
Ouverture du Centre des arts Saydye-Bronfman à Montréal.
Guerre des Six-Jours entre Israel et le monde arabe qui l'entoure.

1971
La population juive du Québec est de 111 000 âmes.

1972
Ouverture de l'Édifice Cummings, au 5151, chemin de la Côte Sainte-Catherine. à Montréal.

1976
Restauration du cimetière juif de Québec.

1978
Fondation de la synagogue Agudath Israel of Montreal (juifs orthodoxes).

1979
Inauguration du Musée du Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine ; le plus grand musée du genre au Canada, il a été agrandi en 2002 ; rappelle la vie culturelle et communautaire juive telle qu'elle prospérait avant la persécution nazie et sa lutte pour la survie durant l'Holocauste ; regroupe 6 000 objets et documents provenant de la communauté des survivants établis à Montréal ; en 2002, on évaluait entre 5 000 et 8 000 le nombre de survivants de l'Holocauste vivant dans la région montréalaise.
L'ancienne synagogue Beth David de la rue Chenneville construite 141 ans auparavant et devenue église presbytérienne chinoise en 1940, le parc Dufferin et plusieurs édifices des rues Saint-Urbain et de la Gauchetière sont démolis pour faire place au complexe Guy-Favreau.
1980
Fermeture de la Baron de Byng High School ; l'édifice sera utilisé par l'organisation humanitaire Sun Youth - Jeunesse au soleil.
1985
La Cour suprême du Canada décide qu'une employée du magasin Simpsons Sears convertie au judaïsme n'aurait pas dû être congédiée parce qu'elle refusait de travailler le vendredi soir et le samedi matin pour respecter le sabbat.
1981
La communauté juive du Québec compte 102 355 personnes.
1988
Construction d'une synagogue sur l'avenue Durocher à l'angle de l'avenue Lajoie d'Outremont par la Toldos Yakov Yosef of Skver Congregation (Hassidim) ; cette construction est contestée par les résidants qui invoquent la non-conformité au règlement de zonage pour faire déplacer la synagogue.
1989
Le cimetière juif de Sainte-Foy passe sous la tutelle administrative de la Corporation Beth Israel de Québec.

1990 Profanation des pierres tombales du cimetière juif de Sainte-Foy par des inscriptions fascistes.

(26 octobre) Des adolescents de 16 et 17 ans venus d'Iberville en camionnette tombent sur des juifs hassidiques d'Outremont célébrant le sabbat vêtus de leur chapeau traditionnel ; les adolescents s'emparent de quelques chapeaux bordés de queues de zibeline et valant 2 000 $ chacun ; appréhendés, les jeunes sont condamnés à 35 heures de travaux communautaires et désigne le Conseil canadien des chrétiens et des juifs pour organiser à leur intention une journée d'apprentissage sur le judaisme et de rencontre avec des dirigeants et des personnes appartenant à cette religion.

