Péladeau (Pierre Karl)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de loi (avocat) et homme d'affaires (journaux et imprimerie) né vers 1964.

Son prénom à l'enregistrement était Pierre Carl qu'il modifia en Pierre Karl en l'honneur de Karl Marx (The Gazette, 16 mai 2019, page A9)
Fils de Pierre Péladeau.
Études à l'Université de Montréal-UdeM (droit).
Président du Groupe Québecor.
En 1999 (29 avril 1999) il devint officiellement président et chef de la direction de Québécor
En 2012, les gouvernements propriétaires de l'amphithéâtre de Québec accordent, sans appel d'offres, le contrat de gestion à Québecor.
Le 14 mars 2013, Pierre Karl Péladeau quitte la direction de Québecor et est nommé membre indépendant et président du conseil d'Hydro-Québec par le gouvernement du Parti québécois dirigé par Pauline Marois.
2014
En janvier 2014, Pierre Karl Péladeau et Julie Snider annoncent qu'ils vivent séparés.
En février 2014, dans une note d'information, le Commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale se prononçant sur le mandat sans droit de regard, précise que le mandataire «doit disposer de tous les pouvoirs sur les biens du mandant comme s'il en était propriétaire»
Le 9 mars 2014, Pierre Karl Péladeau annonce qu'il démissionne de tous ses postes à la compagnie Québecor et qu'il sera candidat du Parti québécois-PQ de Saint-Jérôme aux élections générales provinciales du 7 avril 2014 ; Il demeure actionnaire de contrôle de la compagnie Québecor.
Le 7 avril 2014, Pierre Karl Péladeau est élu député du Parti québécois-PQ de Saint-Jérôme ; Il demeure actionnaire de contrôle de la compagnie Québecor.
Le 19 mai 2014, Pierre Karl Péladeau est victime d'un accident de vélo alors qu'il circule dans le parc Orford ; une dénivellation de la route le fait plonger par-dessus le guidon de sa bicyclette et il s'écrase tête première sur le pavé ; il subit de multiples fractures à l'épaule, à la clavicule, à l'omoplate et au bassin.
Le 26 mai 2014, Pierre Karl Péladeau fait son entrée à l'Assemblée nationale en fauteuil roulant.
En octobre 2014, Pierre Karl Péladeau démissionne de ses postes de membre indépendant et de président du conseil d'Hydro-Québec, mais conserve l'actionnariat de contrôle de Québecor.
En octobre 2014, lorsque Pierre Karl Péladeau a l'air de vouloir devenir président du Parti québécois-PQ, Monsieur Legault et son parti proposent une résolution à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ à l'effet d'amender le code d'éthique des parlementaires pour interdire aux députés et à leurs familles de détenir une participation de contrôle dans des médias ; il est de notoriété publique que Péladeau a hérité de Québecor, l'empire des médias propriétaire de Videotron, TVA, Journal de Montréal, Journal de Québec et de plusieurs hebdomadaires dans les régions de la province. Pour François Legault, il ne serait pas suffisant que Péladeau mettent ses actions de Québecor dans une fiducie, (Péladeau possède 72 % des votes de la plus importante entreprise de communications du Québec qui contrôle 50 % de l'information.) Pour Legault, Péladeau doit choisir entre la politique et l'héritage que son père lui a laissé ; pour Legault, si Péladeau veut devenir chef de parti et éventuellement premier ministre du Québec, il doit vendre ses actions dans Québecor ; il prend la défense des journalistes de Québecor qui pourraient avoir des lendemains pénibles à la fin du mandat de Péladeau s'ils n'ont pas pris soin de l'image de leur ancien patron qui peut le redevenir dans un avenir imprévisible. Cet événement rappelle le sort qu'avait subi David Whissell alors ministre du Travail dans le gouvernement libéral qui avait dû vendre ses parts de l'entreprise familiale ABC Rive-Nord spécialisée dans le pavage ; le premier ministre Jean Charest avait poussé Whissell à choisir entre son ministère et sa compagnie. Whissell avait choisi de vendre ses parts de la compagnie familiale.
En octobre 2014, Jean-François Lisée demande à Pierre Karl Péladeau de choisir entre son poste de député à l'Assemblée nationale et l'actionnariat de contrôle de Québecor ; Péladeau refuse de faire ce choix et d'abandonner l'héritage que son père lui a laissé ; le Parti de la Coalition Avenir-Québec-CAQ endosse et fait sienne la proposition de Lisée, candidat putatif à la direction du Parti québécois comme Péladeau ; Lisée tente de susciter un débat sur l'indépendance des journalistes du Journal de Montréal, du Journal de Québec, de Videotron et de TVA ; la CAQ propose un amendement à la Loi sur le Code d'éthique et de déontologie des parlementaires afin d'empêcher un député d'occuper ses fonctions s'il détient un intérêt majoritaire dans un média.
