Québec (province). Crises. Répressions, émeutes ou rébellions de 1837-1838. (bataille)

Un article de la Mémoire du Québec (2018).

  • Les premières ont lieu simultanément dans le Bas-Canada et dans le Haut-Canada.

Louis-Joseph Papineau en est le premier dirigeant dans le Bas-Canada et William Lyon Mackenzie, dans le Haut-Canada.
Dans le Bas-Canada, les principaux événements qui la marquent sont la bataille de Saint-Denis, la bataille de Saint-Charles, la bataille de Saint-Eustache, la bataille d'Odelltown, les déportations aux Bermudes et en Australie, l'interdiction de séjour d'un certain nombre de patriotes et la pendaison de 12 d'entre eux ; les Bas-Canadiens donnent le titre de Patriotes de 1837-1838 à ceux qui ont participé à ces insurrections. Mgr Lartigue condamne la rébellion et va jusqu'à frapper les rebelles d'excommunication ; certains curés refusent aux morts et aux condamnés la sépulture en terre bénite.
Dans le Haut-Canada, la tentative de William Lyon Mackenzie de s'emparer du siège du gouvernement et de former un gouvernement provisoire échoue, et 20 patriotes ontariens dont 17 d'origine états-uniennes sont condamnés et mis à mort pour sédition et 86 sont exilés en Australie ; parmi ces derniers suls 5 n'étaient pas citoyens américains (Gilles Laporte, Le Devoir, 15 juin 2015, page A6).
Les émeutes provoquent la disparition des radicaux, la nomination de lord Durham comme gouverneur, la mise en oeuvre de parties du rapport de ce dernier par l'union du Bas-Canada et du Haut-Canada et le début d'un gouvernement responsable à la Chambre d'assemblée.

