Royal 22e Régiment-R22eR (armée)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Régiment des Forces armées canadiennes.

Signification des abréviations

ACAmbulance de campagne
AsgtActing sargeant
BBataillon
Bgd-gnlBrigadier général
BW RHRCBlack Watch - Royal Highland Rgt of Canada de Montréal
CnlColonel
CCompagnie
CACCanadian Artillery Corp
CERCombat Engineer Regiment
CFCCanadian Foresters Corps
CICCanadian Ingineers Corps
CMRCanadian Mounted Rifles
CplCaporal
CptCapitaine
CSSCanadian Special Service
CYRCarleton and York Regiment
FMRFusiliers Mont-Royal
LcplLance-caporal
LsgtLance-sergent
LtLieutenant
Lt-cnlLieutenant-colonel
MjrMajor
Mjr-gnlMajor-général
NNSRNorth Nova Scotia Regiment
PPCLIPrincess Patricia's Canadian Light Infantry d'Alberta
RAPRegimental Aid Post
RBReserve Batallion
RBCRégiment blindé du Canada
RCCReserve Cyclist Company
RCRRoyal Canadian Regiment
R22eRRoyal 22e Régiment de Valcartier
RERRoyal Edmonton Regiment
RFCRoyal Flying Corps
RGCRégiment de Génie de combat
SgtSergent
SqmSergent quartier-maître
WNSRWest Nova Scotia Regiment




  • Éphémérides -


1900
Formation du 18th Infantry Battalion du Saguenay.
1914
(15 octobre) Mise sur pied du 22e-Bataillon composé uniquement de volontaires francophones qui veulent aller combattre outre-mer ; ce bataillon a été formé à l'instigation du docteur Arthur Migneault, homme d'affaires et ancien officier de milice, qui offre 50 000 $ pour aider à son financement ; le colonel Frédéric Mondelet Gaudet, un officier d'artillerie formé au Royal Military College de Kingston, en est le premier commandant. Le 22e-Bataillon est affecté à la 5th Brigade de l'armée canadienne.
1915
(29 mai) Le 22e-Bataillon débarque du paquebot Saxonia à Plymouth, Angleterre.
(Septembre) Le 22e-Bataillon est posté dans les tranchées d'Hazebrook au sud de Ypres (Belgique).
(23 septembre) Le soldat Moïse Godin est tué au cours d'un combat devenant ainsi le premier membre du 22e-Bataillon à mourir au front.
1915-1918
Au cours de la Première Guerre mondiale, 5 584 hommes ont servi dans le 22e-Bataillon et 1 147 d'entre eux ont été tués au combat.
1916
(26 février) Thomas-Louis Tremblay, 28 ans, est nommé commandant du 22e-Bataillon, et Arthur Dubuc son adjoint.
(Août-septembre) Le 22e-Bataillon est transféré de Belgique en France, sur la Somme.
(16-18 septembre) Le 22e-Bataillon prend Flers-Courcelette (France) mais perd 300 hommes dont 207 tués.
(01 octobre) Le 22e-Bataillon perd 340 hommes dont au-delà de 200 tués lors d'une attaque des tranchées allemandes Régina au nord de Courcelette.
1917
Se plaignant du fait que la discipline laissait à désirer au sein de son bataillon, surtout après la bataille de Courcelette, le commandant Thomas-Louis Tremblay condamne 11 de ses hommes à être fusillés «pour l'exemple» parce qu'ils s'étaient enfuis des tranchées ; Gustave Comté (3 juillet), Joseph LaLancette (3 juillet) et Eugène Perry (11 avril), sont fusillés pour désertion, alors que les sentences des 8 autres sont commuées par décision d'autorités supérieures à Tremblay. (9-22 avril) Le 22e-Bataillon compte 26 tués et 84 blessés lors de la Bataille de la Crête de Vimy.
(15 août-22 août) Le 22e-Bataillon perd 245 hommes, dont 32 tués, à la Côte 70 située près de Lens.
(7 novembre-11 novembre) Le 22e-Bataillon perd 112 hommes, dont 17 tués, à Passchendaele.
1918
Sur ordre du commandant Thomas-Louis Tremblay, Arthur Dâgesse (15 mars) et Léopold Délisle (21 mai) sont fusillés pour désertion.
(28 mai) Le 22e-Bataillon perd 12 hommes, dont 3 tués, près de Boisleu-Saint-Marc.