1991
Selon Statistique Canada, la population qui pratique la religion juive au Québec est de 97 730.
1993
Ouverture de la synagogue de la congrégation orthodoxe Chabad Lubavitch dans le Chai Centre de la rue Westbury du quartier Côte-des-Neiges de Montréal.
1994
La Cour suprême du Canada décide que 3 enseignants juifs de la Commission scolaire de Chambly ont le droit de prendre congé le jour du Yom Kippour à condition de puiser dans leur banque de trois jours d'absence pour raison de force majeure.
La communauté juive du Québec compte 97 735 personnes dont 75 % sont ashkenaze, 20 % sépharades, et 5 000 hassidim.
1995
Tenue du premier KlezKanada festival au camp du B'nai Brith à Lantier, au nord de Sainte-Agathe ; ce festival de musique est exclusivement réservé à la musique klezmer et attire des musiciens de partout ; cette musique ancienne est apparue chez les Juifs européens de l'Est il y a au moins 10 siècles; uptempo et joyeuse, elle était traditionnellement jouée sur un accordéon clarinette et un violon lors des mariages. En 2003, Josh Dolgin modernise le klezmer en le mariant avec le rythme hip-hop.
1997
La communauté juive de Montréal compte 101 000 âmes ; deuxième communauté juive en importance au Canada et onzième en Amérique du Nord ; 60% de la communauté réside à Côte-Saint-Luc, Hampstead, dans les quartier Côte-des-Neiges et Snowdon à Montréal et dans l'ouest de l'île de Montréal ; 83% de la communauté est bilingue, mais ce taux passe à 91% chez les juifs âgés entre 18 et 34 ans ; 21 049 sont d'obédience séphardique venus de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, alors que 79 951 sont d'obédience ashkénaze venus de l'Europe de l'Est ; 37% des Juifs de Montréal sont nés hors du Canada ; Montréal compte 55 synagogues.
1993
Ouverture de la synagogue de la congrégation orthodoxe Chabad Lubavitch dans le Chai Centre de la rue Westbury du quartier Côte-des-Neiges de Montréal.
1998
Après dix ans de résistance, les Hassidim d'Outremont déménagent leur synagogue sur l'avenue Van Horne.
2000
Les Outremontais se plaignent de l'installation d'érouv par les Hassidim de leur quartier.
2001
Selon Statistique Canada, la population juive au Québec est de 82 450 dont 80 390 sont à Montréal. La Cour supérieure du Québec autorise les juifs ultra orthodoxes d'Outremont à ceinturer leur quartier d'un érouv (mince fil qui leur permet de contourner l'interdiction de transporter quoique ce soit hors de leur domicile le jour du sabbat.,
2002
Agrandissement du Musée du Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal, le plus important du genre au Canada.
On estime de 5 000 à 8 000 le nombre de survivants de l'Holocauste vivant dans la région de Montréal ; ce qui constitue le troisième plus important groupe de victimes de l'Holocauste au monde.
(17 avril) Manifestation de 20 000 Juifs pour exprimer leur soutien à Israël aux prises avec l'intifada des Palestiniens.
(19 mai, après 1 h) Un individu de 27 ans, mentalement malade, lance une bombe sur la synagogue Beth Israel de l'avenue Medici à Québec.
2003
Pierre Lacerte remarque que des juifs orthodoxes ont des activités dérangeantes provenant de la synagogue située en face de chez-lui sur la rue Hutchison à Outremont où il demeure depuis 1984. Il note une grande circulation automobile, des entorses répétées aux règlements de stationnement ainsi que des travaux parfois effectiués sans permis; Lacerte porte plainte sans succès aux autorités muicipales et commence à documenter ses observatiosns pour ensuite les diffuser dans un blogue internet ; en 2008, les Rosenberg et Alex Werzberger, trois membres influents de la communauté hassidique intentent une action en diffamation de 375 000 $ contre Lacerte, Lacerte produit 324 billets. À titre d'esemple, Lacerte reprochait à Rosenberg de violer la loi quand il garait sa voiture en double file. Rosenberg s'est défendu en disnt que c'était faux, puisqu'il payait ses contraventions. Lacerte qui se dit victime d'une poursuite baillon fait à son tour une réclamation de dommages. Le 6 décembre 2013, le juge Claude Dallaire rejetant l'action, indique que les propos de Lacerte n'étaient pas diffamatoires puisque ce qu'il écrivait était véridiques ; il note «la fausseté se situe davantage lorsque le demandeur Rosenberg affirme qu'il respecte la loi en payant ses contraventions.» ; le juge n'accorde pas de dommages à Lacerte. (Source: La Presse 7/12/2013, page A18)
