Lachine (arrondissement de Montréal)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Superficie - 19,46 km2.
  • Gentilé - Lachinois, oise.


  • Éphémérides -


1667
Concession d'une seigneurie dans la partie sud-ouest de la seigneurie de Montréal, au-dessus du Grand Sault Saint-Louis par les sulpiciens à René-Robert Cavelier de LaSalle qui la baptise Côte-Saint-Sulpice.
1668
Émission des titres de concession aux premiers habitants.
1669
Construction de la maison de Jacques Leber.
(9 janvier) Sous réserve de deux terres (les lots défrichés et les lots situés entre ceux de Raymond Boisneau et de Pierre Gauthier dit Sagouingoara) qu'il veut conserver, Cavelier de LaSalle rétrocède le reste de sa seigneurie de la Côte-Saint-Sulpice aux sulpiciens, seigneurs de Montréal.
Établissement du premier poste de traite à cet endroit.
(3 février) LaSalle vend ses lots défrichés au taillandier Jean Milot dit le Bourguignon.
(6 juillet) Cavelier de LaSalle vend sa terre située entre celle de Raymond Boisneau et celle de Pierre Gauthier de Varennes à Charles LeMoyne et Jacques LeBer.
(Début de juillet) Départ de René-Robert Cavelier de LaSalle qui s'en va à la recherche d'un passage pour la Chine.
(Fin de septembre) Retour de l'expédition de LaSalle. Les habitants, trouvant que la Chine ne devait pas être bien loin puisque l'expédition en était revenu si rapidement, commençèrent à donner, par dérision, le nom de La Chine au village de Côte Saint-Sulpice.
(15 novembre) Les sulpiciens concèdent une terre de 60 arpents à François Lenoir dit Rolland qui y établit un poste de traite qui deviendra plus tard Fort Rolland.
1670
(11 juin) Les sulpiciens signent une entente avec Jean Milot et sa femme, Mathurine Thibaut, qui s'engagent à faire construire un moulin à vent sur leur concession et à l'exploiter pendant 10 ans.
1676
Construction d'une chapelle et ouverture des registres de la paroisse des Saints-Anges-Gardiens ; cette paroisse est la troisiéme à être fondée sur l'île de Montréal ; les deux autres sont à Ville-Marie et à la Pointe-aux-Trembles.
1678
(30 octobre) Érection canonique de la paroisse des Saints-Anges de Lachine.
1683
La paroisse de Lachine compte 314 âmes.
1685
Fixation des limites de la paroisse des Saints-Anges de Lachine.
La paroisse de Lachine compte 314 âmes.
Ouverture d'une école pour filles mise sous la direction des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame-c.n.d.*.
1687 Le gouverneur général de la Nouvelle-France, Jacques-René de Brisay de Denonville, invite 30 chefs iroquois sous prétexte de discuter de paix, les saisit, les enchaîne et les exile en France où ils sont condamnés à ramer sur les galères du roi ; puis, à la tête de 2 000 soldats, il pénètre en territoire des Senecas et détruit le plus gros village de cette nation.
1689
(Juin) Amorce de travaux pour rendre navigable la petite rivière Saint-Pierre et la joindre au fleuve par le creusage d'un canal pour éviter les rapides du Sault-Saint-Louis. Voir Lachine (canal).
(Nuit du 4 au 5 août) 1 500 Iroquois attaquent les 200 colons répartis de l'île Dorval jusqu'aux portes de Ville-Marie ; bilan : 24 (certains disent 200) colons tués et 42 (certains disent 120) faits prisonniers et amenés dans leurs villages ou torturés à mort par les Iroquois ; cet événement est resté dans la mémoire des Lachinois comme le «massacre de Lachine».
(6 août) Les Iroquois tuent ou capturent 80 soldats venant au secours de Lachine ; les Lachinois ont ainsi payé le prix de la brutalité de Denonville à l'endroit des Iroquois.
1692
La paroisse de Lachine compte 260 âmes.
1701-1703
La chapelle de 1676 est remplacée par une église en pierre construite par Michel Lefebvre de Laciserée de Trois-Rivières.
1710
Construction de la maison Quesnel.
1716
La paroisse des Saints-Anges de Lachine compte 361 âmes.
1765
La paroisse des Saints-Anges de Lachine compte 427 âmes.
1803
Construction de l'entrepôt de fourrures de la Hudson's Bay Company-HBC.