(8 juin) Le 22e-Bataillon perd 40 hommes, dont 4 tués (Joseph Kaeble est parmi eux) lors d'une attaque des Allemands près de Neuville-Vitasse-Mercatel (France).
(8 août-11 novembre) Bataille des Cent Jours.
(8 août) Le 22e-Bataillon perd 39 hommes, dont 5 tués, près de Wiencourt-L'Équipée.
(9 août) Le 22e-Bataillon perd 177 hommes, dont 23 tués, 150 blessés (Jean Brillant est parmi eux et en mourra le 10) et 4 disparus, à Méharicourt.
(26 août) Le 22e-Bataillon perd 240 hommes, dont 22 tués, 207 blessés (dont Dubuc) et 11 disparus, lors de la prise de Chérisy.
(27-28 août) Le 22e-Bataillon perd 193 hommes, dont 22 tués, 147 blessés (George Vanier y perd une jambe) et 24 disparus, avant d'atteindre la ligne Fresne-Rouvroy.
(2 octobre) Le 22e-Bataillon perd 35 hommes dont 8 tués en repoussant une attaque allemande à Tilloy.
(7 novembre) Le 22e-Bataillon perd 35 hommes dont 4 tués en prenant Élouges.

Après les combats, les survivants enterraient les morts sur les lieux et après une tentative d'identification ; une commission d'enregistrement des tombes dressait ensuite la liste des tués et des endroits de leur inhumation temporaire ; des obus avaient été si dévastateurs que des centaines de Canadiens n'ont pu être proprement identifiés ; après la guerre, la Commission impériale des tombes de guerre rassemblera les tués dans des cimetières dispersés en Belgique et en France ; ceux qui ont été portés disparus n'ont pas de nom inscrit sur le monument où ils sont enterrés, mais leur nom est inscrit sur un mémorial érigé à Menin, à Ypres, à Vimy et ailleurs. Le 22e-Bataillon a compté 76 hommes qui ont été portés disparus et présumés morts et qui n'ont pu être identifiés.

1919
(14 janvier) Début du rapatriement du 22e-Bataillon au Canada en passant par l'Angleterre.
(16 mai) Le 22e-Bataillon arrive à Halifax à bord du paquebot Olympic ; les hommes partent en train pour Québec où ils arrivent le 18 mai.
1920
(1 avril) Le nom de 22nd Regiment apparaît dans la Milice permanente canadienne.
(20 avril) Le Gouvernement installe le 22nd Regiment dans la Citadelle de Québec. Le premier commandant du régiment est Henri Chassé.
1921
(18 mai) Le maréchal français, Ferdinand Foch, devient le colonel honoraire de régiment.
(1 juin) Le 22nd Regiment obtient le titre de Royal 22nd Regiment ; le terme Royal est accordé par la royauté britannique aux unités méritantes.
(25-30 juin) Le régiment remplace les policiers et pompiers de Québec en grève.
(Décembre) Le maréchal Foch de France visite Montréal et est fait colonel honoraire du 22e Régiment canadien français commandé par le colonel Henri Chassé. le compositeur Vincent-d'Indy et le chef d'orchestre français Pierre Monteux visitent Montréal..
1922
(24 juillet) Le corps de musique de l'Artillerie Royale canadienne est transféré de la Citadelle de Québec et incorporée au Royal 22nd Regiment ; ce corps de musique est alors dirigé par le capitaine Charles O'Neill.
1923
(20 février) Le régiment reçoit son drapeau royal, un Union Jack portant au centre le chiffre XXII entouré des mots Royal Vingt-Deuxième Régiment.
(1 juillet- 14 août) 75 hommes du régiment sont dépêchés en Nouvelle-Écosse pour surveiller la Dominion Reserve Mine de Glace Bay et les installations de la Dominion Steel Company à l'île du Cap-Breton dont les salariés sont en grève.
1925
(12 juin-5 août) Georges Vanier à la tête de 110 hommes du régiment se rend à Sydney, Glace Bay et Caledonia (Nouvelle-Écosse) pour protéger les installations de la British Empire Steel Company et de la Dominion Coal Ltd dont les employés sont en grève.
1928
(27 juillet) Le Royal 22nd Regiment devient officiellement le Royal 22e Régiment.
1937
Charles O'Neill prend sa retraite et est remplacé par Edwin Bélanger à la tête de la Musique du Royal 22e Régiment.
1939
(1 septembre) Le Régiment est incorporé à la 3e brigade de la Première Division canadienne.