  • Éphémérides -


1759
(13 septembre) Bataille des Plaines-d'Abraham gagnée par les Anglais.
1763
(10 février) Signature du Traité de Paris qui règle le sort de la Nouvelle France ; ses habitants seront traités comme ceux d'un pays conquis, encouragés à émigrer, ou à être entièrement subordonnés et rapidement assimilés à la grande masse de l'Empire britannigue.
1774
Acte de Québec adopté par le Parlement britannique devant la menace des 13 colonies américaines de s'affranchir du joug de britannique.
1786
Naissance de Louis-Joseph Papineau.
1791
Acte constitutionnel du Parlement britannique divisant le Canada en 2 parties : le Haut-Canada et le Bas-Canada ; cette loi concède théoriquement aux Canadiens français le droit de disposer d'eux-mêmes via une Chambre d'assemblée dont les membres sont élus parmi eux.
Un Conseil législatif et un Conseil exécutif dont les membres sont nommés par le gouverneur, a cependant le pouvoir de sanctionner ou de rejeter les décisions de la Chambre d'assemblée.
La province du Bas-Canada est française dans sa Chambre d'assemblée, mais elle est anglaise dans son Conseil exécutif et dans son Conseil législatif.
La réglementation du commerce extérieur relève du Parlement britannique, ce qui accorde un quasi-monopole du commerce aux marchands anglais.
Le gouverneur s'entoure de l'oligarchie anglaise et écossaise qui constitue le Conseil exécutif, puis de Constitutionnels (hommes d'affaires anglais et écossais) et de Chouayens (i.e. canadiens-français opposés aux patriotes) qui constituent le Conseil législatif.
Les chefs politiques anglophones sont Jonathan Sewell, Herman Witsius Ryland, Louis Gugy, James McGill, George Moffat, John Molson, James Stuart, William Walker, Adam Thom. Le chef politique francophones est Pierre-Stanislas Bédard.
1792
Le système des seigneuries est remplacé par celui des cantons pour les terres non concédées en seigneurie jusque là.
Par proclamation, 1/7 du territoire de chacun des cantons demeure propriété du gouvernement, 1/7 est réservé au clergé anglican, et 5/7 sont vendus par la couronne pour être exploitées en franc et commun soccage.
1800 à 1825
Immigration moyenne annuelle de 2 000 sujets britanniques au Canada.
1808
Soixante personnes détiennent 1 425 000 hectares de terres dans les Cantons de l'Est.
Louis-Joseph Papineau est élu député de Kent, et Denis-Benjamin Viger est élu député de Montréal à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC.
1812
Les Canadiens participent à la défense du Canada contre l'invasion des Américains. Louis-Joseph Papineau fait partie du 5e bataillon de milice.
1814
Louis-Joseph Papineau est élu député de Montréal-Ouest à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC ; il devient alors le chef du Parti canadien et le chef national des Canadiens français.
1816
Denis-Benjamin Viger est élu député de Kent à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC.
1817
Obligation est faite au gouverneur de faire approuver les subsides par la Chambre d'assemblée.
1818 Le gouverneur Sherbrooke exige que les subsides lui soient versés ; ce que l'Assemblée législative refuse. Parmi les parlementaires qui s'opposent au gouverneur, on trouve Louis-Joseph Papineau, Louis Bourdages, John Nielson, Denis-Benjamin Viger.
1822
Les principaux dirigeants de la North West Company-NWC (Edward Ellice père, John Richardson, James McGill, John Molson, Jonathan Sewell, Robinson) se font les promoteurs de l'union des deux Canadas.
1823
Sur 204 employés civils, 157 sont anglais et 47 d'origine canadienne-française.
1824
Ses promoteurs proposent de nouveau sans succès l'union des deux Canadas.
La Chambre d'assemblée adopte la Loi des écoles de fabrique.
1825
Immigration de 8 741 sujets britanniques au Canada.
1826
Fondation du journal La Minerve par Augustin-Norbert Morin.
Le Parti canadien adopte le nom de Parti patriote.
Immigration de 12 818 sujets britanniques au Canada.
1827
Ludger Duvernay devient éditeur de La Minerve ; ses collaborateurs anonymes sont Louis-Joseph Papineau, Denis-Benjamin Viger, Augustin-Norbert Morin, Rodier, Louis-Hippolyte La Fontaine, Charles-Ovide Perrault, Édouard-Raymond Fabre et Girod.
Élections générales au Canada ; le Parti canadien commence à être appelé Parti des patriotes.
Immigration de 16 800 sujets britanniques au Canada.
1828
Ses promoteurs proposent de nouveau sans succès l'union des deux Canadas. Immigration de 12 500 sujets britanniques au Canada.
1829
La Chambre d'assemblée adopte la Loi des écoles de l'Assemblée qui restera en vigueur jusqu'au 1 mai 1836.
Redistribution de la carte électorale ; la Chambre comptera 84 députés (34 comtés en auront 2 chacun, 8 en auront 1, alors que Montréal et Québec en auront 4 chacun.
Immigration de 17 000 sujets britanniques au Canada.
1830
Les propriétaires fonciers évincent les colons canadiens établis sur leurs terres en squatters.
Les Canadiens-français se divisent en deux factions : l'une dite modérée dirigée par Louis-Hippolyte LaFontaine et l'autre, dite radicale dirigée par Louis-Joseph Papineau.
Augustin-Norbert Morin est élu député de Bellechasse et Louis-Hippolyte LaFontaine est élu député de Terrebonne.
La Chambre d'assemblée adopte des mesures pour rendre plus efficace la quarantaine imposée aux navires venant d'Europe ; ces réformes sont rejetées par le gouverneur, le Conseil exécutif et le Conseil législatif.
Immigration de 28 075 sujets britanniques au Canada.
1831
Jean-Joseph Girouard et Édouard Rodier sont élus députés de Deux-Montagnes à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC. Le choléra asiatique parti des Indes en 1817 atteint le Royaume-Uni en Europe. Immigration de 40 300 sujets britanniques au Canada.
1832
La Chambre d'assemblée du Haut-Canada demande au Parlement britannique de lui annexer Vaudreuil et Montréal. Immigration de 51 746 sujets britanniques au Canada.
Le 21 mai 1832, la veille du jour du vote qui allait l'élire, des partisans francophones attaquent violemment le siège social de la Bank of Montreal-BM brisant les vitres de l'édifice de la place d'Armes ; la bagarre éclate entre partisans adverses ; le 15e régiment de l'armée anglaise commandée par le colonel Mackintosh est appelée de l'île Sainte-Héléne et se rrend sur la Place d'armes de Montréal ; Nackintosh ordonne de tirer et les soldats ouvrent le feu sur les protestataires ; bilan : 3 morts parmi les manifestants : Pierre Billette, frappé à la tête, François Charpentier dit Languedoc frappé en plein coeur et le typographe de La Minerve, Casimir Chauvin, mort le crâne fracassé, tous les trois partisans de Louis-Joseph Papineau. Le lendemain, Daniel Tracey est déclaré élu par 690 voix contre 687. Le colonel Mackintosh et le capitaine Temple sont menés devant la justice et sont acquittés par un jury composé en majorité d'Anglais.
Le 8 juin 1832, Arrivée du voilier Carricks à Grosse-Ile ; 59 de ses 133 passagers ont succombé au choléra pendant la traversée.
Le 9 juin 1832, premiers cas d'une épidémie de choléra signalés à Québec (15 dont 8 morts).
Le 10 juin 1832, premiers cas d'une épidémie de choléra signalés à Montréal.
Au cours de l'année 1832, L'épidémie de choléra : 20 000 décès sont signalés seulement chez les catholiques par rapport à une moyenne annuelle antérieure de 10 000 décès ; ces statistiques sont établies à partir des registres des paroisses catholiques ; les autres religions ont enregistré un nombre proportionnel de personnes mortes du choléra.
1833
Le Conseil législatif rejette 28 des 64 lois adoptées par la Chambre d'assemblée. La British American Land Company achète 847 661 acres de terres dans les Cantons de l'Est.
Immigration de 21 752 sujets britanniques au Canada.
1834
Immigration de 30 935 sujets britanniques au Canada.
Une nouvelle épidémie de choléra fait la moitié autant de morts que celle de 1832.
Le Conseil législatif est constitué de 36 membres dont 22 Anglais et 14 Canadiens dont Antoine-Gaspard Couillard et Jean-Baptiste Juchereau Duchesnay.
Au département de la Justice, 8 juges sont anglais (dont Edward Bowen, James Kerr, James Monk, Jonathan Sewell, James Stuart), et 3 sont canadiens (Philippe Panet, Jean-Roch Rolland et Joseph-Rémi Vallières de Saint-Réal). Les Cours de commissaires comptent 189 juges anglais et 151 juges canadiens.
Sur 286 000 £ de salaire payé aux fonctionnaires, 232 000 £ vont aux Anglais et 54 000 £ aux Canadiens.
Ses promoteurs proposent de nouveau sans succès l'union des deux Canadas.
(22 février 1834) Les Quatre-vingt-douze résolutions rédigées par Augustin-Norbert Morin, puis proposées par Elzéar Bédard à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada sont adoptées par un vote de 56 voix contre 24 et deviennent le programme officiel du Parti patriote-PP; les résolutions se résument à ce slogan «Les Canadiens doivent être maîtres chez-eux, maîtres de leur Parlement, maître de leur politique intérieure, maîtres de leur législation, maîtres de leur administration, maîtres de leurs écoles et maîtres des ressources naturelles du pays acquis par leurs ancêtres ; ces résolutions (une longue série de griefs) portent, entre autres, sur une réforme du système politique; une Chambre d'assemblée loyale au peuple (résolutions 1 à 8) qui possède les mêmes pouvoirs que la Chambre des communes de Londres (résolutions 79 à 83), un gouvernement véritablement responsable devant la Chambre d'assemblée (résolutions 64 à 74), un Conseil législatif électif (résolutions 9 à 40) et l'élimination du favoritisme en faveur des immigrants britanniques dans le processus d'attribution des terres (résolutions 56 à 62).
La Chambre d'assemblée décide également de ne plus voter de subsides tant et aussi longtemps que le Parlement britannique n'aura pas accédé à sa demande de changement.
(18 mars 1834) La Chambre d'assemblée refuse de voter la liste civile (les subsides) demandée par le gouverneur ; celui-ci proroge la Chambre et convoque les électeurs à des élections générales à la fin d'octobre.
(24 juin 1834) Banquet de fondation de l'Association Saint-Jean-Baptiste par Ludger Duvernay.
(4 septembre 1834) Formation du Comité central du Parti patriote-PP ; des filiales de ce comité sont instituées dans chaque communauté de Canadiens; le Parti patriote-PP adopte comme devise; Dieu, mon pays et sa liberté ! et, comme drapeau; 3 bandes horizontales superposées affichant de haut en bas les couleurs vert, blanc et rouge.
Les journaux patriotes sont Le Canadien, La Minerve, The Vindicator, L'Écho du Pays et The Township Reformer.
(Fin d'octobre 1834) Élection générale au Bas-Canada ; le Parti patriote-PP remporte 77 des 88 sièges de la Chambre d'assemblée.
(16 novembre 1834) Louis Marcoux est assassiné à Sorel au cours de la campagne électorale.
(Décembre 1834) Fondation de la St. Andrew's Society par les Écossais, de la St. George's Society par les Anglais, la St. Patrick Society par les Irlandais et la German Society ; ces sociétés s'associèrent sous le nom de Constitutional Association qui deviendra le Doric Club.
1835-1836
Le Conseil législatif rejette ou amende 49 des 50 lois adoptées par la Chambre d'assemblée.
1835
Immigration de 12 527 sujets britanniques au Canada.
(21 février 1835) Louis-Joseph Papineau est élu président de la Chambre d'assemblée.
(28 février 1835) Le Parti patriote-PP comprend des violents (Wolfred Nelson, Robert Nelson, Olivier Chénier, Thomas Storrow Brown, Ludger Duvernay, Edmund Bailey O'Callaghan, Shore Milnes Bouchette, Huot, Marchessault, Bonaventure Viger, J.-H. Goddu), des jeunes (George Étienne Cartier, Henri Desrivières, Jean-Louis Beaudry, Charles Chamilly de Lorimier, François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, Pierre-Amable Boucher de Boucherville, Joseph Duquette, Philippe-Napoléon Pacaud) et des modérés (George Vanfelson, Clément-Charles Sabrevois de Bleury, René-Édouard Caron, Hector-Simon Huot et le chef du groupe, Elzéar Bédard). Scission dans le Parti patriote-PP; les modérés sont de la région de Québec et ont pour organe Le Canadien dirigé par Étienne Parent. Les modérés se séparent des violents.
(23 août 1835) Arrivée du gouverneur Lord Archibald Acheson, comte de Gosford, nommé par le ministre anglais des colonies, lord Glenelg, pour remplacer lord Aylmer ; il est accompagné de deux commissaires, Charles Grey et George Gipps et du secrétaire du comité formé par le gouvernement britannique pour enquêter sur la situation du Canada, Frederick Elliott.
