Montréal (municipalité de ville). Scandales. Affaire du Stade Olympique. (Ville de Montréal)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Montréal (municipalité de ville). Scandales. Affaire du Stade Olympique. (Ville de Montréal) (J) (P) (ASC)


Superficie du parc - 117,85 acres.

Complexe Stade-Mât-Centre de natation -

Stade -

Érigé pour recevoir les Jeux olympiques de 1976, le stade de la rue Pierre-de-Coubertin a été conçu par l'architecte français Roger Taillibert ; le stade n'a pas pu être complété à temps pour les Jeux olympiques à cause de la complexité du design et des travaux de construction. Peut accueillir près de 44 000 spectateurs lors des matchs de base-ball.

Forme elliptique avec des axes de 292 m et 180 m, le Mât étant exclu.

486 m de longueur de l'extrémité ouest de sa console la plus éloignée à l'extrémité est du Mât ; en comparaison, l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie pourrait tenir dans l'ouverture du toit du stade, à l'intérieur de l'anneau technique.

Six niveaux de gradins (56 549 sièges) reposent sur 34 consoles autostables, auxquelles s'ajoutent 4 consoles tronquées posées à la base du mât, qui supportent également la couverture fixe.

Les consoles, de dimensions inégales et distancées entre elles de 20 m au maximum, présentent des porte-à-faux pouvant atteindre 50 m et laissant une ouverture de 18 000 m2 sur le ciel; elles sont assemblées à partir de 1 500 éléments préfabriqués en béton d'un poid pouvant atteindre 120 t chacun ; réunies au centre entre elles par les éléments de l'anneau technique où sont dissimulés les systèmes techniques du stade (éclairage, ventilation, chauffage et climatisation).

Précontrainte et postcontrainte du béton
Aire de jeux (26 570 m2)
131 124 m2 de surface aménagée sous les gradins.

Coût estimé octobre 1972 :106,5 M $ (avec mât et toiture mobile)
Coût réel octobre 1976 :612,1 M $ (sans mât ni toiture mobile)
Écart:505,6 M $




Coût du stade avec son toit actualisé au 31 octobre 1991 : 686 029 921 $

Mât -

La plus haute tour penchée du monde. Sa base abrite les piscines olympiques. Forme définie à partir d'un appui tripode et d'une hauteur de 168 m (même que l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie) au dessus du niveau de la rue Pierre-de-Coubertin, dont le sommet présente un porte-à-faux de 65 m par rapport à sa base longue de 200 m ancrée à des profondeurs atteignant 45 m ; la tour vide en son centre comporte 18 étages dont les superficies varient de 186 m2 à 4 645 m2 sur des hauteurs variant de 5,2 m à 12 m, ainsi qu'une alvéole de 120 m de hauteur pour loger le toit rétractable du stade ; une terrasse de 743 m2 aménagée au sommet est atteinte par un funiculaire qui, glissant sur la dorsale du mât, peut transporter 1 000 personnes à l'heure.

Coût du mât actualisé au 31 octobre 1991 : 188 598 179 $

Centre de natation -

Situé à la base du mât sous une voûte formées par les 3 points d'appui du mât.

21 360 m2 répartis sur 5 niveaux et aménagés pour les 6 bassins ou piscines, les services techniques, les vestiaires et les gradins pouvant accueillir 9 200 personnes dont 3 000 dans les gradins permanents.

Coût du Centre de natation actualisé au 31 octobre 1991 : 56 995 158 $

Stationnements Pie-IX et Viau -

Superficie totale : 197 000 m2

Stationnement Pie-IX : 145 000 m2 (3 800 voitures) répartis sur 4 niveaux.
Stationnement Viau : 52 000 m2 (1 500 voitures ou 500 voitures et 200 autobus) répartis sur 2 niveaux.

