Québec (province). Meurtres, homicides et autres méfaits : (2009)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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2009

  • Éphémérides -

Au cours de 2009, il y a eu 5 meurtres reliés aux activités de gang de rue.

Le 16 janvier 2009, en après-midi, Sam Fasulo, 37 ans, est atteint à la tête et au corps de plusieurs balles tirées à travers le pare-brise de sa camionnette Jeep Cherokee rouge immobilisée à un feu de circulation sur boulevard Henri-Bourassa à l'angle du boulevard Langelier ; deux hommes portant cagoule et conduisant un véhicule utilitaire de couleur pâle serait les auteurs des 21 tirs dirigés sur la victime ; celle-ci décède à l'hôpital le 18 janvier suivant ; Fasulo était le neveu de Francesco Arcadi, l'un des principaux lieutenants du clan Rizzuto et membre influent de la mafia italienne ; Fasulo avait été condamné à 4 ans de prison en 2004 pour son rôle de leader dans un important trafic de drogues (crack, cocaïne et héroïne) à partir de cafés italiens dans les secteurs Saint-Léonard et Saint-Michel de Montréal ; il avait obtenu sa libération conditionnelle en 2005 ; on croit à un règlement de compte façon mafia montréalaise.

Opération AXE.

Le 12 février 2009, 500 agents du Service de police de Montréal - SPVM* et 200 agents de la Gendarmerie royale du Canada - GRC*, de la Sûreté du Québec - SQ* et autres corps de police municipaux participent à une opération surprise appelée Projet Axe qui vise à neutraliser les Syndicate, le plus important gang de rue de Montréal contrôlé par les Hells-Angels ; 25 armes à feu, 41 kg de cocaïne, 11 kg de haschisch, 225 kg de marijuana et plus de 600 000 $ en espèces sont saisis ; 41 personnes faisant l'objet de mandat sont arrêtées, mais 6 autres n'ont pas été trouvées ;
Gregory Wooley, 36 ans, le fondateur des Syndicates, est arrêté au pénitencier de Kingston, Ontario, Emmanuel «Mano» Zephir, 36 ans, est arrêté à son domicile de Terrebonne ; en 2006, ce dernier a pris le contrôle des Syndicate peu après sa libération du pénitencier où il purgeait une sentence de 5 ans de prison pour homicide involontaire commis en 1999 au cours d'un party d'Haïtiens dans le nord de Montréal ; son frère Jean-Ismaël Zephir, 32 ans, est accusé de complot d'importation de drogues d'Haïti ;
Dany Cadet-Sprinces, 38 ans, est arrêté à l'Institut pénitentiaire Leclerc où il purge une sentence de 4 ans pour trafic de drogues ;
Jean Lavertue, 34 ans, un haltérophile olympique, ses frères Martin Lavertue, 40 ans, Stéphane Lavertue, 33 ans, et Patrick Lavertue, 31 ans, sont arrêtés à leurs résidences de Pointe-Claire ; les Lavertue formaient une cellule de trafiquants dans le sud-ouest de Montréal ;
Daniel D'Amours, 31 ans, et Martin Morse, 27 ans, leur servaient de liens avec les petits revendeurs de rue du Sud-Ouest ;
Curtis Rodney, 36 ans, Roberto Sauro, 30 ans, Nelio Timothée, 34 ans et Emmanuel Mémé, 23 ans, Igor Vassiliev, 60 ans, sont parmi les personnes arrêtées lors de l'Opération Axe.
Pasquale Mangiola, 38 ans, est accusé de complot, de possession et de trafic de cocaïne et de possession d'une arme prohibée ; Magniola agissait comme intermédiaire entre les gangs de rue Syndicates, Bleus et les frères Lavertue ; Fernand Lauzon, 68 ans, serait l'un des principaux fournisseurs de cocaïne des frères Lavertue auxquels il livrait de 1 à 4 kg par semaine à partir de sa résidence du 2024, rue Cardinal, dans le quartier Émard. Le 26 avril 2010, Jean Lavertue est condamné à 8 ans de prison, Patrick Lavertue, Stéphane Lavertue et Patrick Rondeau sont condamnés à 5 ans de prison par le juge Jean-Pierre Bonin.

Le 20 février 2009, l'Escouade régionale mixte «gangs de rue» de la couronne nord fondée en novembre 2007, appréhende Romuald Crèvecoeur, 28 ans, qu'elle soupçonne d'être relié aux gangs de rue ; il est accusé de port d'arme à feu prohibée et de possession de drogues en vue d'en faire le trafic ; sous le coup d'une interdiction de posséder une arme lorsqu'il a été intercepté au volant de sa voiture, il avait une arme de poing prohibée et chargée à la ceinture ; à sa résidence de Laval, les policiers ont trouvé 18 onces de cocaïne, un gilet pare-balles, des munitions et des milliers de dollars en argent comptant.

Le 5 mars 2009, le journal La Presse révèle que la Sûreté du Québec-SQ, qui enquêtait sur le blanchiment d'argent, a découvert que Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction, entretenait des relations avec Normand «Casper» Ouimet, l'un des leaders du chapitre de Trois-Rivières du gang des Hells-Angels, et Raynald Desjardins ; Jocelyn Dupuis et Raynald Desjardins seraient associés avec Domenico Arcuri dans une entreprise de décontamination des sols appelée Carboneutre ; Desjardins avait été condamné en 1994 à 15 ans de prison pour importation de 740 kg de cocaïne en association avec les Hells Angels de Maurice Mom Boucher ; libéré sous conditions en 2004, Desjardins se lance dans la construction résidentielle.

(12 mars Voir Opération Château)

Le 12 mars 2009, un groupe de policiers dirigés par la GRC muni de 22 mandats d'arrestation et appréhende 19 personnes dont Gilles «Le Vieux» Dumas, 58 ans, et Marc Roberge, 45 ans, tous deux membres du chapitre de Québec des Hells-Angels, ainsi que deux hommes de la réserve de Kahnawake. Le même jour, munis de mandats de perquisition, les policiers de la GRC, de la Sûreté du Québec, de la ville de Québec, de Wendake et de Saint-Jean-sur Richelieu saisissent 300 boîtes de tabac de contrebande et 20 000 pilules de méthamphétamine en plus de découvrir un laboratoire clandestin de drogue à Waterloo dans les Cantons-de-l'Est ; toutes les personnes appréhendées sont accusées de gangstérisme relativement au trafic de cigarettes de contrebande, trafic de drogues, possession de drogues en vue d'en faire le trafic et complot de trafic de drogues. Les cigarettes étaient achetées par le groupe à Kahnawake et revendues dans la région de la ville de Québec ; l'argent généré par cette vente était réinvesti dans la production de stupéfiants vendus dans la région de la ville de Québec.

Le 21 mars 2009, des hommes de race noire lancent des briques dans les vitrines du Café Ferrari de Rivière-des-Prairies.

Le 14 ou 15 avril 2009, Kevin Walter est assassiné dans un logement de la rue Saguenay à Rouyn-Noranda ; le 13 juillet 2009, Johnny Coutu est assassiné par balles lors d'une fusillade à Laval ; Daniel Savard, 30 ans, aurait comploté ces meurtres avec Yves Denis, Denis Lefebvre et Benoît Denis ; le 13 mai 2010, Benoît Denis est à son tour assassiné à Saint-Alphonse-Rodriguez ; le 2 mars 2011, Daniel Savard, un résidant de Saint-Eustache arrêté en octobre 2010 lors de l'Opération Écrevisse, est accusé de ces 3 meurtres. L'Opération Écrevisse visait à démanteler 3 réseaux de trafic de stupéfiants opérant en Abitibi, armés et parrainés par un chapitre des Hells Angels.

Le 15 avril 2009

Opération SharQc (opération de police). (J)

Le 15 avril 2009, à 5 h, environ 1 200 policiers visent 156 personnes dont 111 membres du gang des Hells Angels, 4 prospects, un hang around, 11 retraités et 29 relations du gang des Hells Angels, 5 individus du Nouveau-Brunswick, dont Martin Emery, qui facilitaient le transport de la drogue des Maritimes aux Québec et aux Éats-Unis. Des perquisitions sont également exécutées aux repaires de Trois-Rivières, Sherbrooke et Longueuil et à Cabarete, République dominicaine et en France (Éric Bouffard).

Opération Cerro (opération de police) . (J)

Le 19 mai 2009, vers 4 h 55, plus de 300 policiers de la Gendarmerie royale, de la Sureté du Québec et 7 policiers enquêteurs amérindiens faisant partie de l'Aboriginal Combined Forces Special Enforcement Unit, envahissent 13 endroits de Kanehsatake et saisissent 1 200 plants de marijuana cultivés dans 8 serres hydroponiques, un véhicule blindé M-35, un buldozer, des armes de poing de calibre .357, divers armes de chasse et des munitions pour mitraillette AK-47 (Kalashnikov) ; ils arrêtent 13 personnes dont Gary Gabriel, Barry Simon, Nancy Gabriel, 35 ans, Janice Gabriel, 35 ans, Vincent Daoust, 46 ans ; Jason Gabriel réussit à s'évader ; des coups de feu ont été tirés, mais pas par les policiers ; malgré le nombre d'arrestations, la Gendarmerie n'a porté des accusations que contre Nancy Gabriel, Janice Gabriel et Vincent Daoust, tous trois pour avoir le ou vers le 19 août 2009 produit illégalement du cannabis à Kanehsatake.

Opération Dictature (opération de police) . (J)

Le 20 mai 2009, plus de 150 policiers de la Sûreté du Québec effectuent 18 perquisitions dans la couronne nord de Montréal, à Trois-Rivières et à Québec, saisissent 20 000 plants de marijuana, 60 armes à feu, environ 70 000 $ en espèces, saisissent 9 véhicules et procèdent à l'arrestation de 27 personnes.

Le 25 mai 2009, la Régie des alcools, des courses et des jeux refuse d'accorder un permis d'exploitation à Michel Rivest exploitant du bar de danseuses nues G String de Saint-Robert-de-Sorel ; la Régie croit que le réel propriétaire de l'établissement serait Serge Lebrasseur, un Hells Angel du chapitre de Montréal (Sorel) passé au chapitre de Trois-Rivières ; les 3 portes de l'établissement sont contrôlées de l'intérieur par un bouton dont seul Rivest peut l'actionner ; celui-ci ne veut pas de membres des gangs de rue dans l'établissement, mais les Hells-Angels sont les bienvenus ; la police craint que Rivest pourrait faire mettre fin aux activités illicites qui s'y passeraient lorsqu'elle voudrait y pénétrer par surprise.

Opération Machine (opération de police) . (J)

Le 3 juin 2009, à la suite d'une enquête débutée en 2007, près de 600 policiers du Service de police de Montréal, de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et des Peace Keepers mohawks de Kahnawake munis de mandats d'arrêt et de perquisition arrêtent 46 personnes, saisissent 1 kg de cocaïne, 860 roches de crack, 900 grammes de marijuana, 4 000 comprimés de méthamphétamine, 34 000 livres de tabac, 12 armes à feu, 13 coffres-forts, 160 000 $ en espèces, les documents de comptabilité du gang, un dispositif à impulsion de type Taser et des vêtements marqués à l'effigie des Hells-Angels Nomads ; cette opération paralyse 3 cellules par lesquelles l'organisation dirigée par les Hells-Angels Daniel «Poutine» Leclerc et Salvatore Cazzetta distribuait sa drogue à Montréal, dans les couronnes nord et sud ainsi que dans les régions du Mont-Tremblant et de Québec. 14 personnes sont toujours recherchées en vertu des mêmes mandats ; parmi les suspects appréhendés, on trouve les Hells-Angels Salvatore Cazetta du chapitre de Montréal et Daniel «Poutine» Leclerc du chapitre de l'Ontario, l'homme d'affaires mohawk, Peter Rice, 52 ans, propriétaire de Rice Mohawk Industries et de Mustang Distribution Ltd, et ses 2 fils, Peter Francis Rice, 31 ans, et Burton Rice, 34 ans ; Salvatore Cazzetta est inscrit comme vice-président de Mustang Industries ; Peter Rice s'est associé à 4 entrepreneurs de Kahnawake pour former le consortium Mohawk Bridge Consortium qui a obtenu le contrat de réfection du pont Mercier au prix de 80 M $ ; les différentes drogues étaient entreposées dans l'entrepôt de Peter Rice entouré d'un mur haut de 6 mètres situé sur la réserve de Kahnawake ; c'est dans cet entrepôt que l'argent était conservé dans 11 des 13 coffres-forts saisis. Projet Machine est ainsi appelé en référence à l'ancien gang de Cazzetta, les Rock-Machine ; le 11 juin 2009, la police révèle qu'elle a trouvé plus de 3 M $ dans les coffres-forts qu'elle a saisis à Kahnawake.

En juin 2009, Jonathan Klor, chef du gang des Diplomats de l'Ouest de l'île de Montréal est libéré de prison sous conditions. Le 22 juin 2009, il frappe à la porte de l'appartement d'Eric Rosiclair, chef des Streetgangsters, qui referme la porte aussitôt qu'il se rend compte que celui qui avait frappé était Jonathan Klor ; Rosiclair reçoit alors à l'abdomen une balle tirée par Klor à travers la porte. Le 19 juillet 2009, une autre tentative de meurtre échoue quand la personne attaquée, Dominique Joseph, réussit à s'échapper après avoir reçu plusieurs balles ; Stéphanie Chicoine, une fille du gang des Diplomats, avait invité Joseph à coucher avec elle le 19 juillet 2009 ; c'était un traquenard et le gang de Klor a tenté de l'abattre. Le 30 juillet 2009, Klor tire une balle en direction de Jama Mahad près du domicile de ce dernier à Pierrefonds ; Mahad se sauve et reçoit une autre balle dans le dos. À la fin d'août 2009, le groupe tactique d'intervention arrête des membres du gang des Diplomats dont leur chef Jonathan Klor, Xavier Lajoie, Stéphanie Chicoine et Christopher Gingras. En 2010, Xavier Lajoie reconnaît sa culpabilité et est condamné à 8 ans de prison et signe un contrat de délateur. Le 22 juin 2012, Jonathan Klor reconnaît sa culpabilité aux 3 accusations de tentatives de meurtre sur des membres du gang des Streetgangsters, d'avoir déchargé une arme à feu, de possession d'arme prohibée et de bris de condition. Le 22 juin 2012, Stéphanie Chicoine, 23 ans, reconnait sa culpabilité aux accusations de complot pour séquestration, possession d'héroïne et de cocaïne pour fins de trafic. Le 22 juin 2012, Christopher Gingras, 22 ans, reconnaît sa culpabilité à l'accusation de tentative de meurtre sur Dominique Joseph et à une accusation de possession d'une arme à feu chargée. (La Presse, 23/06/2012)

Opération Sable (opération de police). (J)

Le 4 juin 2009, près de 80 policiers de l'escouade régionale mixte de la Mauricie (Service de police de Montréal, Sûreté du Québec et Gendarmerie royale du Canada) arrêtent 15 personnes liées au Devil's Child, un club école des Hells-Angels qui tentaient de prendre le contrôle du trafic des stupéfiants à Drummondville et Victoriaville ; ces personnes sont accusées de gangstérisme, de complot et de trafic de stupéfiants au palais de justice de Victoriaville.