1836
Adoption de la nouvelle loi des écoles de l'Assemblée pour remplacer celle de 1829 qui cessera d'être en vigueur le 1 mai prochain; prévoit l'incorporation des institutions scolaires, établit la taxe scolaire, augmente les octrois aux écoles et fixe les qualifications minimales des enseignants; le Conseil législatif refuse d'entériner la nouvelle loi des écoles. Immigration de 27 728 sujets britanniques au Canada.
(13 février 1836) Louis-Joseph Papineau dépose à la Chambre d'assemblée une partie des instructions secrètes du ministre des Colonies britannique, Glenelg, à Gosford et au comité d'étude du Bas-Canada.
(11 avril 1836) Assemblée des Patriotes dans le comté des Deux-Montagnes.
(23 juin 1836) Assemblée des Patriotes à Saint-Denis ; on y érige un monument en l'honneur de Louis Marcoux assassiné à Sorel au cours de l'élection du 10 novembre 1835.
(3 juillet 1836) Assemblée des Patriotes dans la seigneurie de Yamaska.
(4 juillet 1836) Assemblée des Patriotes à L'Acadie.
(22 septembre 1836) Début de la session de la Chambre d'assemblée.
(30 septembre 1836) La Chambre adopte une adresse de 11 paragraphes qui réitère le maintien des Quatre-vingt-douze résolutions sans rien retrancher à ses réclamations antérieures tout en indiquant qu'elle ne reprendrait ses travaux que lorsqu'elle aura reçu une réponse satisfaisante de la part de Londres.
(3 octobre 1836) L'adresse est officiellement présentée au gouverneur Gosford qui l'interprète comme le refus de sièger de nouveau pendant que subsiste la Constitution de 1791.
(4 octobre 1836) Prorogation de la Chambre d'assemblée par le gouverneur Gosford.
1837
Immigration de 22 500 sujets britanniques au Canada ; le Bas-Canada est une colonie anglaise peuplée de 140 000 Britanniques concentrés à Montréal, à Québec et en Estrie. et de 510 000 descendants des Français vivant le long du fleuve Saint-Laurent dans des seigneuries découpées sous le régime français (source : Fleurdelisé ; Mouvement national des Québécois, printemps 2013).
Des assemblées de patriotes sont tenues à L'Assomption, Beauharnois, Bécancour, Berthier, Boucherville, Champlain, Châteauguay, Château-Richer, Compton, Contrecoeur, Deschambault, Dorion, Dunham, Hemmingford, Huntingdon, Joliette, Kamouraska, L'Acadie, Lachine, La Prairie, Laval, Lennoxville, L'Islet-sur-Mer, Longueuil, La Malbaie, Marieville, Maskinongé, Mirabel, Montréal (35 assemblées), Napierville, Nicolet, North Hatley, Pointe-Claire, Québec (12 assemblées), Saint-Blaise, Saint-Césaire, Sant-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis-Sur-Richelieu, Sainte-Anne-des-Plaines, Sainte-Croix-de Lotbinière, Saint-Édouard, Sainte-Geneviève, Sainte-Marie-de-Beauce, Sainte-Thérèse-de-Blainville, Saint-Eustache, Saint-François-d'Yamaska, Saint-Gervais-de-Bellechasse, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Jérôme, Saint-Jude, Saint-Michel-de-Bellechasse, Saint-Ours-sur-Richelieu, Saint-Valentin, Sherbrooke, Stanbridge, Stanstead, Terrebonne, Trois-Rivières, Saint-Thimothé (Salaberry-de-Valleyfield), Varennes, Vaudreuil, Yamachiche. (source : Le Fleurdelisé, Mouvement national des québécois, printemps 2013, page 9)
(2 mars 1837) Le comité d'enquête dépose son rapport à la Chambre des communes de Londres.
(7 mars 1837) Dépôt des 10 résolutions Russell qui, essentiellement, refusent les principales demandes des Patriotes dont l'élection des conseillers législatifs, rendre le Conseil exécutif responsable devant la Chambre d'assemblée, abolition de la British American Land Company dans ses privilèges et imposition rétroactive et sans le consentement de la Chambre d'assemblée, des subsides requis pour gouverner.
(10 avril 1837) Proclamation des 10 résolutions de Russell. (Le Fleurdelisé du 17 Mai 2014).
(7 mai 1837) Assemblée des Patriotes à Saint-Ours ; cette assemblée, tenue sous la présidence de Séraphin Cherrier réunit près de 1 200 personnes et présente le docteur Wolfred Nelson comme principal orateur ; on y adopte des résolutions constituant la Déclaration de Saint-Ours ; cette déclaration se veut l'équivalent de la Déclaration d'indépendance des États-Unis en 1774, et de la Déclaration des droits de l'homme en France en 1789 ; parmi les résolutions, on trouve le boycotage des produits anglais et déclare Louis-Josep Papineau comme chef absolu du mouvement.
(10 mai 1837) Les politiques monétaires américaines engendrent une véritable crise financière dans les deux Canadas.
(15 mai 1837) Assemblées des Patriotes à Québec, à Saint-Laurent sur l'île de Montréal (700 participants) et à Saint-Marc-de-Richelieu.
(16 mai 1837) À la suite d'une réunion des marchands, hommes de métier et citoyens tenue au marché Sainte-Anne de Montréal, les banques du Bas-Canada ayant convaincu les participants que c'était la seule façon d'éviter d'être placée dans une situation de faillite, ordonnent la suspension de tout paiement en espèces des effets bancaires.
(25 mai 1837) Assemblée des patriotes à Potton.
(28 mai 1837) Assemblée des Patriotes à Québec (800 participants).
(1er juin 1837) Assemblées des Patriotes à Deux-Montagnes, à Sainte-Scholastique (2 000 participants), à Chambly, à Saint-Hyacinthe et à Saint-François-d'Yamaska.
(15 juin 1837) Le gouverneur Gosford proclame séditieuses des réunions comme celle de Saint-Ours, et ordonne aux magistrats et officiers de milice de les empêcher à l'avenir.
(18 juin 1837) Assemblées des Patriotes à Berthier (4 000 participants), dans la seigneurie de Yamaska (85) et à Lachenaie.
(21 juin 1837) Ordre général de milice aux commandants de bataillons de lire la proclamation du 15 juin, à chaque compagnie le 29 juin, puis à la porte des églises le dimanche suivant.
(29 juin 1837) Assemblées des Patriotes dans la seigneurie de Kamouraska (164), à Montréal, à Longueuil et à Sainte-Rose.
(29 juin 1837) Assemblée des Loyaux de Rawdon ; le capitaine H. Torney demande au gouverneur général de fournir des armes et des munitions à son bataillon de milice pour la protection des vies et des libertés de ses paisibles habitans si aucune tentative était faite pour troubler la paix par aucun tumulte ou insurrection dans cette place.« 
(4 juillet 1837) Assemblées des Patriotes à L'Acadie et à Stanbridge East malgré l'interdiction de Gosford.
(6 juillet 1837) Assemblée des Bureaucrates et des Chouayens à la Place d'arme à Montréal (4 000 participants).
(8 juillet 1837) Le gouverneur Gosford convoque les députés pour le 18 août 1837.
(17 juillet 1837) Assemblée des patriotes à Napierville à laquelle participent Louis-Joseph Papineau, Edmund Burke O'Callaghan et John Storrow Brown ert Cyrille-Octave Côté, malgré l'interdiction de Gosford.
(25 juillet 1837) Mgr Lartigue rappelle aux citoyens qu'ils doivent obéir à l'autorité civile constituée. Assemblée des Patriotes à Trois-Rivières.
(31 juillet 1837) Assemblée des Patriotes à Québec sur l'Esplanade (8 000 participants).
(Septembre 1837) Inspirés par le journal The Herald anti Canadiens-français, 325 personnes signent la pétition suivante : «The petition of the undersigned loyal subjects of Her Majesty Queen Victoria residing in the city of Quebec and county of Quebec humbly sheweth. That in the present disturbed state of the Province when revolution and doctrines are openly dissiminated, your Petitioners are desirous of offering their services to Her Majesty's government to be enrolled as a volunteer Rifle Corps in order that they may be prepared, when called upon, to act with efficiency in support of the Laws and to assist in maitaining indelible the connection at present subsisting between the present Parent state and her colonies in British North America. That for the purposes aforesaid your petitioners consider it would be desirable that they should be provided with arms and accoutrements by her Majesty's government and that officers should be appointed by your excellency to command them. Therefore, your petitioners pray that your Excellency will be pleased favorably to entertain their present petition to sanction their formation as a volunteer Rifle Corps - to authorise their being furnished with arms and accoutrements, and to their being placed under the command of such officers as your excellency may be pleased to select and appoint from among the signers of the petition ; and your petitioners as in duty bound will ever pray.»
Quebec, September 1837 ; 325 signatures.
(23 septembre 1837) Fondation de la Société des Vingt-et-Un à La Malbaie pour coloniser le Saguenay ; 7 des 21 actionnaires sont présents aux assemblées des patriotes.
(Août 1837) Fondation de l'Association des Fils de la Liberté.
(6 août 1837) Assemblées des Patriotes à Saint-Constant, à Vaudreuil, à Saint-Michel-d'Yamaska et dans la seigneurie de Saint-François-du-Lac (86).
(18 août 1837) Les députés arrivent à la Chambre d'assemblée vêtus d'étoffes du pays pour montrer qu'ils boycottent les produits britanniques ; les députés refusent d'adopter les subsides demandés par le gouverneur.
(26 août 1837) Informé que la Chambre refuse de voter les subsides qu'il requiert, le gouverneur Gosford proroge la session ; c'est ainsi que prend fin la dernière session de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC.
(5 septembre 1837) Fondation de la Société des Fils de la liberté à l'Hôtel Nelson sur la place Jacques-Cartier à Montréal.
(22 septembre 1837) Charivari à Saint-Antoine organisé par Siméon Marchessault contre les Chouayens alliés du gouvernement anglais.
(24 septembre 1837) Charivari chez le seigneur Godefroy de Tonnancour.
(25 septembre 1837) Charivari chez Rosalie Cherrier ; une fusillade fait deux blessés et les patriotes détruisent la maison.
(26 septembre 1837) Charivari à Saint-Ours chez le seigneur Debartzch.
(15 octobre 1837) Assemblée dans le rang Saint-Joachim de Sainte-Scholastique ; fondation de milices populaires placées sous le commandement d'officiers élus par les miliciens.
(23-24 octobre 1837) Assemblée des Patriotes à Saint-Charles (5 000 à 6 000 participants) ; également appelée l'Assemblée des six comtés confédérés puisqu'elle attire des patriotes venus des comtés de Saint-Hyacinthe, Rouville, Richelieu, Chambly, Verchères et L'Acadie ; les représentants de ces comtés se réunissent pour y entendre principalement Louis-Joseph Papineau et le docteur Cyrille-Hector-Octave Côté, et adopter 13 résolutions invitant à la désobéissance civile et à la rébellion ; l'assemblée est présidée par Wolfred Nelson ; il y est également décidé d'exiger que toute personne détenant une commission gouvernementale remette sa démission et de procéder à des charivaris contre ceux qui n'obéiraient pas.
(24 octobre 1837) Papineau prône ouvertement la séparation de l'Église et de l'État ; ce qui déplaît souverainement à l'Évêque de Montréal, Mgr Jean-Jacques Lartigue ; celui-ci émet un mandement condamnant la vision sociale et politique des Patriotes et menaçant d'excommunication ceux qui prendraient les armes pour arriver à leurs fins ; il donne instruction aux curés de chacune des paroisses du diocèse de Montréal de lire ce mandement en chaire.
(26 octobre-5 novembre 1837) Charivaris et menaces de charivaris pour obliger entre autres, le docteur Timoléon Quesnel, de L'Acadie, à démissionner comme juge de paix, Dudley Flowers à démissionner comme lieutenant de milice, Louis Bessette, de Saint-Athanase et Pierre Gamelin, de Saint-Cyprien, à démissionner comme capitaines de milice, Nelson Mott, Virgil Titus, et François Marchand de Saint-Jean-l'Évangéliste (Saint-Jean-sur-Richelieu) à démissionner comme juges de paix.
(5 novembre 1837) Assemblée de patriotes à Saint-Athanase ; Olivier Hébert, de L'Acadie, obtient la démission de Nelson Mott et Virgil Titus comme juges de paix, alors que Pierre-Paul Desmarais et Joseph Davignon abolissent le péage sur le pont Jones (entre Saint-Jean et Saint-Athanase) après avoir obtenu les démissions des juges de paix Pierce et François Marchand.
(6 novembre 1837) Échauffourée qui tourne à l'émeute entre les Fils de la Liberté et les membres du Doric Club sur la Place d'Armes à Montréal.
(10 novembre 1837) Envoi d'un détachement de cavalerie à Saint-Jean-l'Évangéliste (Saint-Jean-sur-Richelieu) pour protéger le poste de douanes ; encerclés par un groupe de patriotes dirigés par Pierre-Paul Desmarais, Joseph-François Davignon et Patrick McKinnan, des coups de canon sont tirés de part et d'autre, mais aucune victime n'est signalée.