(10 septembre) Le Canada déclare la guerre à l'Allemagne (Allemagne).
(18 décembre) Le régiment arrive à Greenoch (Écosse), puis s'installe à Cove (Hants) dans la caserne Guillemont ; il demeurera 3 ans et demi en Grande Bretagne.
1939-1945
Plus de 5 000 hommes servent dans le Régiment au cours de cette période ; ils étaient volontaires à 99%, agés de 22 ans en moyenne, mesurant 1,62 m en moyenne, et francophones catholiques issus du Québec à 90 %. Le Régiment a vu 1 563 de ses hommes blessés et 355 tués au cours de cette guerre.
1941
(24 avril) Le caporal F. Richard est tué lors d'un raid aérien allemand contre Londres ; c'est la première victime du régiment au cours de cette guerre.
1943
(5 juillet) Une torpille frappe le Devis sur lequel prenaient place une partie du Royal 22e Régiment qui perd l'un des siens en Méditerranée.
(10 juillet) L'Ascania, un vaisseau de 14 000 tonneaux faisant partie du convoi militaire, débarque à Pachino (Sicile) 3 500 membres de la Première division d'infanterie de l'Armée canadienne faisant partie de la 8e armée britannique ; en comptant ceux de la 7e armée des USA, il y avait 160 000 hommes qui prenaient d'assaut la Sicile pour y obtenir le contrôle de la Méditerranée ; parmi ces soldats, plusieurs étaient membres d'un détachement du Royal 22e Régiment.
18 juillet) Le Régiment perd 34 hommes dont 8 tués au cours de son premier engagement en direction de Valguarnera (Sicile).
(25 juillet) Benito Mussolini, le dictateur italien, démissionne et laisse le pouvoir à Pietro Badoglio.
(28-30 juillet) Le Régiment perd 119 hommes, dont 20 tués, 65 blessés et 34 portés disparus, près de Catenanuova et Santa Maria (Sicile).
(8 septembre) Le Gouvernement italien abandonne le combat, se retire de la guerre et accepte l'armistice conclu le 3 septembre précédent.
1944
(6 mars) Le régiment perd un homme (A. Bouchard) en repoussant une attaque allemande près de l'Arielli (Italie).
(16 mars) Le Régiment perd 8 hommes, dont 3 tués (Fortin, Maltais, Bruneault), lors d'un bombardement allemand près de l'Arielli.
(18 avril) Le Régiment perd 32 hommes, dont 6 tués, en tentant de prendre San Nicola (Italie).
(13-25 mai) Le Régiment perd 200 hommes, dont 28 tués (parmi eux le major Ovila Garceau, commandant de la compagnie D), lors de l'attaque de la ligne Hitler à 12 km de Garigliano (Italie).
(4 juin) Rome est libérée.
(3 juillet) Le Régiment est reçu en audience privée par le pape Pie XII.
(1 septembre) Le Régiment perd 30 hommes, dont 6 tués et 2 disparus, en prenant la côte 131 près entre Pesaro et Catolica.
(14 septembre) Le Régiment perd 92 hommes, dont 31 tués et 61 blessés, en tentant de prendre le Palazzo des Vergers, au nord de Marano.
(19-20 septembre) Le Régiment perd 54 hommes dont 9 tués et 45 blessés en prenant San Fortunato.
(21 novembre-2 décembre) Le Régiment perd 35 hommes en combattant dans les alentours de Russi.
1945
(25 janvier) Une partie du Cimetière de Russi réservée aux morts du Régiment est consacrée.
(9-23 mars) Le Régiment quitte Porto San Giorgio pour Foligno, puis, parti du port de Livourne, débarque à Marseille pour atteindre Putte (Belgique) le 23 mars.
(14 avril) Le Régiment perd 32 hommes, dont 11 tués, 19 blessés et 2 disparus, en attaquant un petit bois près d'Apeldoorn (Pays-Bas).
(17 avril - 1 mai) Le Régiment perd 75 hommes dont 15 tués et 60 blessés, en prenant Amesfoort (Pays-Bas).
(4 mai) Signature de l'armistice dans le secteur canadien des Pays-Bas.
(8 mai) La guerre est officiellement terminée en Europe.
(1 octobre) Le Régiment rentre à Québec.
1948
(Janvier) Les membres du Régiment commencent à suivre l'entraînement de parachutistes.