Coût des stationnements actualisé au 31 octobre 1991 : 110 241 657 $

Vélodrome -
Voûte en forme de coque formée de 6 poutres en arcs dont les extrémités viennent s'appuyer sur 4 butées massives en béton ancrées dans le roc au moyen de tirants; le poids de cette voûte est de 41 000 tonnes ; chacune des poutres est constituée de pièces préfabriquées différentes les unes des autres.

Les arcs de la voute franchissent 187 m au sol sans point d'appui intermédiaire.

L'une des structures les plus complexes et les plus longues au monde en 1980.

Coût estimé d'octobre 1972 :16,8 M $
Coût final d'octobre 1976 : 74,5 M $
Écart :57,7 M $




Coût du Vélodrome actualisés au 31 octobre 1991 : 83 351 664 $

Coût de la conversion du Vélodrome en Biodôme : 26 848 832 $

Centrale thermique -

Construite sous terre à l'extrémité du stationnement Viau.

Coût de la Centrale thermique actualisé au 31 octobre 1991 : 5 279 157,00 $

Viaduc de la rue Sherbrooke -

  • Longueur: 152,4 m; largeur variable de 35,7 à 52, 5 m pour une superficie de 6 889 m2; relie le parc olympique au parc Maisonneuve.


Coût estimé d'octobre 1972 :3 600 000 $
Coût final d'octobre 1976 : 13 830 000 $
Écart :10 230 000 $




Aménagements extérieurs -
464 515 m2

Paysager : bassins d'eau et fontaines, dalles promenades et terrasses et espaces verts

Sportifs : piste d'entraînement (400 m) flanquée de gradins de 1 200 places.

Stade Saputo -

Construit en 2008 à l'angle des rues Viau et Sherbrooke avec la contribution de la famille Saputo. Conçu spécifiquement pour le soccer.

15 000

Personnes décédées dans des accidents de travail au cours de la construction des installations olympiques:

Bolduc, Marcel (13 mars 1974)
Lesage, Jean-Marie (29 août 1975)
Lorne, Richard (19 décembre 1975)
Rizzi, Lévis (25 janvier 1976)
Breton, Benoît (17 février 1976)
Fortin, Bertrand (17 février 1976)
Harvey, Zavier (17 février 1976)
Neveu, Paul-Émile (17 février 1976)