(14 septembre) Inauguration d'un monument à la mémoire des 17 000 Juifs canadiens qui servirent dans les forces armées canadiennes au cours de la Deuxième Guerre mondiale - 1939-1945 et des 430 d'entre eux qui y furent tués ; ce monument s'élève près de la Cumming House, sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Montréal.
(19 septembre) Inauguration de la synagogue de la South Shore Jewish Community.
2004
La Cour suprême du Canada autorise les Juifs orthodoxes habitant au Sanctuaire du Mont-Royal à ériger des souccahs sur leurs balcons, même si cela viole le règlement de copropriété qu'ils ont signé en achetant leur appartement.
(5 avril) Un incendie criminel est allumé dans la bibliothèque de l'école élémentaire Talmud Torah Unis de Saint-Laurent (Montréal) ; dans une note trouvée sur la porte de l'école, la «Brigade du Cheik» revendique l'attentat de nature anti-sémite en réaction à la mort du leader spirituel du Hamas, Sheik Ahmed Yassin, tué à Gaza par l'armée d'Israël ; ni les corps policiers canadien, ni Interpol ne connaissent cette organisation; le 14 mai, vers 6 h 15, 5 personnes sont arrêtées par la police de Montréal relativement à l'incendie de la bibliothèque de l'école Talmud Torah Unis de Saint-Laurent, le 5 avril précédant ; le lendemain, 2 des personnes arrêtées la veille sont relachées, mais Simon Zogheib, 18 ans, de Saint-Laurent, et Sleiman Elmerhebi, 19 ans, de Montréal sont accusés d'incendie criminel, de complot et de méfait public, tandis que la mère de ce dernier, Rouba Elmerhebi Fahd, 36 ans de Montréal, est accusée de complicité après le fait relativement à cette affaire ; Zogheib est un étudiant chrétien émigré du Liban ; Sleiman Elmerhebi qui travaillait pour un magasin Canadian Tire y s'était procuré la kerosène utilisée pour mettre le feu à la bibliothèque ; en novembre 2004, Sleiman Elmerhebi plaide coupable à l'accusation d'incendie criminel et est condamné à 40 mois de prison ; le 18 septembre 2008, Rouba Elmerhebi Fahd est reconnue coupable de complicité après le fait parce qu'elle avait tenté d'acheter un billet d'avion vers le Brésil pour son fils après l'incendie que celui-ci avait provoqué ; le 25 novembre 2008, Rouba Elmerhebi Fahd est condamnée à 12 mois de prison avec sursis .
(3 mai) Une dizaine de pierres tombales du cimetière juif Back River (Ahuntsic) sont défigurées par des graffitis et des croix gammées.
(Juin) Des pierres tombales sont renversées au cimetière juif de l'arrondissement de Sainte-Foy à Québec.
(Décembre) Le ministre de l'Éducation annonce qu'il financera les écoles privées juives à raison de 100 % au lieu du 60 % alors en vigueur pour toutes les écoles privées du Québec à l'exception des écoles grecques orthodoxes et arméniennes.
2005
(19 janvier) À la suite d'un sondage qui montre que 89 % des Québécois sont contre la décision prise en décembre précédent, le premier ministre Jean Charest annonce que son gouvernement revient sur sa décision de financer à raison de 100 % les écoles privées juives.
(Été) Des Juifs Belz hasidiques transforment une maison de Val-Morin en synagogue et une autre en école religieuse en contradiction avec le règlement de zonage de la municipalité ; la Cour supérieure du Québec donne raison à la municipalité, mais la communauté hassidique inscrit la cause en appel en invoquant que ce règlement contrevient à la liberté d'exercice de la religion prévue à la Charte des droits ; le 2 avril 2008, un banc de 3 juges de la Cour d'appel du Québec rejette à l'unanimité l'appel de la communauté et confirme le jugement de la Cour supérieure qui décrétait que le règlement de zonage de Val-Morin ne violait pas la liberté de religion prévue à la Charte des droits ; la Cour d'appel indique que «la liberté de religion n'emporte pas le droit de célébrer le culte ou d'établir une école d'enseignement religieux à l'endroit de son choix ; la limite imposée à la Congrégation quant aux usages qu'elle peut faire de ses chalets n'est aucunement discriminatoire ; celle-ci s'inscrit plutôt dans le cadre d'un contrôle normal des usages par un règlement de zonage visant l'intéret collectif.» ; la Congrégation donne instruction à ses avocats de s'adresser à la Cour suprême du Canada ; le 25 septembre 2008, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre l'appel de la communauté Belz hassidique.
2006
Selon Statistique Canada, la population juive au Québec est de 71 380 dont 68 485 sont à Montréal.