1949
(Avril) Fondation du musée du Régiment logé dans la poudrière construite en 1750 par Chaussegros de Léry. Création de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord-OTAN.
1950
(9 janvier) Le Régiment devient officiellement une unité de parachutistes.
(31 mai) Ouverture officielle du Musée du Régiment.
(25 juin, vers 4 h) L'artillerie de la Corée du Nord commence à pilonner les positions sud-coréennes et, dans l'heure, ses unités d'infanterie (135 000 hommes)franchissent le 38e parallèle. C'est le début de la Guerre de Corée.
28 juin) Lester B. Pearson, secrétaire d'état aux Affaires étrangères du Canada, annonce la décision du gouvernement d'accorder toute son aide à la Corée du Sud ; le Canada entre en guerre contre la Corée du Nord.
(7 août) Le Canada lève une brigade d'infanterie qu'il veut envoyer en Corée du Sud sous l'égide de l'ONU.
1951
(7 janvier) Formation du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment dirigé par le lieutenant-colonel Henri Tellier.
(19 avril) Après un entraînement de quelques mois dans l'État de Washington, le 2e Bataillon du Régiment quitte Seattle à bord du Marine Adder à destination de Busan (Corée).
(9 juin) Le 2e Bataillon perd 5 hommes, dont 3 tués, y compris son commandant par intérim, le major Lionel Gosselin, et 2 blessés lorsque leur camion de reconnaissance saute sur une mine dans le secteur Chor'won.
(16 juin) Le commandant adjoint du 2e Bataillon, le major Yvan Dubé, est tué par la décharge accidentelle d'un pistolet que nettoyait un serviteur coréen.
(18 août) Le 2e Bataillon perd 3 hommes dont 2 tués et un blessé lors d'une attaque de la position qu'il défend non loin du fleuve Imjin.
(13 septembre) Le 2e Bataillon perd 6 hommes dont un tué et 5 blessés près du fleuve Imjin.
(28 septembre) Le 2e Bataillon perd 13 hommes dont 2 tués et 11 blessés en avançant au nord de l'Imgin.
(21 octobre) Une patrouille du 2e Bataillon marche sur l'une de ses propres mines et perd 5 hommes dont un tué, y compris le lieutenant qui la conduisait, et 4 blessés.
(23 octobre) Le 2e Bataillon perd
(25 octobre) Début des négociations de paix entre la Corée du Nord et l'ONU.
(9-10 novembre) Le 2e Bataillon perd 6 hommes dont 2 tués et 4 blessés.
(22-26 novembre) Le 2e Bataillon perd 63 hommes dont 16 tués, 44 blessés et 3 disparus lors d'un engagement en Corée.
1952
(29 mars) Le 1er Bataillon du Régiment commandé par le lieutenant-colonel Louis-Frémont Trudeau, quitte Seattle (USA) pour la Corée à bord du USNS General William M. Black.
(20 avril) Le 1er Bataillon débarque au port de Séoul (Corée).
(24 avril) Le sergent Charles Sénéchal, du peloton de mortiers, est blessé mortellement par l'explosion d'une bombe qui allait être tirée.
(25 avril) Le 2e Bataillon rentre en Amérique.
(Juin) Le Royal 22e Régiment-R22eR remplace le Princess Patricia's Canadian Light Infantry Regiment sur la ligne de front en Corée.
(23-24 juin) Le 1er Bataillon perd 11 hommes dont 2 tués et 9 blessés.
(10 août) Le 1er Bataillon perd 5 hommes dont 2 tués et 3 blessés.
(18-19 août) Le 1er Bataillon perd 10 hommes dont 6 tués et 4 blessés.
(5 septembre) Le 1er Bataillon perd 10 hommes, dont 5 tués et 5 blessés, par les bombardements.
(Octobre) Le 1er Bataillon perd 32 hommes dont 7 tués et 25 blessés.
1953
(10 avril) Le 1er Bataillon perd 5 hommes dont 2 tués et 3 blessés lorsque la cuisine de la compagnie A est bombardée.
(26 mars) Le 3e Bataillon quitte Seattle (USA) sur le General E.T. Collins à destination de la Corée.
(21 avril) Le 3e Bataillon arrive en Corée. (27 avril) Le 1er Bataillon s'embarque sur le navire E-Sang pour se rendre au Japon et, de là en Corée.
(2 mai) Le 1er Bataillon s'embarque sur le navire américain General Howze à destination de l'Amérique.
