Sûreté du Québec-SQ (corps de police)
Un article de la Mémoire du Québec (2012).
- Éphémérides -
1667
Le gouverneur Frontenac établit la maréchaussée à Québec et la confie à l'intendant Duchesnau.
1760
La sûreté est assumée par l'armée anglaise conquérante.
Après 1763 La police du Canada est confiée au gouverneur militaire, et la surveillance du territoire est assurée par le grand voyer ; les constables viennent de la garnison anglaise ; des juges de paix exercent le pouvoir d'incarcérer et de juger sommairement les contrevenants à Montréal et à Québec.
1790
Les juges de paix obtiennent le pouvoir de nommer des constables travaillant sous leur autorité.
1796
Établissement de la police du guet à Québec par les marchands qui veulent protéger leur commerce.
1818
Institution d'un corps d'hommes de guet qui patrouille les rues pendant la nuit seulement.
1838
Fondation de la police gouvernementale constituée d'une police de ville pour Montréal (62 hommes) et Québec (83 hommes) et d'une police rurale pour le reste du Bas-Canada (la majorité des agents sont d'anciens militaires anglophone).
1840
Création du poste de commissaire de police pour le Bas-Canada ; William Foster Coffin est nommé commissaire de police.
1843
Fondation de corps de police municipaux à Montréal (15 mars) et à Québec (2 mai).
1857
Fondation du corps de police municipal de Trois-Rivières.
1870
(1er mai) Mise en vigueur de la Loi pour établir un système général de police dans la province de Québec et création de la Police provinciale de Québec qui assure le service pour la province et pour la ville de Québec sous l'autorité d'un commissaire ; le premier commissaire est Pierre-Antoine Doucet.
1874
(13 mai) Le constable Thomas Dobbin, 31 ans, du détachement de Hull, se noie en tentant de sauver un enfant dans la rivière des Outaouais.
1875
(13 août) Le constable George Clarke du quartier général de Québec est tué par un charrettier en face de l'hôtel Saint-Louis, à Québec.
1877
La police municipale de Québec est rétablie.
(29 septembre) Le sergent Lazare Doré, 37 ans, du quartier général de Québec, est abattu en poursuivant un criminel dans la Beauce.
1878
Abolition de la Police provinciale dont certains constables tombent sous la juridiction de la Police municipale de Québec pour servir le gouvernement.
1883
Reconstitution du corps de police provincial chargé d'assurer la sécurité du Parlement sous l'autorité d'Alexandre Chauveau.
1896
La police provinciale compte 19 agents.
1899
La Police provinciale est placée sous le contrôle du Procureur général.
1900
Constitution du Bureau des détectives de Montréal sous la direction de Kenneth P. McCaskill.
1902
Nomination de Augustin McCarthy au poste de chef de la Police provinciale.
1912
Emploi, par le ministère de la Voirie, de constables spéciaux pour pour contrôler la circulation.
1914
Établissement du Laboratoire de médecine légale à Montréal.
1917
Dieudonné-Daniel Lorrain devient chef du bureau des détectives de Montréal.
1921
Constitution de la Commission des liqueurs de Québec qui emploie des constables pour veiller à l'application de la loi des Liqueurs.
1922
Établissement de deux quartier généraux de la Police provinciale, l'un à Montréal et l'autre à Québec, dirigés chacun par un chef et un sous-chef ; le Bureau des détectives de Montréal devient la division de Montréal de la Police provinciale. Nomination de Dieudonné-Daniel Lorrain au poste de chef de la Police provinciale à Montréal ; Augustin McCarthy garde la direction de la Police provinciale à Québec.
1925
Établissement du Service d'identité judiciaire à Montréal.
1928
Nomination de l'avocat Maurice-Charles Lalonde comme chef de la Police provinciale à Montréal.
1932
Maurice-Charles Lalonde devient chef de la Sûreté de la province et Léon Lambert devient chef de la Sûreté provinciale de la division de Québec.
1934
Création de la Police des liqueurs placée sous l'autorité du Procureur général.
1936
Création de la Police de la circulation placée sous l'autorité du Procureur général. Nomination de Me Philippe Aubé au poste de chef de la Sûreté de la province à Montréal et destitution de tous les policiers provinciaux.
1937
Nomination de Philippe-Auguste Piuze au poste de commissaire de la Sûreté de la province.
(24 janvier) Le détective J.-Léopold Châteauneuf, 34 ans, du quartier général de Québec, est abattu à l'occasion d'une perquisition pour localiser un criminel sur la rue Saint-Jean à Québec.
1938
Adoption du nom de Sûreté provinciale du Québec, intégration de la Police de la circulation et de la Police des liqueurs et réorganisation du service en quatre divisions, la police judiciaire, la gendarmerie, la police de la route et la police des liqueurs. L'autorité sur le service est confiée à un commissaire, Philippe-Auguste Piuze, résidant à Montréal, et à un commissaire-adjoint, Léon Lambert, résidant à Québec. La Sûreté compte 700 policiers.
