Rock Machine (organisation criminelle)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

  • Gang de criminels fondé à Montréal en 1985 par Salvatore Cazzetta et son frère Giovanni Cazzetta.

Ces derniers réunissent une dizaine d'anciens membres du gang des SS Merciless Riders et du gang des Exécuteurs et forment un nouveau gang.
D'anciens membres des Pacific Rebels fondent un club à Québec.
En 1990, Le club des Cazzetta adopte le nom de Rock Machine.
En 1994, alors que Salvatore Cazzetta est emprisonné, le gang des Rock Machine est dirigé par Frédéric «Fred» Faucher.
En juin 1995, Les Rock Machine entrent en guerre avec les Hells-Angels pour le contrôle de la vente de la drogue dans la province de Québec.
En juin 1999, le gang des Rock Machine devient officiellement un gang de motards et s'affilie au gang international des Bandidos.
En 2000, une entente intervient au Palais de justice de Québec entre Maurice «Mom» Boucher, au nom du gang des Hells-Angels, et Frédéric «Fred» Faucher, au nom du gang des Rock-Machine.
Le 1er décembre 2000, le gang des Rock Machine demande de devenir un chapitre du gang des Bandidos ; la guerre avec les Hells Angels continue.
Le 1er décembre 2001, le gang international des Bandidos reconnaît les membres du gang des Rock-Machine comme des membres à part entière des Bandidos ; les Rock Machine disparaissent.
Le 5 juin 2002, l'Opération Amigo est lancée au Québec dans le but de démanteler le gang des Bandidos ; 62 individus sont appréhendés. Lors de l'opération Amigo ; d'influents Rock-Machine dont Salvatore Cazetta passent chez les Hells Angels ; les Rock Machine sont pratiquement rayés de la carte.
Le 8 avril 2006, les corps de 8 hommes liés aux Bandidos sont découverts à Sheddon en Ontario.
2007 À la suite du massacre de Sheddon, des Québécois décident de ressusciter les Rock-Machine dans la province ; leurs couleurs sont aperçues dans des bars de la Couronne nord de Montréal
En 2010, les Vagos, également connus sous le nom de Green Nation ou Green Machine, en guerre contre les Hells Angels en Californie, intègrent dans leurs rangs 9 membres des Rock Machine de Toronto, y compris «Dog» Brown, le président des Rock Machine pour tout le Canada ; c'est ainsi que les Rock Machines deviennent le premier chapitre des Vagos au Canada.
En juillet 2011, plusieurs individus portant des vestes ornées du nom Rock Machine Canada sont aperçus par la police dans un bar de danseuses du centre-ville de Montréal.
La police arrête Mathieu Bellemare et l'accuse dans une affaire de harcèlement criminel.
En janvier 2014, la police dissémine le gang des Rock Machine du Manitoba, la dernière section de ce club de motards encore solide au Canada.
Le 8 avril 2014, les enquêteurs de la Sûreté du Québec de la division régionale des enquêtes de la Montérégie aidés de leurs collègues de la MRC des Jardins-de-Napierville effectuent 4 perquisitions dans la municipalité de Saint-Rémi, Saint-Michel et Saint-Patrice-de-Sherrington et démantèle 3 cellules de trafic de stupéfiants ; 13 personnes (9 hommes et 4 femmes) sur les 15 visées par les mandats sont arrêtées dont Gilles Rondeau alias Bazou, 47 ans, un ancien membre du clan Palmers qui avait été arrêté lors de l'Opération Amigo du 5 juin 2002 ; les policiers saisissent plusieurs sortes de drogues (plus de 1 000 comprimés de métamphétamine et au moins 5 armes prohibées, 2 vestes pare-balles et plus de 4 000 $ en argent comptant.
Le 16 septembre 2014, La Presse rapporte que les Rock Machine sont en reconstruction au Québec sous la direction de Jean-François Émard qui affirme ne pas vouloir entrer en compétition avec le gang des Hells Angels.
Le 5 octobre 2014, Jean-François Émard est arrêté par des patrouilleurs de la Sûreté du Québec-SQ pour une banale infraction au code de la sécurité routière (phare défectueux) près de Salaberry-de-Valleyfield ; en fouillant son auto, la police trouve environ 500 comprimés de méthamphétamine et une Machette sur la banquette arrière de l'automobile ; Émard est alors arrêté et transporté au poste de la Sûreté du Québec-SQ de Salaberry-de-Valleyfield ; alors qu'il est détenu dans une cellule, un patrouilleur ganté lui assène des coups à la tête, le premier avec la main ouverte et les autres avec le poing fermé, le tout sous l'oeil d'une caméra de surveillance placée au plafond de la cellule ; lune scène parvient au quotidien La Presse qui la publiera en page A6 dans son édition du 10 décembre 2014 ; le patrouilleur de la SQ a été suspendu et le dossier de l'incident a été remis à la Direction des poursuites criminelles et pénales-DPCP.
Le 6 octobre 2014, Jean-François Émard déclare qu'il est le vice-président du gang international des Rock Machine et que son club n'est pas en lutte contre les Hells Angels. (The Gazette, 7 octobre 2014, page A7). Il reconnaît sa culpabilité de possession de méthamphétamine et est condamné à 15 mois de prison.
Le 29 juin 2017, Jean-François Émard, le chef présumé du gang des Rock Machine est arrêté à Salaberrry-de-Valleyfield ; Émard venair à peine de recouvrer sa liberté ; un autre homme et 4 femmes sont appréhendés au cours de cette rafle.
(Source : La Presse, 9 avril 2014, page A14 et 16 septembre 2014, page A10)
Le 30 juin 2018, Le Journal de Montréal rapporte que certains ex Rock Machines désirent faire un retour en force au Québec. Cependant , Suat Erköse, réputé être le président mondial des Rock Machines affirme que ces Rock Machines québécois ne sont pas vraiment membres du groupe international et que cette nouvelle n'est pas fondée ; il affirme qu'il ne connaît pas un seul gars de cette gang-là. S'ils le font, ce sera sans avoir obtenu l'autorisation ; Détenu au pénitencier de Cowansville, Jean-François Émard dit craindre pour la vie de ces jeunes parce que ce sont les Hells Angels qui ont le contrôle et que ceux-ci sont trop forts pour laisser un autre groupe s'installer sur leur territoire. (Journal de Montréal, 30 juin 2018, page 29)

Voir également Guerres des gangs.

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