(17 mai) Le 3e Bataillon perd deux hommes dont un tué et un blessé par une bombe de mortier.
(20 mai) Le 3e Bataillon perd 9 hommes dont 4 tués, 2 blessés et 3 portés disparus. (
22 juin) Le 3e Bataillon perd 2 hommes dont un tué et un porté disparu.
(15 juillet) Le 3e Bataillon perd deux hommes tués par l'explosion d'une grenade perdue.
(30 juillet, 22h) Fin officielle de la Guerre de Corée ; au cours de cette guerre, le Régiment a vu 110 de ses membres tués.
(8 novembre) Le 2e Bataillon s'embarque sur le SS Atlantique à l'Anse-au-Foulon à destination de l'Allemagne dans le cadre de l'OTAN ; il sera cantonné à Werl à l'est d'Essen.
1954
(Mi-avril) Le 3e Bataillon quitte la Corée et retourne au Canada.
(1 septembre) Deux unités de réserve sont constituée en 4e et 5e Bataillon qui s'ajoutent aux 3 bataillons du Régiment ; le Régiment de Châteauguay, formé des Voltigeurs de Beauharnois et des Voltigeurs de Châteauguay, constitue le 4e Bataillon dont la devise est «Sans peur et sans reproche» ; les Fusilliers du Saint-Laurent constituent le 5e Bataillon.
1955
La reine Elizabeth II, colonel en chef du Régiment, lui offre une chèvre comme mascotte ; elle recevra le nom de Batisse.
(Automne) Le 2e Bataillon revient de l'Allemagne.
(4 octobre) Le 1er Bataillon part pour Werl (Allemagne) ou Fort Saint-Louis.
1956
Le Régiment est doté de nouveaux fusils FN 7,62 mm. Le Régiment de Saint-Hyacinthe devient le 6e Bataillon du Régiment ; sa devise est Honneur et Devoir.
1957
(29 septembre) Le 3e Bataillon part pour l'Allemagne).
1958
(11 avril) Le 18e Bataillon du Saguenay formé en 1900 devient le Régiment du Saguenay.
1959
Le 3e Bataillon quitte l'Allemagne.
1961
Le 1er Bataillon du Régiment devient le bataillon d'alerte canadien mis à la disposition de l'ONU qui peut intervenir à quelques heures d'avis n'importe où au monde dans des opérations de maintien de la paix.
1964
Au décès de la mascotte Batisse, une autre chèvre provenant du troupeau royal anglais la remplace sous le nom de Batisse II.
(14 mars) Le 1er Bataillon est transporté à Chypre sous l'égide de l'ONU pour y remplacer la 16e brigade aéroportée britannique.
1965
(Printemps) Le 2e Bataillon part pour l'Allemagne.
1967
Le 2e Bataillon rentre de l'Allemagne.
1968
(8 avril) Fondation du 1 Commando.
1970
(Octobre - 28 décembre) Le 2e Bataillon est appelé à Montréal en vertu de la Loi des mesures de guerre à l'occasion de la Crise d'Octobre. Voir Québec (province). Crises. Crise d'octobre 1970.
1974
(1 avril-12 décembre) Le 1 Commando se rend à Chypre.
1975-1992
Le Régiment fait partie du contingent de l'ONU à Chypre.
1976
(12 juin-5 août) Le Régiment participe au maintien de la sécurité à l'occasion de la tenue des Jeux olympiques de Montréal. (15 octobre) Le 3e Bataillon remplace les gardiens de prison en grève à Saint-Vincent-de-Paul (Laval).
1990
(20 août) Le 2e Bataillon relève la Sûreté du Québec à Oka. Voir Québec (province). Crises. Crise d'Oka.
1992-1995
Le Régiment fait partie de la Force de protection de l'ONU en Yougoslavie (Slavonie,Bosnie-Herzégovine, Croatie, Bosnie).
1992
(20 décembre)-1993 (Fin de juin) Le Régiment fait partie des forces de maintien de la paix de l'ONU en Somalie.
1993
(18 juin) Le Régiment perd un homme, le caporal Daniel Gunther, tué à Buci.
1994
(6 juillet) La Musique du Régiment donne son concert d'adieu ; victime des compressions budgétaires, ce corps de musique est démantelé.
1996
(24 avril)-1997 (Décembre) Le Régiment fait partie de la Force de protection de l'ONU à Haïti.
1999
Le Régiment renouvelle sa présence en ex-Yougoslavie (Bosnie).