Opération Borax (opération de police). (J)

Le 9 juin 2009, près de 800 policiers de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et des corps policiers municipaux munis de 196 mandats d'arrêt et de perquisition arrêtent 106 des 196 personnes visées par les mandats, saisissent 18 000 plants de marijuana, 345 kg en vrac et 400 000 $ en cash. Plusieurs des prévenus étaient d'origine asiatique (Thi Duong Le, 51 ans, Kevin Mai, 34 ans, et sa conjointe Thuy Huong Nguyen, 31 ans, agente immobilière à l'emploi de Remax) et certains venaient de l'ouest du Canada ; les réseaux gravitaient autour d'une douzaine de commerces d'équipement de serres éparpillées en bordure de l'autoroute Métropolitaine ; ces commerces racolaient des cultivateurs par le truchement de publicité dans les journaux vietnamiens de Montréal, fournissaient de l'engrais, l'équipement nécessaire à la culture du canabis et son installation et prodiguaient des conseils sur la façon de faire pousser le cannabis ; à maturité, le cannabis était acheminé vers les 12 commerces qui les expédiaient vers les marchés canadiens et américains (Halifax et Boston).

Opération Absent (opération de police). (J)

Le 9 juin 2009, la police de la région de Québec arrête 11 personnes qui seront accusées d'avoir cultivé de la marijuana dans des maisons autour de la ville de Québec.

Opération Norté (opération de police). (J)

2009
Le 11 juin 2009, une centaine de policiers du poste 38, de la section moralité, alcool et stupéfiants région nord et du module gangs de rue participent à l'Opération Norte qui vise les K-Crew, un groupe d'une dizaine de membres qui se distinguent en arborant les armoiries du gang, une tête de mort au-dessus de 2 sabres ; les policiers appréhendent 11 des 20 personnes visées par les mandats et saisissent 15 000 $ en espèces, 220 grammes de cocaïne, quelques kg de marijuana, 1 140 pilules d'ecstasy, 950 plants de marijuana, 1 830 comprimés de speed, des armes blanches et des imitations d'armes ; le cerveau du gang est Jean-Philippe Célestin qui entretient des liens avec des proches des Hells-Angels dont Claude Wagner et Normand Pearson, son adjoint Lewis Arismendy Santana, les frères Patrick et Jason Andrade, leurs fournisseurs de marijuana, sont aussi arrêtés lors de cette opération ; les K-Crew avaient la permission d'opérer sur le territoire des Hells-Angels et de la mafia italienne ; ils opéraient sur la rue Saint-Laurent au nord de la rue Sherbrooke.

Le 14 juin 2009, peu après 19 h, Louino Jeune, 20 ans, un jeune homme de race noire est abattu alors qu'il flannait avec une quinzaine de ses ami dans le stationnement extérieur d'un parc de HLM, à l'angle de l'Allée des Pruches et de la rue Duquesne, dans le quartier Mercier à Montréal ; un homme portant une arme de poing s'est approché du groupe et a tiré presqu'à bout portant à la tête de la victime ; profitant de la confusion créée par l'événement, un groupe de 4 personnes s'est enfui en courant dans les ruelles du parc de HLM ; la police obtient un mandat d'arrêt contre Frank Antoine, 18 ans, relativement à ce décès.

Le 14 juin 2009, vers 1 h 15, Mohamed Abokor Abddullah, 25 ans, est atteint de plusieurs balles sur la rue Quesnel près de la rue Dominion, dans le quartier de La Petite-Bourgogne de Montréal ; la victime était connue comme associée aux gangs de rue

Le 15 juin 2009, vers 11 h 15, Dany De Gregorio, 39 ans, est atteint de 3 balles au thorax à sa sortie d'un gymnase de la rue Jarry Est, entre les rues Champs-d'Eau et Pascal-Gagnon, dans le quartier Saint-Léonard de Montréal ; De Gregorio, dont le décès a été constaté à l'hôpital, est connu comme un jeune mafioso ; la police recherche un homme de race noir relativement à ce décès.

Opération Producto (opération de police). (J)

Le 26 juin 2009, près de 300 policiers de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada, des Services de police de Montréal, de Longueuil, et de Blainville exécutent des mandats d'arrestation contre 22 suspects et 26 mandats de perquisition qui permettent le démantèlement d'un laboratoire de drogues de synthèse à Brossard, la saisie de 400 000 $ en espèces, de 100 000 comprimés de speed et d'une trentaine de kilos de cocaïne ; ces drogues étaient écoulées dans les rues de Montréal.

Opération Ondée (opération de police). (J)

2009

Le 29 juillet 2009, le module gang de rue du Service de police de la ville de Montréal-SPVM lance l'Opération Ondée à la suite de 2 tentatives de meurtre perpétrées en juin et juillet à Dollard-des-Ormeaux et à Pierrefonds.

Le 29 juillet, et les 5, 11 et 21 août 2009, le Service de police de la ville de Montréal-SPVM arrête 18 personnes dont 13 hommes et 5 femmes affiliés aux Bloods et aux Crips et saisissent plusieurs armes, des gilets pare-balles, de la drogue et une somme de 100 000 $.

Le 21 août 2009, Frederico Del Peschio, 59 ans, l'un des copropriétaires du restaurant La Catania au 9090, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, est abattu de plusieurs coups de feu dans le dos dans le stationnement du restaurant où il venait tout juste de garer sa voiture Mercedez ; 2 hommes de race noire sont recherchés en rapport avec ce décès ; la victime était connue de la police pour ses relations dans le milieu du trafic de stupéfiants ; en 1979, il avait été arrêté avec Sydney Lallouz (voir Affaire du Marché Central Métropolitain-MCM) ; il avait été condamné en 1981 à 30 mois de prison après avoir plaidé coupable de participation à une tentative d'importation de 16 kg de hashish ; en 1988, il avait purgé une sentence d'emprisonnement avec Nicolo Rizzuto après la saisie de 1,5 kg de cocaïne saisi par la police de Caracas, Venezuela ; son restaurant était connu comme un lieu de rendez-vous de la mafia montréalaise.

Le 31 août 2009, la Gendarmerie royale du Canada-GRC appréhende 9 résidents de Kahnawake et de Akwesasne et saisit 1 600 kg de tabac de contrebande, 4 véhicules, une remorque et 2 bateaux près de Saint-Anicet sur le bord du lac Saint-François ; parmi les personnes appréhendées, on trouve Karlie Goodleaf, 36 ans, qui avait été appréhendée auparavant parmi un groupe de 30 personnes lors de l'Opération Cancun en mars 2008 à l'occasion d'une enquête à grande échelle sur le trafic et l'exportation de marijuana aux États-Unis.

Le 19 septembre, vers 1 h 30, Ducarme Joseph , Osborn Anthony et une douzaine d'hommes se présentent au bar Buena Notte du Boulevard Saint-Laurent, commencent à saccager la place et attaquent le portier. Anthony plaidera coupable d'assaut causant des blessures et sera condamné à 6 mois de prison pour cet événement.

Le 22 septembre 2009, le Bistro Solaris du 5484, rue Décarie est victime d'un attentat.

Le 27 septembre 2009, le Café Baccio du 8760, boulevard Gouin est victime d'un attentat.

Le 13 octobre 2009, le Café Buen Jiorno du 5055, avenue Couture et la salle de réception Château Classique sont victimes d'attentats.

Le 17 octobre 2009, le Bar Peach du 8974, boulevard Langelier, est victime d'un attentat.

Le 28 octobre 2009, Le Peaches Bar (italien) du boulevard Saint-Michel dans l'arrondissement Saint-Michel de Montréal est l'objet d'un attentat au cocktail Molotov.

Le 28 octobre 2009, le Café Pirandello (italien) situé sur le boulevard Saint-Michel est l'objet d'un attentat au cocktail Molotov ; le 14 janvier 2010, Jean-Sébastien Jacques, 25 ans, reconnaît sa culpabilité à l'accusation d'avoir participé à la tentative d'incendie et est condamné à 5 ans de prison. Sébastien Calixte et Luckenson Desgraves seront condamnés à 2 ans de prison pour cet incendie et pour celui du Peaches Bar.

Le 29 octobre 2009, le Café Bistro Charland (italien) situé sur l'avenue Charland, près du boulevard Saint-Michel dans l'arrondissement Saint-Michel de Montréal est victime d'un attentat au cocktail Molotov lancé dans la vitrine.

Le 5 novembre 2009, le Café Aviano (italien) situé à l'angle de la rue Legendre et du boulevard Saint-Michel dans l'arrondissement Saint-Michel de Montréal est victime d'un attentat au cocktail Molotov lancé dans la vitrine.

Le 15 novembre 2009, le Café Nouba situé sur la rue Saint-Laurent entre les boulevard Saint-Joseph et Rosemont est victime d'un attentat au cocktail Molotov.

Le 19 novembre, vers 4 h 2009, la vitrine du Café Krystèle (italien) est fracassée par des malfaiteurs qui y déversent un bidon d'essence et y mettent le feu ; le Café Krystèle est situé à l'angle de la 17e Avenue et de la rue Villeray dans l'arrondissement Saint-Michel de Montréal.

Le 23 novembre 2009, le Café Nouba est de nouveau l'objet d'une attaque au cocktail Molotov.

Le 23 novembre 2009, le Café Vegas du 2670, rue Jean-Talon Est près de la 6e Avenue dans l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie à Montréal est victime d'un attentat au cocktail Molotov.

Le 24 novembre, vers 3 h 55 2009, le Café-bar Ferrari du 8061, avenue André-Ampère et près du boulevard Armand-Bombardier dans le quartier Rivière-des-Prairies à Montréal est victime d'un attentat au cocktail Molotov. Mickendy Demosthene, 18 ans, de race noire, est recherché en rapport avec l'attaque au cocktail Molotov du Café Ferrari ; Demosthene est connu de la police, notamment à cause de ses liens avec les gangs de rue. Le 8 décembre 2009, Mickendy Demosthene se livre à la police de Montréal.

Le 26 novembre 2009, le Café-bistro Larosa situé au 3943, rue Fleury Est, dans l'arrondissement Montréal-Nord de Montréal est l'objet d'un attentat au cocktail Molotov.

En décembre 2009, Osborn Anthony est victime d'une fusillade lorsqu'il sortait d'un restaurant près du Centre Bell ; la blessure le laissera paraplégique, nais aucune arrestation n'a été effectuée en relation avec cette fusillade.

Le 28 décembre 2009, vers 12 h 10, Nick Rizzuto jr, 42 ans, fils de Vito Rizzuto et petit-fils de Nicolo Rizzuto, est abattu de plusieurs balles au haut du corps près de l'angle du Upper Lachine Road et de l'avenue Wilson, non loin des bureaux de la Compagnie FTM Construction de Antonio Magi dans l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce de Montréal ; des témoins affirment que l'auteur du meurtre était de race noire et qu'il était vêtu d'un paletot de couleur sombre, de jeans et d'un chaperon ; plus tard dans la journée, la police trouve une arme à feu dans les environs de l'incident ; Rizzuto était un associé de Magi dans un projet de construction de résidences.



Voir également Guerres des gangs.

  • Éphémérides -


2009

Le 1er janvier 2009, un homme de 29 ans agresse sa nièce de 8 ans, puis fait feu sur le père de celle-ci dans la réserve montagnaise du Lac-Simon en Abitibi ; le père et sa fille sont transportés à l'hôpital, mais quand les policiers reviennent sur les lieux vers 7 h, ils découvrent l'oncle grièvement blessé par arme à feu et gisant dans une mare de sang ; ce dernier décède des suites de sa blessure quelques heures plus tard. Une femme est arrêtée et détenue en relation avec ce décès ; la police croit que l'agresseur se serait suicidé.
Le 1er janvier 2009, peu avant minuit, Cathy Gauthier Lachance, 34 ans, appelle le Service de sécurité publique de la ville de Saguenay en réclamant de toute urgence l'intervention des policiers à sa résidence ; ceux-ci se rendent au 1412, rue du Portage, dans le quartier de Chicoutimi et y découvrent les cadavres de Marc Laliberté, 36 ans, ses enfants Joëlle Laliberté, 12 ans, Marc-Ange Laliberté, 7 ans, et Louis-Philippe Laliberté, 4 ans, et l'épouse de Laliberté, Cathy Gauthier Lachance grièvement blessée ; les corps des 3 enfants ne portaient aucune trace visible de violence ; la famille, originaire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean était revenue à Chicoutimi en provenance d'Amos en Abitibi en août 2008 ; le père et la mère étaient sans emploi.
En octobre 2008, Marc Laliberté s'était placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, son bilan présentant un passif de 84 350 $ contre un actif de 20 301 $.
Le 3 janvier 2009, la police se dit convaincue que les décès sont le résultat d'un pacte de suicide intervenu entre les parents des enfants ; leur mère Cathy Gauthier Lachance est détenue à l'hôpital à cause des blessures qu'elle s'était infligées au poignet ; c'est la mère qui aurait acheté les médicaments (Oxazepam et Gravol) trois jours avant les meurtres et qui aurait écrit et signé, conjointement avec son mari, des lettres à différents destinataires indiquant pourquoi le couple en était venu à la décision de s'enlever la vie et d'amener leurs enfants avec eux dans l'au-delà.
Le 15 janvier 2009, Cathy Gauthier-Lachance est formellement accusée du meurtre prémédité de ses 3 enfants et d'assistance au suicide de son mari.
Le 24 octobre 2009, vers 14 h 30, après 4 jours de délibérations, un jury formé de 11 jurés trouve Cathie Gauthier Lachance coupable des meurtres prémédités de ses 3 enfants et elle est condamnée par le juge Jean-Claude Beaulieu pour chacun des trois meurtres à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 13 novembre 2009, son avocat, Me Dominique Bouchard, présente une demande de permission d'en appeler du verdict devant la Cour d'appel du Québec ;
Le 26 juillet 2011, la Cour d'appel maintient les verdicts de culpabilité.
Le 23 septembre 2011, Madame Gauthier demande à la Cour suprême du Canada la permission d'en appeler de la décision de la Cour d'appel du Québec.
Le 29 mars 2012, la Cour suprême annonce qu'elle accepte d'entendre l'appel de Cathie Gauthier.
Le 7 juin 2013, la Cour suprême du Canada maintient la sentence imposée à Cathie Gauthier.