  • Éphémérides -


1969
(4 décembre) Le maire de Montréal, Jean Drapeau, présente la candidature de Montréal pour les Jeux olympiques de 1976 et annonce que leur tenue coûtera 120,5 M $ (80 M $ en immobilisation ; Stade : 50 M $ ; Vélodrome : 2 M $ ; Bassin olympique : 2 M $ ; Centre de natation : 8 M $) et 40,5 M $ pour les frais d'organisation) ; le plan prévoyait un Village olympique et le centre de presse de 120 M $.
1970
(11 février) La ville retient les services de la firme d'architectes Webb, Zerafa, Menkes pour la préparation d'études concernant l'aménagement complet du projet Olympiades 1976.
(12 mai) Montréal est choisie pour organiser et tenir la XXIième olympiade d'été du 17 juillet au 1 août 1976 au deuxième tour d'un vote de 41 voix pour Montréal contre 28 voix pour Moscou ; le maire réévalue les coûts des installations sportives (complexe Stade-Vélodrome-Mât-Centre de natation) à 120 M $.
1971
(17 mars) Première rencontre de Charles-A. Boileau, directeur du Service des Travaux publics de la ville de Montréal et de l'ingénieur de la ville de Montréal, Claude Phaneuf, avec l'architecte français, Roger Taillibert, l'architecte du Parc des Princes à Paris.
(20 mars) L'Association olympique canadienne crée le Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976.
(3 mai) Le maire Drapeau annonce qu'une partie du parc Maisonneuve a été choisie comme emplacement des installations olympiques.
(31 mai) Le maire Drapeau rencontre Roger Taillibert à Paris.
(3 août) Roger Taillibert fait une présentation audio-visuelle sur le parc des Princes devant les professionnels du service des Travaux publics de la ville de Montréal.
(28 octobre) Le Laboratoire de contrôle et de recherche de la ville est requis d'effectuer des sondages pour établir les principales caractéristiques du sol et du sous-sol du Parc olympique.
(26 novembre) Montréal est choisie comme site des Championnats du monde de cyclisme d'août 1974.
1972
(Janvier) Roger Taillibert soumet les plans préliminaires du Parc et du Stade olympiques.
(7 mars) Roger Rousseau, ambassadeur du Canada au Cameroun, est nommé président du Comité organisateur et commissaire général des Jeux de la XXIe olympiade.
(6 avril) Le maire Drapeau présente le programme d'aménagement et la maquette des installations olympiques comprenant un stade, un mât, un centre de natation et un vélodrome sans toit, puis il présente le concepteur du projet, Roger Taillibert.
(15 août) Le gouvernement fédéral estime que les 120 M $ prévus par la ville comme coût des Jeux olympiques sont irréalistes et qu'ils seront plus près de 500 M $.
(24 novembre) Le Comité organisateur des jeux olympiques présente au gouvernement fédéral un budget de 310 M $ dont 250 en immobilisation dont entre autres 106,5 M $ pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation, 16,8 M $ pour le Vélodrome, 15 M $ pour les stationnements souterrains, 12 M $ pour les aménagements extérieurs, 10 M $ pour le viaduc Sherbrooke et 72 M $ pour les installations à l'extérieur du Parc olympique.
1973
(23 janvier) Le gouvernement fédéral avise le gouvernement du Québec que, selon lui, les jeux se solderont par un déficit de 172 M $ et qu'il n'entend pas le combler, ni en tout, ni en partie, et que c'est à cette condition qu'il proposera une loi sur l'autofinancement des jeux.
(31 janvier) Le gouvernement du Québec, la ville de Montréal et le Comité organisateur assurent le gouvernement fédéral que s'il y avait déficit, il n'aura pas à participer à le combler.
(2 février) Le premier ministre du Canada annonce que son gouvernement déposera un projet de loi sur l'autofinancement des Jeux olympiques.
(16 mars) La division du Parc olympiques est créée au sein du département des travaux publics de la ville de Montréal, Claude Phaneuf en est nommé directeur, André Daoust en devient architecte, et un appel d'offres est lancé pour l'excavation générale du Parc olympique.
(21 mars) Création du Comité de contrôle des Jeux olympiques par le gouvernement du Québec qui, ayant assuré le gouvernement fédéral qu'il ne lui demanderait pas d'assumer une partie du déficit olympique, voulait lui-même être en mesure d'éviter qu'il y en ait un.
(24 avril) André Daoust, architecte du projet, engage Roger Taillibert comme architecte-conseil. L'entreprise conjointe Désourdy Construction-Simard-Beaudry-Dumez (Canada) obtient le contrat d'excavation générale.
(28 avril) Début des travaux d'excavation pour les principaux édifices du Parc olympique.