(13 novembre 1837) Informé qu'un mandat d'arrestation allait être émis contre lui, Louis-Joseph Papineau quitte sa
résidence de Montréal.
(16 novembre 1837) Émission de 26 mandats d'arrestation pour haute trahison contre Louis-Joseph Papineau, les autres leaders canadiens français et les Fils de la liberté à cause de l'émeute du 6 novembre ; Plusieurs de ces mandats étaient signés sans le nom de la personne visée..
(17 novembre 1837, 3 h) Le constable Malo, parti de Montréal la veille escorté d'un escadron de 18 cavalliers de la Royal Montreal Volunteers Cavalry, arrête Pierre-Paul Desmarais et le docteur Joseph-François Davignon à leur domicile de Saint-Jean-l'Évangéliste, pour avoir enfreint l'interdiction d'assemblée proclamée par lord Gosford le 15 juin 1837 ; afin de montrer ses prisonniers et de semer la terreur chez les communautés riveraines, il prend le chemin Chambly pour rentrer à Montréal.
(17 novembre 1837, 9 h) Bonaventure Viger, Joseph Vincent et le docteur Kimber, à la tête de quelques patriotes (Arès dit Sansfaçon, Louis Benoît père, Joseph Bessette, Olivier Bonvouloir, Alexis Bouthillier, Antoine Bouthillier, Pierre Bouthillier, Joseph Brais, Gabriel Brissette, Élie Brossard, Alexis Colin, François Colin, Joseph Daigneau, Pierre Davignon, Charles Deniger, Augustin Dubuc, Pierre Fonrouge, Jacob Gariépy, Joseph Gélinot, Michel Gobin, François Goyette, Alexis Guertin, Isaac Huot, Joseph Jodoin, Henri Mongeau, Louis Mongeau père, Louis Mongeau fils, Patrick Murray, Charles Nolin, Michel Paré, Amable Patenaude, Alexis Patenaude, Alexis Fournier dit Préfontaine, Toussaint Fournier dit Préfontaine, Constant Robert, Alexis Rollin, Dominique-Benjamin Rollin, Eugène Talham, Louis Trudeau, Narcisse Trudeau, Joseph Vincent, Michel Vincent) libèrent les deux prisonniers sur le chemin entre Chambly et Longueuil, puis se rendent chez le forgeron qui les débarrasse du bracelet métallique qui les retenait l'un à l'autre. Ce bracelet est exposée au musée du château de Ramesay à montréal. ; c'est ce jour-là sur le chemin Chambly que se produit le premier véritable engagement de la rébellion de 1837.
(18 novembre 1837) Louis-Joseph Papineau, O'Callaghan, Trottier Desrivières, Bonaventure Viger, Charles-Ovide Perrault, George Étienne Cartier, Édouard-Raymond Fabre et autres sont invités à se rendre à la résidence de Wolfred Nelson, à Saint-Denis-sur-Richelieu.
(22 novembre 1837, a.m.) Le colonel Gore s'embarque à Montréal et se dirige vers Sorel avec 5 compagnies d'infanterie, un détachement de cavalerie et un détachement d'artillerie avec mission de déloger les patriotes à Saint-Charles-sur-Richelieu.
(22 novembre 1837, p.m.) Le colonel Wetherhall part de Chambly avec 4 compagnies de grenadiers royaux, une compagnie du 66e Régiment, deux pièces d'artillerie de campagne et un détachement de 12 cavalliers volontaires et se dirige vers Saint-Charles avec la même mission que Gore.
(22 novembre 1837, 22 h) Le colonel Gore quitte Sorel pour Saint-Charles avec son détachement (2 compagnies du 24e, une compagnie du 32e, 2 compagnies du 66e, des artilleurs et une pièce de canon de campagne et 12 cavaliers de la Montreal Volonteers Cavalry.
(23 novembr e1837, pendant la nuit) Les Patriotes de Saint-Denis s'emparent du lieutenant George Weir, vêtu en civil, qui se dirige vers Sorel porteur d'un message qui ordonne au capitaine Compton de mettre au service de Gore deux compagnies du 66e Régiment de l'armée anglaise.
(23 novembre 1837, 8 h 30) Le lieutenant George Weir est tué par les Patriotes alors qu'il tente de s'échapper ; J.-B. Maillette le frappe avec une épée, puis un certain Lussier l'achève d'un coup de fusil.
(23 novembre 1837, 9 h) Le détachement de Gore arrive à Saint-Denis et y trouve quelques centaines de Patriotes dirigés par Wolfred Nelson ; une centaine d'entre eux sont armés de fusils et les autres de faux, de piques et de bâtons ; Louis-Joseph Papineau quitte Saint-Denis pour Saint-Hyacinthe.
(23 novembre 1837, 9 h 45) Un pointeur de canon anglais est abattu alors qu'il tente de diriger son canon sur les Patriotes ; 2 autres Anglais sont tués en tentant d'amorcer le canon ; le premier coup de canon, enfin tiré, tue 4 Patriotes, puis une charge anglaise tue 2 autres Patriotes et blesse mortellement Charles-Ovide Perrault.
(23 novembre 1837, 15 h 15) Le détachement du colonel Gore bat en retraite et se dirige vers Sorel ; la bataille de Saint-Denis est terminée et gagnée par les patriotes dont 12 d'entre eux sont tués, 8 blessés dont 2 mortellement ; les Anglais comptent une trentaine de morts et plusieurs blessés alors que 10 d'entre eux sont faits prisonniers.
(25 novembre 1837) Les Patriotes de Saint-Denis enterrent leurs morts dans la partie non bénite du cimetière, le curé Demers considérant que ceux qui n'avaient pu se confesser avant de mourir étaient des excommuniés.
(25 novembre 1837, a.m.) Le colonel Wetherall part de Rouville pour Saint-Charles. Les Patriotes de Saint-Charles dirigés par Thomas S. Brown, s'emparent du manoir du seigneur Pierre-Dominique Debartzch.
(25 novembre 1837, p.m.) Le colonel Wetherall est accueilli à Saint-Charles par Thomas S. Brown et Rodolphe Desrivières à la tête d'environ 200 Patriotes dont une centaine sont armés de fusils et les autres de faux, de piques et de bâtons, 2 vieux canons rouillés retranchés dans le manoir complètent l'armement des patriotes; écrasés par les Anglais qui perdent 3 des leurs, les patriotes dénombrent 32 tués.
(25 novembre 1837) Bataille de Saint-Charles ; oppose le colonel Wetherall, ses 6 compagnies de fusiliers, un détachement de cavalerie et 2 pièces d'artillerie, à Thomas S. Brown, environ 200 patriotes dont une centaine sont armés de fusils et les autres de faux, de piques, de bâtons et de 2 vieux canons rouillés ; bilan : 3 morts chez les Anglais gagnants ; une trentaine de morts chez les patriotes perdants ; en représailles, l'agglomération est incendiée par l'armée anglaise. Les corps de Louis-Moïse Dalpé dit Pariseau et de Charles Lavallée sont trouvés dans les ruines d'une des maisons incendiées par Wetherhall après le combat.
(27 novembre 1837) Le colonel Wetherall quitte Saint-Charles et se dirige vers Montréal avec des prisonniers.
(28 novembre 1837) Accusé d'être à la tête d'une compagnie de volontaires chargée d'incendier les maisons des Patriotes, Joseph Armand dit Chartrand est arrêté par un groupe de patriotes dirigé par François Nicolas et comprenant René Garant, Amable Daunais, Joseph Pinsonneault et Gédéon Pinsonnault ; François Nicolas trouve Chartrand coupable et ordonne son exécution sur le champ ; Joseph Pinsonnault tue Chartrand.
(Fin de novembre 1837) Arrestation de Robert Nelson.
(1 décembre 1837) Offre de récompenses à qui permettra l'arrestation de Cyrille-Hector-Octave Côté, Pierre-Paul Demaray, Joseph-François Davignon et Julien Gagnon. Louis-Joseph Papineau et O'Callaghan arrivent à Swanton (New York).
(2 décembre 1837) De retour à Saint-Denis-sur-Richelieu, le colonel Gore ordonne la mise à feu du village après avoir trouvé le corps du lieutenant George Weir.
(3 décembre 1837) Le colonel Gore à la tête d'une troupe de 1 100 soldats entrent dans Saint-Denis, pillent toutes les maisons, saccage l'église et incendie une cinquantaine de bâtiments.
(du 4 décembre au 7 décembre 1837) Rébellion d'une minorité des citoyens du Haut-Canada ; il s'agit d'une marche pour s'emparer du siège du Gouvernement menée par les partisans de William Lyon MacKenzie qui souhaitent profiter du départ de l'armée partie mâter la rébellion du Bas-Canada.
(5 décembre 1837) Proclamation de la loi martiale au Bas-Canada ; Colborne est chargé de sa mise en application. Voulant créer une diversion qui diviserait l'armée de Colborne, un groupe de Patriotes et des agriculteurs recrutés de gré ou de force à L'Acadie, Saint-Valentin, Saint-Luc et Saint-Jean-sur-Richelieu, se réunit à la ferme de Julien Gagnon à la Pointe-à-la-Mule au bord de la rivière Richelieu. Le groupe se met en marche à 20 h vers Swanton, États-Unis, en passant par Phillipsburg, réquisitionne armes et munitions sur son passage et oblige d'autres agriculteurs à le joindre sous peine d'incendie de leurs fermes; on avertit les habitants de Phillipsburg qu'il y aura de la casse au retour des États-Unis.
(6 décembre 1837) Escarmouche de Moore's Corner.
(6 décembre 1837, vers midi) Les Patriotes arrivent à Swanton (États-Unis) ; ils y prennent des armes achetées des Américains et grossissent leurs rangs de réfugiés canadiens qui les attendaient. Pendant ce temps, les habitants de Phillipsburg se préparent au pire, l'armée anglaise envoie un détachement de 200 soldats et un chargement d'armes pour équiper les Volontaires ; on barricade l'église méthodiste ainsi transformée en forteresse.
(6 décembre 1837, vers 15 h) Quatre-vingt Patriotes partent vers Moore's Corner sous la direction du docteur Édouard-Élisée Malhiot assisté des officiers Robert Shore Milnes Bouchette, Julien Gagnon, Pierre Paradis, Jacob Bouchard, Ludger Duvernay, Édouard-Étienne Rodier, J.-Guillaume Beaudriau et Théodore Béchard. Informé de la direction que prennent les Patriotes, le capitaine O. J. Kemp installe 300 Volontaires sur une hauteur près de la croisée des chemins de Phillipsburg-Freligsburg et Swanton-Bedford.
(6 décembre 1837, vers 21 h) Un Volontaire tire le premier coup de fusil et la bataille éclate ; écrasé par le nombre, les Patriotes sont mis en déroute après 15 minutes de combat ; Julien Gagnon, Édouard-Étienne Rodier et le docteur Édouard-Élisée Malhiot sont blessés, mais parviennent à traverser la frontière des États-Unis, Robert Shore Milnes Bouchette y est blessé au talon et fait prisonnier de même que cinq de ses compagnons ; l'un des Patriotes, Hubert Patenaude, est tué dans la maison de Hiram Moore au cours de l'escarmouche.
(7 décembre 1837) Arrestation à Hemingford de Robert McMahon, Joseph Gervais, Olivier Gloutné, Smith Sheldon et Pierre-Rémi Narbonne.
(12 décembre 1837) Le général Colborne offre 4 000 £ pour l'arrestation de Louis-Joseph Papineau, 400 £ pour celle de Demaray, Davignon, Amyot, Franchère, Gauvin, Gauthier et Desrivières. Wolfred Nelson est appréhendé dans le canton de Stukely.
(13 décembre 1837) Environ 150 Mohawks de Kahnawake se mobilise rapidement à la demande de l'armée britannique qui craint que les Patriotes attaquent Lachine.
(14 décembre 1837) Bataille de Saint-Eustache ; oppose le gouverneur Colborne ses 1 280 soldats réguliers, 120 cavaliers, 9 pièces d'artillerie et les 80 volontaires dirigés par le capitaine Maximilien Globensky, aux 600 patriotes dirigés par Amury Girod et Jean-Olivier Chénier ; les patriotes sont écrasés par les Anglais ; environ 70 Patriotes sont tués, une centaine sont blessés et faits prisonniers alors qu'une soixantaine de bâtiments sont détruits, y compris l'église paroissiale.
(14 décembre, vers 16 h 30) La bataille prend fin lorsque le commandant des patriotes, Jean-Olivier Chénier meurt de ses blessures.
(19 décembre 1837) Ordre est donné par le gouverneur d'arrêter tous les Patriotes ; plus de 1 000 personnes sont arrêtées en vertu de cet ordre.
(21 décembre 1837) Arrestation de François Ranger, Louis-Mars Decoigne, François Surprenant et Jean-Baptiste Tremblay pour le charivari du 26 octobre chez Timoléon Quesnel.
1838
Immigration de 4 992 sujets britanniques au Canada.
(5 janvier 1838) Le président des États-Unis proclame la neutralité de son pays en rapport avec la situation au Canada ; il menace de poursuite quiconque compromettrait cette neutralité.
(15 janvier 1838) Le gouverneur Gosford cède ses pouvoirs à Colborne qui devient administrateur des Canadas.
(10 février 1838) Le Parlement britannique décide de suspendre l'Acte constitutionnel de 1791 jusqu'au 1 novembre 1840.
(28 février 1838) Robert Nelson veut envahir le Bas-Canada à partir des États-Unis à la tête de 600 à 700 Frères Chasseurs, mais les Américains, craignant la menace de leur président, s'abstiennent ; seuls des réfugiés canadiens franchissent la frontière et se rendent dans les environs de Caldwell's Manor (Noyan) pour y entendre Robert Nelson proclamer l'indépendance de la république du Bas-Canada.