Extrait de la Description topographique de la province du Bas-Canada par Joseph Bouchette, Écuyer (imprimée pour l'auteur, et publiée par W. Faden, Géographe de sa Majestée du Prince Régent, Charing Cross, 1815.

«La Chine est le village le plus important de toute l'île, en ce qu'il est le centre de tout le commerce entre la haute et la basse province, aussi bien qu'avec le pays du nord-ouest, toutes les marchandises qu'on envoie dans le pays d'amont y sont apportées de Montréal par les rouliers et l'on débarque toutes les importations. Il est composé d'environ 20 maisons habitées, outre un grand nombre de magasins qui appartiennent aux marchands ou au département indien. Un bassin sec d'une grande étendue, pour retirer les batteaux, forme une partie précieuse de l'habitation de Mr. Grant. Depuis le mois de mai jusqu'au mois de Novembre, les batteaux de Kingston et des différentes parties du Haut-Canada y arrivent et en partent continuellement, ce qui donne toujours à ce village beaucoup d'activité et d'occupation. On peut faire en peu de mots la description de cette sorte d'embarcation : ils sont à fond plat, ils ont de 35 à 40 pieds de longueur se terminant en pointe à chaque bout, avec environ six pieds de largeur au centre : le fret ordinaire est de quatre tonneaux ou quatre tonneaux et demi ; ils manoeuvrent à l'aide de rames, d'un mât et d'une voile, d'un cable de remorque, et de longues perches pour les diriger à travers les courans ou les rapides ; quatre hommes les conduisent dans l'été, mais sur la fin de l'année, on y ajoute toujours un autre, et l'un d'eux sert de guide. Dans les bateaux des marchands, la cargaison, en remontant, est un assortiment général de marchandises, en échange desquelles ils apportent de la farine, du froment, des provisions salées, de la potasse, de la vidasse, et des pelleteries. Le temps employé à faire le voyage de Kingston est de 10 à 12 jours, mais le retour n'en prend pas plus que trois ou quatre. Ils partent généralement plusieurs ensemble, depuis quatre jusqu'à quinze, afin que leurs équipages puissent s'aider mutuellement à remonter les rapides ; chaque compagnie est sous la direction d'un homme qu'on appelle le conducteur. C'est aussi de la Chine que partent les canots employés par la compagnie du nord-ouest dans le commerce de fourrures. De toutes les inventions nombreuses pour transporter de pesans fardeaux par eau, ces bâtimens sont peut-être les plus extraordinaires : par la légèreté de leur construction, on ne peut guère rien concevoir de moins proportionné à l'usage auquel on les emploie, et de moins propre à résister à l'impétuosité des rapides qu'il faut traverser dans le cours du voyage. Ils ont rarement plus de 30 pieds de longueur sur six de largeur, se terminant en pointe aiguë à chaque bout, sans distinction de proue ou de poupe ; la carcasse est composée de petites pièces de bois très-léger, recouvertes d'écorce de bouleau coupée en bandes convenables qui ont rarement plus d'un huitième de pouce d'épaisseur ; elles sont cousues ensemble avec des fils faits des fibres torses de la racine d'un arbre particulier, et renforcées où il est nécessaire par des bandes étroites de la même matière appliquées dans l'intérieur : on rend les jointures de ce bordage fragile impénétrables à l'eau, en le couvrant d'une espèce de gomme qui s'y attache fortement et devient parfaitement dure. On n'emploie dans la construction de ces bâtimens ni ferrure d'aucune espèce, ni même des clous, et lorsqu'ils sont finis, ils ne pèsent qu'environ cinq cens livres chacun. Lorsqu'ils sont préparés pour le voyage, ils reçoivent leur chargement, qui pour la commodité des portages qu'il faut traverser, est distribué en ballots d'environ trois quarts de quintal chacun, et monte en tout au poids de cinq tonneaux ou un peu plus, y compris les provisios et autres choses nécessaires pour les hommes qui sont employés au nombe de 8 à 10 par chaque canot : ils partent par compagnies comme les batteaux, et dans le cours d'un été on expédie plus de cinquante de ces bâtimens. Ils remontent la Grande Rivière ou l'Ottawa jusqu'à la branche sud-ouest, par où, aussi-bien que par une chaîne de petits lacs, ils gagnent le lac Nipissing, qu'ils traversent et descendent par la Rivière Française dans le lac Huron, dont ils longent la côte jusqu'au détroit de Ste. Marie, d'où ils entrent dans le Lac Supérieur, et ensuite ils s'avancent le long de la rive nord jusqu'au Grand Portage, à la distance d'environ 1 100 milles du lieu de leur départ.»