Le 4 janvier 2009, le décès de Monique Tardif, 83 ans, est constaté dans l'appartement situé à l'angle de la rue Saint-Jacques et de l'avenue Jolicoeur de Lachine; elle avait été étranglée ; son mari, Roland Pelletier, 87 ans, qui avait appelé le 911 vers 16 h 50, est arrêté par la police puis accusé de meurtre non prémédité relativement à ce décès.
Le 14 septembre 2009, le juge André Vincent de la Cour supérieure du Québec déclare Pelletier non coupable en raison de problèmes de santé mentale.

Le 6 janvier 2009, vers 0 h 45, éveillés par les jappements d'un chien des voisins trouvent Mélissa Lambert, 31 ans, grièvement blessée atteinte de deux coups de feu à la tête dans son appartement du secteur Cap-de-la-Madeleine de Trois-Rivières ; elle décède vers 15 h à l'hôpital où elle avait été transportée ; Guy Dupont, 39 ans, l'ami de coeur de Mélissa et propriétaire de l'appartement dans lequel la victime a été trouvée, est recherché par la police comme témoin important relativement à ce décès ; en juin 2015, Dupont courait toujours.

Le 14 janvier 2009, cinq individus armés font irruption dans un bungalow de la route 219 à Hemmingford ; l'un d'eux, Julius Cesar Espinal Severino, 19 ans, est tué et le résident de l'arrondissement de Montréal-Nord, 23 ans, est blessé au cours de l'intrusion. L'affaire est reliée au monde des stupéfiants. Le frère de la victime, Severino, 23 ans, s'est rendu aux policiers, Karel Bomhower, 31 ans, a été arrêté le 17 février suivant et la police recherche Kent Alcantara Frias, 20 ans, et Remy Samuel, 19 ans, les autres présumés agresseurs. Le 15 janvier 2009, Julio Cesar Espinal Severino, 19 ans, un résident de l'arrondissement de Montréal-Nord est déclaré mort à l'Hôpital Anna-Laberge de Châteauguay où il avait été abandonné à la porte de l'hôpital par un ou des inconnus qui avaient ensuite déguerpi ; des coups de feu avaient été tirés dans une maison de la route 219 à Hemmingford. En octobre 2008, la victime avait été condamnée à Montréal à 150 heures de travaux communautaires et à 2 ans de probation après avoir plaidé coupable de possession de cocaïne et était en attente de procès pour une autre cause similaire.

Le 16 janvier 2009, en après-midi, Sam Fasulo, 37 ans, est atteint à la tête et au corps de plusieurs balles tirées à travers le pare-brise de sa camionnette Jeep Cherokee rouge immobilisée à un feu de circulation sur boulevard Henri-Bourassa à l'angle du boulevard Langelier. Deux hommes portant cagoule et conduisant un véhicule utilitaire de couleur pâle seraient les auteurs des 21 tirs dirigés sur la victime ; celle-ci décède à l'hôpital le 18 janvier suivant. Fasulo était le neveu du mafioso Francesco Arcadi, l'un des principaux lieutenants du clan Rizzuto et membre influent de la mafia italienne ; il avait été condamné à 4 ans de prison en 2004 pour son rôle de leader dans un important trafic de drogues (crack, cocaïne et héroïne) à partir de cafés italiens dans les secteurs Saint-Léonard et Saint-Michel de Montréal ; il avait obtenu sa libération conditionnelle en 2005. On croit à un règlement de compte façon mafia montréalaise.

Le 17 janvier 2009, vers 22 h, la police de Thetford-Mines, appelée par des voisins qui avaient entendu des coups de feu, découvre le cadavre de Sauveur Lessard, 39 ans, gisant dans la rue ; Marco Caron, 25 ans, est arrêté dans une maison privée et accusé le 19 janvier de meurtre au deuxième degré et de possession d'arme illégale relativement à ce décès.

Le 31 janvier 2009, vers 3 h, un agent de police abat un jeune homme dans la vingtaine qui l'aurait menacé avec un couteau sur le territoire de la réserve du Lac-Simon.

Le 4 février 2009, vers 18 h, Trevor Keith Graham, 42 ans, un homme d'affaires de Tracadie-Est (Nouvelle-Écosse), en congrès à Montréal, est trouvé mort dans l'une chambre des 14 chambres du Seven Seasons Hôtel de la rue Saint-Hubert à Montréal ; il serait mort d'une injection d'héroïne que lui aurait administrée David Blais, 38 ans. Celui-ci, qui avait alerté la police, est appréhendé le 18 août 2009 et accusé d'avoir administré un poison ou une substance destructrice avec l'intention de mettre en danger la vie d'un homme et de négligence criminelle ayant causé la mort et d'homicide involontaire relativement au décès de Graham.

Le 9 février 2009, le cadavre de Kamal Mina Ibrahim, 56 ans, est découvert dans le parking d'une entreprise au 220 de la rue Bridge, dans le quartier Pointe-Saint-Charles de Montréal ; il a été tué par balles. Ibrahim avait été condamné à l'emprisonnement en 1989 et 1993 pour trafic de drogues ; en 1994, deux filles qui transportaient 200 grammes d'héroïne ont été arrêtées à Mirabel et un homme du Nouveau-Brunswick était arrêté pour la même raison un mois plus tard ; ayant été relié à ces personnes, Ibrahim réussit à s'enfuir en Jordanie d'où il fut extradé au Canada puis, condamné en 1997, à 15 ans de prison pour trafic de drogues et complot d'importation de 600 grammes d'héroïne au Canada. Au moment de son décès, il bénéficiait d'une liberté conditionnelle et, selon la police, il avait repris ses activités illégales.

Le 12 février 2009 : Opération AXE.

Le 12 février 2009, 500 agents du Service de police de Montréal - SPVM* et 200 agents de la Gendarmerie royale du Canada - GRC*, de la Sûreté du Québec - SQ* et autres corps de police municipaux participent à une opération surprise appelée Projet Axe qui vise à neutraliser les Syndicate, le plus important gang de rue de Montréal contrôlé par les Hells-Angels ; 25 armes à feu, 41 kg de cocaïne, 11 kg de haschisch, 225 kg de marijuana et plus de 600 000 $ en espèces sont saisis ; 41 personnes faisant l'objet de mandat sont arrêtées, mais 6 autres n'ont pas été trouvées ;
Gregory Wooley, 36 ans, le fondateur des Syndicates, est arrêté au pénitencier de Kingston, Ontario, Emmanuel «Mano» Zephir, 36 ans, est arrêté à son domicile de Terrebonne ; en 2006, ce dernier a pris le contrôle des Syndicate peu après sa libération du pénitencier où il purgeait une sentence de 5 ans de prison pour homicide involontaire commis en 1999 au cours d'un party d'Haïtiens dans le nord de Montréal ; son frère Jean-Ismaël Zephir, 32 ans, est accusé de complot d'importation de drogues d'Haïti ;
Dany Cadet-Sprinces, 38 ans, est arrêté à l'Institut pénitentiaire Leclerc où il purge une sentence de 4 ans pour trafic de drogues ;
Jean Lavertue, 34 ans, un haltérophile olympique, ses frères Martin Lavertue, 40 ans, Stéphane Lavertue, 33 ans, et Patrick Lavertue, 31 ans, sont arrêtés à leurs résidences de Pointe-Claire ; les Lavertue formaient une cellule de trafiquants dans le sud-ouest de Montréal ;
Daniel D'Amours, 31 ans, et Martin Morse, 27 ans, leur servaient de liens avec les petits revendeurs de rue du Sud-Ouest ;
Curtis Rodney, 36 ans, Roberto Sauro, 30 ans, Nelio Timothée, 34 ans et Emmanuel Mémé, 23 ans, Igor Vassiliev, 60 ans, sont parmi les personnes arrêtées lors de l'Opération Axe.
Pasquale Mangiola, 38 ans, est accusé de complot, de possession et de trafic de cocaïne et de possession d'une arme prohibée ; Magniola agissait comme intermédiaire entre les gangs de rue Syndicates, Bleus et les frères Lavertue ; Fernand Lauzon, 68 ans, serait l'un des principaux fournisseurs de cocaïne des frères Lavertue auxquels il livrait de 1 à 4 kg par semaine à partir de sa résidence du 2024, rue Cardinal, dans le quartier Émard. Le 26 avril 2010, Jean Lavertue est condamné à 8 ans de prison, Patrick Lavertue, Stéphane Lavertue et Patrick Rondeau sont condamnés à 5 ans de prison par le juge Jean-Pierre Bonin.

Le 13 février 2009, vers 15 h, Ryan Young, 25 ans, meurt des blessures infligées à coups de couteau par un jeune homme de 17 ans près du pont qui enjambe la rivière Rouge sur la route 364 à Huberdeau ; le jeune homme de 17 ans est détenu relativement à ce décès.

Le 20 février 2009, un homme de 70 ans est tué, et une femme de 68 ans est grièvement blessée lorsqu'une automobile volée conduite par un jeune homme de 16 ans entre en collision avec leur véhicule à Varennes ; l'automobile volée avait été prise en chasse par les policiers de Varennes.

Le 20 février 2009, l'Escouade régionale mixte «gangs de rue» de la couronne nord fondée en novembre 2007, appréhende Romuald Crèvecoeur, 28 ans, qu'elle soupçonne d'être relié aux gangs de rue ; il est accusé de port d'arme à feu prohibée et de possession de drogues en vue d'en faire le trafic ; sous le coup d'une interdiction de posséder une arme lorsqu'il a été intercepté au volant de sa voiture, il avait une arme de poing prohibée et chargée à la ceinture ; à sa résidence de Laval, les policiers ont trouvé 18 onces de cocaïne, un gilet pare-balles, des munitions et des milliers de dollars en argent comptant.


Le 21 février 2009, Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, et Olivier Turcotte, 5 ans, sont trouvés poignardés à mort, et leur père, Guy Turcotte, 36 ans, est trouvé inconscient dans la résidence qu'il avait louée pour 3 mois sur la rue Beaulne à Piedmont. Médecin cardiologue de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, le père aurait tenté d'absorber du liquide lave-vitre (méthanol), puis aurait poignardé ses deux enfants. Guy Turcotte et son épouse, Isabelle Gaston, une urgentologue travaillant aussi à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, étaient en instance de séparation ; Mme Gaston avait un nouveau copain et, au moment du drame, elle faisait du ski dans la région de Charlevoix avec une amie. La police avait été alertée par les parents de Guy Turcotte inquiets qu'il ne se soit pas présenté à une rencontre qu'il devait avoir avec eux le samedi matin ; le docteur Turcotte est accusé de meurtres prémédités relativement au décès de ses deux enfants. Au milieu de novembre 2009, il est trouvé dans un état d'intoxication très avancé dans sa cellule du Centre de détention de Rivière-des-Prairies où il séjourne en attendant son procès ; transporté à l'hôpital, il subit un lavement d'estomac, puis est ramené en cellule ; le 25 mars 2010, son enquête préliminaire prend fin et il est cité à procès, la preuve présentée jusque-là étant jugée suffisante pour une inculpation formelle. Dès le début du procès, Turcotte admet avoir tué ses deux enfants, mais ses avocats présentent une défense d'aliénation mentale au moment des meurtres. Le 5 juillet 2011, après 5 jours de délibérations, le jury du procès de Guy Turcotte qui avait duré plus de 2 mois, le déclare non criminellement responsable de l'homicide de ses deux enfants. Le 22 juillet 2011, le Directeur des poursuites pénales et criminelles du Québec demande à la Cour d'appel d'annuler le verdict du jury. Le 13 août 2011, la Commission d'examen des troubles mentaux chargée d'établir si la libération de Turcotte présenterait un risque important pour la société, reporte au 4 novembre ses auditions publiques après avoir reçu une information importante qui serait susceptible d'avoir un impact sur la suite des choses ; cette information provenait d'une citoyenne non identifiée. Le 21 juin 2012, la procureure de la couronne au procès de Turcotte, Me Claudia Carbonneau est arrêtée par la police et accusée de voies de fait, voies de fait armées, conduite dangereuse ; atteinte de sclérose en plaque, elle venait de passer une période dépressive à la suite de sa séparation d'avec son époux, un policier de la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville. Le 20 septembre 2012, le procureur de la Couronne, Michel Pennou plaide devant la Cour d'appel du Québec la demande d'annuler le verdict rendu en juillet 2011 et d'ordonner la tenue d'un nouveau procès contre Turcotte. Le 12 décembre 2012, la Commission d'examen des troubles mentaux décide de libérer Turcotte à condition que celui-ci loge à un domicile approuvé par l'Institut Philippe-Pinel où il était détenu jusque-là, qu'il poursuive son traitement en psychothérapie et qu'il n'ait aucun contact avec son ex-épouse Isabelle Gaston et le conjoint de cette dernière.
À la suite du verdict de non-responsabilité criminelle, et de verdicts semblables rendus par des jury dans le cas de Vince Li qui avait décapité un homme dans un autobus Greyhound au Manitoba et dans le cas d'Allan Schoeborn qui avait tué ses deux enfants en Colombie-Britannique, le gouvernement de Stephen Harper présente, le 8 février 2013, un amendement au Code criminel du Canada appelé La Loi de la réforme sur la non-responsabilité criminelle ; cet amendement permet à un jury d'ajouter au verdict l'expression «à hauts risques» à leur verdict de non-responsabilité criminelle ; en vertu de cette addition, les accusés trouvés non criminellement responsable ne pourront obtenir de libération conditionnelle temporaire ou permanente. Cette désignation ne pourra être levée que par un juge de la Cour supérieure sur la recommandation d'un comité de santé mentale provincial ou territorial (dans le cas des Territoires-du-Nord-Ouest). Les personnes ainsi désignées qui sont détenues dans une institution psychiatrique ne pourront pas obtenir de libération temporaire sans escorte et les permissions de sortie escortées ne pourront être obtenues qu'en des circonstances particulières ; de plus, elles ne pourront obtenir une révision de leur cas qu'après 3 ans de détention et après une autre période de 3 ans si la précédente demande est rejetée.