(11 mai) Engement des premiers ingénieurs-conseils pour le Vélodrome, puis pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(29 juin) Appel d'offres pour la construction du Vélodrome. Engagement de 5 firmes d'ingénieurs-conseils : Trudeau, Gascon, Lalancette pour la structure du vélodrome, Bouthillette, Parizeau pour la mécanique et l'électricité du vélodrome, Régis Trudeau et associés pour la structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation, Pageau, Morel pour la mécanique du complexe Stade-Mât-Centre de natation, et Scharry, Ouimet pour l'électricité du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(27 juillet) Sanction de la Loi concernant les Jeux olympiques d'été de 1976 par le gouverneur général du Canada ; cette date constitue le début officiel des travaux d'aménagement des installations olympiques ; la loi autorise la vente de monnaie olympique, de timbres olympiques et l'établissement d'une loterie olympique canadienne.
(24 août) La construction du Vélodrome est confiée à la compagnie Charles Duranceau Ltée qui commence les travaux pour un prix de 12,3 M $.
1974
(9 janvier) Le bureau d'ingénieurs Régis Trudeau et Associés, responsable du complexe Stade-Mât-Centre de natation, obtient le contrat pour la structure des stationnements Viau et Pie IX.
(13 mars) Tragédie mortelle ; accident de travail ; un travailleur, Maurice Bolduc, se tue en tombant d'un échafaud.
(30 avril) Le bureau français Europe-Études est engagé pour travailler aux plans de structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(3 mai) Constatant que la construction du Vélodrome ne sera pas terminée à temps pour la tenue des Championnats du monde de cyclisme du 14 au 25 août, la ville commence les travaux d'anénagement d'un vélodrome temporaire sur le campus de l'Université de Montréal.
(15 mai) Le maire Drapeau accepte le projet du promoteur Joseph Zappia pour le Village olympique; le concept est inspiré de la marina de la Baie-des-Anges, près de Nice (France) et le prix estimé est de 30 M $.
(30 mai) Le Comité exécutif de la ville de Montréal obtient du Conseil la dispense de recourir aux soumissions publiques pour les contrats relatifs aux installations olympiques.
(16 juillet) La maison Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et associés est choisie comme mandataire-coordonnateur dans le Parc olympique à l'exception du Vélodrome.
(1 août) Formation d'un consortium des firmes Régis Trudeau et Associés (RTA), Asselin, Benoît, Boucher, Ducharme, Lapointe Inc (ABBDL) et Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés (TGL) sous le nom de Consultants du Stade de Montréal (CSM) qui est engagé le jour même par la ville. L'entreprise conjointe Désourdy/Charles Duranceau est engagée comme gérant des travaux pour le Parc olympique à l'exception du Vélodrome ; le mandat consiste «à gérer et réaliser les travaux de construction du projet afin d'assurer qu'ils soient complètement terminés le 6 juin 1976».
(14 au 25 août) Tenue des Championnats du monde de cyclisme dans un vélodrome temporaire érigé sur le campus de l'Université de Montréal.
(25 août) Début des travaux d'excavation pour les fondations des consoles du Stade.
(1 octobre) Octroi à la compagnie Shockbeton du contrat de préfabrication des éléments composant les voussoirs des consoles, bas-fléaux, sections de l'anneau technique, goulottes, poutres triangulaires, poutres biaises et cages d'ascenseurs; la compagnie construit à Saint-Eustache une usine dont l'infrastructure et l'équipement (13 M $) sont payés par la ville de Montréal et la superstructure (465 000 $) est payée par Shockbeton, l'équipement devant demeurer la propriété de la ville et la bâtisse rachetée par Shockbeton au prix de 300 000 $.
(20 novembre) Importante grève des ferrailleurs (poseurs d'acier d'armature du béton) ; les travaux de bétonnage sont arrêtés sur le site du Parc olympique et sur celui de l'usine de Shockbeton.
1975
(Janvier) De récentes évaluations établissent à 580 M $ le coût de réalisation des installations olympiques.
(20 janvier) Fin de la grève des ferrailleurs. On commence à douter de la capacité de finir le stade avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 17 juillet 1976.
(25 avril) Réception des premiers éléments de béton préfabriqué par Shockbeton et montage du premier voussoir de la console 5.
(8 mai) Importante grève des travailleurs de la construction de la province.
(26 mai) Fin de la grève des travailleurs de la construction.
(29 août) Tragédie mortelle; accident de travail ; une poutre du stade en construction tombe ; bilan : 1 mort, Jean-Marie Lesage, et 5 blessés.
(20 octobre) Importante grève des travailleurs affectés à la construction des édifices du Parc olympique.
(26 octobre) Entente entre la ville de Montréal et la FTQ-Construction qui met fin à la grève sur le chantier.