1811
Construction de la brasserie Dawes par Thomas A. Dawes ; la troisième brasserie à être construite sur l'île de Montréal après celle de John Molson (1786), et celle de Thomas Dunn (1808).
1818
Établissement de la Presbyterian Church à Lachine.
1822
Fondation de la paroisse épiscopalienne St. Stephen's.
1825
La population de Lachine est de 1 405 habitants.
1829
Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Lachine.
1831
William Gordon donne un terrain d'un quart d'arpent pris à même sa terre située en bordure de l'entrée du canal pour qu'y soit construit un lieu de culte par la Protestant Episcopal Congregation of the parish of Lachine (St. Stephen's) ; le contrat de donation signé devant le notaire Griffin le 23 mars 1831 contient la restriction suivante : «It would belong to the congregation specically for its church and graveyard wholly and solely (and) for ever».
1832
(7 avril) Les héritiers de John Grant donnent un terrain de plus d'un arpent à la The Congregation of the Scotch Presbyterian Church of the Parish of Lachine ; le 11 juin 1832, la première pierre angulaire est posée de sorte que l'église St. Andrew's Prespyterian Church (style néo-gothique) est ouverte au culte à l'adresse civique 1560, boulevard Saint-Joseph à Lachine.
1833
La Hudson's Bay Company-HBC acquiert une partie des terres de William Gordon (bande de terre entre le King's Highway et le fleuve et entre le King's Highway et le canal ; George Simpson, le gouverneur de la Hudson's Bay Company-HBC y installe sa résidence principale.
1837 Tenue des assises du mouvement patriote à Lachine.
1843-1847
Travaux d'amélioration du canal de Lachine et des autres canaux qui relient le Saint-Laurent aux Grands lacs. Voir Lachine (canal de).
1845
Constitution de la municipalité de la paroisse Saint-Michel-de-Lachine.
1847
Abolition de la municipalité de la paroisse Saint-Michel-de-Lachine.
Construction d'un terminus ferroviaire (quai, gare, voies d'évitement et aiguillages) au bord du lac Saint-Louis sur la pointe de terre située à l'ancienne entrée du canal.
Inauguration du chemin de fer entre Montréal et Lachine par la Montreal and Lachine Railroad Company présidée par James Ferrier.
1848
(24 août) Constitution de la municipalité du village de Lachine par détachement de celle de la paroisse Saint-Michel-de-Lachine.
1851
La population de la paroisse est de 1 090 habitants, celle du village, 1 075.
1853 Construction d'un moulin sur un canal de dérivation à Côte-Saint-Paul, là où sera construit l'usine de petits bateaux de la Canadian Power Boat Company-CPBC.
1855
(1 juillet) Constitution de la municipalité de la paroisse des Saints-Anges-de-Lachine.
1861
La population de la paroisse est de 1 034 habitants, celle du village, 1 306.
Établissement de la communauté des soeurs de Sainte-Anne-s.s.a.* sur la terre achetée de George Simpson, gouverneur de la Hudson's Bay Company-HBC et fondation du Collège Sainte-Anne (cette institution était privée secondaire, pour filles et garçons en 2010) ; cette institution qui accueillait 68 filles en 1861, accueille 1 825 garçons ou filles en 2010.
1862-1866
Construction du presbytère et de la première église des Saints-Anges-Gardiens selon des plans de Victor Bourgeau par la compagnie M. Fafart et H. Viau.
L'église de 1701 et son site sont vendus aux oblats de Marie-Immaculée-o.m.i.*.
1869
Inauguration de la seconde église des Saints-Anges dans le nouveau village de Lachine.
Démolition de l'église de 1701 qui est remplacée par le noviciat des oblats de Marie-Immaculée-o.m.i.*.
1870
(12 mai) Érection canonique de la paroisse des Saints-Anges-de-Lachine.
1872
(24 décembre) Le village de Lachine devient ville.
1873
Constitution de la commission scolaire de la ville de Lachine.
1876
Établissement des Frères des Écoles chrétiennes qui assument la gestion de l'École des garçons.
1884
(4 juillet) Incendie d'une quarantaine de maisons dans le haut de la ville : bilan : 75 familles sans abri.