Le 29 janvier 2015, à la fin de la soirée, Péladeau assiste à un concert donné par le groupe québécois appelé Groenland à Rouyn-Noranda; le groupe a un répertoire anglophone qu'il interprète partout au monde ; Péladeau, interrompant Sabrina Halde la chanteuse du groupe, lui crie : En français! Une toune en français! La femme, qui ne savait pas qu'il s'agissait de Péladeau, lui répondit «You're in the wrong place ! Get this man out of here !»
En mars 2015, le jurisconsul de l'Assemblée nationale, Claude Bisson, indique que la solution envisagée par Pierre Karl Péladeau de mettre ses actions de Québecor en fiducie sans droit de regard mais avec l'interdiction de les vendre pourrait placer Péladeau en conflit d'intérêt s'il devenait premier ministre du Québec. Péladeau et le Parti québécois rétorquent que le jurisconsulte est en situation de conflit d'intérêt puisque son fils qui travaillait pour le Journal de Montréal au moment du lockout a été arrêté pour non respect d'une injonction obtenue par Québecor en 2010, puis congédié. Le leader du Gouvernement à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier rappelle que Me Bisson avait défini la fiducie sans droit de regard en 2009 avant le lockout au Journal de Montréal. Péladeau affirme que s'il devient ministre, il conservera ses actions de Québecor dans une fiducie avec droit de regard ; il déclare que le jurisconsulte n'a pas le mandat de dire autrement.
Le 15 mai 2915, Pierre Karl Péladeau est élu président du Parti québécois-PQ par un vote de 57 % des voix ; Alexandre Cloutier a obtenu 29,2 % et Martine Ouellet 13,5 %. Péladeau affirme que s'il devient premier ministre du Québec, il confiera les actions qu'il détient à une fiducie sans droit de regard avec instruction de ne pas les vendre.
En août 2015, Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder s'épousent dans la chapelle du Musée de l'Amérique française à Québec ; la cérémonie est présidée par le maire de Québec, Régis Labeaume ; le couple faisait vie commune depuis une quinzaine d'années.
Le 12 octobre 2015, des experts à qui La Presse a posé la question suivante : « Un mandat sans droit de regard édicté en vertu du Code de déontologie de l'Assemblée nationale peut-il permettre au mandant d'ordonner au mandataire de ne pas vendre les actifs faisant l'objet du mandat ? Deux professeurs d'université (Laval et Sherbrooke) ont répondu que le concept de mandat sans droit de regard ne permet pas de donner une directive de ne pas vendre certains actifs. Un troisième professeur (UQÀM) affirme qu'il lui est impossible de se prononcer sur la question sans connaître les termes exacts du mandat.
Le 22 octobre 2015, La Presse rapporte que la Cour d'appel du Québec a tranché : Pierre Karl Péladeau devra trouver un terrain d'entente avec sa soeur Anne-Marie. La Cour décide que la société appartenant à Pierre Karl Péladeau a l'obligation de renégocier «de bonne foi» une nouvelle entente avec sa soeur Anne-Marie Péladeau ; Pierre Péladeau avait légué le quart de ses avoirs à chacun de ses quatre enfants (Pierre Karl, Éric, Anne-Marie et Isabelle Péladeau). En 2000, Anne-Marie Péladeau s'était entendue avec Érik et Pierre Karl pour leur vendre sa part de 25 % des actions à votes multiples de Québecor que lui avait léguées leur père Pierre Péladeau. Selon l'entente de 2000, la valeur des actions d'Anne-Marie Péladeau a été établie à 55 millions $ sur la base d'expertises indépendantes et les frères Péladeau ont convenu de les lui racheter au fil des ans. ; une partie des actions doit être rachetée chaque année où Les Placements Péladeau reçoit un dividende d'au moins 4,2 millions $ de la part de Québecor. La firme indépendante Wise, Blackman estimait alors que le rachat serait chose faite au bout de 13 ans ; cependant, Québecor n'a jamais versé 4,2 millions en dividendes par année à Les Placement Péladeau (c'est 3,5 millions par année que Québecor a versé chaque année depuis 2006 ; en conséquence, Les Placements Péladeau n'a jamais versé de compensation à Anne-Marie Péladeau. Une clause de l'entente de 2000 prévoit qu'un événement non prévu «entraîne l'obligation de renégocier de bonne foi». Anne-Marie Péladeau plaide que l'absence de dividendes suffisants pour racheter ses actions est un événement non prévu ce que la Cour d'appel confirme. La décision de la Cour d'appel est exécutoire immédiatement nonobstant l'appel en Cour suprême que Les Placements Péladeau pourrait obtenir.
