Montréal-Est (municipalité de ville)

Un article de la Mémoire du Québec (2018).

  • Superficie - 12,36 km2.
  • Gentilé - Montréalais, aise-de-l'Est.


  • Éphémérides -


1910 (4 juin) Constitution de la municipalité de Montréal-Est par détachement de celles de Pointe-aux-Trembles et de Rivière-des-Prairies ; son fondateur et premier maire (1910-1930) est Joseph Versailles (1881-1931).
1911 Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Montreal East.
1919 (25 octobre) Érection canonique par détachement de celle de Pointe-aux-Trembles et ouverture des registres de la paroisse Saint-Octave.
1921 Fondation de la Caisse populaire de Saint-Octave de Montréal-Est.
1925 Liquidation de la Caisse populaire de Saint-Octave.
1929 Construction de l'usine de la Canadian Copper Refiners par la compagnie Noranda Mines.
1941 Parce que des sous-marins (U-Boats) allemands patrouillant le golfe du Saint-Laurent, la compagnie Montreal Pipe Line Ltd construit un pipeline souterrain de 12 pouces de diamètre et d'une longueur de 379 km entre Portland, Maine, et Montréal pour assurer un approvisionnement sécuritaire de pétrole brut aux raffineries de Montréal-Est.
1950 La Montreal Pipe Line installe un second pipeline de 12 pouces de diamètre entre Portland, Maine et Montréal-Est pour alimenter les 6 raffineries qui s'y trouvent.
1956 (29 décembre) Fondation de la Caisse populaire Montréal-Est.
1961 La population est de 5 900 habitants. Le développement de l'industrie pétrolière dans les provinces des Prairies place le Gouvernement du Canada devant un dilemne : ou bien le pétrole des Prairies alimentera la totalité des raffineries canadiennes ou bien les Prairies exporteront aux États-Unis ce que les provinces de l'ouest ne pourront consommer. Le Gouvernement tranche en tirant une ligne qui suit le parcours de la rivière des Outaouais ; à l'ouest de cette ligne le pétrole viendra des Prairies, à l'est, il viendra de l'étranger (en 2010, Algérie, Angola et puits britanniques de la mer du Nord) via le pipeline Portland-Montréal.
1965 La Montreal Pipe Line installe un troisième pipeline, celui-ci de 24 pouces de diamètre, entre Portland, Maine, et les raffineries de Montréal-Est.
1969 (Décembre) Une loi de l'Assemblée nationale ordonne, entre autres, la création de la Communauté urbaine de Montréal-CUM et l'intégration à cette communauté de toutes les municipalités de l'île de Montréal, de l'île Bizard et de l'île Dorval. Constitution de la Communauté urbaine de Montréal-CUM par une loi de l'Assemblée nationale.
1979 Création de la compagnie Pétromont une société en commandite formée par les compagnies privées Gulf Canada et Union Carbide et la Société générale de financement du Québec qui investissent 34 M $ pour acheter les installations de fabrication d'éthylène appartenant aux 2 compagnies privées partenaires dans Pétromont.
1982 (Août) La raffinerie de British Petroleum-BP achetée par Petro-Canada annonce qu'elle cessera l'exploitation de sa raffinerie et la mise à pied ses 300 employés.(Octobre) La compagnie Texaco annonce qu'elle cessera l'exploitation de sa raffinerie et la mise à pied de ses 380 employés.
1983 (Mars) La compagnie Esso annonce qu'elle cessera l'exploitation de sa raffinerie et la mise à pied de ses 400 employés.
1985 (27 décembre)
Le Gouvernement du Canada (Investissement Canada) ne s'oppose pas à l'intention de la compagnie Ultramar d'acquérir les actifs de Gulf Canada, ce qui entraînera la fermeture de la raffinerie de Gulf Canada à Montréal-Est et la perte de 450 emplois. (28 décembre) Les gouvernements de Québec et d'Ottawa injectent 110 M $ dans la compagnie Pétromont et en assurent la survie pour une période de 3 ans pour atteindre la rentabilité.
1987 Pétromont annonce des investissements de 200 M $.
1990 La population de Montréal-Est est de 3 592 habitants.
1991 Pétromont se tire d'une situation de faillite.
1992 Pétromont se tire d'une situation de faillite.