(29 septembre) Incendie de 18 maisons dans le secteur des écluses.
1885
Constitution du Département du feu de la Ville de Lachine.
1889
Construction d'un réseau d'aqueducs.
1890
Remplacement du presbytère des Saints-Anges-Gardiens selon des plans de Victor Roy et Louis-Zéphirin Gauthier.
1892
Constitution de la municipalité de village de Dorval par détachement de celle de la paroisse des Saints-Anges-de-Lachine.
1894
(1 janvier) Constitution de la municipalité du village de Saint-Pierre-aux-Liens par détachement de celle de la paroisse des Saints-Anges-de-Lachine et de Notre-Dame-de-Grâce.
1895
(12 janvier) Constitution de la municipalité de la ville de Summerlea (entre les villages de Lachine et Dorval) par détachement de celle de la paroisse Saint-Michel-de-Lachine.
1897
(1 janvier) Érection canonique, nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Saint-Pierre-aux-Liens.
(25 septembre) Mise en exploitation de la centrale hydroélectrique de Lachine (72 turbines de type Victor fonctionnant par la pesanteur de l'eau, actionnant 12 dynamos qui produisent un courant de 4 400 volts) par la Lachine Rapids Hydraulic and Land Company.
1901
Officialisation des noms des rues de la ville de Lachine : les rues allant du sud au nord seront désignées par un nombre, celles qui vont de l'est à l'ouest porteront le nom déterminé par le Conseil de ville.
La population de Saint-Pierre est de 505 habitants.
1906
(14 mai) Érection canonique de la paroisse Saint-Pierre-aux-Liens.
1907
Établissement des soeurs de Sainte-Anne-s.s.a.* qui prennent la direction d'une école secondaire à Saint-Pierre-aux-Liens.
1908
(3 mai) Ouverture du temple de la Grace Methodist Church à l'angle de la 11ième Avenue et du boulevard Saint-Joseph à Lachine.
(25 mai) Le village de Saint-Pierre-aux-Liens devient ville et adopte le nom de Saint-Pierre.
1909
La ville de Lachine devient cité.
1910
(17 juin) Érection canonique de la paroisse du Très-Saint-Sacrement par détachement de celle des Saints-Anges ; son territoire couvre une partie de la ville de Lachine.
1911
(12 février) Fondation de la Caisse populaire de Lachine.
1912
La ville de Summerlea est annexée par la ville de Lachine.
(14 mars) La partie est de la municipalité de paroisse des Saints-Anges-de-Lachine devient ville sous le nom de LaSalle (le reste de la municipalité, au nord des voies ferrées du Canadien National et du Canadien Pacifique, est partagé entre Dorval et Lachine).
1913
Ouverture de l'Hôpital Saint-Joseph de Lachine (50 lits) dirigé par les Soeurs de la Providence.
1914
Fondation de l'École d'infirmières de l'Hôpital Saint-Joseph de Lachine.
1914-1918 Le Stoney Point Park est utilisé comme dépôt de chevaux qui seront envoyés par bateaux vers les champs de bataille européens ; au cours de la seule année 1915, plus de 38 000 chevaux y ont transité.
1915
(7 octobre) Incendie de l'église des Saints-Anges-Gardiens construite en 1862-1866.
1917
Un premier chantier s'installe au bord du canal près de Côte-Saint-Paul pendant la première guerre mondiale (1914-1918) ; la compagnie Fraser & Brace y construisait des bateaux à gros tonnage en bois pour la France. Le bassin d'élimination est devenu une espèce de cale sèche dans laquelle on construisait jusqu'à 4 navires à la fois. Quand ils étaient prêts, on inondait le bassin, les bateaux flottaient et sortaient directement dans le canal ; vers 1940, la compagnie Canadian Power Boat Company-CPBC construit une usine au 4 000, rue Saint Patrick pour y construire des 'speed boats> en bois destinés aux alliés pendant la Seconde grande guerre - 1939-1945 ; en 2012, la Ville de Montréal exproprie CPBC, un édifice de 1 300 m2 pour le démolir et y aménager la cour de services de l'arrondissement du Sud-Ouest ; elle expulse les occupants du bâtiment. François Véronneau de la firme SACL chargée de projet pour la Ville de Montréal rappelle «On sait que depuis l'époque du premier élargissement du canal de Lachine, on a mis à profit le surplus d'eau du canal pour développer