(4 novembre) Pose du premier élément de l'anneau technique du Stade.
(11 novembre) Quatre des cinq membres du Comité de contrôle des Jeux olympiques alertent le gouvernement du Québec sur la possibilité que les installations olympiques ne soient pas prêtes pour le moi de juin 1976.
(20 novembre) Création de la Régie des installations olympiques par l'Assemblée nationale ; cette régie devra prendre charge du parachèvement des installations olympiques ; l'architecte français Roger Taillibert est banni du chantier de construction.
1976
(1 janvier) Début de l'installation des murs vitrés et de la piste du Vélodrome.
(25 janvier) Tragédie mortelle ; une planche chute et blesse mortellement Levio Rizzi.
(8 février) Fin de l'assemblage de la dernière des 34 consoles du Stade.
(17 février) Tragédie mortelle ; accident de travail ; chute de 2 voussoirs de la demi console ancrée à la tour ; bilan : 4 morts, Benoît Breton, Bertrand Fortin, Xavier Harvey et Paul-Émile Neveu, tous employés de la compagnie Dominion Bridge. Fin de l'enlèvement des échafauds qui soutiennent la voûte du Mât et début des travaux d'aménagement des piscines.
(29 mars) Pose du dernier segment de l'anneau technique.
(6 avril) La Régie des installations olympiques reçoit le mandat de terminer les installations du Village olympique.
(7 avril) Les grues sont évacuées du Stade pour permettre la pose du gazon.
(15 avril) Fin du bétonnage du Centre de natation.
(15 mai) Fin de la construction du Village olympique.
(5 juin) Tous les sièges du Centre de natation et 60 % des sièges du Stade sont posés.
(6 juin) Fin de la construction de la station de métro Pie-IX.
(13 juin) Le Comité organisateur des jeux olympiques prend possession du Stade.
(23 juin) Le Village olympique ouvre ses portes.
(9 juillet) Fin des travaux de construction du Stade dont la tour reste tronquée à 59 m du sol au lieu de 175 m comme prévu à la maquette originale.
(16 juillet) Fin de la pose du gazon extérieur.
(17 juillet) Ouverture officielle des Jeux de la XXIe Olympiade.
(31 juillet) Cérémonie de clôture des Jeux de la XXIe Olympiade.
(26 septembre) Première partie de football des Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football.
1977
(24-27 février) Tenue du premier salon commercial au Vélodrome : le Salon de la moto.
(15 avril) Les Expos de Montréal jouent leur premier match dans le stade devant 57 592 spectateurs.
(Automne) Après des mois de débats, un comité recommande au Gouvernement de couvrir le stade d'un toit permanent installé au coût de 40 M $ ; le gouvernement décide de s'en tenir aux plans originaux de l'architecte français Roger Taillibert, à un coût évalué à 100 M $.
1980
Les Expos de Montréal déménagent leur domicile dans le stade.
(5 juin) Le juge Albert Malouf dépose son rapport sur les coûts de la XXIe olympiade de 1976 ; il blâme sévèrement le maire de Montréal, Jean Drapeau, et l'architecte français Roger Taillibert.
1986
(29 août) Explosion suivie d'un incendie dans la tour en construction au cours d'un match de baseball qu'on doit annuler.
(19 septembre) Un coin d'acier tombe de la tour dans le champ de baseball au cours d'une partie; les dommages sont évalués à 1 M $.
(25 octobre) Des étincelles causées par la torche d'un soudeur tombent de la tour, traversent le toit de plastique de la piscine et allument un incendie ; les dommages sont évalués à 100 000 $.
(29 novembre au 22 février 1987) Transport de la toile de kevlar du toit, de LaSalle au stade, sur un fardier de 30 m.
(3 février) Fin de la construction du mât du Stade.
(1 avril) L'un des câbles de rétention du toit de kevlar encore en construction se détache de ses amarres et s'abat dans le centre du stade.
(12 avril) Enfin terminé, le toit de kevlar de 18 500 m2, pesant 65 tonnes et soutenues par 26 câbles d'acier attachés à la tour, subit une première déchirure causée par un coup de vent ; à cette date le toit du stade a coûté 117 M $.
(21 novembre) Inauguration du funiculaire de l'observatoire de la Tour.
1988
(9 juin) Un dysfonctionnement du système hydraulique servant au retrait du toit cause deux fissures de 2 m et 1,5 m de long dans la toile du toit du stade.
(3 août) Deux nouvelles fissures sont infligées au toit du stade par des vents de 80 km/h.
(21 septembre) Déchirure de 4 m du toit aurait été causée par une erreur humaine au moment des manoeuvres de fermeture.
1989
(17 août) Annonce de la transformation du Vélodrome en Biodôme.
(19 novembre) Rupture de la toile intérieure isolante du Stade qui se déchire à 2 endroits sur toute sa largeur ; ces fissures auraient été causées par un accroissement de la pression occasionné par les moteurs des camions et tracteurs en démonstration dans le stade ou par un déplacement d'air occasionné par le passage du métro sous le stade ; 12 000 personnes doivent être évacuées.