2001
(11 décembre) Le ministre des Anciens combattants, Ronald J. Duhamel, annonce que le nom de 23 soldats canadiens exécutés par leurs propres camarades lors de la Première guerre mondiale figureront au Livre du Souvenir et seront considérés comme «morts au combat» ; parmi eux figurent les 5 soldats du 22e-Bataillon canadien-français fusillés en 1917 sur ordre du commandant Thomas-Louis Tremblay.
2002
Les Forces armées canadiennes (950 soldats) se joignent aux américains en Afghanistan pour participer à la reconstruction du pays.
(18 avril) Un F-16 de l'aviation des États-Unis lance par erreur une bombe de 226 kg sur un groupe de soldats du 3e Bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry, qui s'entraînaient près de Kandahar (Afghanistan) ; bilan : 4 soldats canadiens tués et 8 autres blessés dont 2 gravement ; les morts sont les soldats Richard Green et Nathan Smith, le caporal Ainsworth Dyer de Montréal, et le sergent Marc Léger ; le major Harry Schmidt, qui pilotait l'avion de l'armée américaine, sera, plus tard, reconnu coupable de délit et interdit de piloter un avion américain à l'avenir.
2004
Le 3e Bataillon est à Kaboul en Afghanistan.
2006
(22 juillet) Le caporal Jason Patrick Warren, 29 ans, originaire de Québec, membre du Black Watch - Royal Highland Regiment, se suicide en Afghanistan.
(9 août) Le caporal-chef Jeffrey Scott Walsh est tué par une décharge d'arme à feu en présence du caporal-chef Robbie Fraser dans un véhicule blindé qui circulait sur une route cahoteuse en Afghanistan ; en/10/2007, Robbie Fraser est accusé devant une cour martiale d'homicide involontaire et de négligence relativement à ce décès.
2007
(20 juin) Le sergent Christos Karigiannis, 31 ans, originaire de Montréal, membre du 3e Bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry est tué lors de l'explosion d'une bombe artisanalle en Afghanistan.
(15 juillet) Le Royal 22e Régiment-R22eR amorce son départ vers l'Afghanistan.
(1 août) Le Royal 22e Régiment-R22eR assume le commandement des opérations des Forces armées canadiennes en Afghanistan.
(18 août, vers 1 h 41) Une bombe artisanale explose sous un véhicule blindé léger (VBL-III) qui roulait en direction de la base Mas'wwum Ghar sur le chemin Foster, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Kandahar (Afghanistan) ; le soldat Simon Longtin, 23 ans, du Royal 22e Régiment, originaire de Longueuil, est tué au cours de cet incident.
(22 août) Une bombe artisanale explose sous un véhicule blindé (VLB-III) près de la colline Gundy Ghar à l'ouest de Kandahar (Afghanistan) ; le caporal-chef Christian Duchesne originaire de Montréal, de la 5e Ambulance de campagne basée à Valcartier, l'adjudant-maître Mario Mercier, originaire de Weedon, membre du Royal 22e Régiment, et un interprète afghan sont tués alors qu'un autre soldat canadien et un caméraman (Charles Dubois) de CBC/Radio-Canada sont blessés au cours de cet événement.
(17 novembre) Deux soldats canadiens et un interprète afghan sont tués lorsque le véhicule léger blindé dans lequel ils voyageaient est détruit par une l'explosion d'une mine artisanale déposée sur son passage à environ 40 km à l'ouest de Kandahar ; les victimes canadiennes sont le caporal technicien médical, Nicolas-Raymond Beauchamps, 28 ans, un Montréalais originaire de Mercier, faisait partie de la membre de la 5e Ambulance de campagne basée à Valcartier, et le soldat Michel Lévesque, 25 ans, originaire de Rivière-Rouge (Sainte-Véronique) était membre 3e Bataillon du Royal 22e Régiment.
(30 décembre) Quatre soldats canadiens sont blessés et un autre est tué lorsque le véhicule léger blindé dans lequel ils prenaient place roule sur une mine artisanale qui explose à environ 20 km à l'ouest de Kandahar ; la victime est l'artilleur Jonathan Dion de Val-d'Or, membre du 5e Régiment d'artillerie légère stationné à Valcartier.
2008
(6 janvier) Deux soldats canadiens sont tués lorsque le Véhicule blindé léger III dans lequel ils voyageaient fait une embardée à environ 40 km au sud-ouest de Kandahar ; les victimes, membres du Royal 22e Régiment, sont l'adjudant Hani Massouh, 41 ans, et le caporal Éric Labbé, 31 ans.