2000 La population de Montréal-Est est de 3 409 habitants. (20 décembre) Sanction de la Loi portant réforme de l'organisation territoriale municipale des régions métropolitaines de Montréal, de Québec et de l' Outaouais*adoptée par l'Assemblée nationale le même jour; cette loi ordonne, entre autres, la fusion de toutes les municipalités de l'île de Montréal (Anjou, Baie-D'Urfé, Beaconsfield, Côte-Saint-Luc, Dollard-Des-Ormeaux, Dorval, Hampstead, Kirkland, Lachine, LaSalle, Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord, Montréal-Ouest, Mont-Royal, Outremont, Pierrefonds, Pointe-Claire, Roxboro, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Saint-Pierre, Senneville, Verdun et Westmount) et des municipalités de L'Île-Bizard et de L'Île-Dorval pour constituer la nouvelle ville de Montréal.
Les territoires des municipalités de Rivière des Prairies, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est seront réunis pour constituer l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles de la nouvelle ville de Montréal.
2001 (4 novembre) Élection du conseil de la future nouvelle ville de Montréal. (31 décembre) Toutes les villes fusionnées cessent d'exister.
2002 (1 janvier) Naissance de la nouvelle ville de Montréal.
2004 Les francophones de la municipalité compte pour 87 % de la population totale. (20 mai) Les contribuables de l'ancienne municipalité de Montréal-Est (36,02 %) signent les registres demandant la tenue d'un référendum visant à démembrer la ville de Montréal et à devenir une entité municipale distincte des autres municipalités de l'île. (20 juin) Référendum sur le démembrement de Montréal ; le vote pour la séparation devant atteindre 50 % + 1 des électeurs ayant voté et représenter au moins 35 % des électeurs inscrits, Montréal-Est obtient sa séparation de Montréal avec une majorité de 82,79 % représentant 45,16 % des électeurs inscrits.
2005 La population de Montréal-Est est de 3 887 habitants.
2006 (1 janvier) La municipalité de Montréal-Est retrouve son statut de ville indépendante.
2008 (12 février) La compagnie Pétromont, propriété de la compagnie Dow Chemicals (50 %) et de la Société générale de financement du Québec (50 %), cesse l'exploitation de ses usines de Varennes et de Montréal-Est ; cette décision entraîne la mise à pied d'environ 325 personnes dont 176 syndiqués le 30 avril suivant.(Mars) La compagnie PTT Poly Canada propriété de la compagnie Shell et de la Société générale de financement du Québec annonce la cessation de son exploitation.(9 juillet) La direction de Shell Canada annonce la mise en vente de sa raffinerie et la possible mise à pied de ses 550 employés.
2010 La population de Montréal-Est est de 3 836 habitants. (7 janvier) La compagnie Shell annonce la fermeture définitive de sa raffinerie (130 000 barils par jour) et la mise à pied de tous ses employés ; le salaire moyen des employés de Shell se situe à 80 000 $/année ; au-delà de 2 000 salariés d'entreprises dépendant des emplois à la compagnie Shell sont susceptibles d'être affectés par cette fermeture. Un comité est formé sous la présidence de Michael Fortier pour tenter de trouver un acheteur de la raffinerie de Shell ; il obtient que le démantèlement qui devait commencer le 1 juin 2010 soit retardé, puis que la compagnie Shell lui montre ses états financiers. Après la fermeture de Shell, il ne restera que la raffinerie de Suncor Energy (160 000 barils par jour) qui est propriétaire et alimente les stations Petro-Canada. (25 avril) Une société de l'Alberta, la Enbridge Inc. en coentreprise avec la compagnie Montreal Pipe Line avance l'idée de renverser le flot du pétrole pour envoyer le pétrole des sables bitumineux vers les raffineries des États-Unis. (11 mai) Trois entreprises (inconnues) manifestent un certain intérêt à acquérir les installations de Shell. (17 mai) La Royal Duch Shell émet un communiqué de son bureau de Calgary qui annonce que sa raffinerie de Montréal-Est (130 000 barils par jour) cessera ses