Le 28 février 2009, au Palais de justice de Saint-Jérôme, Gérald Gallant reconnaît sa culpabilité aux accusations de meurtre prémédité et de tentative de meurtre perpétrés dans un bar des Laurentides en 2001. On le soupçonne d'avoir participé à une trentaine de meurtres au cours de la Guerres des gangs Hells-Angels et Rock-Machine. Le 26 mars 2009, Gallant passe aux aveux après avoir conclu un contrat de délateur qui lui assure 50 $ par mois pour sa cantine en prison. Grâce à ses déclarations, la police élucide au moins 28 meurtres et 9 tentatives de meurtre dont il est l'auteur ; Gilles Legris (28 décembre 1978 à Port-Cartier), Louis Desjardins (22 janvier 1980 à Sept-Îles ; pour l'organisation de Desfossés), André Haince (2 octobre 1982 à Saint-Romuald, Lévis, pour le compte de Marcel Lefrançois pour la somme de 15 000 $), Marcel Lefrançois (17 février 1984 à Sainte-Foy pour l'organisation de Desfossés ; il devait 3 000 $ à Gallant pour le meurtre d'André Haince), Gilles Côté (23 octobre 1985 à Charlesbourg, Québec ; Côté avait parlé aux policiers), Guy Laflamme (5 octobre 1989 à Vanier), Salvatore Luzi (28 mai 1990 à Lorraine pour l'organisation de Desfossés), Richard McGurmaghan (18 mars 1991 à Montréal), Pierre Langlois (8 février 1993 à Charlesbourg, Québec), Dany Paquet (27 juillet 1993 à Québec), Guy Laflamme (2 août 1994 à Beauport, Québec), Guy Lévesque (15 avril 1995 à Saint-Antoine-de-Tilly ; il était soupçonné d'être un informateur de police), Bruno Van Lerberghe (17 décembre 1996 à Vanier), Denis Lavallée (8 avril 1997 ; il aurait changé d'allégeance), Alain Leclerc (17 novembre 1997 à Charlesbourg, Québec), Roland Ruel (2 avril 1998 à Québec ; Ruel avait parlé aux policiers de ses soupçons sur les auteurs de la tentative d'incendier un édifice de Beauport), Alain Bouchard (10 février 1998 à Québec), Richard Drouin (16 juin 1998 à Québec), Paolo Cotroni (24 août 1998 à Repentigny), Pierre Simard (8 septembre 1998 à Québec), Luc Bergeron (7 janvier 1999 à Québec), Yves Lessard (22 avril 1999 à Québec), Yves Vermette (23 octobre 1999 à Québec), Israël Meyer Randolph (27 janvier 2000 au Côte-Saint-Luc Bar-B-Q dans le quartier Snowdon de Montréal), Jean-Marc Savard (1 mars 2000 à Québec), Robert «Bob» Savard (7 juillet 2000 à Montréal, avec Raymond Desfossés), Yvon Daigneault (30 mai 2001 à Sainte-Adèle pour l'organisation de Desfossés), Christian Duchaîne (2 mars 2003 à Beauport, Québec). Les tentatives de meurtre qu'il admet avoir commises sont les suivantes : John Xenos (19 décembre 1979 à Baie-Comeau), Michel Robitaille (23 octobre 1985 à Charlesbourg), Bertrand Duchaîne (20 avril 1990 à Beauport), Benoît Vaudry (18 mars 1991), Rock Gagnon et Mario Lacombe (30 octobre 1996), Réjean Durand (23 août 1997, à Charlesbourg), Roch Savard (29 février 1999 à Trois-Rivières), Robert Descôteaux et Hélène Brunet (7 juillet 2000 à Pointe-aux-Trembles, Montréal), Michel Paquette (30 mai 2001 à Sainte-Adèle). Il implique 11 personnes dans certains de ses meurtres : Raymond Bouchard (16 meurtres et 6 tentatives de meurtre), Marcel Demers (12 meurtres et 5 tentatives de meurtre), Raymond Desfossés (6 meurtres et 3 tentatives de meurtre), Frédéric Faucher (6 meurtres et une tentative de meurtre), Gérard Hubert (8 meurtres et 2 tentatives de meurtre), Denis Corriveau (2 meurtres), l'ex-amie de Corriveau Jacqueline Benoît (2 meurtres) ; Jean-Claude Gagné (2 meurtres), Réjean-Claude Juneau (un meurtre), Gilles Dubois (un meurtre) Denis Gaudreault (un meurtre). Le 31 mars 2009, il est condamné à 41 peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrières les barreaux ; il aura 83 ans lorsqu'il sera éligible à une libération conditionnelle. Le 31 mars 2009, Jacqueline Benoît est arrêtée à l'Aéroport John F. Kennedy de New York à son retour de Dublin, Irlande.

Le 24 mars 2009, vers 15 h, les cadavres de Jinane Ghannoum, 38 ans, et de son ex mari, Mahmoud El-Hage, 57 ans, sont découverts par leur fils de 15 ans dans le sous-sol de la résidence de madame Ghannoum à Laval-des-Rapides (Laval) ; les deux personnes avaient succombé à des blessures par balles à la tête. Le mari, qui n'acceptait pas la rupture du couple en août 2008, ni d'être séparé de ses enfants, ni que son ex épouse ait un nouvel amant, avait abattu son ex épouse puis avait retourné l'arme contre lui ; le couple avait 3 enfants âgés de 10, 12 et 15 ans. Avant ce drame, les policiers avaient été appelés 4 fois à cette résidence ; El-Hage, un chauffeur de taxi de la Coop Taxi Laval, avait été accusé de menaces, d'agression armée et de bris d'engagement.

Le 25 mars 2009, vers 10 h 30, la police de Sherbrooke, alertée par des proches qui s'inquiétaient, découvre les cadavres de Sylvie Laneuville, 43 ans, et de son fils Jérôme Laneuville Grenier, 9 ans, dans un duplex du chemin Gendron, près de la Route 222 dans le secteur Saint-Élie de Sherbrooke ; la femme aurait tué son fils, puis se serait suicidée.

Le 27 mars 2009, le cadavre de Jessica Neilson, 25 ans, de LaSalle, est découvert sur le côté passager de la banquette avant de son automobile Acura Integra 1994, stationnée dans une ruelle entre les rues Notre-Dame et Workman, à l'ouest de l'avenue Greene, dans le quartier Saint-Henri de Montréal. Le 26 mars 2009, un travailleur de la construction, qui s'affairait dans une maison voisine, avait vu une femme dans cette auto ; le lendemain, constatant que la femme était toujours au même endroit et dans la même position, il alerta la police. La femme, mère d'une fille, avait quitté son domicile le 8 décembre 2008 pour aller, selon son conjoint, prendre un verre avec des amis. Le cadavre en décomposition ne montrait aucune marque de violence apparente, mais le pantalon de la femme était baissé au bas des genoux ; Shawn Forster Murray, 33 ans, de LaSalle, l'ami de coeur de Jessica Neilson à l'époque de la disparition de cette dernière, est la dernière personne connue à l'avoir vue vivante ; selon un témoin, Jessica avait entrepris une relation avec quelqu'un d'autre et avait averti Murray qu'elle allait le quitter. En 2001, Murray avait été accusé en 4 occasions d'assaut, séquestration et menaces à l'endroit d'une femme, mais il avait été chaque fois acquitté en 2002. Le 25 septembre 2007, Murray avait été accusé d'assaut à l'endroit de Jessica Neilson, mais il avait été acquitté le 29 mai 2008 après avoir accepté de garder la paix pendant un an et de suivre une thérapie visant à contrôler sa violence.

Le 31 mars 2009, les cadavres de Sabrina De Vito, 8 ans, et de sa soeur Amanda De Vito, 9 ans, sont découverts par leur grand-mère dans leur résidence de la rue de L'Adjudant dans le quartier Duvernay à Laval ; ils étaient les enfants de Giuseppe De Vito, 42 ans, recherché par la police depuis l'Opération Colisée en novembre 2006. Les enfants auraient été empoisonnées ; la mère, Adèle Sorella, 43 ans, qui avait quitté la résidence vers 16 h le 31 mars, est arrêtée vers 3 h, le 1er avril, lorsque son véhicule heurte un poteau dans le rang Saint-François de Laval ; l'état d'esprit d'Adèle Sorella ne permet pas aux policiers de l'interroger immédiatement au sujet de la mort de ses 2 filles ; le 2 avril 2009, Adèle Sorella est accusée des meurtres prémédités de ses 2 filles. Adèle Sorella avait tenté de se suicider le 27 novembre 2007, mais elle avait été sauvée in extremis par André Carrière, un chauffeur de camion qui l'avait interceptée alors qu'elle se jetait du garde-fous d'un saut-de-mouton du boulevard Pie IX à Laval. En mars 2008, elle avait de nouveau tenté de se suicider en avalant une surdose de médicaments. Le 18 août 2009, elle est accusée de vol d'électricité (environ 20 000 $ d'octobre 2001 à septembre 2008) à sa luxueuse résidence de Duvernay. Le 24 juin 2010, elle demande d'être remise en liberté sous conditions en attendant le début de l'enquête préliminaire sur les meurtres de ses enfants ; après 14 mois de détention, elle est remise en liberté sous conditions et sous une caution de 25 000 $ fournie par sa tante chez qui elle devra résider ; son enquête préliminaire est prévue pour le mois d'août 2010. Le 12 novembre 2018, le procès d'Adèle Sorella pour les meurtres de ses deux filles débute au Palais de Justice de Laval.

Le 31 mars 2009, Tobby Carrier tue son frère Iamael à coups de couteau à la tête et au coeur, puis tente de tuer son père et sa mère de la même façon dans le domicile familial de Matane.; le 21 février 2013, Tobby est reconnu coupable par un jury du meurtre non prémédité de son frère et de tentative de meurtre dsur son père et sa mère
Le 1 avril 2009, Toby Carrier, 19 ans, tue son frère, Ismaël Carrier, 21 ans, et blesse grièvement son père, 51 ans, et sa mère, 42 ans, à Matane ; le jeune homme est arrêté chez un ami vers 3 h 15 et accusé du meurtre de son frère et de tentative de meurtre sur ses parents.

Le 10 avril 2009, peu après 6 h, Alirio Lopez Herreno, 37 ans, appelle le 911 pour dire que sa femme est tombée dans l'escalier et qu'elle semble morte dans leur résidence du boulevard Salaberry près du boulevard de L'Acadie dans le secteur de Cartierville à Montréal. Les policiers découvrent le corps inanimé de Lamia Bouchekkif, 30 ans ; l'autopsie révèle que la victime portait des marques de violence qui ne pouvaient pas avoir été causées par une chute ; le 15 avril 2009, alors qu'ils venaient l'arrêter, les policiers découvrent le cadavre du mari qui s'était pendu ; il avait perdu son emploi en décembre 2008 et avait sombré dans la dépression et sa femme, qui soignait une scoliose, lui avait annoncé qu'elle souhaitait divorcer.

Entre le 14 et le 15 avril 2009, le 13 juillet 2009, Johnny Coutu, qui tentait d'établir son propre réseau de trafic de drogues, est assassiné par balles lors d'une fusillade à Laval ; en mars 2008, Johnny Coutu avait échappé à un attentat à la bombe à Val-d'Or ; Daniel Savard, 30 ans, aurait comploté ces meurtres avec Yves Denis, Denis Lefebvre et Benoît Denis ; le 13 mai 2010, Benoît Denis est assassiné à Saint-Alphonse-Rodriguez ; en octobre 2010, Daniel Savard, un résidant de Saint-Eustache est arrêté lors de l'Opération Écrevisse ; le 2 mars 2011, Savard est accusé du meurtre non prémédité de Kevin Walter et des meurtres prémédités de Johnny Coutu et de Benoît Denis, de voies de fait graves et de complot pour meurtre ; l'Opération Écrevisse visait à démanteler 3 réseaux de trafic de stupéfiants opérant en Abitibi-Témiscamingue, armés et parrainés par un chapitre du gang des Hells Angels. Kevin Walter est battu à mort à Val-d'Or. Benoît Denis, Yves Denis, le demi-frère de Benoît Denis, ainsi que Denis Lefebvre avaient comploté pour tuer Kevin Walter. Yves Denis et Denis Lefebvre sont accusés de l'homicide involontaire de Kevin Walter et du meurtre prémédité de Johnny Coutu commis à Laval en 2009. Benoît Denis est assassiné le 13 mai 2010 à Saint-Alphonse-Rodriguez, près de Joliette. Le 7 mai 2013, Yves Denis, Serge Pomerleau et Denis Lefebvre sont formellement accusés des meurtres prémédités de Johnny Coutu et Benoît Denis. (The Gazette, 11 mai 2018, page A8)

Le 17 avril 2009, le cadavre d'un homme est découvert sous un bâche sur un terrain de la municipalité de Entrelacs, près de Chertsey dans la région de Lanaudière.

Le 22 avril 2009, vers 5 h 45, les cadavres de Serge Gascon, 56 ans, et de son épouse Lisa L'Espérance, 39 ans, sont découverts dans la camionnette de Gascon immobilisée sur un chemin de terre près de Saint-Côme dans la région de Lanaudière ; la femme avait été vue pour la dernière fois à Blainville le lundi précédent, vers 19 h 30, alors qu'elle montait dans la camionnette de son mari dont elle s'était séparée trois mois auparavant ; le couple était en instance de divorce et Gascon acceptait très mal cette situation, était manifestement dépressif et avait des tendances suicidaires ; la macabre découverte a été faite par Daniel Chalifoux, le nouveau compagnon de Lisa L'Espérance ; celle-ci avait été étranglée ; il s'agit d'un meurtre suivi d'un suicide.