Le 17 décembre 2015, une étude indépendante faite par Florian Sauvageau, Colette Brin et Daniel Giroux révèle que 62 % des Québécois croient que la situation de Pierre Karl Péladeau comme chef de l'opposition officielle et président de Québecor est inacceptable ; les gens craignent que l'élu fasse la promotion de son entreprise et que les médias qu'il possède vont soutenir ses idées ou celles de son parti politique. «La possibilité que M. Péladeau pourrait accorder un traitement préférentiel à Québecor s'il devenait premier ministre soulève les craintes des électeurs, mais l'étude conclue que le Commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale peut s'occuper de dissiper ces craintes.» Ils croient que Québecor serait bien avisée de se joindre au Conseil de presse que l'entreprise a ignoré jusque-là.
2016
Le 25 janvier 2016, Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau annoncent par voie de communiqué qu'ils ont entrepris les procédures pour mettre fin à leur union.
Le 1er mai 2016, Julie Snyder participe à l'émission Tout le monde en parle de Radio-Canada-TV.
Le 2 mai 2016, Pierre Karl Péladeau annonce sa démission comme député de Saint-Jérôme, comme chef du Parti Québécois-PQ et comme chef de l'opposition officielle ; il invoque ses obligations familiales
En août 2016, à la suite de la démission de Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier présente sa candidature à la présidence du Parti québécois-PQ ; Véronique Hivon, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul Saint-Pierre-Plamondon font de même, mais la maladie (Labyrinthite) met fin aux espoirs de Véronique Hivon qui abandonne la course.
Au début d'octobre 2016, Monsieur Daniel Lacombe est arrêté et accusé d'assaut à la suite d'un incident survenu dans la résidence qu'il avait déjà partagé avec Marie-Christine Couture. Selon Monsieur Lacombe, Madame Couture l'avait menacé de mort.
Le 12 octobre 2016, l'amoureuse de Pierre Karl, Marie-Christine Couture, 33 ans, est trouvée inanimée dans la résidence de cette dernière à Outremont ; la police croit qu'il s'agit d'un suicide ; Madame Couture est l'ancienne copropriétaire avec Daniel Lacombe du restaurant Laurier Gordon Ramsay. Monsieur Lacombe et madame Couture, parents de deux enfants, étaient conjoints de fait depuis 2009 ; ils avaient entamé des procédures officielles de séparation le 11 octobre 2016 ; selon certaines sources, Madame Couture présentait Monsieur Péladeau comme son nouveau conjoint.
Le 13 décembre 2016, Le Journal de Montréal et The Gazette rapportent que Monsieur Péladeau a intenté une poursuite en diffamation de 322 000 $ contre Monsieur Daniel Lacombe, qui est l'ex époux de Marie-Christine Couture, pour atteinte à la réputation et à la vie privée.
En 2016, Pierre Karl Péladeau est l'un des 9 milliardaires du Québec ; sa fortune est établie à 1,68 milliard $.
Le 11 avril 2019, Le Journal de Montréal révèle que les enfants de Pierre Péladeau, Pierre Karl et Anne-Marie Péladeau, après 20 ans de discussions, ne s'entendent toujours pas sur le partage de l'héritage ; leur litige concerne le rachat des actions d'Anne-Marie Péladeau dans l'entreprise paternelle . Selon une entente qui aurait été conclue en l'an 2000, Anne-Marie Péladeau aurait cédé les intérêts qu'elle détenait dans l'entreprise pour la somme de 50,6 millions $ ; à cette époque, une fiducie avait été créée afin que les produits de la vente de Madame Péladeau y soient versés. Cette décision avait été prise lors d'un conseil de famille en raison des problèmes de toxicomanie dont souffrait Anne-Marie Péladeau et celle-ci avait été mise en tutelle. Il avait alors été convenu que les revenus générés par les actifs en fiducie reviennent à Anne-Marie Péladeau, ainsi qu'à la fille de celle-ci qui est l'ultime bénéficiaire du capital ; depuis cette entente, 12 millions $ ont été versés à la fiducie. Cependant, estimant que la valeur des actions a augmenté, c'est un total de 88 millions $ que réclame Anne-Marie Péladeau à ses frères Pierre Karl et Érik. Pierre Karl Péladeau s'oppose à une proposition de règlement parce que, selon lui, les avocats d'Anne-Marie Péladeau demandent une somme de 15 % du montant qui doit être versé à leur cliente. Pierre-Carl Péladeau affirme « Je considère que c'est quand même la responsabilité d'un frère d'éviter que le patrimoine soit extirpé de 7,5 millions $ au minimum».
Le 27 avril 2019, il annonce qu'il acquiert à titre personnel la compagnie Taxelco, propriétaire de Téo Taxi, de Taxi Diamond et de Taxi Hochelaga.

  • Distinctions -


Membre de l'Ordre de la Pléiade (2013).

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