le pouvoir hydrolique, donc l'industrie.» À la hauteur de Côte-Saint-Paul, où se trouve l'édifice de CPBC, s'écoulait auparavant un canal d'amenée qui conduisait l'eau du canal jusqu'aux petites industries, dont deux scieries. Le bassin d'élimination de ces moulins a servi de rampe de lancement des bateaux de CPBC. On a trouvé des contextes du premier moulin datant de 1853, le mur ouest du bassin d'élimination ainsi que des ouvrages hydrauliques. Les moulins ont disparu en 1879. CPBC s'implante sur le même site pendant la Seconde guerre mondiale (1939-1945) où elle construit des petits bateaux lance-torpilles rapides pour les alliés.
1918
Mise en exploitation de l'usine de groupes électrogène de la Dominion Engineering (GE-Hydro).
1919
Inauguration de l'actuelle église des Saints-Anges-Gardiens construite selon des plans de Dalbé Viau et Alphonse Venne.
1920
? Liquidation de la Caisse populaire de Lachine.
(7 mars) Érection canonique de la paroisse du Très-Saint-Sacrement par détachement de celle des Saints-Anges-de-Lachine.
1923
La population de la paroisse des Saints-Anges est de 7 400 âmes, celle de Saint-Pierre, 3 600, celle du Très-Saint-Sacrement, 880.
1925
La Grace Methodist Church devient la United Church.
1927
En difficulté financière, la Protestant Episcopal Congregation de la paroisse de Lachine décide de vendre l'église St. Stephen et son cimetière à un promoteur qui veut la démolir et utiliser le site différemment ; au cours de la recherche de titres de propriété, les avocats prennent connaissance du contrat de donation du terrain signé en 1831 par la Congrégation et le donateur, William Gordon, qui contient la clause d'utilisation ; la congrégation n'a pas le droit de la vendre ; l'église étant le seul genre de bâtiment qui peut y être érigé, la vente est annulée et les paroissiens se cotisent pour acquitter l'hypothèque et faire réparer le toit endommagé de leur église.
1931
La population de Saint-Pierre-aux-Liens est de 4 185 habitants.
1938
(4 juillet) Fondation de la Caisse populaire des Saints-Anges de Lachine.
1941
(12 décembre) Liquidation de la Caisse populaire des Saints-Anges de Lachine
1947
Érection canonique de la paroisse Resurrection of Our Lord.
1948
(12 juin) Fondation de la Caisse populaire de Lachine.
1949
(5 février) Fondation de la Caisse populaire de Saint-Pierre-aux-Liens.
1951
(5 janvier) Fondation de la Caisse populaire du Saint-Sacrement-de-Lachine.
1953
Érection canonique des paroisses Saint-André-Hubert-Fournet et Sainte-Françoise-Romaine.
1964
Mise en exploitation de la fabrique de patates chips Humtu Dumpty sur la rue Norman à Lachine.
1965
Érection canonique de la paroisse L'Annunziata.
1966
La population de Saint-Pierre est de 7 006 habitants.
1969
(Décembre) Une loi de l'Assemblée nationale ordonne, entre autres, la création de la Communauté urbaine de Montréal-CUM-CUM* et l'intégration à cette communauté de toutes les municipalités de l'île de Montréal, de l'île Bizard et de l'île Dorval.
1970
L'ancien temple de la Grace Methodist Church, devenue United Church en 1925 est vendu à la communauté sikhe de Lachine.
1980
La cité de Lachine redevient ville.
1988
La ville commande à Robert Roussil un ensemble sculptural (10 pièces) à être installé dans le parc René-Lévesque.
1990
La population de Lachine est de 34 906 habitants, celle de Saint-Pierre, 4 944.
1998
Annonce de la faillite de la Dominion Bridge, l'un des plus importants (240 employés) et plus anciens employeurs de la municipalité ; l'usine est reprise par ADF Industries lourdes Inc. de Terrebonne avec la participation du Fond de solidarité des travailleurs du Québec.
1999
(8 décembre) Regroupement des municipalités de Saint-Pierre et de Lachine sous le nom de cette dernière.
2000
La population de Lachine est de 40 053 habitants.
