Lapierre (Jean ; Jean-Charles dit Jean.)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de loi (avocat) né en 1956 (7 mai 1956) à Bassin (îles de la Madeleine).

Député du Parti libéral du Canada-PLC (1979-1990), député indépendant (26 juin 1990- 17 décembre 1990) de Shefford, puis député du Parti libéral du Canada-PLC d'Outremont (2004-2007) à la Chambre des communes-Cdesc.
Ministre d'État à la Jeunesse, à la Condition physique et aux Sports amateurs (1984) dans le cabinet de John Napier Turner.
Démissionne du Parti libéral en 1990 à la suite de l'élection de Jean Chrétien comme chef du Parti libéral du Canada qu'il tient responsable de l'échec des accords du lac Meech.
En 1991, avec d'autres députés du Québec à la Chambre des communes, dont Lucien Bouchard, il contribue à la fondation du Bloc québécois qu'il qualifie d'Opposition circonstancielle et temporaire.
En 1992, il démissionne de son poste de député pour entreprendre une carrière d'animateur de radio et de télévision aux réseaux Télémédia, Radiomédia, au réseau francophone TVA et a réseau anglophone CTV ; du 3 octobre 1994 au 1er juin 2000, il coanime, avec Jean Cournoyer, au poste de radio CKAC l'émission Face-à-Face.
En 2004, il retourne à la politique comme lieutenant québécois de Paul Martin, le successeur de Jean Chrétien comme premier ministre du Canada.
Ministre des Transports dans le cabinet de Paul Martin (20 juillet 2004-2 février 2006).
Revient à la radio en janvier 2007 à la station 98.5 FM de Corus Québec.
Le 22 mai 2011, lors de la présentation du rapport de l'Unité anti-collusion du ministère des Transports du Québec, le directeur de cette unité et ancien chef de police de Montréal, Jacques Duchesneau, affirme qu'il a subi de l'intimidation de la part de journalistes qu'il ne nomme pas. Lapierre met Duchesneau en demeure de cesser de le diffamer, puis, le 30 septembre 2011, il intente une action en diffamation de 250 000 $ contre Pierre Sormany, directeur des émissions d'affaires publiques de Radio-Canada et responsable de l'émission Enquête, qui a affirmé sur le réseau social Facebook que l'un des journalistes visés par Duchesneau était «Jean Lapierre, ancien politicien et animateur-choc de TVA et LCN, mais qui offre aussi ses services-conseils en relations publiques et qui a parmi ses clients nul autre que son ami l'entrepreneur Antonio Accurso». À la suite de cet événement, Pierre Sormany prend sa retraite de Radio-Canada. Le 7 octobre 2011, lors de son intervention journalière à l'émission matinale du poste de radio 98.5, Lapierre s'insurge contre une déclaration de madame Fatima Houda-Pépin, députée provinciale de La Pinière, qui souhaite que le nouveau pont qui sera construit pour remplacer le pont Champlain soit financé par le péage de l'industrie du camionnage, ce qu'il considère comme une proposition stupide ; le 8 octobre suivant, les journalistes de La Presse, Fabrice de Pierrebourg, André Noël et Francis Vailles, révèlent que le 8 septembre précédent, Lapierre avait été payé pour livrer une conférence pour l'Association du camionnage du Québec.
Le 6 septembre 2012, le juge Michel Yergeau condamne Pierre Sormany à payer 20 000 $ à Lapierre, jugeant qu'il n'a pas perdu ni son honneur ni sa réputation, mais que l'un et l'autre ont néanmoins été entachés.
Le 29 mars 2016, vers 12 h 40 (heure des îles), 11 h 40 heure de Montréal), l'avion Mitsubishi turbo-prop MU-2B-60 propriété d'Aéro-Teknic dans lequel Jean Lapierre voyage pour se rendre aux funérailles de son père aux Îles-de-la-Madeleine s'écrase dans un champ près de l'aéroport des Îles à Havre-aux-Maisons ; la conjointe de Jean Lapierre, Nicole Beaulieu, le pilote, Pascal Gosselin, le co-pilote, Fabrice Loubarel, Marc Lapierre, Louis Lapierre, deux des frères de Jean Lapierre et Martine Lapierre, sa soeur, périssent avec lui ; selon les ambulanciers, 6 des 7 personnes ont été déclarées mortes sur le site et l'autre est décédée plus tard.
