Mashteuiatsh (réserve amérindienne innue)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 1 306,32 hectares.
  • Langue d'usage - L'innu-aimun.
  • Langue seconde - Le français.
  • Gentilé - Pekuakamiulnuatsh.

Adresse du site de la réserve : www. tipelimitishun.com

  • Éphémérides -


1775 Établissement d'un poste de traite par les marchands anglais, Thomas Dunn et John Gray.
1856 (25 juillet) Établissement de la réserve de Ouiatchouan en remplacement des anciennes réserves des rivières Métabetchouane et Péribonka ; le territoire de cette réserve couvre celui du canton de Ouiatchouan .
1860 Ouverture des registres de la paroisse Saint-Charles-Borromée.
1867 Ouverture d'un poste de traite de la Hudson's Bay Company-HBC.
1875 Fondation de la mission Saint-Charles-Borromée par les oblats de Marie-Immaculée-o.m.i.*.
1876 Ouverture d'un hôpital par le gouvernement fédéral.
1880 Le bureau de poste est appelé Pointe-Bleue.
1889 Construction d'un juniorat des oblats de Marie-Immaculée-o.m.i.* sur une terre de 100 acres.
1910 Établissement de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi-n.d.b.c.*.
1923 La population de la paroisse est de 700 âmes.
1965 (22 mai) Fondation de la Caisse populaire de Pointe-Bleue.
1970 Mise en exploitation d'une scierie par la compagnie Gagnon et Frères de Roberval.
1977 Ouverture du musée amérindien racontant l'histoire des Innus.
1985 La réserve adopte le nom de Mashteuiatsh en remplacement de celui de Ouiatchouan.
1987 La paroisse Saint-Charles adopte le nom de Kateri-Tekakwitha.
1995 La population de la réserve est de 1 749 habitants.
2005 La population de la réserve est de 2 015 habitants.
2007 (15 août) Les élus de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean signent une entente avec les Innus pour la gestion commune des ressources naturelles du territoire ; une commission régionale aura le mandat de gérer l'exploitation et la conservation des ressources naturelles et d'émettre des avis au Gouvernement du Québec à cet égard ; en plus du président nommé conjointement, la commission sera formée de 8 membres dont 6 représentants des élus municipaux et 2 représentants des Innus.
2013 La population de Masteuiatsh est de 1749 habitants.

  • Attraits :


Musée amérindien ; 1787, rue Amishk ; raconte l'histoire et ce que veulent être les Pekuakamiulnuatsh, les Innus du Lac-Saint-Jean tels qu'ils étaient et tels qu'ils sont devenus ; expose les traces d'une civilisation millénaire, l'artisanat traditionnel montagnais, les outils de ce peuple nomade et l'expression contemporaine de la vision autochtone nord-américaine.

  • Patrie :


Gill (Marie-Andrée)

  • Toponymie -


Mashteuiatsh serait issu de Ka Mesta8iats, mot montagnais signifiant «là où il y a une pointe».
Ouiatchouan est issu du mot amérindien Wiadjiwan signifiant, selon certains, «cours d'eau claire» ou, selon d'autres, «on voit sa chute de loin», une allusion à la chute Ouiatchouane.
Pekuakamiulnuatsh, le gentilé, vient de Pekuakami, le nom innu du lac Saint-Jean qui signifie «lac peu profond» ou «lac plat».
Pointe-Bleue est le nom donné à la réserve par les Blancs francophones.
Saint-Charles-Borromée rappelle le souvenir de l'oblat Charles-André Arnault, le premier desservant de la paroisse.

  • Repères géographiques -


Sur le versant gauche du bassin du Saint-Laurent.
Au nord de Roberval.
Au bord du lac Saint-Jean, près de l'embouchure de la rivière Ouiatchouaniche.
Diocèse de Chicoutimi.
Région touristique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Carte 15.

Carte 15 sur Google Maps

28 août 2019
Mis à jour le 27 août 2019 à 20h23
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Langues autochtones: un financement qui diminue
GUILLAUME ROY
Le Quotidien
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Le gouvernement du Canada investit 8,7 millions de dollars dans 48 projets voués aux cultures et aux langues autochtones au Québec. Une subvention de près de 46 000 dollars sera attribuée à Mashteuiatsh pour faciliter l'apprentissage du nehlueun chez les jeunes. Si l'aide financière est appréciée, la communauté innue espère qu'un programme à long terme sera mis sur pied au lieu de miser sur des interventions ponctuelles, afin d'assurer la pérennité de la langue.

En 2016, seulement 15,6 % des Autochtones au Canada se disaient capables de soutenir une conversation dans une langue autochtone, comparativement à 17 % en 2011 et à 21 % en 2006. À Mashteuiatsh, près de 25 % de la population parle encore le nehlueun, la langue innue.

Pour augmenter le nombre de locuteurs, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan a mis sur pied un programme Taht tshishik neluetau (Parlons de plus en plus le nehlueun) pour enseigner la langue aux plus jeunes de la communauté, explique Stacy Bossum, conseiller délégué au patrimoine, à la culture et à la langue. « On a axé le programme pour les plus jeunes il y a trois ans, parce que ce sont les jeunes qui apprennent le plus rapidement et qu'il faut commencer tôt pour avoir un impact durable », explique-t-il, tout en ajoutant qu'un livre a été publié pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans l'apprentissage.

Alors que Mashteuiatsh avait reçu 113 000 et 168 000 dollars lors des deux dernières années, la communauté doit se contenter d'un montant de 46 325 dollars cette année, qui vient tout de même bonifier les 315 000 dollars investis dans la langue et la culture par le conseil de bande. « L'aide financière est toujours appréciée, mais ce n'est pas le montant qu'on a demandé, ajoute ce dernier. De plus, on reçoit toujours la réponse de financement tardivement, ce qui rend la mise en place du programme plus difficile. »

Stacy Bossum espère que la nouvelle loi sur les langues autochtones garantira un financement à long terme des programmes d'apprentissage. « Avec du financement ponctuel, on perd parfois nos ressources humaines clés pour l'enseignement de la langue », ajoute-t-il.

Au cours des prochaines années, les choses pourraient s'améliorer, car le budget fédéral de 2019 prévoit 333,7 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2019-2020, et 115,7 millions de dollars par année par la suite pour la mise en oeuvre de la Loi sur les langues autochtones.

« Les langues autochtones font partie intégrante de l'identité de notre pays. Elles jouent un rôle important dans la transmission de la culture, soutient Pablo Rodriguez ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme. La plupart des langues autochtones au Canada sont considérées en danger, et nous reconnaissons l'importance de les préserver. Le gouvernement du Canada est fier d'offrir un appui financier aux projets qui permettent aux peuples autochtones au Québec de se réapproprier et de revitaliser leurs langues, ou encore de promouvoir leur patrimoine culturel. De plus, les projets annoncés aujourd'hui s'inscrivent parfaitement dans l'esprit de la Loi sur les langues autochtones, qui est entrée en vigueur le 21 juin dernier. »

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, deux autres projets seront subventionnés par le Programme des Autochtones, qui vise la préservation et la revitalisation des langues et cultures autochtones par l'intermédiaire de projets et d'activités communautaires.

L'Université du Québec à Chicoutimi reçoit ainsi 111 245 dollars pour des ateliers d'initiation aux langues innue et atikamekw, et la Boîte Rouge VIF, organisme autochtone à but non lucratif qui a pour mandat la préservation, la transmission et la valorisation des patrimoines culturels communautaires, par une approche de concertation et de co-création, recevra 85 876 dollars pour le projet « Redonner une musicalité aux objets ».

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