(20 décembre) Sanction de la Loi portant réforme de l'organisation territoriale municipale des régions métropolitaines de Montréal, de Québec et de l' Outaouais*adoptée par l'Assemblée nationale le même jour; cette loi ordonne, entre autres, la fusion de toutes les municipalités de l'île de Montréal (Anjou, Baie-D'Urfé, Beaconsfield, Côte-Saint-Luc, Dollard-Des-Ormeaux, Dorval, Hampstead, Kirkland, Lachine, LaSalle, Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord, Montréal-Ouest, Mont-Royal, Outremont, Pierrefonds, Pointe-Claire, Roxboro, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Saint-Pierre, Senneville, Verdun et Westmount) et des municipalités de L'Île-Bizard et de L'Île-Dorval pour constituer la nouvelle ville de Montréal. Le territoire de Lachine deviendra l'arrondissement de Lachine de la ville de Montréal.
2001
(23 mars) Incendie de l'église Saint-Pierre-aux-Liens.
(4 novembre) Élection du conseil de la future nouvelle ville de Montréal.
(31 décembre) Toutes les villes regroupées cessent d'exister séparément.
2002
(1 janvier) Naissance de la nouvelle ville de Montréal.
2003
(Novembre) ADF Industrie Lourdes Inc. propriétaire de l'usine de l'ancienne compagnie Dominion Bridge annonce la fermeture de son usine de Lachine et la mise à pied de ses 180 employés ; la chute du marché de l'acier de structure est la raison invoquée par la compagnie.
2006
La compagnie Old Dutch achète la compagnie Humpty Dumpty au prix de 26,7 millions $.
(30 janvier) Le Lester B. Pearson School Board maintient sa décision de fermer l'école Bishop Whelan.
(15 octobre) L'église des Saints-Anges-Gardiens inaugure l'orgue Casavant de 1920 restauré par la firme Casavant au cours de l'année ; Olivier Latry, l'un des trois organistes résidants de Notre-Dame de Paris et l'un des plus prestigieux organistes du monde est au clavier.
2007
(28 septembre) La compagnie General Electrique, propriétaire de GE-Hydro qui fabrique des groupes électrogènes pour les grandes centrale hydroélectriques, annonce qu'elle cessera ses activités de Lachine et qu'elle mettra à pied les 450 employés qui travaillent encore à son usine.
2008
(26 mars) La compagnie ArcelorMittal, annonce que le 30 juin prochain elle fermera son usine de fabrication de fils d'acier (tréfilerie) de Lachine et mettra à pied ses 153 travailleurs.
(25 juillet) La compagnie finlandaise Metso Corp. spécialisée dans la machinerie d'exploitation de mines et de papier achète l'usine de GE Hydro et prend à son emploi quelque 200 ingénieurs et techniciens qui allaient perdre leur emploi ; Andritz Corp de Graz, Autriche se porte acquéreur de la division des turbines de GE Hydro et d'une petite usine de composants électrique adjaçante à l'usine principale.
2010
Le monument dédié «À nos soldats - 1914-1918 - To Our Soldiers», oeuvre d'Alfred Laliberté installé par la ville de Lachine en 1925 prés de la maison de la Royal Canadian Legion sur la rue Henri-Dunant est déplacé vers une place dans le Stoney Point Park en face du boulevard Saint-Joseph, près de la 45e Avenue.
2011
(18 mars) La compagnie Rolls Royce, qui emploie 1 400 personnes à Lachine, annonce un investissement de 225 M $ à ses installations de Lachine pour la mise à niveau des turbines avec la technologie de nouvelle génération. L'un des deux ateliers de l'usine est destiné à la réparation et à l'entretien des moteurs Rolls Royce qui font voler les appareils d'affaires Bombardier, Gulf Stream et Cessna ainsi que les jets régionaux d'Embraer et les A-320 de Airbus ; l'autre atelier sert à l'assemblage et la mise au point des turbines industrielles Rolls Royce.
2013 (Début de mai) La compagnie Old Dutch qui exploite la fabrique de croustilles (potato chips) Humpty Dumpty annonce qu'elle fermera ses portes le 27 septembre 2013 ; la compagnie demande à ses 180 employés d'abandonner le grief soumis à la Commission des relations de travail du Québec et d'accepter une indemnité de séparation (1/2 semaine de paye pour chaque année de travail aux employés ayant 35 années de servicepour continuer à travailler jusqu'au 27 septembre 2013. Le 30 septembre, les employés rejettent la proposition de leur employeur