Le 13 juillet 2016, le Bureau de la Sécurité des Transports du Canada publie son rapport préliminaire sur l'incident du 29 mars 2016 ; il y révèle que les commandes de vol, le train d'atterrissage et les systèmes de navigation ne présentaient aucune anomalie mécanique, mais que l'appareil volait trop rapidement et trop haut ; le pilote Pascal Gosselin possédait les licences et les qualifications nécessaires pour effectuer le vol conformément à la réglementation en vigueur et qu'il avait suivi un programme de formation ; il avait aussi accumulé 2 500 heures de vol au total dont 140 au commande de ce type d'avion. Monsieur Loubarel ne pouvait pas piloter l'appareil et il avait été invité à aider le pilote ; le rapport note que l'appareil volait à 90 noeuds plus rapidement que la vitesse standard (240 noeuds au lieu de 150 noeuds) lors de son approche la vitesse de l'appareil est descendue à 175 noeuds, 25 noeuds de plus que la vitesse standard lors de cette opération. (Le Devoir, 14 juillet 2016, page A5)
Le 19 juin 2017, l'Assemblée nationale du Québec décerne à Jean Lapierre à titre posthume sa médaille D'Arcy-McGee de citoyenneté.
Le 10 janvier 2018, selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada-BST, l'avion avait une trajectoire sinueuse lors de l'approche vers la piste d'atterrissage. Il volait trop haut et trop vite, et finalement trop lenrtement. En moins de 10 secondes, tout a basculé, l'appareil a plongé vers la droite et s'est écrasé dans un champ, entraînant dans la mort sept personnes dont l'analyste politique Jean Lapierre. Une série de manoeuvres du pilote a mené à cette tragédie survenue le 29 mars 2016 aux Îles-de-la-Madeleine. Le pilote a pris des risques et a tenté de faire atterrir l'appareil malgré une approche non stabilisée. La présidente du BST estime que les pilotes doivent abandonner l'approche et faire reprendre de l'altitude à leur appareil dès que les conditions d'un atterrissage réussi ne sont pas réunies. Ce sont les erreurs du pilote qui ont mené à la catastrophe; le coroner Martin Clavet qui a ausssi enquêté sur l'accident à conclu que «Ces décès accidentels étaient évitables». Selon Madame Natasha Van Yhemsche du Bureau de la sécuriré des Transports du Canada, «l'avion Mitsubichi MU-2B pose des défis aux pilotes».
Le 10 janvier 2018, le docteur Martin Clavet du Bureau du Coroner, blâme à mots couverts «un état d'esprit, voire une mentalité propre à l'aviation, et qui mène certains pilotes à tenter des atterrissages malgré des conditions dangereuses. Il est essentiel pour un pilote de reconnaître qu'un nouveau plan de vol devient nécessaire lorsque les circonstances changent, écrit-il, après analyse systématique des événements qui ont mené à l'écrasement» du 29 mars 2016.
Le 28 mars 2019, Le Journal de Montréal (page 14) rapporte que la famille de Nicole Beaulieu, l'épouse de Jean Lapierre et la famille de sa soeur, Martine Lapierre intente une poursuite de centaine de milliers de dollars contre la compagnie d'assurance américaine Starnet qui assurait Pascal Gosselin le pilote et proriétaire d'Aéro Teknic qui a aussi péri dans l'accident, l'entreprise responsable propriétaire du petit avion qui transportait Lapierre, son épouse et ses soeurs le 29 mars 2016 ; selon la déclaration de la poursuite, le pilote a commis des fautes et a été négligent dans la planification, la préparation et l'exécution de ce vol et est entièrement responsable de l'écrasement. Selon les demandeurs, le pilote a commis de nombreuses fautes, dont d'avoir conservé une altitude trop élevée pour économiser du carburant, ce qui a retardé la descente, qui s'est donc par la suite effectuée trop rapidement. Ils lui reproche également d'avoir été distrait dans son travail puisqu'il formait Fabrice Labourel, un copilote durant ce vol.

Voir
Québec (province). Crises. Accidents, épidémies et incidents ayant causé plusieurs morts.

  • Publications -


Confessions post-référendaires Les acteurs politiques de 1995 et le scénario du oui (essai historique, avec Chantal Hébert, Éditions de l'Homme, Septembre, 2014)..

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