Déclaration d'indépendance de Robert Nelson

1. Que de ce jour et à l'avenir, le peuple du Bas-Canada est libre de toute allégeance à la Grande-Bretagne, et que toute connexion politique entre ce pouvoir et le Bas-Canada, est maintenant rompue.
2. Qu'une forme républicaine de gouvernement est celle qui convient le mieux au Bas-Canada, qui est de ce jour déclaré être une république.
3. Que sous le gouvernement libre du Bas-Canada, tous les individus jouiront des mêmes droits : les sauvages ne seront plus soumis à aucune disqualification civile, mais jouiront des mêmes droits que tous les autres citoyens du Bas-Canada.
4. Que toute union entre l'Église et l'État est par la présente déclarée dissoute, et toute personne aura le droit d'exercer librement telle religion ou croyance qui lui sera dictée par sa conscience.
5. La tenure féodale ou seigneuriale est par la présente abolie, aussi complèyment que si telle tenure n'ait jamais existé au Canada.
6.
7.
8.
9. Que la condamnation à mort ne sera plus prononcée ni exécutée, excepté dans le cas de meurtre.
10.
11. Que la liberté et l'indépendance de la presse existera dans toute les matières et affaires publiques.
12.
13. Que comme une éducation générale et publique est nécessaire et est due au peuple par le gouvernement, un acte y pourvoyant sera passé aussitôt que les circonstances le permettront.
14. Que pour assurer la franchise et la liberté élective, toute élection se fera par le moyen du BALLOT.
15.
16. Que toute personne mâle au-dessus de l'âge de 21 ans aura droit de voter ainsi que pourvu ci-dessus, pour l'élection des délégués sus-nommés
17. Que les Terres dites de la Couronne deviennent de plein droit, la propriété de l'État du Bas-Canada, sauf telles portions de terres, qui peuvent être en possession de cultivateurs, qui les tiennent de bonne foi.