Lachinois cités dans La Mémoire du Québec -

Claude Archambault, Anatole Carignan, Paul Carignan, Jean-Olivier Chénier, Claude Dauphin, Kevin Downs, Charles-Joseph Ducharme, Jean-Marie Ducharme, Léandre ou Léon Ducharme, Louis-Philippe Galipeau, Philippe dit Phil Goyette, Jacques Henripin, Charlie Hodge, Geneviève Jeanson, Hormidas Laporte, Arthur-Alfred Lepailleur, Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier, William Rogers McIntire, François-Marie Picoté de Bellestre, Louis Renaud, Pierre Rivet de Cavelier, Noël Saint-Germain.

  • Centres d'intérêt -


Auberge Heeney (XVIIIe siècle) ; 897, boulevard Saint-Joseph.
Bank of Montreal-BM (1918) ; 998, rue Notre-Dame, à l'angle de la 10e Avenue ; plans de Kenneth G. Rea.
Centre d'interprétation du commerce de la fourrure dans l'histoire du Canada ; logé dans l'entrepôt (1803) de la Hudson's Bay Company-HBC.
Centre d'interprétation du canal Lachine ; parc Monk.
Couvent des soeurs de Sainte-Anne-s.s.a.* (1873) ; plans de Théophile Paré.
Église des Saints-Anges-Gardiens (1919) ; 1400 boulevard Saint-Joseph ; plans des architectes Dalbé Viau et Alphonse Venne ; orgue Casavant (opus 860, 1921) ; 4 444 tuyaux, 65 jeux sur 4 claviers manuels et un pédalier ; restauré par la maison Casavant au coût de 1 M $ en 2001-2006 ; l'une des 10 meilleures orgues du Canada) ; des oeuvres de Ozias Leduc.
Église St. Andrew's United (1832) ; 1560, boulevard Saint-Joseph, entre la 15e et la 16e Avenue ; plans de John Wells ; orgue Casavant (1917) ; vitraux des 4 fenêtres de la nef (1890) ; déclarée site historique en 2000.
Église anglicane St. Paul's ; orgue Casavant (1966).
Église anglicane St. Stephen's et son cimetière (1831) ; 25, 12e rue ; orgue Casavant (1919).
Église Sainte-Françoise-Romaine ; orgue Casavant (1956).
Église du Très-Saint-Sacrement ; orgue Casavant (1916).
Hôpital de Lachine ; affilié au Centre universitaire de santé McGill-CUSM.
Maison Quesnel (1710-1720).
Marina.
Maison Mont Saint-Anne (1909) ; plans de Louis Caron; actuellement la maison mère des Soeurs de Sainte-Anne.
Monument «À nos soldats 1914-1918 To Our Soldiers» (1925) ; oeuvre de Albert Laliberté.
Musée Sainte-Anne ; logé dans la Maison Mont-Sainte-Anne (8 000 objets et photos d'époque témoignant de la vie de la communauté entre 1850 et 1975 aident à reconstituer la réception du couvent, le parloir, la salle à manger, une chambre de religieuse et la chambre de la mère supérieure).