Le 30 avril 2009, vers 18 h, le cadavre de Huguette Rousse, 62 ans est découvert dans un garage aménagé en logement à l'arrière d'une résidence de la rue Saint-Raphaël à Salaberry-de-Valleyfield. Le 1er mai 2009, Marc Thibault, 51 ans, est accusé du meurtre prémédité de son ex-conjointe.

Le 30 avril 2009, le cadavre de Jennifer Alexandra Hernandes Garcia, 47 ans, est découvert par les pompiers qui venaient d'éteindre un incendie dans son appartement du boulevard Henri-Bourassa dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de Montréal ; les enquêteurs découvrent qu'elle a été tuée et que l'incendie a été allumé pour camoufler le meurtre ; Jose Hernandes, 25 ans, le fils de la victime est accusé de meurtre non prémédité relativement à ce décès.

En mai 2009, Martin Bélanger quitte son logement et y laisse sa conjointe enceinte pour se rendre au magasin ; les restes de Bélanger sont trouvés sur une ferme deux ans plus tard ; en 2011, la police de l'Alberta arrête deux hommes relativement à ce décès : John Elder, 35 ans, qu'elle accuse de meurtre prémédité et Duane Deford, 41 ans, qu'elle accuse de complicité après le fait de ce meurtre.

Le 1 mai 2009, entre 4 h et 6 h, Anthony Williams, 16 ans, est mortellement heurté par une automobile à Chicoutimi-Nord ; l'automobile qui l'a heurté était conduite par Carol Larouche, 31 ans ; Larouche était ivre et il ne s'est pas arrêté pour porter secours à Williams ; Larouche est arrêté en fin d'avant-midi et il est accusé de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort et délit de fuite. Selon le journal Progrès-Dimanche, Carol Larouche aurait passé la soirée et une partie de la nuit au bar La Chandelle ; la barmaid constatant qu'il n'était pas en état de conduire une automobile lui avait offert d'appeler un taxi pour le reconduire chez-lui, mais il avait refusé.

Le 12 mai 2009, le cadavre de Suzie Perreault-Ayotte, 62 ans, est découvert dans sa résidence de Trois-Rivières; son compagnon de vie, Léger Ayotte, 68 ans, est accusé d'assistance au suicide relativement à ce décès.

Le 16 mai 2009, l'ex conjoint d'une femme résidante du 842, rue Lalonde à Amos, se rend chez elle vers 23 h 30, mais il est éconduit. Revenu vers 3 h 30, le 17 mai 2009, il entre par effraction dans la résidence, une bagarre éclate entre l'intrus et un homme de 42 ans qui y passait la nuit ; cet homme est mortellement blessé (il succombe à l'Hôtel-Dieu d'Amos) ; l'intrus tient la femme et son bébé de 9 mois en otages ; il libère le bébé vers 5 h 15, puis la femme, vers 9 h 15 ; c'est l'escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec qui a été appelée par la police locale pour gérer cette événement.

Le 18 mai 2009, Kim Lieu Ngu, 67 ans, une petite (1 m 50) femme d'origine vietnamienne, est battue à coups de poing et blessée mortellement par 3 adolescents (l'un d'eux a 15 ans et les 2 autres, 16 ans) qui lui volent sa bourse à un arrêt d'autobus situé à l'angle des boulevards Henri-Bourassa et Saint-Vital à Montréal-Nord. La victime venait de quitter le gymnase de l'école où elle avait dansé toute la soirée à l'occasion de la fête de fin d'année de son cours de danse en ligne ; les adolescents sont arrêtés grâce à la description faite par des témoins à la police ; la femme décède de ses blessures le 20 mai suivant et les adolescents sont accusés de meurtre non prémédité, vol et complot le 25 mai suivant. Le 30 septembre 2009, l'un des adolescents qui avait 15 ans lors de l'incident et sur qui la police avait trouvé l'argent volé (170 $), reconnaît avoir été le concepteur de l'agression et d'avoir lui-même choisi la victime. Il reconnaît sa culpabilité à l'accusation réduite d'homicide involontaire, et aux accusations de vol qualifié, complot pour vol et possession simple (moins de un gramme) de marijuana ; le 16 décembre 2009, le juge Jean-Louis Grégoire le condamne à 33 mois de garde fermée dans un Centre jeunesse en plus des 3 mois passés en détention préventive. Le 21 décembre 2009, l'un des adolescents qui avait 16 ans au moment de l'homicide reconnaît sa culpabilité à l'accusation réduite d'homicide involontaire, et aux accusations de vol qualifié et complot pour vol ; le 15 janvier 2010, l'autre adolescent de 16 ans reconnaît sa culpabilité aux mêmes accusations.

Le 29 mai 2009, Jacques Jong, est assassiné à sa résidence de la Montée Papineau à Plaisance ; son cadavre a été trouvé sous un amas de débris derrière sa résidence ; Jean-Philippe Simard Desjardins, 20 ans, est accusé de meurtre prémédité relativement à ce décès ; un mineur a été reconnu coupable de ce meurtre, mais son nom ne peut être divulgué à cause de son âge au moment du meurtre.

Le 30 mai 2009, le corps poignardé et la gorge tranchée de Kenza El Yazid, 59 ans, de Laval, est découvert par la police dans l'appartement numéro 6 du 7100, rue Querbes, dans le quartier Park Extension de Montréal ; Kenza El Yazid décède à l'hôpital ; Dophia El Yazid Khadjuu (ou Khadija), 23 ans, souffrant de troubles mentaux, est arrêtée et accusée de meurtre relativement à ce décès ; c'est cette dernière qui a appelé le 911 pour dire qu'il y avait un cadavre près d'elle.

Le 5 juin 2009, le cadavre de Huguette Bilodeau, 68 ans, est découvert dans le congélateur de son domicile de Chertsey, dans la région de Lanaudière ; Laurent Bilodeau, 47 ans, le fils de la victime a appelé la police vers 17 h le jour de la découverte ; il a été interrogé par la police et accusé d'outrage à un cadavre ; le 6 août 2010, le juge ordonne une évaluation psychiatrique de l'accusé.

Le 8 juin 2009, vers 10 h 40, les cadavres de Lisette Duval Mailhot, 60 ans, et de Robert Mailhot, 68 ans, sont découverts par la police dans leur résidence du 4980, rue Orléans près du boulevard Pierrefonds dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro à Montréal ; tout porte à croire qu'il s'agit d'un meurtre perpétré par Robert Mailhot à l'endroit de son épouse suivi du suicide du meurtrier; ce sont des voisins qui s'inquiétaient qui ont appelé la police.

Le 12 juin 2009, vers 11 h, Abdou Alain Keita, un bébé de 11 mois en détresse respiratoire, est trouvé par la police dans la résidence familiale du 3279 de la rue Fleury Est, dans l'arrondissement de Montréal-Nord ; le décès de l'enfant est constaté à l'hôpital ; son père, Mohamed Lamine Keita, 40 ans, est arrêté et accusé de meurtre prémédité relativement à ce décès ; ce dernier était dépressif après avoir perdu son travail.

Le 14 juin 2009, peu après 19 h, Louino Jeune, 20 ans, un jeune homme de race noire est abattu alors qu'il flânait avec une quinzaine de ses amis dans le stationnement extérieur d'un parc d'habitations à loyer modique (HLM), à l'angle de l'Allée des Pruches et de la rue Duquesne, dans le quartier Mercier à Montréal. Un homme portant une arme de poing s'est approché du groupe et a tiré presque à bout portant à la tête de la victime ; profitant de la confusion créée par l'événement, un groupe de 4 personnes s'est enfui en courant dans les ruelles du parc de HLM. La police obtient un mandat d'arrêt contre Frank Antoine Joseph, 18 ans, alias Crazy D et Franky D, relativement à ce décès ; il pourrait s'agir d'un triangle amoureux. Le 25 août 2009, Frank Antoine Joseph est appréhendé et accusé de meurtre prémédité relativement au décès de Louino Jeune.

Le 14 juin 2009, vers 1 h 15, Mohamed Abokor Abddullahi, 25 ans, est atteint de plusieurs balles sur la rue Quesnel près de la rue Dominion, dans le quartier Petite-Bourgogne de Montréal ; la victime était connue comme associée aux gangs de rue.

Le 15 juin 2009, vers 11 h 15, Dany De Gregorio, 39 ans, est atteint de 3 balles au thorax à sa sortie d'un gymnase de la rue Jarry Est, entre les rues Champs-d'Eau et Pascal-Gagnon, dans le quartier Saint-Léonard de Montréal. De Gregorio, dont le décès a été constaté à l'hôpital, est connu comme un jeune mafieux ; la police recherche un homme de race noire relativement à ce décès.

Le 25 juin 2009, vers 3 h, Daniel Valladeres, 19 ans, est abattu dans le stationnement du bar de danseuses nues Le Pink, sur le chemin Aylmer à Gatineau. Mohamad Farouk, 26 ans, est accusé de meurtre prémédité relativement à ce décès ; la police relie ce meurtre aux gangs de rue.