(Février) À la suite de discussions avec la communauté hassidique du quartier, la YMCA remplace les vitres transparentes des fenêtres de sa salle d'exercice de l'avenue du Parc par des vitres givrées afin d'éviter que les 70 jeunes hommes hassidim qui fréquentent la synagogue Yetev Lev adjacente puissent voir les femmes qui font leurs exercices ; le coût de ce remplacement (1 500 $) a été assumé par la synagogue Yetev Lev ; à l'automne 2006, des vandales brisent l'une des vitres givrées du gymnase de la YMCA ; après consultation de ses membres, le YMCA revient sur sa décision et, le 19 mars 2007, elle annonce qu'il enlèvera les vitres givrées et que des stores seront posés qui permettront aux femmes qui le désirent de les fermer ou de les ouvrir à leur gré.
(25 mars) Des swastikas, étoiles de David barrées et des signes SS sont peints sur le mur de la synagogue du Chai Center, une section du mouvement Chabad Lubavitch de la communauté orthodoxe juive de la rue Westbury du quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Des signes identiques sont peints sur la synagogue Zichron Kedoshim, également de la rue Westbury.
(2 septembre) Une bombe incendiaire éclate à la Toldos Yakov Yosef Skver Jewish Boys' School d'Outremont ; le 12 avril 2007, les musulmans d'origine russe Azim Ibragimov, 22 ans, et Omar Bulphred, 21 ans, né en Georgie (Russie), sont arrêtés et accusés de possession illégale d'explosifs, d'attentat à la bombe, de complot de rapt et de séquestration et de vol à main armée ; ils sont accusés d'être les auteurs de l'attentat du 2 septembre 2006 contre la Skver-Toldos Jewish Boys School d'Outremont, de l'explosion d'une automobile dans le quartier Mercier de Montréal le 2 septembre 2006 et de l'explosion d'une bombe à l'entrée principale du Snowdon Y, le 3 avril 2007 ; les deux hommes sont passibles de peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 14 ans ; en avril 2008, Ibragimov plaide coupable aux accusations portées contre lui ; le 17 novembre 2008, Ibragimov est condamné à 4 ans de prison et à 3 ans de probation ; le 12 février 2009, Bulphred est condamné à 7 ans de prison pour avoir planifié et allumé l'incendie du Skver-Toldos Orthodox Jewish Boys' School d'Outremont, le Snowdon YM-YWHA et une automobile dans le quartier Mercier de Montréal ; le Canadian Jewish Congress juge la sentence trop légère compte tenu de la gravité des actes commis par Bulphred. Le 3 mai 2011, Bulphred est transféré dans une maison de transition, mais il est retourné au pénitencier après qu'il eut menacé de mort un autre résident de la maison. Le 13 février 2012, la Commission nationale des libérations conditionnelles refuse de libérer Omar Bülphred au 2/3 de sa peine parce qu'elle considère que Bulphred n'a fait aucun progrès et qu'il constitue un risque élevé de récidive ; la Commission estime que Bulphred souffre d'une maladie mentale ; il restera en prison jusqu'à l'expiration de sa peine, le 11 juin 2012.
2007
Il y a 4 concentrations de Juifs orthodoxes ou hassidiques au Québec dont les communautés Beltz, Guer, Satmar, Bobov, Munkacs, Skver et Vishnitz à Outremont - Mile End, la communauté Breslov de Côte-Saint-Luc, la communauté Loubavitch de Snowdon-Hampstead-Côte-des-Neiges, et la communauté Tash de Boisbriand comprenant 1 820 familles qui totalisent 11 000 personnes.
(Janvier) L'Hôpital général juif de Montréal est condamné par la Commission des droits de la personne à payer 10 000 $ à un ambulancier qu'elle avait expulsé de la cafétéria parce qu'il y avait apporté de la nourriture non kasher malgré l'interdiction formelle de la direction.
(23 mars) L'Hôpital général juif de Montréal annonce que Café de l'Atrium est kasher et est réservé aux seules personnes qui payent pour leur repas, mais qu'il mettra à la disposition de ceux qui apportent leur lunch, non kasher ou kasher, une section du Café séparée de la section kasher.
(3 avril, vers 23 h 15) Une bombe de fabrication artisanale explose près de l'entrée du Ben Weider Jewish Community Center (Snowdon Y) sur la rue Westbury de Montréal ; un Montréalais d'origine algérienne aurait ainsi agi au nom de l'Islam et de la haine des Juifs.
(9 avril) Des patients et des employés non-juifs du Centre de réadaptation juif de Laval se plaignent d'avoir été privé de nourriture pendant la période de jeûne des Juifs.
(Printemps) Lorsqu'ils viennent à Val-David préparer leurs chalets pour l'été, les Hassidim découvrent que les tuyaux d'approvisionnement en eau de chacune de leur 60 maisons ont été coupés ou lacérés intentionnellement.
