Pépin (François)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Le 14 décembre 2005, vers 11 h 15, Valérie Gignac, 25 ans, une agente du Service de police de Laval, est abattue d'une décharge de fusil dans un bloc d'appartements de la 7e Avenue, près de la rue Meunier, dans le secteur Laval-des-Rapides à Laval ; l'agente a été atteinte d'une balle de calibre .338 tirée à travers la porte de l'appartement où elle s'était présentée à la suite d'un appel pour personne dépressive logé par des voisins ; la balle a traversé son gilet pare-balles ; François Pépin, 40 ans, bien connu de la police, qui s'était barricadé dans l'appartement, s'est rendu à la Sûreté du Québec vers 18 h 45 ; le 8 juillet 1999, après avoir été reconnu coupable de harcellement et menaces à l'endroit de gardiens de sécurité du palais de justice, un ordre du juge Michel Duceppe avait défendu à Pépin d'être en possession d'une arme à feu pendant 10 ans, sauf pour la chasse et à la condition qu'il y soit accompagné par un de ses amis de la Beauce ; au cours de la semaine précédente, Pépin avait été arrêté pour harcellement à l'endroit d'une agente de police de Laval dont il était épris ; le 7 mai 2008, alors que son procès pour meurtre prémédité doit commencer, Pépin plaide coupable à l'accusation réduite à meurtre non prémédité et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 12 ans de sa peine derrière les barreaux ; selon son avocat, Me Robert Lahaie, Pépin était un homme extrêmement carencé, aux prises avec des troubles de la personnalité, de dépendance affective, de délires paranoïdes, des symptômes psychotiques et une organisation déficiente de la pensée ; l'agente Gignac était mariée à Sébastien Boulé, lui aussi policier. Le 14 décembre 2006, le Service de police de Laval baptise Édifice Valérie-Gignac, un édifice de Laval abritant le poste de police.
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