Le 26 juin 2009, vers 23 h 20, le cadavre ensanglanté de Éric Tremblay, 43 ans, est découvert à côté d'un banc du parc Viger, à l'angle des rues Saint-Antoine et Berri à Montréal ; la victime, un sans-abri, avait eu la gorge tranchée, une oreille coupée et le corps transpercé de 13 coups de couteau ; Julien Labrie, 21 ans, originaire de Sept-Îles, est accusé de meurtre non prémédité relativement à ce décès ; le jury le déclare coupable le 26 septembre 2011, puis, le 18 octobre suivant, la juge Fernande Charbonneau condamne Labrie à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 30 juin 2009, les cadavres de quatre femmes, les filles de Mohammad Shafia, Zainab Shafia, 19 ans, Sahari Shafia, 17 ans et Geeti Shafia, 13 ans, et la première femme de Mohamad Shafia, Rona Amir Mohammad, 49 ans, sont trouvés dans une automobile Nissan Sentra submergée sous 3 m d'eau au bout de l'écluse Kingston Mills du canal Rideau près de Kingston (Ontario) ; la position des corps ne permet pas à la police d'identifier le conducteur, mais celui de Geeti Shafia était derrière le volant, celui de Zainab Shafia flottait au-dessus du siège avant droit du véhicule et ceux de Sahar Shafia et Rona Amir Mohammad étaient en position assise à l'arrière du véhicule. Le 22 juillet 2009, Mohammad Shafia, 56 ans, Tooba Mohammad Yahya, 39 ans, sa deuxième épouse et la mère des victimes, et Hamed Mohammad Shafia, 18 ans, leur fils, sont appréhendés à Montréal et accusés de complot pour meurtre et des meurtres prémédités des 4 femmes. Victimes et accusés appartiennent à une même famille et sont originaires de Kaboul, Afghanistan ; la famille Shafia était de religion islamique de confession chiite alors que la première épouse de Shafia était islamique de confession sunnite ; la famille avait obtenu le droit d'immigrer au Québec en vertu d'un programme favorisant les immigrants investisseurs; tous résidaient dans un immeuble locatif sur la rue Bonnivet du quartier Saint-Léonard de Montréal en attendant de déménager à Candiac où le père faisait construire une maison ; Rona Amir Mohamad était la première épouse de Mohammad Shafia, celui-ci avait répudié sa première épouse parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant ; il n'avait pas divorcé et avait épousé Tooba Mohammad Yahya la mère de ses 7 enfants (Zainab, Sahari, Geeti, Hamed et trois autres enfants de 16, 14 et 8 ans recueillis par la Direction de la protection de la jeunesse après l'arrestation de leur père et mère); la première épouse de Mohammad Shafia qui vivait avec le reste de la famille aurait demandé en vain le divorce à son mari qui selon la religion islamique avait seul le pouvoir de le demander; il semble également que Zainab aurait fait une fugue de 2 semaines avec un Pakistanais, ce qui aurait jeté le déshonneur sur la famille ; des photos de Sahar en petite tenue et la découverte de condoms dans la chambre que Sahar partageait avec Rona, ce qui avait enragé le père Shafia ; lors d'une entrevue avec les médias, Tooba Mohammad Yahya affirmait que les décès résultaient probablement d'un accident causé par l'inexpérience de Zania qui aurait conduit la voiture sans permis au moment du drame; elle affirme que Rona Amir Mohammad était la tante des enfants; Mohammad Shafia avait de son côté raconté que lui et sa famille revenaient d'un voyage à Niagara Falls dans deux automobiles et avaient passé la nuit dans un motel de Kingston où, le matin à son lever, il avait constaté que l'autre automobile n'était plus dans le stationnement de l'hôtel. L'enquête menée par la police de Kingston révèle que l'automobile des victimes avait été conduite par l'un ou l'autre des 3 accusés. Le 1er août 2009, le journal The Gazette fait état de rumeurs à l'effet que Zainab aurait épousé Ammar Wahid, 26 ans, d'origine pakistanaise en mai 2009, mais ses parents l'auraient convaincue de terminer ce mariage immédiatement après la cérémonie religieuse ; Zainab aurait été fiancée 18 mois plus tôt à un autre homme que ses parents acceptaient, mais elle aurait brisé les fiançailles au bout de 6 mois. Zainab se préparait à annoncer ses fiançailles avec Hussain Hyderi, 27 ans, le 1er juillet 2009, soit le lendemain de ce qui est devenu le jour de son décès. Durant le weekend du 25 juillet, Hamed Shafia est victime d'un assaut de la part de codétenus du Quinte Detention Center de Napanee (Ontario) où il séjourne en attendant son procès. Le 26 février 2010, à la suite d'une enquête préliminaire tenue à Kingston, Mohammed Shafia, son épouse Tooba Mohammad Yahya Shafia et son fils Hamed Shafia sont formellement accusés de 4 meurtres prémédités ; Les Shafia, originaires de Kaboul, Afghanistan ont immigré au Canada en 2007 après avoir séjourné au Pakistan, en Australie et à Dubaï à partir de 1992 ; au cours du procès, Shahzrad Mojab, une Iranienne immigrée au Canada en 1970 et professeure au département de psychologie de l'Université de Toronto a expliqué au jury ce qu'est un crime d'honneur ; elle a dit que dans certaines cultures patriarcales, la femme est considérée comme la propriété de l'homme et elle doit se soumettre aux règles qu'il a établies. Celle qui enfreint les règles ternit l'honneur de l'homme et s'expose à le payer de sa vie. En cas de non respect du code, le déshonneur rejaillit sur l'homme et sa famille. Et le moyen de rétablir l'honneur est de verser le sang ; Les victimes sont les filles ou les femmes et les agresseurs le père ou le fils aîné qui assume les droits et devoirs du père absent.
Le procès des accusés commence au milieu d'octobre 2010 devant le tribunal présidé par le juge Robert Maranger de la Cour supérieure de l'Ontario ; la couronne est représentée par Me Laarhuis et Me Laurie Lacelle ; la défense est assumée par Me Peter Kemp .
Chose rare lors d'un procès au Canada, les accusés Mohamed Shafia et Tooba Mohammad Yahya témoignent pour leur propre défense ; ils se présentent comme un père et une mère aimants et compréhensifs qui n'avait toujours désiré que le bonheur de leurs enfants ; Mohamed affirme que la charia défend de tuer. Tooba Mohammad Yahya, la mère des victimes tente de convaincre le jury que tout allait bien dans sa famille et qu'aucune restriction religieuse n'était imposée à leurs filles. Le 30 janvier 2012, après avoir délibéré pendant 15 heures, le jury déclare Mohamed Shafia, Tooba Mohammad Yahya et Hamed Shafia coupable de 4 meurtres prémédités ; ils sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de leur peine derrière les barreaux ; Hamed Shafia annonce qu'il demandera à la Cour d'appel du Québec d'annuler le verdict et la condamnation à son endroit.
Constatations de la police : La vitre avant du côté du chauffeur était ouverte mais personne n'avait tenté de sortir de l'auto qui était engloutie que dans un peu plus de 2 m d'eau ; personne n'aurait pu conduire l'automobile alors que les banquettes avant étaient totalement dépliés ; de plus la clé d'ignition était à off et l'embrayage était en première. L'autopsie a révélé que les filles étaient mortes noyées et qu'elles n'avaient pas été droguées, mais les quatre avaient une marque au même endroit sur le crane en plus de cette blessure, Geeti avait une marque de coup sur son épaule droite.
La version de Yahia est la suivante : après une longue journée de route la famille s'est arrêtée à un motel de Kingston ; Zainab a demandé les clés de la Nissan pour y prendre ses affaires dans le coffre. Hamad est revenu à Montréal dans la Lexus familiale. Quand ils se sont éveillés le lendemain matin, les parents s'apperçurent que quatre de leurs enfents n'étaient pas dans leur chambre et que la Nissan était partie.
La dernière version de Hamad est la suivante. : Zainab et les autres avaient décidé d'aller faire un tour de voiture et il les avait suivies ; accidentellement il s'approcha trop de la Nissan et la heurta et, pendant qu'il ramassait les morceaux du phare brisé de son automobile, il entendit un éclaboussement ; il a tendu une corde dans l'écluse, mais constatant que rien ne bougeait, il repartit pour Montréal ; il dit qu'il n'a pas appelé la police par crainte d'être blâmé pour avoir laisser sa soeur conduire l'auto sans être détentrice d'un permis de conduire.
Le 5 juillet 2009, Kevin Ducharme, 38 ans, décède à l'Hôpital des blessures qu'il s'était infligées vers 3 h 30 le 29 juin précédent en faisant du car surfing sur le toit de son véhicule en marche conduit par Tommy Colin Palliser, 33 ans. Ce dernier, qui a continué sa route après avoir perdu son passager en redémarrant après un arrêt à un feu rouge à l'angle du boulevard Saint-Jean et de la rue Ernest, à Dollard-des-Ormeaux, avait été arrêté et accusé de conduite dangereuse et de négligence criminelle ayant causé des blessures ainsi que de délit de fuite; les accusations sont alors modifiées en conduite dangereuse, négligence criminelle ayant causé la mort et délit de fuite.
Le 6 juillet 2009, Kristel Duval, 25 ans, est victime de coups de couteau dans sa voiture ; son conjoint, Vivian-Marie Carcasse, 33 ans, avait appelé la police vers 9 h et avait indiqué qu'il avait poignardé sa conjointe et allait la transporter à l'urgence de l'Hôpital de Saint-Eustache ; Carcasse est arrêté par la police qui l'attendait à sa sortie de l'Hôpital ; il s'agit d'un drame conjugal ; Carcasse est accusé de meurtre non prémédité.
Le 7 juillet 2009, vers 9 h 30, Bachir Ayad, 46 ans, un membre du Hezbollah vendeur de voitures d'occasion d'origine libanaise dont ce commerce cachait un trafic de drogues et d'armes, est abattu de plusieurs balles en face de sa résidence de la rue Fred-Barry du quartier Chomedey à Laval ; Ayad était connu de la police qui le soupçonnait de trafic de drogues et d'armes ; en 2005, il aurait participé à un complot pour voler des diamants d'une valeur de 500 000 $ en route vers des bijouteries de la Plaza Saint-Hubert à Montréal. La police recherche un homme de race noire qui aurait pris la fuite en auto après le meurtre ; Ayad était un informateur de police contrôlé par le sergent-détective Philippe Paul qui à son tour lui vendait des renseignements de police.
Le 11 juillet 2009, le cadavre ensanglanté d'Arturo Gatti est découvert au premier étage d'un appartement qu'il avait loué pour un mois à Porto de Galinhas au Brésil. Son épouse, Amanda Carine Rodrigues est accusée du meurtre de son mari ; elle l'aurait étranglé avec une courroie de sac à main alors qu'il s'était endormi saoul au premier étage de l'appartement ; elle prétend qu'elle avait couché au second étage avec leur bébé et que c'est lorsqu'elle s'est éveillée vers 6 h pour nourrir le bébé qu'elle a découvert le cadavre de son conjoint. Le rapport d'autopsie laisserait entendre que le décès de Gatti pourrait être dû à un suicide, le corps ayant été «suspendu et pendu».

Le 13 juillet 2009, l'ex notaire Johnny Coutu est atteint de plusieurs balles à l'extérieur d'une maison du boulevard Lévesque à Laval ; le 25 juillet suivant, il décède de ses blessures. Coutu avait été la cible d'un attentat à la voiture piégée, dans le stationnement du restaurant Vic Cantine de Val-d'Or, en mars 2008.
Le 18 juillet 2009, vers 1 h 30, Alexis Flammarion, 21 ans est abattu lors d'un anniversaire familial célébré à une résidence située à l'angle du boulevard Vanier et de la rue Dinel, dans l'est de Laval. Le 18 juillet 2009, un homme de 27 ans est accusé d'homicide involontaire relativement à ce décès.

Le 19 juillet 2009, Juarez Alcide, 56 ans, décède après avoir été frappé la veille avec une barre ou un bâton de golf au cours d'une altercation à l'angle des rues Louvain et Iberville, dans l'arrondissement Saint-Michel de Montréal ; il s'agirait d'un cas de rage au volant ; Alcide serait sorti de la minivan dans laquelle il prenait place et se serait dirigé vers un automobiliste qui avait klaxonné alors qu'il suivait la minivan ; l'altercation s'ensuivit.

Le 19 juillet 2009, en soirée, apràs un party Maxime Hunter, 20 ans, est tué lorsque l'automobile dans laquelle il prenait place fait un tonneau à grande vitesse au cours duquel Hunter, qui ne portait pas sa ceinture, est éjecté de l'auto et s'est heurté à un gros rocher ; Hunter est décèdé de ses blessures quelques heures après l'accident. Le conducteur de l'automobile, Maxime Hurtubise qui avait les facultés affaiblies (taux d'alcoolémie de 118 et 134 ml d'alcool par 100 ml de sang), s'en est sorti sans blessure grave ; il conduisait à 80 km/h dans une zone de 50 km/h lorsque la roue de l'automobile a heurté un trottoir sur le chemin Cherrier dans la municipalité de L'Île-Bizard. Hurtubise est accusé de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort ; le 30 septembre 2013, Hurtubise, 24 ans, reconnaît sa culpabilité à l'accusation qui pesait contre lui et est condamné à 3 ans de prison

Le 20 juillet 2009, vers 5 h 30, Juarez Alcide, 56 ans, d'origine salvadorienne, qui se rendait au travail sur une ferme dans l'auto d'un congénère, est blessé mortellement au cours d'une altercation avec le conducteur d'une autre automobile qui avait klaxonné pour manifester son impatience à cause de la lenteur du véhicule des salvadoriens. Le salvadorien est descendu pour parler au conducteur impatient, son compagnon est venu le rejoindre avec une barre antivol à la main ; le conducteur impatient lui aurait enlevé la barre et frapper Alcide à la tête ; ce dernier est décédé le lendemain à l'hôpital.

Le 23 juillet 2009, le cadavre en état de décomposition de Magalie Samedie, 47 ans, est découvert dans son appartement de la rue Monty, près de la rue Pascal dans l'arrondissement de Montréal-Nord, à Montréal ; les voisins s'étaient plaints des mauvaises odeurs en provenance de l'appartement de madame Magalie Samedie.

Le 25 juillet 2009, Hélène Tremblay, 39 ans, est tuée lorsque son automobile est heurtée de front par un camion dix-roues sur la route 175, près de Stoneham. Le camion aurait été heurté par une automobile Mazda 3 conduite à haute vitesse par Sébastien Raiche, 22 ans, qui avait tenté un dépassement, puis avait dévié pour entrer en collision avec l'automobile de madame Tremblay de Dolbeau-Mistassini ; Raiche est accusé de conduite dangereuse causant la mort relativement à ce décès.

Le 25 juillet 2009, Leonard Wells, 63 ans, est agressé physiquement dans l'appartement dans lequel il vivait au troisième étage d'un édifice de 57 appartements sur le boulevard Décarie, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges de Montréal ; Patrick Gordon Bélanger, 27 ans, qui vivait au deuxième étage du même édifice, est d'abord accusé d'assaut grave à l'endroit de Wells qu'il aurait attaqué après avoir découvert de la pornographie infantile sur l'ordinateur de la victime qu'il avait emprunté ; transporté à l'hôpital, Wells décède d'une pneumonie le 13 août suivant ; l'accusation contre Bélanger est alors remplacée par une accusation de meurtre non prémédité ; Wells avait un dossier criminel en Ontario comportant des accusations d'agression sexuelle à l'endroit de jeunes hommes ; le 21 avril 2011, Bélanger est condamné à 3 ans de prison.

Le 27 juillet 2009, Gabrielle Dionne, 17 ans, est tuée sur le coup lorsque faisant du car surfing, elle tombe du coffre d'une automobile conduite par Jessika Gauthier, 18 ans dans un quartier résidentiel de Drummondville ; Jessika Gauthier reconnaît sa culpabilité de conduite dangereuse ayant causé la mort et est condamnée une peine de 90 jours de prison à être purgée de façon discontinue et assortie de 240 heures de travaux communautaires et de l'interdiction de conduire pendant 2 ans.

Le 2 août 2009, Harold Christopher Mullins, 27 ans, est abattu et la femme qui l'accompagne est blessée par deux tueurs à l'entrée d'un bar situé sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal près de l'avenue Duluth. Mullins était connu de la police comme ayant des liens avec un gang de l'ouest de Montréal ; au moment de sa mort, la victime était en liberté sur parole sous une condamnation à 2 ans de prison pour complot de vol.

Le 3 août 2009, Gabrielle Dionne, 17 ans, décède au Centre hospitalier de Trois-Rivières des blessures qu'elle s'était infligées dans la nuit du 31 juillet précédent en tombant de l'automobile en marche sur laquelle elle pratiquait du «car surfing» à l'angle des rues Jogues et Saint-Rodolphe à Drummondville. Six jeunes filles de 17 et 18 ans occupaient l'automobile ; l'une des jeunes filles était à l'intérieur de la voiture avec la conductrice, Jessyca Gauthier, 18 ans, deux autres étaient sur le toit de l'auto alors que Gabrielle Dionne était sur le coffre avec l'autre jeune fille. Gabrielle Dionne s'est brisé le crâne et la colonne vertébrale en tombant ; d'abord accusée de conduite dangereuse ayant causé des blessures, Jessyca Gauthier est accusée de conduite dangereuse ayant causé la mort lorsque les parents de la victime autorisent l'hôpital à débrancher leur fille des appareils qui la maintenaient artificiellement en vie.