(15 janvier) Le cavalier Richard Renaud, 26 ans, originaire d' Alma, membre du 12e Régiment blindé du Canada à Valcartier, est tué lorsque le véhicule de reconnaissance Coyotte dans lequel il prenait place roule sur une mine artisanale dans le district d'Arghandab, à une dizaine de kilomètres de Kandahar (Afghanistan) ; un autre militaire canadien est blessé au cours de cet incident.
(23 janvier) Le caporal Étienne Gonthier, membre du 5e Régiment de génie de combat originaire de Saint-Georges de Beauce, est tué et 2 autres soldats sont blessés lorsque le véhicule blindé léger (LAV) dans lequel ils prenaient place roule sur une mine artisanale à environ 35 km au sud-ouest de Kandahar.
(27 décembre) L'adjudant-chef Gaétan Roberge du Royal 22e Régiment affecté depuis 2006 au Royal Irish Regiment basé à Sudbury, Ontario, et le sergent Gregory John Kruse sont tués par l'explosion d'une bombe artisanale alors qu'ils étaient en patrouille à pied dans le district de Panjwaii, à environ 25 km de Kandahar (Afghanistan) ; 3 soldats canadiens, un policier et un interprète afghans sont blessés au cours du même incident ; ces décès porte à 106 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001.
2009
(8 juin, vers 9 h 20) Le soldat Alexandre Péloquin, 20 ans, du 3e bataillon du Groupe de combat du Royal 22e Régiment, est tué par l'explosion d'une bombe artisanale placée sur la route qu'il patrouillait à pied au sud-ouest de Kandahar ; originaire de Brownsburg-Chatham au Québec ; ce décès porte à 118 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001.
(4 juillet) Le caporal-chef Charles-Philippe Michaud, 28 ans, du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment- R22eR décède à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec des suites de la blessure reçue le matin du 23/06/précédent par l'explosion d'une bombe artisanale posée sur le chemin qu'il patrouillait à pied dans le district de Paniwayi au sud-ouest de Kandahar (Afghanistan).
(6 juillet, vers 13 h 50) Le caporal-chef Patrice Audet, 38 ans, du 438e Escadron tactique d'hélicoptères basé à Saint-Hubert, et le caporal Martin Joannette, 25 ans, du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment-R22eR sont tués dans l'écrasement de l'hélicoptère Griffon dans lequel ils prenaient place non loin d'un avant-poste américain de la province de Zabul, à 80 km au nord-est de Kandahar ; on ne connaît pas la cause de l'écrasement, mais elle ne serait pas attribuable au tir des Talibans ; un autre soldat de la coalition et 3 autres soldats canadiens sont blessés au cours de cet incident ; ces décès portent à 124 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001.
(16 juillet) Le soldat Sébastien Courcy, 26 ans, du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment-R22eR est tué lorsqu'il marche sur une mine et tombe d'une position surélevée au cours d'un engagement avec les talibans dans le district de Panjwoyi à environ 17 km au sud-ouest de Kandahar ; la mine aurait été laissée à cet endroit par les soviétiques au cours de leur guerre en Afghanistan ; le soldat Courcy était originaire de Saint-Hyacinthe ; ce décès porte à 125 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001.
(2 août) Le caporal Christian Bobbitt, 23 ans, et le sapeur Matthieu Allard, 21 ans, du 51st Field Engineers Squadron du Combat Engineers Regiment-CER affectés au Royal 22e Régiment-R22eR sont tués par l'explosion d'une bombe artisanale téléguidée dans le district de Zhari, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Kandahar ; ces décès portent à 127 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001. Le caporal Bobbitt était de Sept-Îles et le sapeur Allard, de Val-d'Or.
(6 septembre) Le major Yannick Pépin, 36 ans, et le caporal Jean-François Drouin, 31 ans, de Beauport, respectivement commandant et caporal du 51st Field Engineers Squadron du 5th Combat Engineer Regiment-CER affecté au Royal 22e Régiment-R22eR sont tués lorsqu'une bombe artisanale éclate sous le véhicule blindé dans lequel ils prenaient place dans le District de Dand au sud-ouest de Kandahar (Afghanistan) ; leur véhicule était à la tête d'un convoi ; ces décès portent à 129 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001 ; 5 autres soldats canadiens sont blessés au cours de cet incident.