(29 novembre) Le funiculaire est stoppé à cause d'un bris et les visiteurs déjà au sommet du mat sont obligés d'en redescendre à pied.
1990
(Avril) Découverte de deux trous de 6 m de circonférence dans les cônes servant à attacher la toile aux câbles de retenue ; on croit que ces trous ont été causés par les grands vents.
(17 juillet) Des défectuosités dans le système électrique causées par un orage paralysent le funiculaire et les visiteurs encore au sommet sont obligés de redescendre à pied. Des vents de 100 km à l'heure découpent deux triangles de 30 à 45 m de long.
1991
(27 juin) Une tornade provoque deux déchirures triangulaires d'une longueur totale de 120 m dans la toile du toit du stade ; on découvre plus tard trois déchirures de plus petites dimensions.
(13 septembre) Une poutre de 55 tonnes se détache de ses ancrages et s'écrase au sol à l'extérieur du stade.
1992
(12 juin) Ouverture officielle du Biodôme dans l'ancien vélodrome.
(Avril) Un comité d'experts internationaux formé en 1991 pour étudier la capacité du toit du stade conclut que le toit devra être remplacé à brève échéance.
1993
(Avril) La Régie des installations olympiques recommande au gouvernement d'investir 47,6 millions dans une nouvelle toiture fixe en acier ; le coût de l'enlèvement de la toile de keflar est évalué à 9,6 M $.
(Juin) Un ingénieur de l'École polytechnique de Montréal, René Tanawi, met en doute la résistance de la structure fixe projetée pour le toit dans les cas d'accumulation de neige et de grands vents.
(9 novembre) Règlement final des honoraires de l'architecte Roger Taillibert ; les honoraires perçus par Taillibert depuis son engagement par le maire Drapeau, le 24 avril 1973, atteignent 12,85 M $.
1994
(11 janvier) Un mur intérieur de 9 m par 4 m en blocs de béton s'effondre alors que des travailleurs préparent le Salon de l'automobile.
(Octobre) Invoquant des coûts trop élevés, la nouvelle ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Rita Dionne Marsolais, suspend les travaux de construction du nouveau toit même si la Régie autorisée par l'ancien gouvernement libéral a déjà accordé des contrats à la compagnie Dominion Bridge, Simard-Beaudry et Canam-Manac.
1995
(Mai) La ministre Rita Dionne Marsolais ne renouvelle pas le mandat de Pierre Bibeau nommé par l'ancien gouvernement libéral à la présidence de la Régie des installations olympiques ; elle rejette le projet de construction d'un toit fixe ; des ingénieurs sont de nouveau chargés de trouver une solution acceptable aux problèmes générés par le toit du stade. (Décembre) Les ingénieurs indiquent que le toit de kevlar pourra résister encore pendant 4 ans à la condition d'investir 3,4 M $ dans son entretien.
1996
(Septembre) La Régie des installations olympiques demande à deux consortiums, SNC-Lavalin et Birdair, de lui soumettre un projet de toit fixe et souple qui devra être mis en place avant la fin de 1998 à un coût ne devant pas dépasser 35 M $.
1997
(Mai) La Régie des installations olympiques recommande l'acceptation du concept proposé par Birdair au coût de 37 M $ (le toit sera composé d'un maillage de cables recouvert d'une toile en fibres de verre enduite de teflon, dont la durée de vie sera de 25 ans.
(Juillet) Le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Serge Ménard, annonce l'octroi du contrat pour l'installation du toit à la compagnie américaine Birdair de Amherst, New York, USA.
1998
Le toit amovible de kevlar est remplacé par son nouveau toit rigide.
1999
(18 janvier) Une partie du nouveau toit (350 m2) se déchire sous le poids de la neige mouillée ; bilan : 5 personnes sont blessées alors qu'elles s'affairent à la préparation du Salon de l'automobile 1999 ; ce salon est annulé de même que le Salon de la motoneige qui devait se tenir en février. Le gouvernement annonce qu'il poursuivra la compagnie Birdair pour le remboursement du prix du toit.
2001
La RIO intente des poursuites judiciaires (50 M$ pour remplacer le toit et 13 M$ pour pertes encourues par l'annulation des contrats de location) contre la compagnie Birdair et la firme d'ingénieurs Rousseau Warren et Sauvé.
2002
(Mars) La compagnie Birdair est condamnée à 10 000 $ d'amende pour infractions aux ordonnance de l'Ordre des ingénieurs du Québec.
(Avril) La Régie des installations olympiques engage un gérant de projet chargé d'installer un nouveau toit permanent qui pourrait coûter 50 M $.
2006
(Décembre) Fin des paiements de la dette des installations olympiques ; capital et intérêts compris le coût de chacun des éléments s'établit comme suit :