Par ordre du gouvernement provisoire.
Robert Nelson, président.

Informés que des Volontaires venaient dans leur direction, ils doivent retourner aux États-Unis, leurs armes ayant été confisquées par les douaniers américains lors de leur entrée au Canada. En rentrant aux États-Unis, Robert Nelson et Cyrille-Hector-Octave Côté sont arrêtés et accusés de violation de neutralité ; les deux sont libérés quelques jours plus tard.
(Mars 1838) Fondation de l'association des Frères Chasseurs par Robert Nelson et quelques notables canadiens.
(27 mars 1838) Le gouverneur Colborne proclame la suspension de la constitution du Bas-Canada et nomme le Conseil spécial chargé d'administrer les affaires courantes.
(30 mars 1838) Le gouvernement britannique charge lord Durham d'enquêter sur les incidents et leurs causes et de lui faire rapport dans les meilleurs délais.
(29 mai 1838) Arrivée de lord Durham au Canada.
(30 mai 1838) Lord Durham suspend le Conseil spécial de Colborne.
(28 juin 1838) À la suite de consultations, une ordonnance de Lord Durham reconstitue le Conseil spécial, condamne à l'exil aux Bermudes Robert Shore Milnes Bouchette, Rodolphe Trottier Desrivières, H.-A. Gauvin, J.-H. Goddu, Siméon Marchesseault, Luc-Hyacinthe Masson, Wolfred Nelson et Bonaventure Viger, interdit de séjour sous peine de mort, les fugitifs Thomas Storrow Brown, George Étienne Cartier, l'abbé Étienne Chartier, Cyrille-Hector-Octave Côté, Joseph-François Davignon, Pierre-Paul Demaray, Ludger Duvernay, Julien Gagnon, Louis Gauthier, Edmund Burke O'Callaghan, Louis-Joseph Papineau, Louis Perrault, Édouard-Étienne Rodier, John Ryan père, et John Ryan fils ; la même ordonnance accorde une amnistie complète à tous les autres détenus et fugitifs à la seule condition de fournir des cautions.
(31 août 1838) François Nicolas, Jean Beaulieu, Amable Daunais, René Garant, Gédéon Pinsonnault et Joseph Pinsonnault sont inculpés du meurtre de Joseph Armand dit Chartrand commis le 27 novembre 1837.
(Septembre 1838) L'ordonnance de lord Durham du 28 juin est désavouée par le gouvernement britannique qui annule ainsi la déportation aux Bermudes, l'interdiction de rentrer au Canada sous peine de mort, et l'amnistie octroyée aux autres Patriotes.
(7 septembre 1838) Un jury francophone, considérant que sa mort résulte d'un acte de guerre, acquitte les accusés du meurtre de Joseph Armand dit Chartrand commis le 27 novembre 1837.
(26 septembre 1838) Après avoir dit au curé Noël-Laurent Amiot de la paroisse de Saint-Cyprien que les Frères Chasseurs se réunissaient à Napierville et qu'ils préparaient l'invasion du Bas-Canada, Michel Moisan explique la procédure du serment d'allégeance aux Frères Chasseurs, la peine imposée à ceux qui trahiraient le secret et les signes pour se reconnaître entre eux, il révèle également que des armes en provenance des États-Unis sont déjà ou seront bientôt cachées dans certaines fermes en vue de l'offensive qui devrait avoir lieu le 1er octobre 1838 dans le Haut-Canada et entre le 8 et le 15 octobre 1838, dans le Bas-Canada. Le même jour, le curé Amyot communique cette information à son évêque, Mgr Lartigue; ce dernier informe le général Colborne le 27 septembre 1838 ; Colborne a donc amplement le temps de prendre les dispositions nécessaires pour contrer l'action des Frères Chasseurs. On sait maintenant que la date fixée pour l'attaque a été repoussée aux 3 et 4 novembre 1838 dans le Bas-Canada.
(3 novembre 1838) Lord Durham s'embarque pour l'Angleterre.
Les Frères Chasseurs de Saint-Constant dirigés par Joseph Robert tuent un certain Aaron Walker, un Volontaire loyaliste. Plusieurs rassemblements ont lieu aux endroits où l'on croyait que des armes avaient été entreposées, mais les armes ne s'y trouvant pas, les hommes se dispersent et retournent chacun chez-soi.
64 Frères chasseurs dont Joseph-Narcisse Cardinal et Joseph Duquette sont arrêtés par les Mohawks de Kahnawake où ils cherchent des armes ; les Mohawks les remettent aux autorités britanniques.
Chevalier de Lorimier, Joseph Dumouchel et Jean-Baptiste-Henri Brien mènent l'attaque du manoir Ellice à Beauharnois ; ils capturent le seigneur Edward Ellice et sa famille, puis s'emparent d'un bateau pour regagner le camp de Napierville.
Dirigé par François-Xavier Prieur, un autre groupe rend le vapeur Henry Brougham inutilisable pour le transport de troupes. Robert Nelson arrive à Napierville avec deux officiers français, dont Charles Hindelang, qu'il avait engagé aux États-Unis ; les Patriotes qui s'y étaient réunis en vue d'un grand assaut sur Saint-Jean s'attendaient pourtant à le voir arriver avec un grand nombre d'Américains.
Robert Nelson proclame de nouveau la république du Bas-Canada.
Denis-Benjamin Viger est incarcéré.
(4 novembre 1838) Les patriotes s'emparent de Lady Durham, l'épouse du gouverneur et de Jane Ellis, l'épouse du secrétaire du gouverneur.
(6 et 7 novembre 1838) Bataille de Lacolle ; oppose le colonel Oklowski et 170 Patriotes au capitaine Scriver et 400 volontaires loyalistes; vainqueurs de l'escarmouche du 6 novembre, les Patriotes perdent celle du lendemain et dénombrent 9 tués.
(7 novembre 1838) Chevalier de Lorimier et François-Xavier Prieur à la tête d'environ 200 Frères Chasseurs de Beauharnois se rendent à Sainte-Martine rejoindre 300 autres Patriotes dirigés par le docteur Perrigo ; un détachement de quelques centaines de Volontaires et de soldats de l'armée régulière attaque le camp Baker ; bilan ; 2 morts et plusieurs blessés parmi les attaquants.
(9 novembre 1838) Bataille d'Odelltown; la dernière bataille de l'insurrection; 500 à 600 Patriotes conduits par Robert Nelson, Médard Hébert et Charles Hindelang s'opposent à 1 000 Volontaires loyalistes dirigés par Lewis Odell et Charles McAllister; 200 hommes de troupe de l'armée régulière prêtent main-forte aux Volontaires. Défaits, les Patriotes dénombrent une douzaine de tués et une quinzaine de blessés. Les vainqueurs perdent 8 des leurs et comptent 15 hommes blessés gravement. Repliés à Napierville, les Patriotes apprennent que Colborne se dirige vers eux avec 2 000 hommes de troupe
(9 novembre 1838, vers 20 h) Craignant que leurs troupes les livrent à Colborne, les officiers généraux des Patriotes quittent secrètement Napierville vers 20 h.
(10 novembre 1838) Ne trouvant pas leurs chefs, les Patriotes réunis à Napierville se dispersent. Édouard-Élisée Malhiot qui avait réuni près de 1 000 Frères Chasseurs à Saint-Bruno-de-Montarville décide de ne pas attaquer Sorel comme il devait le faire selon le plan d'invasion ; il ordonne la dispersion de ses hommes lorsqu'il apprend celle des autres groupes. Vainqueurs, les Volontaires loyalistes incendient les maisons et les bâtiments de ferme de ceux qu'ils soupçonnent d'être des Frères Chasseurs à L'Acadie, Saint-Athanase, Saint-Édouard, Lacolle, Saint-Valentin et Napierville.
(27 novembre) Colborne forme une Cour martiale pour juger les personnes accusées de participation à l'insurrection; les accusés n'ont pas droit aux services d'avocat devant cette cour qui doit prononcer la culpabilité ou l'acquittement ; la sentence du coupable est automatiquement la pendaison que le gouverneur peut exécuter ou commuer selon son bon vouloir ; à la suite de protestations, deux avocats anglophones, Louis Thomas Drummond et Charles Hart, sont assignés d'office à la défense des accusés.
(28 novembre 1838) Début des audiences de la Cour martiale.
(Décembre 1838) Rébellion dans le Haut-Canada ; les rebelles veulent débarrasser le Gouvernement de la clique (Family Compact) au pouvoir dans la colonie. Le familly Compact est un groupe de propriétaires terriens qui dominent l'administration gouvernementale et distribuent les faveurs comme ils l'entendent dans toute la province.
(21 décembre 1838) Joseph-Narcisse Cardinal et Joseph Duquette sont pendus à la prison du Pied-du-Courant à Montréal.
1839
(Milieu de janvier) 882 Patriotes ont été faits prisonniers depuis la Bataille d'Odelltown, le 9 novembre 1838.
(18 janvier 1839) Pierre-Théophile Decoigne, François-Xavier Hamelin, Joseph-Jacques Robert, Ambroise Sanguinet et Charles Sanguinet sont pendus à la prison du Pied-du-Courant de Montréal ; les cadavres des pendus sont inhumés dans la partie du cimetière Saint-Antoine réservée aux excommuniés (square Dominion, près du monument à John A. Macdonald).
(15 février 1839) Amable Daunais, François-M.-T. Chevalier de Lorimier, Charles Hindelang, Pierre-Rémi Narbonne et François Nicolas sont pendus à la prison du Pied-du-Courant de Montréal; les cadavres des pendus, à l'exception de celui de Lorimier, sont inhumés dans la partie du cimetière Saint-Antoine réservée aux excommuniés (square Dominion, près du monument à John A. Macdonald) ; de Lorimier est inhumé dans un autre endroit du même cimetière propriété d'un de ses amis.
(1er mai 1839) Fin des audiences de la Cour martiale mise en place par Colborne.
(Juin 1839) Publication du rapport de Lord Durham dans le journal The Times de Londres.
(Juin-décembre 1839) Construction d'un important établissement militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu afin de contrer toute tentative révolutionnaire ; cet établissement comporte un hôpital de 90 lits et des casernes pouvant abriter 30 officiers, 12 sergents et 800 hommes de troupe.
(28 septembre 1839) Le navire Buffalo quitte Québec avec à son bord 58 Patriotes canadiens-français du Bas-Canada condamnés à être exilés en Australie ; 83 Patriotes et 3 prisonniers de droit commun du Haut-Canada subissent le même sort. (Novembre 1839) Le nouveau gouverneur du Bas-Canada, Charles Edward Poulett Thompson, lord Sydenham, convoque le Conseil spécial du Bas-Canada qui approuve le projet d'union du Haut-Canada et du Bas-Canada proposé par lord Durham. Voir Canada. Constitution.
1840
(10 février 1840) Le parlement du Haut-Canada (Conseil législatif et Chambre d'assemblée), convaincu par Sydenham que l'union des deux Canadas est la solution à ses problèmes financiers approuve le projet d'union proposé par lord Durham.
(25 février 1840) Le navire Buffalo transportant les Patriotes exilés en Australie arrive à Sydney ; les exilés du Haut-Canada sont débarqués ce jour-là.
(11 mars 1840) Les 58 exilés du Bas-Canada débarquent à leur tour du navire Buffalo, à Sydney.
(23 juillet 1840) La reine Victoria d'Angleterre sanctionne l'Acte d'Union qui unit le Haut-Canada et le Bas-Canada en une seule province appelée Canada ou Canada-Uni.
1844
(Mai 1844) La reine Victoria accorde le pardon royal aux condamnés pour leur participation aux insurrections de 1837 et de 1838.
1845
(Janvier 1845) Retour au pays de 38 des 58 exilés en Australie.
1846
(18 avril 1846) Une commission du Parlement du Canada-Uni recommande d'indemniser les habitants du Bas-Canada pour les dommages causés par les insurgés ou par les troupes gouvernementales pendant et après les insurrections de 1837 et 1838.
1849
(18 janvier 1849) Lord Elgin, le gouverneur général du Canada-Uni accorde l'amistie générale aux participants aux insurrections de 1837 et de 1838.
(25 avril 1849) Incendie du Parlement du Canada-Uni logé à l'étage du Marché Sainte-Anne à Montréal ; les anglophones tories protestent ainsi contre la Loi d'indemnisation qui accordait des dédommagements à tous ceux qui avaient subi des dommages au cours des insurrections de 1837 et de 1838 y compris les Canadiens français sauf ceux qui avaient pris une part active à ces insurrections.
1854
(18 décembre 1854) Abolition du régime seigneurial.
1858
L'Institut canadien érige un monument en l'honneur des Patriotes au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
1884
Parution du livre Les Patriotes de Laurent-Olivier David.
1887
Lors du 50e anniversaire des événements, Louis Fréchette consacre plusieurs poèmes à la mémoire des Patriotes dans La Légende d'un peuple.
1937
Lors du centenaire des événements de 1837, Gérard Filteau publie Histoire des Patriotes.
Début des années 1960
Les adeptes de l'histoire des Patriotes, puis les mouvements nationalistes et indépendantistes dont le Rassemblement pour l'indépendance nationale-RIN commencent à commémorer annuellement les Patriotes le dimanche précédant le 23 novembre.
1982
Le Gouvernement du Québec dirigé par René Lévesque reconnaît par décret la légitimité de la Journée des Patriotes sans toutefois en faire une journée fériée.
1987
Sous l'impulsion du Club souverain de l'Estrie, une pétition est lancée pour que soit instituée une Journée nationale des patriotes ; 1 116 000 personnes signent cette pétition.
(2 avril) Lors du 150e anniversaire de l'insurrection, les Patriotes tués sont l'objet d'une réhabilitation religieuse de la part de l'Assemblée des évêques du Québec qui permet , entre autres, le transfert des restes du docteur J.-Olivier Chénier dans le cimetière catholique de Saint-Eustache.
2002
(20 novembre 2002) Le Gouvernement du Québec dirigé par Bernard Landry proclame par décret que le premier lundi précédant le 25 mai soit désigné Journée nationale des Patriotes. Au Québec, le 24 mai était jusque-là la fête de Dollard-des-Ormeaux.