(5 mai) Mise en onde du poste de radio Radio Shalom (CJRS, 1650 AM) ; cette station, conçue par Robert Lévy originaire de Casablanca, diffusera 24 h par jour en trois langues (yiddish, anglais et français).
(5 juin, vers 2 h) Un incendie allumée par une main criminelle détruit la résidence d'un rabin hassidique ; il s'agissait d'un deuxième incendie de la même maison, le premier survenu le 2 juin précédent avait été maîtrisé par les pompiers de Val-David et de Sainte-Agathe.
(17 juin, 4 h 15) Deux agents qui patrouillaient dans le voisinage d'une cinquantaine de maisons de Val-David en découvre une qui est en feu ; les pompiers alertés ne réussissent pas à éteindre l'incendie qui consume la maison d'été en bois appartenant à un hassidique ; la Sûreté du Québec indique que 4 cottages avaient été l'objet d'entrées par effraction et que l'un d'entre eux avait été l'objet d'une tentative avortée d'incendie criminel ; ces incendies pourraient être des actes de vandalisme destinés à faire fuir les hassidims, ou des actes d'un pyromane, 4 incendies, dont 2 dans des commerces, ayant été allumés dans la région au cours des 4 derniers jours. (Juin) Des membres de la communauté juive orthodoxe Satmar de Outremont achètent le domaine Miramont-sur-le-Lac (36 chalets, condominiums et chambres de motel) à Saint-Adolphe-d'Howard et érigent, sans permis, une clôture en broche autour de leur propriété ; le directeur général de la municipalité énonce publiquement la crainte de la création d'un ghetto et que les règlements municipaux ne soient pas respectés.
(11 juillet) La ville de Saint-Adolphe-d'Howard avise la communauté Beltz que la clôture érigée autour du domaine Miramont-sur-le-Lac n'est pas conforme aux règlements (trop haute et trop près du Lac de la Montagne) ; la communauté n'ayant pas obtempéré à la demande de remédier à la situation, reçoit un avis de contravention et une amende de 1 000 $.
2008
La ville de Québec compte environ 150 juifs dans sa population.
(Mai) La ville de Westmount permet à sa communauté juive d'ériger un erouv sur le périmètre délimité par la rue Claremont, The Boulevard, l'avenue Clarke et la voie ferrée située au sud de la rue Sainte-Catherine-Ouest.
(4 juillet) La Cour supérieure du Québec donne raison à la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard et la communauté Beltz ne reconstruira pas sa clôture jugée non conforme aux règlements de la municipalité visant la protection des lacs et des cours d'eau.
(2 décembre) Des citoyens d'Outremont demandent une injonction pour empêcher l'agrandissement de la synagogue Gate David of Bobov située à la limite des arrondissements d'Outremont et du Plateau-Mont-Royal ; le comité consultatif de l'arrondissement du Plateau est prêt à accorder le permis, mais les citoyens de l'arrondissement d'Outremont prétendent qu'ils ont le droit de s'objecter puisque le site de la synagogue est limitrophe à leur arrondissement.
(17 décembre) La police de Montréal saisit 891 litres de vin et de spiritueux à la Toldos Yakov Yosef of Skver Congregation sur la rue Durocher, à l'angle de l'avenue Lajoie dans l'arrondissement d'Outremont de Montréal. Des actions civile sont intentées contre 15 membres de la congrégation et contre la Synagogue elle-même ; selon la Société des alcools du Québec, toutes les communautés religieuses du Québec sont tenues d'acheter leur vin de la SAQ au prix réduit de 17 % du prix affiché ; ce que conteste le Jewish Orthodox Community Council.
2009
(Au cours de l'été) La municipalité de La Minerve émet une vingtaine de constats d'infraction pour bruit excessif au camp Gan Israel appartenant à la communauté hassidique Loubavitch ; les voisins se plaignaient depuis des années du fait que des hauts-parleurs transportaient sur des distances allant au-delà de 1 km les chants religieux et que les moniteurs utilisaient fréquemment des porte-voix pour s'adresser aux quelque 400 à 450 jeunes juifs qui séjournaient dans le camp situé au bord du lac Désert ; pour sa défense, la communauté a invoqué la liberté de religion.
2010
Montréal compte 90 000 résidants d'ascendance juive ; Toronto en compte 179 000.
(Février-Mars) Le Musée McCord de Montréal présente l'exposition Jewish Painters of Montreal : Witnesses of their Time, 1930-1948 ; 80 oeuvres de peintres d'origine juive arrivés d'Europe au cours des années 1920 et 1930 ; on y voit des peintures des artistes suivants :