Stade839 000 000 $
Tour de Montréal175 000 000 $
Stationnement107 000 000 $
Centre sportif54 000 000 $
Vélodrome et Biôdome133 000 000 $
Autres44 000 000 $
Village olympique122 000 000 $
Total 1 474 000 000 $




2007
(29 juin) Une entente hors cour intervient en vertu de laquelle, moyennant une compensation non révélée, la RIO abandonne ses poursuites contre la compagnie américaine Birdair et la firme d'ingénieurs montréalais Rousseau Warren et Sauvé.
2010
(11 juin) Selon un rapport du Service de prévention des incendies de Montréal, la couverture du stade doit être remplacée puisque selon les évaluations de la RIO, il a perdu 45% de sa capacité de résistance.
(28 juin) La RIO demande au Gouvernement du Québec de l'autoriser à accepter la proposition de SNC-Lavalin faite en 2007 d'installer un toit fixe rigide en acier au coût de 300 M $.
2012
(4 mars, vers 15 h 30) Une dalle de béton de 8 m x 12 m du plafond de la rampe d'accès du garagesur la rue Viau s'écroule sous le poids de la terre accumulée sur elle par l'entreprise qui complète la construction du Stadium Saputo voisin.
(17 mars) Inauguration du Stadium Saputo Partie inaugurale de l'équipe de soccer Impact.
(6 août) La compagnie Elad Canada, propriétaire du Village olympique (300 000 pieds carrés de surface commerciale et 980 appartements de location) les met en vente au prix de 177,5 M $..

  • Bibliographie -


Au stade où j'étais (Guy Morin, 1996).
Rapport de la commission d'enquête sur le coût de la XXIe olympiade (Éditeur du Québec, avril 1980).

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