Le 4 août 2009, vers 15 h 30, le cadavre de Giuseppina «Pina» Rizzi, 47 ans, maquilleuse et styliste de cinéma, enroulé dans un tapis en partie calciné est découvert par un passant dans un cabanon situé en bordure de la voie ferrée derrière un atelier de carrosserie de la rue Notre-Dame Est près de la rue Frontenac à Montréal ; la femme aurait été assommée et traînée à l'endroit où son cadavre a été découvert ; le 2 août 2009, son cadavre aurait été enveloppé dans un tapis et placé dans un cabanon ; on aurait mis le feu au tapis, mais celui-ci ne se serait pas consumé ; une roche tachée de sang a été trouvée dans le cabanon ; le pantalon de Madame Rizzi était enroulé autour de son cou et son soutien-gorge avait été enlevé. Tremblay avait traîné Madame Rizzi dans le cabanon ; le 11 août suivant, la police révèle que Giuseppina «Pina» Rizzi, qui avait été vue pour la dernière fois le 2 août 2009 quittant le bar Le Saphir sur le boulevard Saint-Laurent, en compagnie de trois hommes, avait été agressée sexuellement avant d'être assassinée. Madame Rizzi, qui avait travaillé avec des vedettes à New York et à Los Angeles venait de s'installer à Montréal depuis quatre mois. L'autopsie du cadavre de madame Rizzi a révélé qu'elle était morte avant l'incendie car elle n'avait pas respiré de monoxide de carbone.
En janvier 2013, à la suite d'une violente dispute ntre Jean-Philippe Tremblay et sa conjointe, la police obtient une concordance des empreintes digitales trouvées sur la scène du crime du 4 août 2009 avec celles de Jean-Philippe Tremblay.
Le 18 mars 2013, Jean-Philippe Tremblay est accusé du meurtre prémédité de Giuseppina Rizzi ; Tremblay est alors le père de 4 enfants.
Dans une vidéo de son interrogatoire par la police déposée lors de son procès, Tremblay affirme que, parce qu'il n'arrivait pas à avoir une érection, «Madame Rizzi, qui était très frustrée que je ne puisse pas bander, lui aurait dit «Tu es comme tous les autres, un ostie de loser... Je lui ai asséné un coup, elle s'est effondrée».
Le 16 mai 2017, Jean-Philippe Tremblay, père de quatre enfants, reconnaît sa culpabilité à l'accusation du meurtre prémédité de Madame Giseppina Rizzi. Tremblay est alors condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derière les barreaux. (Le Devoir, 17 juin 2017, page A8)

Le 10 août 2009, Le cadavre de Sonia Frappier est découvert à Laval. Larouche est soupçonné de l'homicide de Sonia Frappier.
Le 1er octobre 2009, vers 20 h., Natasha Cournoyer, 37 ans, une résidente de Piedmont employée de la division des communications des Services correctionnels du Canada, est vue vivante pour la dernière fois alors qu'elle se rend à son automobile dans le stationnement de l'édifice du 3 Place Laval à Laval où elle travaille.
Le 3 octobre 2009, Natasha Cournoyer est portée disparue et les recherches sont entreprises dans les environs de l'édifice de Laval.
Le 6 octobre 2009, vers 12 h., des cols bleus de la ville de Montréal découvrent le cadavre d'une femme derrière un épais buisson près d'un pylône d'Hydro-Québec à l'angle de la rue Notre-Dame Est et d'un chemin de graviers (36e Avenue) menant à une rampe de mise à l'eau pour bateaux sur le fleuve Saint-Laurent dans le secteur Pointe-aux-Trembles de Montréal.
Le 7 octobre 2009, le coroner identifie ce cadavre comme étant celui de Natasha Cournoyer.
Le 6 novembre 2009, Claude Larouche, 48 ans, est appréhendé et accusé du meurtre prémédité de Natasha Cournoyer ; l'échantillon d'ADN trouvé sur le corps de la victime correspondant à celui de Larouche.
Le 11 octobre 2009 une certaine Dominique, une prostituée qui offrait ses services dans le journal, est agressée et violée ; Dominique se débattue et a mord l'agresseur, puis, elle se réfugie sur le balcon et l'agresseur s'enfuit en laissant sur les lieux, une partie de ses lunettes brisées lors de l'agression.
Le 17 octobre 2009, Larouche aurait agressé une prostituée chez qui il s'était rendu dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve ; pour cette agression, il est accusé de tentative de meurtre.
Le 23 juin 2011, le jury déclare Claude Larouche coupable du meurtre prémédité de Natasha Cournoyer et le condamne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Larouche est aussi soupçonné de l'homicide de Sonia Frappier dont le cadavre a été découvert à Laval en août 2009.
La police aurait rouvert les dossiers de deux meurtres de femmes non résolus dont l'un remonterait à 1990.
Le dossier criminel de Larouche contient des accusations à Chicoutimi, Trois-Rivières, Joliette, Québec et Montréal. La procureure de la Couronne, Me Éliane Perreault demande que Larouche soit déclaré délinquant dangereux.
En juin 2013, Larouche reconnaît sa culpabilité à l'accusation de tentative de meurtre perpétrée le 11 octobre 2009 sur une certaine Dominique, une prostituée qui offrait ses services dans le journal ; c'est grâce à l'ADN sur les lunettes brisées que la police a pu identifier et retracer Larouche.
Le 9 mai 2014, Larouche ne conteste pas la demande de le faire déclarer délinquant dangereux ; désignation devait être décidée par Me Éliane Perreault promue juge de la Cour supérieure du Québec depuis le procès.

Le 14 août 2009, vers 1 h, Luc Guitard, 35 ans, reçoit un coup de poing, tombe sur l'asphalte et subit une fracture du crâne dans le stationnement d'un restaurant situé à l'angle des rues Paul-Pau et Sherbrooke Est de Montréal ; Gino Gagnon, 19 ans, est d'abord accusé de voies de fait graves à la suite de cet incident ; lorsque Guitard décède à l'hôpital le 30 octobre 2009, Gagnon et un jeune homme d'âge mineur sont accusés d'homicide involontaire relativement à ce décès.

Le 18 août 2009, Jean-Pierre Jobin poignarde sa femme Carmen Bernier-Jobin, 66 ans, puis se suicide au 9, rue de la Rivière-du-Nord à Saint-Jean-de-Matha, près du lac Noir ; un agent de la Sûreté du Québec qui avait accompagné la femme venue chercher ses affaires à son ancien domicile, était sur les lieux au moment du drame. Carmen Jobin avait quitté son mari pour un autre homme un mois auparavant et venait chercher ses effets personnels lorsque le drame est survenu ; Jean-Pierre Jobin n'acceptait pas la séparation et encore moins l'arrivée du nouveau venu dans la vie de sa femme.

Le 21 août 2009, Frederico Del Peschio, 59 ans, l'un des copropriétaires du restaurant La Cantina situé au 9090, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, est abattu de plusieurs coups de feu dans le dos dans le stationnement du restaurant où il venait tout juste de garer sa voiture Mercedès. Deux hommes de race noire sont recherchés en rapport avec ce décès. Del Peschio était connu de la police pour ses relations dans le milieu du trafic de stupéfiants. En 1979, il avait été arrêté avec Sydney Lallouz (voir Affaire du Marché Central Métropolitain-MCM) ; il avait été condamné en 1981 à 30 mois de prison après avoir plaidé coupable de participation à une tentative d'importation de 16 kg de haschisch. En 1988, il avait purgé une sentence d'emprisonnement avec Nicolo Rizzuto après la saisie de 1,5 kg de cocaïne par la police de Caracas (Venezuela). Son restaurant était connu comme un lieu de rendez-vous de la mafia montréalaise.
En novembre 2014 et en décembre 2014, deux incendies détruisent complètement l'édifice du restaurant La Cantina.

Le 21 août 2009, vers 7 h 45, le cadavre tuméfié de Roberto Caletti, 53 ans, est découvert dans son logement du 500, rue François sur l'Île-des-Soeurs à Montréal ; Caletti, qui avait été juge au Mexique, avait démissionné à l'occasion du dévoilement d'un scandale relié à la corruption.

Le 26 août 2009, vers 1 h 10, Sonnara So, 37 ans, est tuée à coups de couteau devant ses deux enfants âgés respectivement de 11 et 15 ans et de leur grand-mère dans leur appartement de la 21e avenue, près du boulevard Crémazie dans le quartier Saint-Michel de Montréal. Le mari de la victime, Bach Song Tang, 41 ans, d'origine cambodgienne, ne réussit pas une tentative de suicide après son forfait et est accusé de meurtre prémédité relativement au décès de son épouse. Le 20 septembre 2010, il reconnaît sa culpabilité à une accusation de meurtre non prémédité ; lw 22 octobre 2010, il est condamné par le juge Claude Champagne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 30 août 2009, vers 2 h, la police de Longueuil est appelée pour une dispute dans le stationnement du Radio Lounge Bar de Brossard ; les policiers y trouvent un homme de 18 ans gravement blessé ; selon des témoins, il aurait été battu par 2 hommes qui sont appréhendés et accusés de voies de fait causant des blessures ; la victime décède à l'hôpital le 6 septembre suivant et les agresseurs sont alors accusés d'homicide involontaire.

Le 1er septembre 2009, le cadavre de Lara Langlais est trouvé dans son appartement de Côte-d'Ivoire ; les médias rapportent qu'il s'agirait d'une expérience sexuelle qui a mal tourné ; le témoin principal raconte que Lara lui a demandé d'essayer la strangulation à l'aide d'un cordon ; la mère de Lara Langlais, Nicole Dubé obtient de voir les photos de la dépouille de sa fille qui la montrent défigurée ; sa mort est survenue trois jours avant un témoignage qu'elle devait livrer pour dénoncer un détournement de subventions dont devait bénéficier son organisme Agropôle, venant en aide à des agriculteurs ivoiriens ; la mère a retrouvé l'agenda de sa fille auquel il manquait toutes les pages entre janvier et septembre 2009, période durant laquelle Lara a travaillé avec Agropôle ; son ordinateur avait également disparu.

Le 21 septembre 2009, les cadavres de Albert Pelchat et de sa fille Daphnée Pelchat, 6 ans, sont découverts dans une chambre d'un hôtel de Brossard ; le père aurait tué sa fille et se serait suicidé par la suite.

Le 21 septembre 2009, la locataire d'un appartement de la rue Saint-Georges dans le secteur Ville-Lemoyne de Longueuil découvre les cadavres de deux hommes, 30 ans, et 40 ans dans deux chambres de son logement ; les deux victimes n'habitaient pas dans cet appartement ; aucune trace de violence n'est constatée sur les cadavres ; on croit à une surdose de drogue.

Le 1er octobre 2009, vers 20 h, Natasha Cournoyer, 37 ans, une résidente de Piedmont employée de la division des communications des Services correctionnels du Canada, est vue vivante pour la dernière fois alors qu'elle se rendait à son automobile dans le stationnement de l'édifice du 3 Place Laval à Laval où elle travaillait ; le 3 octobre, elle est portée disparue et les recherches sont entreprises dans les environs de l'édifice ; le 6 octobre suivant, vers 12 h des cols bleus de la ville de Montréal découvrent le cadavre d'une femme derrière un épais buisson près d'un pylône d'Hydro-Québec à l'angle de la rue Notre-Dame Est et d'un chemin de graviers (36e Avenue) menant à une rampe de mise à l'eau pour bateaux sur le fleuve Saint-Laurent dans le secteur Pointe-aux-Trembles de Montréal ; le 7 octobre, le coroner identifie ce cadavre comme étant celui de Natasha Cournoyer ; le 6 novembre 2009, Claude Larouche, 48 ans, est appréhendé et accusé du meurtre prémédité de Natasha Cournoyer ; l'échantillon d'ADN trouvé sur le corps de la victime correspondait à celui de Larouche. Le 22 juin 2011, un jury le déclare coupable du meurtre prémédité de Natasha Cournoyer et le juge Fraser Martin le condamne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. Le dossier criminel de Larouche contient des accusations à Chicoutimi, Trois-Rivières, Joliette, Québec et Montréal. Larouche, originaire du Saguenay, a été condamné le 16 avril 1993 à un an de prison et 3 ans de probation pour avoir agressé une femme de 19 ans à Jonquière. Le 20 juin 2005, il a été condamné à 40 mois de prison pour l'enlèvement d'une fillette de 9 ans, le 10 octobre 2003 près de l'école Philippe-Labarre à Mercier ; le juge lui a ordonné alors de fournir un échantillon de son ADN à la banque nationale d'ADN. Le 17 octobre 2009, il aurait agressé une prostituée chez qui il s'était rendu dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve ; pour cette agression, il est accusé de tentative de meurtre et doit subir son procès en septembre 2011.

Le 4 octobre 2009, vers 3 h, le cadavre de Catherine Blanchemanche, 18 ans, qui avait quitté le bar Chez Maurice de Saint-Lazare quelques heures auparavant, est découvert dans le stationnement du magasin IGA de la même municipalité ; James Castonguay, 20 ans, conducteur d'un camion-remorque est appréhendé et accusé de délit de fuite ayant causé la mort relativement à ce décès. Le 15 septembre 2010, suite à l'enquête préliminaire entourant les circonstances de cet accident, James Castonguay est libéré de cette accusation en raison de l'insuffisance de preuve.

Le 4 octobre 2009, vers 2 h 20, Antonio Boisvert, 27 ans, blessé mortellement, décède en face du 235, rue Saint-Barthélemy Nord à Joliette ; Éric Branchaud, 27 ans, est arrêté, puis accusé de meurtre relativement à ce décès ; il aurait porté un coup d'arme blanche à l'abdomen de la victime.

Le 4 octobre 2009, vers 4 h 20, une automobile Mazda circulant à 110 km/h et dont le conducteur âgé de 17 ans a perdu le contrôle fonce dans un bloc d'appartement du 3475, 6e Avenue à Saint-Georges, traverse le mur de brique de la bâtisse, tue Louis Vaillancourt, 53 ans, et sa conjointe, Marie Faucher, 55 ans, qui dormaient dans leur lit, traverse 2 autres murs et s'immobilise dans l'appartement voisin. Le 6 octobre 2009, le conducteur de l'automobile, qui était maintenu artificiellement en vie après l'incident, est débranché et décède à l'hôpital.

Le 24 octobre 2009, Monique Chapleau Beaudet, 66 ans, est poignardée à mort dans son logement du 25, 6e Avenue, près du boulevard Gouin, dans l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro de Montréal ; le mari de la victime, André Beaudet, 68 ans, tente de se suicider en ingurgitant un produit chimique contenant de l'arsenic ; transporté à l'hôpital, il décède 3 jours plus tard.

Le 24 octobre 2009, vers 4h, 2 jeunes, qui revenaient d'une sortie et fouillaient une automobile Honda noire stationnée sur une rue résidentielle de Sainte-Anne-des-Plaines, découvrent le cadavre de Wesley Méthot, 28 ans, dans le coffre de l'automobile ; Méthot était connu de la police pour des affaires sans grande importance (bris de condition, vol qualifié, recel, drogues vers 1999, marijuana en 2009).

Le 25 octobre 2009, vers 3 h, une automobile de marque Ford Crown Victoria conduite par un jeune homme de 17 ans course à grande vitesse avec une automobile Kia Rio sur le chemin des Patriotes (route 133) à la hauteur du secteur Saint-Athanase de Saint-Jean-sur-Richelieu ; la Kia tente un dépassement, mais dérape, quitte la route, fait une embardée et aboutit dans le champ au bord de la rivière. Sept occupants s'entassaient dans la Kia dont 2 accroupis dans la partie coffre, alors que la Crown Victoria avait 5 occupants ; tous revenaient d'un bar sans alcool pour adolescents de 14 à 18 ans. Marie-Pier Paquette, 14 ans, de l'Ange-Gardien, qui se trouvait dans la partie coffre de la Kia et qui n'était pas attachée est tuée lorsqu'elle en est éjectée par la lunette arrière, et Pierre-André Paquette, 15 ans (pas parent avec Marie-Pier Paquette), et une autre jeune fille, qui étaient aussi dans la Kia, sont très gravement blessés. La vitesse et non l'alcool semble être la cause de l'accident ; les 2 conducteurs, détenteurs de permis de probation, sont détenus et font face devant la Chambre de la jeunesse à 8 chefs d'accusation de négligence criminelle et de conduite dangereuse ayant causé la mort et des blessures. La Couronne annonce son intention de demander que les deux accusés soient jugés par un tribunal pour adultes ; le conducteur de la Kia, qui avait atteint l'âge de 17 ans le 23 décembre 2008, avait été arrêté le 28 décembre suivant pour avoir conduit à 131 km/h sur l'autoroute des Cantons-de-l'Est et avait été condamné à 189 $ d'amende et à 3 points d'inaptitude. À la suite d'une information communiquée au reporter Claude Poirier, la Sûreté du Québec découvre «une petite quantité de stupéfiants» dans le coffre de la Kia ; la mère du conducteur de la Kia admet que son fils aurait consommé «des pilules» et, plus tard, «des speeds».