Jack Beder d'origine polonaise : Prince-Arthur et Saint-Louis Square, Winter (1939)
Alexander Bercovitch
Sam Borenstein : The Poet Ester Sigal (1944), Yiddish Poet Ida Massey (1945)
Ghitta Caiserman-Roth : Unconditional surrender (1943), Strike (1947)
Harry Mayerovitch : The Soup Kitchen (1935), Home Front (1940), The Gates of Italy (1943), The Labour Front (1943)
Louis Muhlstocks : Female worker, Rear View (1943)
Earnst Neumann : Billiard (1930), Studio Scene The Strong Man (1931)
Moe Reinblatt

(Mars) La synagogue Ahavath Israel d'Outremont est l'objet d'actes de vandalisme et ses murs badigeonnées de swastikas.
(2 juin) Le Gouvernement du Québec demande une injonction pour fermer la Yeshiva Toras Moshe Academy, une école juive orthodoxe privée de Montréal parce que les heures consacrées aux matières obligatoires ne sont pas suffisantes pour rencontrer les programmes établis par le ministère de l'Éducation du Québec ; l'Academy opère sans permis du ministère et ne demande ni ne reçoit aucune subvention gouvernementale et ses 6 enseignants laïcs n'ont pas de permis du ministère de l'Éducation pour enseigner ; l'Academy refuse de consacrer de 22 à 25 heures d'enseignement des matières (9 heures d'enseignement des langues, 7 heures de mathématiques et 2 heures d'éducation et de santé physique) imposées par la Loi ; l'Academy consacre par ailleurs beaucoup de temps à l'enseignement de la Thora qui fait partie intégrante des obligations religieuses que chaque enfant de la communauté doit observer.
(30 août) La communauté hassidique Loubavitch est condamnée à payer des amendes totalisant 16 000 $ pour n'avoir pas respecté le règlement de la municipalité de La Minerve concernant le bruit ; pour sa défense, la communauté poursuivie par la municipalité avait invoqué la liberté de religion et que la musique était essentielle et nécessaire dans la culture juive et que la musique fait partie de la religion juive ; cet argument a été rejeté par le juge Jacques Laverdure de la Cour municipale de Sainte-Agathe-des-Monts qui a décrété que la liberté de religion ne permettait pas de troubler la quiétude d'un lac par la diffusion du matin au soir d'une musique qui exaspère les voisins.
(8 octobre) La Young Israel of Chomedey Synagogue est victime de vandalisme ; on a fait en sorte que le réservoir d'huile à chauffage déverse son contenu sur le terrain et dans la cave du bâtiment ; les vandales ont mis un boyau d'arrosage dans le tuyau d'accès du réservoir et l'eau a fait en sorte que l'huile sorte du réservoir et se répande dans les environs ; les dommages sont évalués à 85 000 $.
2011
(16 janvier) Les synagogues Beth Rambam, Tifereth Beth David Jerusalem et Beth Zion et la Yavné Academy de Côte-Saint-Luc, et la synagogue Dorshei Emet de Hampstead sont l'objet d'actes de vandalisme dont les auteurs ne laissent aucun message. Une analyse permet de croire que l'auteur de ses attaques est une seule personne.
(7 février) Le Conseil de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, par un vote de 4 à 3 des conseillers, permet à la Congrégation Gate David of Bobov d'agrandir, par 37 m2 à l'arrière, sa synagogue située au 5363, rue Hutchison ; un registre est cependant ouvert et, s'il y a plus de 158 signatures enregistrées le 12 avril, l'arrondissement devra ou retirer le règlement ou procéder à la tenue d'un référendum parmi les résidents des environs.
