Lacombe (Normand)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Normand Lacombe, 28 ans, découvre que sa femme, Jocelyne Levasseur le trompe avec Roger L'Oiseau ; les amants s'entendent pour faire tuer Lacombe et donnent le contrat à un certain Pierre Simard qui le transmet à Denise Beaudin qui, elle-même, s'adresse à Marcel «Ti-Noir le Ramoneur» Sachetelli ; celui-ci recrute 2 tueurs à gage pour accomplir la besogne.

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Le 1 octobre 1983, à Montréal, Normand Lacombe, ouvre la porte de son appartement de la rue Duff Court et est abattu par les 2 tueurs recrutés par Sachetelli qui avait donné 10 000 $ à Michael Sarandou et avait obtenu une prime de 1 000 $ de la part des amants pour faire tuer Lacombe.
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En 1990, Roger L'Oiseau, que Jocelyne Levasseur avait largué peu après le crime, raconte toute l'histoire à la police.

En 1990, Jocelyne Levasseur est arrêtée, puis est reconnue coupable de meurtre prémédité

Après avoir obtenu l'annulation de ce verdict par la Cour suprême du Canada, Jocelyne Levasseur plaide coupable à l'accusation réduite de meurtre non prémédité et est condamnée à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux.
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Le 15 octobre 1985, vers 23 h 15, l'avocat, Frank Schoofey, un criminaliste notoire, est assassiné à la sortie de son bureau à Montréal.
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Le 14 mars 1998, à Montréal, Richard Chabot, membre du Corps canadien des commissionnaires surveillant dans une maison de transition du Service correctionnel du Canada, sur l'avenue Ogilvy dans le quartier Parc-Extension de Montréal, est assassiné à son pupitre de 3 balles de calibre .357 au thorax ; son agresseur se sauve par la porte arrière de l'établissement.
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Le 17 avril 1998, un vol à main armée est commis à la Caisse populaire Desjardins prés de l'intersection des rues Saint-Laurent et Chabanel à Montréal ; Claude Mailhot, un client de la caisse venait d'y déposer 3 000 $, et était encore dans la succursale ; devant le refus de la caissière de lui remettre le contenu de sa caisse, le voleur menace de tirer sur les clients ; Mailhot demande à caissière de remettre ses 3 000 $ au voleur, la caissière refuse et le voleur tire dans le dos de Mailhot qui deviendra paraplégique et sera condamné à la chaise roulante pour le reste de ses jours.
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Le 18 juillet 1998, Mario Patitucci, 37 ans, est tué d'une balle dans la tête alors qu'il joue au vidéo-poker au Bar Pleine Lune du boulevard Saint-Laurent ; le tueur à gage, qui se dirige vers la porte arrière du bar, y est bloqué par Tuen Huu Tran, 30 ans, qu'il blesse d'un coup de pistolet ; Tran décède de cette blessure le 26 juillet suivant ; l'une des victimes était un associé de Michael «Crazy Mike» Fidanoglou.
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Le 8 août 1998, Michael «Crazy Mike» Fidanoglou se débarrasse d'un revolver Ruger de calibre .357 alors qu'il est pourchassé par la police après voir commis un vol de banque sur la rue Van Horne à Montréal.

Le 12 juillet 2001, à Montréal, Michael Sarandou, qui venait de commettre un vol à main armée dans une banque, transperse de 5 balles l'agent André Leclerc qui le pourchassait ; l'agent Leclerc survit à ses blessures et réintègre le Service de police de Montréal après sa convalescence ; au moment de ce dernier crime, Sarandou, un adepte des drogues dures, venait de purger une peine de 16 ans de prison infligée en 1986 pour 5 vols à main armée et pour avoir tué de 4 balles dans la tête sa maîtresse, Manon Lanthier qu'il venait à peine de connaître.

En 2002, le revolver Ruger .357 trouvé le 8 août 1998 est identifié comme étant l'arme qui avait servi à tuer Richard Chabot le 14 mars 1998 et à blesser Claude Mailhot le 17 avril 1998.

Le 2 avril 2003, Michael «Crazy Mike» Fidanoglou est condamné à la prison à perpétuité après avoir été reconnu coupable de 7 vols de banque à main armée entre 1996 et 1998 et d'avoir infligé une blessure qui a rendu Claude Mailhot paraplégique le 17 avril 1998.

En février 2004, Michael Sarandou est reconnu coupable de vol et de tentative de meurtre sur l'agent Leclerc.

Le 6 octobre 2004, Michael Sarandou avoue le meurtre de Normand Lacombe commis le 1 octobre 1983 et dénonce Marcel «Ti-Noir» Sachetelli à l'escouade des vieux crimes qui appréhende ce dernier ; Sachetelli, alors âgé de 62 ans, est accusé du meurtre prémédité de Normand Lacombe ; Sachetelli plaide coupable à l'accusation réduite de complot pour meurtre et est condamné à 52 mois de prison.

En octobre 2004, la police de Montréal chargée de réexaminer les vieux crimes identifie Michael «Crazy Mike» Fidanoglou et son complice, Michael Sarandou, comme le suspect le plus plausible relativement au décès de Me Schoofey commis le 15 octobre 1985 ; les deux bandits étaient des clients de Me Schoofey.

Le 1 juin 2005, Sarandou, 56 ans, est déclaré délinquant dangereux et condamné à demeurer en prison jusqu'à ce que des psychiatres le déclarent apte à rentrer dans la société civile.

En 2010, malgré de lourds soupçons qui pèsent sur Fidanoglou, la police n'a pas été en mesure de le relier aux meurtres de Normand Lacombe le 1 octobre 1983, de Richard Chabot le 14 mars 1998, ni à ceux de la rue Saint-Laurent, le 18 juillet suivant.

Le 10 juin 2010, la Commission nationale des libérations conditionnelles rejette sa demande de libération conditionnelle.

Alors qu'il se livrait au crime entre 1996 et 1998, Fidanoglou était inscrit en finance à la Concordia University de Montréal.

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