activités en septembre et que à la fin de l'année, le site commencera à être converti en dépôt et terminus de distribution ; il semble que Shell n'ait reçu aucune offre valable pour sa raffinerie. (4 juin) Après avoir reçu 2 offres jugées non satisfaisantes, Shell annonce qu'elle commencera à démanteler ses installations comme elle l'avait annoncé le 17 mai. Comme Shell et Suncor (Petro-Canada) partagent le coût du pipeline Portland/Montréal-Est, on craint que Suncor abandonne également sa raffinerie au lieu d'assumer seule le coût du pipeline à moins que le projet de la Enbridge Inc. et la Montreal Pipe Line avancé le 25 avril 2010 ne voit le jour. (14 juin) La Royal Dutch Shell annonce que le processus de vente de sa raffinerie est terminé. (16 juin) La compagnie Delek U.S. Holdings Inc. qui exploite une raffinerie au Texas, offre 150 M $ pour racheter la raffinerie de Shell ; une offre précédente avait été rejetée par le propriétaire. (17 juin) Considérant que le comité de survie comme un irritant, Shell demande au comité présidé par Michael de cesser ses activités afin de ne pas nuire aux négociations qu'elle poursuit avec Delek U.S. Holdings ; le comité accepte de se saborder. (30 juin) La compagnie Shell ayant refusé la dernière offre faite par Delek U.S. Holdings, cette dernière abandonne son projet d'acheter la raffinerie et les stations de Shell dans l'est du Canada. (2 juillet) Malgré les demandes répétées du Syndicat des travailleurs de Shell et de la FTQ, la compagnie Shell annonce que dès le mois de septembre, elle commencera le processus de conversion de son usine en centre de distribution qui n'emploiera que 25 salariés et que ses 500 autres salariés seront mis à pied définitivement. (7 juillet) Une injonction intérimaire de la Cour supérieure interdit à la compagnie Shell de commencer le démantèlement de sa raffinerie parce que, selon le Syndicat de ses employés, elle ne respecte pas l'article 15 de la Loi sur les produits et équipements pétroliers du Québec qui requiert la permission du ministre des Ressources naturelles et de la faune pour le démantèlement d'une raffinerie ; la compagnie affirme qu'elle se conformera à l'injonction, mais qu'elle a déjà demandé ladite permission au ministre. (16 juillet) Le Syndicat obtient une prolongation de l'injonction jusqu'au 10 septembre. La compagnie Shell publie un historique des péripéties qui se sont déroulées depuis qu'elle a décidé qu'elle ne voulait pas faire un investissement de 600 M $ pour moderniser sa raffinerie ; elle indique que au moins 100 entreprises ont manifesté un intérêt et qu'une seule d'entre elles avait présenté une offre sérieuse qui ne rencontrait pas cependant son objectif ; Shell réitère son intention de commencer la transformation de la raffinerie en un terminal d'importation ; la dernière livraison de pétrole devrait avoir lieu en août 2010 et le démantèlement devrait commencer en novembre. (2 août) La compagnie Shell et la compagnie Delek U.S. Holdings annoncent conjointement que leurs discussions sont terminées et qu'il n'y aura pas de transaction entre elles sur la vente de la raffinerie.
(17 septembre) Le juge Yves Poirier de la Cour supérieure rejette la demande d'injonction formulée par le Syndicat des employés de Shell qui voulait ainsi empêcher la compagnie de démanteler sa raffinerie. (Octobre) La compagnie Shell cesse l'exploitation de sa raffinerie. (30 novembre) Près de 300 travailleurs de la raffinerie Shell quittent leur travail pour la dernière fois.
2011 (27 juin) Le ministère des Ressources naturelles du Québec donne le feu vert au démantèlement de la raffinerie Shell ; l'opération durera 8 ans.

  • Patrie -


Jean-Paul Beaudry.

  • Économie -


Raffineries de pétrole.

  • Toponymie -


Montréal est emprunté à l'île de Montréal.

  • Repères géographiques -


Sur le sud-est île de Montréal, bornée par les municipalités de Montréal et de Anjou.

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