(13 avril) Le registre d'opposition au règlement de l'arrondissement permettant l'agrandissement de la synagogue Gate David of Bobov compte 199 signatures obligeant ainsi le Conseil d'arrondissement à retirer le règlement ou à le soumettre au référendum ; le Conseil choisira la voie du référendum.
(19 juin) Un référendum refuse la modification au règlement qui aurait permis l'agrandissement de la synagogue Gate David of Bobov ; 455 sur environ 1 200 personnes (38 %) ayant droit de vote s'en sont prévalu ; 212 personnes ont approuvé la modification au règlement, mais 243 l'ont rejeté.
2012
Des Montréalais qui ont échappé à la mort dans les camps d'extermination nazis donnent au Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal un foulard élimé ayant appartenu à Liselotte Ivry. un chandelier à 9 branches ayant appartenu à Sophia et Daniel Levy.
(3 juin) Le Russian Jewish Community Center appelé le David and Eda Schottenstein Chabad Community Center est inauguré sur l'avenue Bourret ; cet édifice servira de salle communautaire et de synagogue. Le centre a été fondé par le Rabin Israel Sirota peu après son émigration de Tashkent, Uzbekistan. David Schottenstein, un entrepreneur américain, est le plus important donateurs de cette communauté d'origine russe.
(19 juillet) Pour rappeler le 70e anniversaire du drame qu'ont subi 13 000 Juifs français les 16 et 17 juillet 1942, la France expose à l'hôtel de ville du District juif de Paris au public les dossiers relatifs à ces déportations.
2013
(7 juin, vers 2 h) Le restaurant Café Shalom est victime de deux bombes incendiaires.
(9 juin, à 12 h 40) Le restaurant Chops, un restaurant de cuissine asiatique casher situé à l'angle du chemin Queen Mary et Décarie est victime d'un cocktail Molotov. Une résidence du Collins Road, près du boulevard Cavendish dans le quartier Côte-Saint-Luc subit le même sort.
(2 décembre 2013) Le restaurant Fuego Steakhouse sur le chemin de la Côte-Saint-Luc est victime d'une attaque au cocktail Molotov ; les criminels ont versé un liquide inflammable et ont mis le feu au restaurant, puis les lâches ont fui ; le restaurant a été rasé et le bâtiment a été lourdement endommagé.


crédits -

Les Juifs de la Nouvelle-France (Denis Vaugeois, Collection 17/60, Boréal Express, 1968),
Les Juifs de Montréal (Joe King, traduit par Pierre Anctil, Éditions Carte Blanche, 2002),
Montreal of Yesterday (Israel Medres, en Yiddish, 1947, traduit en français en 1997, puis en anglais en 2000),
Between the Wars : Canadian Jews in Transition (Israel Medres, en Yiddish, 1964, traduit en français en 1997, puis en anglais par Vivian Felsen, en 2003),
Profils des principaux groupes religieux du Québec (Les Publications du Québec, 1995).
Montréal et ses communautés (essai, Jean-Christophe Laurence et Laura-Julie Perreault, Boréal, 2010).
Les communautés juives de Montréal (direction de Pierre Anctil et Ira Robinson, Septentrion, 2010).
Souvenirs fragmentés d'un Juif montréalais (David Reich, Septentrion, 2011).
Au nom de la Thora : une histoire de l'opposition juive au sionisme (Yakov Rabkin).
À la découverte du Montréal yiddish (essai, Chantal Ginguet, 2011)



crédits -

Dictionnaire des parlementaires du Québec 1792-1992 (Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)

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