Patriotes tués à la bataille de Saint-Denis (23 novembre 1837)

Bourgeois, Lévy
Boutillier, Honoré (aussi appelé Bouteillet)
Dudevoir, Joseph
Dufaux, François
Durocher, Benjamin
Lamoureux, François
Lusignan dit Amiel, Antoine
Mandeville dit Romain, André
Minet, Pierre
Patenaude, Jean-Baptiste
Perrault, Charles-Ovide
Phaneuf, Eusèbe
Saint-Germain, Charles

Patriotes tués à la bataille de Saint-Charles (25 novembre 1837)

Une trentaine de Patriotes dont

Barbeau, Théophile
Bellefleur, Abraham-Henri
Boulay, Joseph
Casavant, Luc
Chaume, Henri
Catudal dit Saint-Jean, Louis
Comeau, Joseph
Émery-Codaire, Pierre
Fénix ou Phénix, Joseph
Fénix ou Phénix, Louis
Fontaine, Isaïe
Goddue, Joseph
Gosselin, Gabriel
Guertin, Étienne
Hamiel, Gabriel
Hébert, Amable
Hébert, Jean-Baptiste
Janotte dit Lachapelle, Marc
Lambert, Pierre
Lavallée, Charles
Lemoyne, Moyse
Lescaut, Olivier
Lévesque, André
Lévesque, Louis
Loisel, Toussaint
Mingo, François
Pariseau, Moïse Dalpé dit
Pariseau, Xavier
Provost, Joseph
Saint-Jean, Louis
Vandandaigue dit Gadbois, Prudent

Patriotes tués à la bataille de Saint-Eustache (14 décembre 1837)