Le 4 novembre 2009, vers 22 h 10, à la suite d'un appel, la police de Longueuil trouve un homme de 19 ans qui saigne abondamment ; il a reçu au moins un coup de couteau à la poitrine ; les ambulanciers n'ont pas réussi à le ranimer et son décès est alors constaté à l'hôpital ; il s'agirait d'une transaction de drogue qui a mal tourné ; le 8 novembre 2009, un homme de 28 ans est appréhendé à Montréal.

Le 12 novembre 2009, Marie-Nicole Rainville, 71 ans, épouse du juge à la retraite Jacques Delisle, décède d'une balle à la tête dans la résidence du couple située sur le chemin Saint-Louis dans le secteur de Sillery à Québec ; quelqu'un avait alors appelé le 911 pour dire qu'une personne s'était suicidée ; son conjoint, le juge à la retraite Jacques Delisle, 75 ans, soutient que son épouse s'est enlevé la vie par arme à feu. Plus de deux ans auparavant, madame Rainville avait été victime d'un accident vasculaire cérébral et était confinée à la chaise roulante paralysée du côté droit ; le rapport d'autopsie, certains indices de la scène de l'événement et l'état de santé de madame Rainville rendaient invraisemblable la thèse du suicide ; ce qui entraîna la police à appliquer à ce cas la notion dite d'«occasion exclusive» selon laquelle, le juge était considéré comme le seul qui ait pu faire feu avec son arme de poing le matin du 12 novembre 2010 ; à la suite d'une préenquête, les procureurs ont présenté la preuve à huis-clos devant le juge Robert Couture de la Cour du Québec-CQ qui ordonna l'émission d'un mandat d'arrestation contre le juge Delisle ; le 15 juin 2010, le juge est arrêté dans son appartement de Québec et accusé de possession d'une arme prohibée chargée et du meurtre prémédité de son épouse ; ce serait la première fois dans l'historie du Canada qu'un juge est accusé de meurtre prémédité, le crime le plus grave du Code criminel. Le 23 juin 2010, le juge est remis en liberté en attendant le déroulement des procédures sous un cautionnement de 200 000 $ (100 000 $ fourni par lui-même, 50 000 $ par sa fille, Hélène Delisle et 50 000 $ par Me Pierre Cimon ; le tribunal a jugé que sa détention n'était pas nécessaire pour assurer sa présence devant le tribunal, que, s'il était mis en liberté, il ne commettrait pas une infraction criminelle et cela ne nuirait pas à l'administration de la justice et que sa détention n'était pas nécessaire pour ne pas miner la confiance du public dans l'administration de la justice. Le 15 juin 2012, le jury reconnaît l'ex-juge Delisle coupable de meurtre avec préméditation et il est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. Ses avocats demandent à la Cour d'appel de réviser le jugement
Le 6 juillet 2012, le juge Richard Wagner de la Cour d'appel refuse sa demande de libération en attendant l'audition de sa requête en appel ; le juge invoque que sa libération nuirait considérablement à la confiance du public en l'administration de la justice. ; il doit donc demeuré incarcéré.
Le 29 mai 2013, la Cour d'appel du Québec rejette l'appel de l'ex-juge Delisle ; ce dernier n'a pu faire la preuve que le verdict rendu le 14 juin 2012 par le jury était déraisonnable.
En août 2013, Monsieur Delisle porte sa cause devant la Cour suprême du Canada.
Le 12 décembre 2013, la Cour suprême refuse d'entendre l'appel du juge Delisle qui devra donc purger sa sentence de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux à moins qu'après 15 ans d'emprisonnement la Commission des libération s conditionnelles décide de la réviser et de lui permettre de finir sa sentence dans la communauté.

Le 15 novembre 2009, le cadavre de Brian Kachur, 19 ans, est repêché des eaux du fleuve Saint-Laurent près de la marina à la hauteur des rues LaSalle et Desmarchais dans l'arrondissement de Verdun de Montréal ; les marques de violence aperçues sur la cadavre font croire à la police qu'il s'agit d'un Le jeune homme, qui était un tagueur de graffiti, avait dit à sa mère qu'il allait en faire quelques uns ; sa signature était «Razor» et il oeuvrait dans le sud-ouest de Montréal ; il n'avait pas de casier judiciaire chez les adultes et n'était pas un membre connu des gangs de rue ; ce samedi soir, il se rendit sous le saut-de-mouton de l'autoroute 15 où il rencontra trois jeunes tagueurs de 14 et 15 ans ; lorsqu'il leur dit son nom de plume, l'un des jeunes se rappela qu'il avait trouvé la signature Razor sur une partie de l'un de ses propres graffitis ce qui dans le monde des graffiteurs constitue un crime et doit être vengé ; les quatre jeunes consommèrent de l'alcool et de la drogue, puis se rendirent au domicile de Kachur pour y prendre des canettes de peinture ; pendant que Kachur était dans la maison, celui dont le tag avait été couvert par celui de Kachur, avertit les autres qu'il voulait battre Kachur ; en se dirigeant vers le tunnel Saint-Rémi, Kachur s'aperçut que ses copains ramassaient des briques qu'ils mettaient dans un sac à dos ; inquiet, Kachur aurait dit qu'il espérait que ces briques ne lui étaient pas destinées et l'un des copains lui aurait dit qu'elles étaient pour sa défense pour le cas où il serait attaqué comme il l'avait déjà été auparavant ; le groupe exécuta des graffitis dans le secteur industriel de Verdun, puis vers 3 h, le groupe se rendit à la marina de Verdun ; en chemin, l'un des adolescents quitta le groupe ; pendant que Kachur finissait un tag qu'il avait commencé auparavant, l'adolescent de 15 ans lui asséna un coup de brique à la tête, puis les deux s'acharnèrent sur leur victime ; ils le traînèrent jusqu'au bord du fleuve, lui enlevèrent ses souliers et son pantalon et le jetèrent dans l'eau alors que, selon le rapport d'autopsie, il était encore vivant. Le 20 avril 2010, deux adolescents alors âgés de 15 et 16 ans sont arrêtés et accusés de meurtre non prémédité relativement à ce décès ; en janvier 2011, l'adolescent qui avait 15 ans au moment du meurtre, reconnaît sa culpabilité à l'accusation de meurtre non prémédité et est condamné à 78 mois de prison le 6 mai 2011. Le 7 mars 2011, l'adolescent qui avait 14 ans au moment du meurtre reconnaît sa culpabilité à l'accusation réduite à homicide involontaire et est condamné à 3 ans de prison.

Le 19 novembre 2009, vers 20 h, le cadavre de Orlando Woodard, 21 ans, est trouvé transpercé de balles en face d'un édifice d'appartement à l'angle des rues des Seigneurs et Saint-Jacques, dans le secteur de la Petite Bourgogne (Saint-Henri) de Montréal ; Woodard était connu de la police et entretenait des liens avec des gangs de rue de Montréal.

Le 28 novembre 2009, vers 21 h 30, Mohammed Nehar Belaid, 64 ans, un conducteur de taxi d'origine algérienne part de son domicile de Saint-Laurent (Montréal) dans son auto taxi de marque Ford Taurus 2005 grise. Le 30 novembre, vers 2 h 20, une caméra de surveillance a filmé un homme de race noire alors qu'il utilisait la carte de crédit de monsieur Nehar-Belaid au comptoir d'une station-service Ultramar sur la rue de L'Église dans l'arrondissement de Verdun où il venait de faire le plein de l'auto-taxi de Nehar-Belaid. Le 2 décembre, vers 11 h 20, le cadavre recouvert de feuilles d'arbres, de branches et d'un tapis de monsieur Nehar-Belaid et montrant des blessures de coups de couteau est retrouvé dans un boisé situé dans l'arrondissement de LaSalle de Montréal ; le 3 décembre au matin, sa Ford Taurus est trouvée par un autre chauffeur de taxi sur l'avenue Clanranald près de l'hippodrome Blue Bonnets dans le quartier Côte-Saint-Luc. Le 5 décembre 2009, vers 5 h 15, Nigel John, 26 ans, que la police a reconnu sur la vidéo de la station Ultramar, est arrêté à son domicile de la rue Décarie dans l'arrondissement Côte-des-Neiges, puis accusé de meurtre non prémédité relativement au décès du chauffeur de taxi.

Le 29 novembre 2009, Jean-Guy Frigon est assassiné par balle sur sa terre à bois de Saint-Édouard-de-Maskinongé ; la victime était en conflit avec sa voisine, Solange Alarie au sujet du bornage de leurs terrains ; madame Alarie en était venue à faire un plan pour tuer son voisin Jean-Guy Frigon et sa femme, Lise Alarie-Frigon ; Madame Alarie avait entraîné Yvan Braconnier dans son projet. Braconnier avait fourni le fusil de calibre .20 et il avait accompagné Solange Alarie dans le bois armé d'une carabine .22 ; en juin 2011, la police arrête Yvan Braconnier, mais arrive chez Solange Alarie peu de temps après qu'elle se fut suicidée évitant ainsi d'être arrêtée à son tour ; Solange Alarie aurait tiré dans le dos de Frigon et Braconnier aurait tiré sans l'atteindre en direction de Nicolas Bonassa, le gendre de Frigon. En mars 2013, Yvan Braconnier est reconnu coupable du meurtre de Jean-Guy Frigon et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. Cependant, la Cour d'appel ordonne la tenue d'un nouveau procès parce que le juge présidant au premier procès n'a pas dans ses instructions au jurés mentionné l'acquittement comme verdict possible. Le 6 octobre 2014, au terme d'un nouveau procès, le second jury reconnaît Yvan Braconnier coupable du meurtre prémédité de Jean-Guy Frigon et il est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Fin de novembre 2009, Marie-France Comeau, 38 ans, est tuée. Soupçonné de l'avoir tuée, l'ex-colonel de l'aviation canadienne Russel Williams est arrêté et condamné le 21 octobre 2010 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Le 1er décembre 2009, les cadavres de Harold Gauthier, 42 ans et de Marie-Josée Desmeules sont découverts dans leur résidence du 2127 du rang Saint-Martin à Saguenay ; des armes trouvées près des cadavres font croire à la police qu'il s'agirait d'un meurtre suivi d'un suicide.

Le 6 décembre 2009, à la fin de l'après-midi, Kevin Duquet, 17 ans, est poignardé à mort à sa sortie d'un autobus au terminus Les Saules en face de la Maison des jeunes Les Saules-Lebourgneuf de Québec. L'agresseur était au téléphone et parlait d'une transaction de drogues qu'il voulait faire par avion ou par bateau ; la victime, qui ne connaissait pas l'agresseur, lui a dit «Par train avec ça», ce qui aurait enragé l'agresseur qui a donné le coup de couteau fatal au haut du corps, puis s'est enfui ; le décès de la victime a été constaté vers 17 h au Centre hospitalier de l'Université Laval à Québec. Le 7 décembre 2009, Jonathan Dulac, 19 ans, est accusé de meurtre prémédité relativement à ce décès.

Le 19 décembre 2009, vers 2 h, Christian Mukenge Shabantu, 22 ans, est atteint de plusieurs coups de couteaux à l'intérieur du bar Tribe Hyper Club de la rue Saint-Jacques Ouest, près de la rue McGill, dans le Vieux-Montréal ; il décède à l'hôpital vers 5 h ; Patrick Tshitenge-Masuku, 22 ans, un homme de race noire, est arrêté le 22 décembre 2009 et accusé de meurtre prémédité relativement avec ce décès.

Le 26 décembre 2009, vers 22 h 50, Benjamin Moynan, 28 ans, est poignardé à mort avec des tessons de bouteille au cours d'une dispute lors d'une réunion familiale à Sutton ; Dustin Fuller, 21 ans, le beau-frère de la victime, est arrêté et accusé de meurtre non prémédité relativement à ce décès.

Le 28 décembre 2009, vers 12 h 10, Nick Rizzuto, 42 ans, fils de Vito Rizzuto et petit-fils de Nicolo Rizzuto, est abattu de plusieurs balles au haut du corps près de l'angle du Upper Lachine Road et de l'avenue Wilson, non loin des bureaux de la compagnie FTM Construction de Antonio Magi dans l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce de Montréal. Des témoins affirment que l'auteur du meurtre était de race noire et qu'il était vêtu d'un paletot de couleur sombre, de jeans et d'un chaperon ; plus tard dans la journée, la police trouve une arme à feu dans les environs de l'incident. Rizzuto était un associé de Magi dans un projet de construction de résidences.




En 2009, 31 homicides dont 5 reliés aux gangs de rue et 111 tentatives de meurtre, dont 39 reliées aux gangs de rue, ont été commis à Montréal.


  • Bibliographie -


Allô Police (Hebdomadaire de Montréal)
Death Dealers (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1999)
Hells-Angels at War (Yves Lavigne, Harper-Collins Publishers, 1999)
Hells-Angels: Into the Abyss (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1996)
Hell's Angels: Taking Care of Business (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1987).
La Filière canadienne (Jean-Pierre Charbonneau, Les Éditions de l'homme, 1975).
La Petite histoire du crime au Québec (Hélène Andrée Bizier. Éditions internationales Alain Stanké, 1981).
Meurtres en série et de masse - Dynamique sociale et politique (Richard Poulin et Uanick Dulong. Éditions Sisyphe, 2009).
Iced: A History of Organized Crime in Canada (Stephen Schneider).



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