Musée de Lachine ; logé dans l'ancien poste de traite constitué de deux vieilles maisons dont celle de Jacques LeBer et Charles Le Moyne (1669 et 1685), en face à la première écluse du canal ; les plus anciennes bâtisses de l'île de Montréal.
Parc René-Lévesque ; collection de 22 sculptures modernes installées sur une longue bande de terre formée entre 1875 et 1884 des résidus du creusage du canal Lachine jetés dans le lac Saint-Louis à proximité de l'embouchure du canal ; parmi ces sculptures qui composent une partie du paysage longeant une pistes cyclable, une piste pour patins à roulettes et une piste pour piétons, on note The Passing Song de Catherine Widgery, Souvenir de 1955 ou 2026 Roberval de Pierre LeBlanc, Colonne à quatre éléments de Hugh Leroy, Hommage à René Lévesque de Robert Roussil, Le Phare d'Archimède de Dominique Rolland, Hermès de Graham Cantieni et Détour : le Grand Jardin de Michel Goulet.
Piste cyclable le long du lac Saint-Louis.
Première écluse du canal Lachine (1824).
Sanctuaire Sainte-Anne (1890) ; plans des architectes Maurice Perrault et Albert Mesnard ; statue de sainte Anne (1889) par Louis-Philippe Hébert.
Vestiges de la brasserie Dawes ; 2801, boulevard Saint-Joseph.

  • Économie -


Dominion Bridge ; fabrication d'acier structural.
V.M.C. Right Track ; fabrication de véhicules à chenilles pour damage de pistes.
Fonderie générale (anodes de zinc de la compagnie Falconbridge, anciennement Noranda)
Rolls Royce Canada ; 1 650 employés ; fabrication de moteurs d'avions et d eturbines à gaz pour application industrielle

  • Toponymie -


René-Robert Cavelier de LaSalle part de cet endroit à la recherche d'un passage vers la Chine ; il croyait qu'en remontant le fleuve Saint-Laurent, il trouverait ce passage via la rivière Ohio ; le voyage n'ayant rien donné, LaSalle revient à son lieu de départ que, par dérision, les habitants appelèrent La Chine.
Saint-Pierre rappelle le souvenir de Pierre Chevrier (1600-1692), prêtre et écuyer, coseigneur de l'île de Montréal avec Jérôme LeRoyer de la Dauversière.
Summerlea est une contraction de l'anglais Summer signifiant «été», et du vieil anglais lea signifiant «pré» pour «pré d'été».

  • Repères géographiques -


Sur le centre de l'île de Montréal.
Jouxte le lac Saint-Louis et les arrondissements de Dorval-L'Île-Dorval, de Saint-Laurent de Côte-Saint-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest et de LaSalle.

  • Bibliographie -


En ces lieux que l'on nomma «La Chine» (Normand Moussette, archiviste à la Cité de Lachine, Cité de Lachine, 1978).

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