(13 septembre) Le soldat Patrick Lormand, 21 ans, du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment-R22eR est tué par l'explosion d'une bombe artisanale qui a explosé au passage du véhicule léger blindé dans lequel il prenait place dans le district de Panjwaii, à environ 13 km au sud-ouest de Kandahar ; ce décès porte à 130 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001 ; 4 autres soldats canadiens sont blessés au cours de cet incident.
(17 septembre, vers 10 h 15) Le soldat Jonathan Couturier, 23 ans, de 2e Bataillon du Royal 22e Régiment-R22eR, originaire de Loretteville, est tué lorsqu'une bombe artisanale explose au passage du véhicule léger blindé dans lequel il prenait place à environ 25 km au sud-ouest de Kandahar ; ce décès porte à 131 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001 ; 11 autres soldats canadiens sont blessés au cours de cet incident.
2010
(Janvier) À la suite d'un tremblement de terre de 7 à l'échelle Richter, le 3e Bataillon est dépêché en Haïti dévastée au prises avec près de 200 000 morts et des centaines de milliers de sans-abri privés de nourriture et d'eau ; c'est à Léogâne, près de l'épicentre du séisme que le 3e Bataillon établit un dépôt de distribution de nourriture.
(3 novembre) Début du départ de 1 900 soldats vers l'Afghanistan, la dernière participation de l'armée canadienne à cette guerre.
(18 décembre) Le caporal Steve Martin de la compagnie de parachutistes du Royal 22e Régiment est tué par l'explosion d'une bombe artisanale lors d'une patrouille à pied sur la route en construction dans le district de Panjwaii prés de Kandahar ; ce décès porte à 154 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001 ; 3 autres soldats canadiens ont été blessés au cours de cet incident.
2011
(27 mars) Le caporal Yannick Scherrer du 1er Bataillon du groupement tactique du Royal 22e Régiment-R22eR basé à Valcartier est tué l'explosion d'une bombe artisanale lors d'une patrouille à pied , près de Nakhoney, au sud-ouest de Kandahar ce décès porte à 155 le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan depuis le début de la mission le 7/10/2001.
(19 juin) Le Royal 22e Régiment commence à quitter l'Afghanistan.
(5 juillet) Le Royal 22e Régiment rend officiellement le commandement et la responsabilité des opérations dans la province du Penjwaii (Afghanistan) au U.S. Stryker Brigade d'Alaska.
2013 (4 décembre) Le caporal-chef Sylvain Lelièvre, 46 ans, du Royal 22e Régiment-R22eR est trouvé sans vidans sa résidence de Valcartier ; il se serait suicidé ; il avait participé aux missions de l'armée canadienne en Bosnie et en Afghanistan ; on croit que le suicide serait le résultat d'un Post Traumatic Stress Disorder ; il s'agit du quatrième suicide d'un soldat canadien à l'intérieur d'une semaine ; les 4 suicidés étaient des vétérans de la Guerre dMAfghanistan.

  • Officiers et soldats du régiment cités dans la Mémoire du Québec


Allard, Jean-Victor
Archambault, J.-P.-Urgel
Asselin, Olivar
Baril, Maurice
Bélanger, Edwin
Belzile, C. H.
Bernatchez, J. Paul. E.
Bourque, John Samuel
Brillant, Jean
Chassé, Henri
Daly Gingras, Jules-Olivier
Delaute, Frédéric-Joseph
Desrosiers, Marie-Joseph-Roméo-Henri
Dextrase, Joseph Alfred
Dubé, André
Dubuc, Arthur-Édouard
Gagnon, Robin
Gaudet, Frédéric Mondelet
Godin, Moïse
Kaeble, Joseph
LaFlèche, Léo Richer
Lafrance, Yvon
Mignault, Arthur
Montmarquette, Aimé
Poulin, Gaston
Reid, Roland-A.
Roberge, Guy
Ross, Joseph-Armand
Roy, Maurice
Tremblay, Thomas-Louis
Triquet, Paul
Trudeau, Louis Frémont
Turcot, Gilles-A.
Vanier, Georges-Philéas


  • Bibliographie -


Le Royal 22e Régiment 1914-1999 (Serge Bernier, Éditions Art Global, 1999).
Stanislas Tougas, 1896-1917 - Un des plus grands coeurs du 22e Bataillon (Rémi Tougas, Éditions du Septentrion, 2005).

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