Montréal (municipalité de ville). Expo 67

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Exposition universelle et internationale tenue à Montréal du 27 avril au 27 octobre 1967.

Soixante-trois nations, toutes les provinces canadiennes et plusieurs États des États-Unis y participent.
Plus de 51 millions de visiteurs franchissent les portes d'entrée pour y visiter les pavillons construits sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame au milieu du fleuve Saint-Laurent en face de Montréal.
Le thème de l'exposition est «Terre des hommes».
Des pays arabes, après avoir érigé leurs installations, se désistent en raison de la guerre dite des «Six Jours» qui les oppose à Israël.

Buckminster Fuller est l'architecte du pavillon des États-Unis, le dôme géodésique qui perdra son recouvrement de plastique mais conservera sa structure tubulaire et deviendra après l'expo la biosphère de Montréal ; le Musée de l'Environnement du Canada s'y installera en 1995, mais le gouvernement conservateur de Stephen Harper l'abandonnera en 2012.
Le pavillon de la Russie avait été érigé par le consortium italien FEAL et il a été démantelé et réinstallé en Russie après L'expo. Le pavillon de la France a été transformé pour loger le Casino de Montréal.

Construction des îles :

L'île Notre-Dame, l'île Ronde et la jetée McKay

Comment faire les îles? La drague de la compagnie McNamara suce, sans grand succès, le sol meuble en aval de l'île Ronde ; des camions chargent le sol de couverture de la carrière Miron au nord de l'autoroute métropolitaine ainsi que les résidus du perçage du métro de Montréal, puis les transportent jour et nuit en passant par la rue Delorimier et le pont Jacques-Cartier. Ce pont est gravement endommagé par le passage répété de camions lourdement chargés. On croit que le remplissage prend beaucoup trop de temps. Le Groupe Désourdy a trouvé sa solution et soumet au maire un prix beaucoup plus bas que celui qui a été payé jusque-là, et la garantie de réalisation, mais se garde bien de dire à quiconque comment il y arrivera. Personne ne croit qu'à ce prix, il sera possible de terminer les îles à temps pour la construction des pavillons. La solution Désourdy? Prendre le remblai dans le lit du fleuve que son ingénieur Comtois connaît bien pour avoir travailler à la construction de la voie maritime du Saint-Laurent. On érige des batardeaux pour créer des enclaves temporaires pour retenir les eaux et extraire à l'intérieur autant de pierre qu'on a besoin et la transporter sur une courte distance, sans déranger personne; l'un de ces batardeaux est érigé près du pont Victoria sur la rive droite du fleuve, et l'on crée l'île Notre-Dame, un autre est érigé près du pont Victoria sur la rive gauche et l'on complète la jetée McKay ; on fait la même chose près de l'île Ronde en aval de l'entrée de la voie maritime pour compléter la Ronde.


1965


(16 décembre, 12 h 50) Une section de coffrage de l'une des voûtes en construction de l'échangeur Turcot qui venait de recevoir 1 600 tonnes de béton liquide cède et engloutit des travailleurs dans le béton ; bilan : 7 morts (6 d'origine italienne et 1 d'origine polonaise) et 6 blessés, tous des ouvriers de la construction employés par la compagnie Dominic Supports & Forms spécialisée dans la fourniture et l'installation de coffrages à béton ; l'enquête du coroner présidée par le juge Jacques Trahan conclut à des décès accidentels sans responsabilité criminelle ; le coroner conclut cependant que l'entrepreneur n'a pas assumé ses responsabilités alors qu'une personne non identifiée avait modifié sur le chantier le plan de travail approuvé au préalable et que le gestionnaire n'avait pris aucune mesure pour rectifier la situation.

1967(27 avril) Inauguration de l'Exposition universelle et internationale de 1967-Expo 67.

(24 juillet) À la fin d'une allocution prononcée sur le balcon de l'hôtel de ville de Montréal dans le cadre de sa visite de l'Expo 67, le général Charles de Gaulle, président de la France, s'écrie «Vive le Québec, vive le Québec libre et, vive la France!»; ces mots lui attirent les foudres du premier ministre du Canada, Lester B. Pearson, et le général quitte le Canada, le 26 juillet, sans passer par Ottawa comme originellement prévu.
(27 octobre) Clôture de l'Exposition universelle et internationale de 1967.

Références -

The Best Place to Be : Expo 67 and its Time (Allen Lane)
La Petite histoire d'Expo 67 (Yves Jasmin, Québec/Amérique, 1997)

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