Biroleau dit Lafleur, Eustache
Bonnet, Joseph
Bourque, Henri
Bouvret, Henri
Campeau, Jean-Baptiste
Chénier, Jean-Olivier
Deslauriers, Joseph
Doré, Auguste
Doré, Jean
Doré, Séraphin
Dubé, François
Dubeau, Pierre
Filion, Nazaire
Forget, Charles
Forget, Étienne
Forget, Jean-Baptiste
Gatien, Pierre
Gauthier dit Larouche, Joseph
Guitard, Joseph
Hémond, Eustache
Lachance, Alexis
Laforest, François
Laforest, Janvier
Lanthier, Eustache
Larouche, Joseph
Lauzé, Jean-Baptiste
Lauzon, Amable
Lebrun dit Laforest, Janvier
Lebrun, Jean-Baptiste
Leduc, Joseph-Jean
Lefebvre, Luc
Maisonneuve, Paul
Marineau
Meloche, France
Monette, Auguste
Morin, Jean
Paquet, Joseph
Plante, François
Raymond dit Labrosse, Eustache
Rhéaume, Charlette
Robert dit Fache, Louis
Roussel, Siméon
Toupin, Jean-Baptiste
Vermette dit Courville, Louis
Vézina, François

Patriotes tués à la bataille de Lacolle (6 et 7 novembre 1838)

Blain, Jacques
Grégoire, Narcisse
Létourneau, Joseph
Mongeau, Joseph
Morin, Joseph
Pilotte, Jean
Poirier, Toussaint
Roy, François
Vézina, Pierre

Patriotes tués à la bataille d'Odelltown (9 novembre 1838)

Une douzaine de Patriotes dont

Beloin dit Fortier, François-Xavier
Boyer, Constant
Cusson, Joseph
Granger, Jean-Baptiste
Joubert, Pierre
Lanctôt, Jean-Baptiste
Mailloux, Pierre
Ménard, Joseph
Robert, Albert

Patriotes exilés aux Bermudes par le gouverneur Durham en 1838

Bouchette, Robert Shore Milnes
DesRivières, Rodolphe.
Gauvin, Henri-Alphonse
Goddu, Toussaint-Hubert
Marchesseault, Siméon
Masson, Luc-Hyacinthe
Nelson, Wolfred
Viger, Bonaventure

Patriotes interdits de séjour par le gouverneur Durham en 1838

Brown, Thomas Storrow
Cartier, George-Étienne
Chartier, Étienne
Côté, Cyrille-Hector-Octave
D' Avignon, Joseph-François
Demaray, Pierre-Paul
Duvernay, Ludger
Gauthier, Louis
O'Callaghan, Edmund Burke
Papineau, Louis-Joseph
Perreault, Louis
Rodier, Édouard-Étienne
Ryan, John, père

Ryan John, fils




Patriotes exilés en Australie en 1839

Alary, Michel
Béchard, Théodore
Beaucaire, François Bigonesse dit
Bisson, Constant
Bouc, Charles-Guillaume
Bourbonnais, Désiré
Bourdon, Louis
Bousquet, Jean-Baptiste
Buisson, Constant
Chèvrefils, Ignace-Gabriel
Coupal dit La Reine, Antoine
Défaillette, Louis
Ducharme, Léandre
Dumouchel, Joseph
Dumouchel, Louis
Gagnon, David
Goyette, Jacques
Goyette, Joseph
Guérin-Dussault, Louis
Guertin, François
Guimond, Joseph
Hébert, Jean-Jacques
Hébert, Joseph-David
Huot, Charles
Julien, Louis
Laberge, Jean
Lanctôt, Hippolyte
Langevin, Charles Bergevin dit
Langlois, Étienne
Languedoc, Étienne
Lapensée, Charles Roy dit
Lapensée, Joseph Roy dit
Lavoie, Pierre-Maurice
Leblanc, David Drossin
Leblanc, Hubert Drossin
Lepailleur, François-Xavier
Longtin, Jacques
Longtin, Moïse
Marceau, Jacques
Morin, Achille-Cabriel
Morin, Pierre-Hector
Mott, Benjamin
Newcombe, Samuel
Papineau, André-Montigny
Paré, Joseph
Pinsonnault, Louis
Pinsonnault, Pascal
Pinsonnault, René
Prévost, François-Xavier
Prieur, François-Xavier
Robert, Théophile
Rochon, Édouard-Pascal
Rochon, Jérémie
Rochon, Toussaint
Roy, Basile
Thibert, Jean-Louis
Thibert, Jean-Marie
Touchette, François-Xavier
Trudelle, Jean-Baptiste
Turcot, Louis

Patriotes condamnés à mort et exécutés au Pied-du-Courant

Cardinal, Joseph-Narcisse 21 décembre 1838
Duquette, Joseph21 décembre 1838
Decoigne, Pierre-Théophile18 janvier 1839
Hamelin, François-Xavier18 janvier 1839
Robert, Joseph-Jacques18 janvier 1839
Sanguinet, Ambroise 18 janvier 1839
Sanguinet, Charles 18 janvier 1839
Daunais, Amable 15 février 1839
Lorimier, François-M.-T. Chevalier de 15 février 1839
Hindelang, Charles15 février 1839
Narbonne, Pierre-Rémi15 février 1839
Nicolas, François-S.15 février 1839




Patriotes d'origine anglophone arrêtés au cours de l'insurrection de 1837 dans le Haut-Canada

Allan, William
Anderson, John
Ashley, Alexander
Barclay, A. E.
Bates, John Henry
Brady, A. Charles
Blyth, William
Bone, Charles
Brady, Michael
Brown, Dr Leonard
Campbell, Marc
Catman, George
Culver, Heron R.
Dalton, Moses
Dalton, Thomas
Dalton, William
Dewitt, Charles
Dillon, George
Dillon, Richard
Donegani, John
Dwyer, Michael
Enoch, Jacques
Feenan, Hugh
Flanaghan, Patrick
Forbes, Daniel
Fullum, John
Haskin, L.J.
Hays, Patrick
Hensley, Joseph
Hull, Henry L.
Johnson, James
McDonald, John
McMahon, Robert
Miller, Freeman
Morrisson, Donald George
Mott, Benjamen
Murphy, J.
Murray, Patrick
Negus, Isaac
Nelson, Wolfred
Newcomb, Dr Samuel
Newcomb, Henry
O'Callighan
Parker, Clancy
Patridge, Abraham W.
Pen, Benjamin F.
Perrigo, James
Putman, George
Reeves, Stephen
Reid, Francis
Reid, Peter
Rober
Scott, Neil
Scott, William H.
Smith, Joseph
Smith, J.S. Ney
Smith, Nathan
Squires, John
Sutherland, Thomas J.
Terrill, John
Thayer
Wadley, Taylor Captain
Ward, Hugh
Watts, James
Webster, John H.
Whitlock, William
Willing, John
Wolfred, Daniel

  • Bibliographie -


La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache (histoire, Charles-Auguste-Maximilien Globensky, 1883).
Les Patriotes de 1837-1838 (histoire, Laurent-Olivier David, Jacques Frenette éditeur, 1884 ; réédité en 1937 et en 2000).
The Birth of Canadian Democracy (Stanley B. Ryerson, 1937).
Commercial Empire of the Saint Lawrence (Donald C. Creighton, Published by McMillan, Toronto, 1956).
Histoire des Patriotes (Gérard Filteau, 1938, réédité par Les Éditions de l'Aurore, Montréal 1975).
Les rébellions de 1837-1838. Les patriotes du Bas-Canada dans la mémoire collective et chez les historiens (Histoire, Jean-Paul Bernard, Boréal Express, 1983).
La Guerre des Patriotes le long du Richelieu (Réal Fortin, Éditions Mille Roches inc., 1988).
Dictionnaire des parlementaires du Québec 1792-1992 (direction de Suzanne Allaire et Dominique Johnson, Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)
Le Roman de Julie Papineau (roman, Micheline Lachance, Québec Amérique, Tome I, La Tourmente, 1995, Tome II, L'Exil, 1998)
Patriotes et loyaux - Leadership régional et mobilisation politique (histoire, Gilles Laporte, Septentrion, 2004).
La Colère et le chagrin d'un curé patriote (essai, Gilles Boileau, Septentrion, 2010).
Les Rébellions canadiennes de 1837 et 1838 vues de Paris (essai, Aurélio Ayala et Françoise Le Jeune, Presses de l'Université Laval, 2011)
Les femmes dans l'espace rebelle (histoire et fiction autour des rébellions de 1837 et 1838 (Marylin Randall, Éditions Nota Bene, 2013)
Dans le sillage des patriotes 1838 ( journaux intimes de Louisa Grey, épouse du gouverneur Lord Durham, et de Jane Ellice épouse d'Edward Ellice, secrétaire particulier du gouverneur Durham ; aquarelles de Jane Ellice ; présentés respectivement par Denis Vaugeois et Alain Messier éditions du Septentrion, 2013)
Journal Fleurdelisé - Patriotes à la grandeur du Québec (Mouvement national des Québécoises et Québécois, 24 juin 2014).
Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes 1837-1838 (Alain Messier, Guérin éditeur, 2002)

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