1939
Réduction des effectifs à 500 policiers.
1940
La Police des liqueurs devient indépendante de la Sûreté.
Le titre de commissaire est remplacé par celui de directeur qui est assumé par Me Marcel Gaboury à Montréal et le titre de commissaire adjoint est remplacé par celui de directeur-adjoint qui est assumé par Léon Lambert à Québec.
1943
L'embauche et la classification des policiers et du personnel civil de la Sûreté passe sous l'autorité de la Commission du service civil.
1944
Nomination de Me Jean-Paul Lamarche, un civil, au poste de directeur.
(15 mars) Mise sur pied d'une commission royale d'enquête présidée par le juge Cannon et chargée de faire la lumière sur les activités de la Sûreté provinciale et de la Police des liqueurs dans le district de Montréal.
1945
Acquisition de la première flotte d'auto-patrouilles reliées par radio pour service à Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke.
1950
Décès du directeur, Jean-Paul Lamarche et nomination de Léon Lambert à Québec ; Hilaire Beauregard assume la direction intérimaire.
1954
Nomination de Hilaire Beauregard au poste de directeur de la Sûreté.
La Sûreté compte 900 policiers.
1958
(23 septembre) L'agent J.-Davila Lévesque, 46 ans, du poste de Lac-Mégantic, est abattu en poursuivant un criminel à Lambton.
1959
La Sûreté compte 1 200 policiers.
1960
Nomination de Josaphat Brunet au poste de directeur.
1961
(27 avril) Sanction de la nouvelle Loi concernant la Sûreté provinciale. Réorganisation en profondeur de la Sûreté qui sera désormais dirigée par un directeur général. Disparition de la Police des liqueurs et des anciennes divisions de la police judiciaire, de la police de la route et de la gendarmerie. Fondation de l'École de police du Québec logée à la Palestre nationale à Montréal.
(24 août) L'agent Gérard Bernier, du poste de Montmagny, est abattu à sa résidence de Cap-Saint-Ignace.
1962
(9 janvier) L'agent Roger Robidoux, de l'escouade de Montréal des vols à main armée, est abattu à l'occasion d'une perquisition à Montréal.
1964
(31 octobre) Le caporal David Chénard, 43 ans, du poste de Trois-Pistoles, est abattu par un déficient mental à Trois-Pistoles.
1965
Nomination de J.-Adrien Robert au poste de directeur général.
1966
(5 avril) Constitution de l'Association des policiers provinciaux du Québec.
(Décembre) Adoption du premier code de discipline.
1968
(Mars) Inauguration du quartier général de la Sûreté sur la rue Parthenais, à Montréal.
(21 juin) Adoption de la Loi de police. Création de la Commission de police. La Sûreté Provinciale est renommée Sûreté du Québec.
1969 L'École de police devient l'Institut de police et emménage dans l'ancien Séminaire de Nicolet. Nomination de Maurice Saint-Pierre au poste de directeur général. (7 octobre) Le caporal Robert Dumas, 35 ans, de l'escouade de sécurité de la Sûreté à Montréal, est abattu à l'occasion d'une manifestation violente contre la compagnie Murray Hill alors que les agents du Service de police de Montréal sont en grève.
1970 La Sûreté compte 3 096 policiers.
1971
(26 au 28 septembre) Trois journées d'étude au Centre culturel de Drummondville par les policiers provinciaux qui réclament le paiement des heures supplémentaires travaillées durant la crise d'octobre 1970 (voir Québec (province). Crises. Crise d'octobre 1970) ; les 112 postes de la province sont graduellement désertés ; près de 2 000 agents ont convergé vers Drummondville ; le ministre du Travail, Jean Cournoyer, mandaté par le premier ministre, se présente à l'assemblée tenue à Drummondville par les grévistes de toute la province et leur demande de retourner au travail en échange de la promesse qu'il leur fait de régler leur conflit à l'intérieur d'une semaine ; les grévistes retournent au travail le lendemain matin ; le conflit est réglé le vendredi suivant.
1973
Réorganisation générale de la Sûreté qui compte 4 000 policiers. Nomination de Paul-A. Benoit au poste de directeur général.
1974
Nomination de Jacques Beaudoin au poste de directeur général.
1975
Recrutement des premières femmes policières ; Nicole Juteau est la première femme policière employée par la Sûreté.
1976
Formation du premier groupe tactique d'intervention.
(26 février) L'agent Michel Bédard, 33 ans, du poste de Québec-Métro, est abattu à l'occasion d'un vol à main armée à Sainte-Brigitte-de-Laval.
(6 novembre) L'agent Gérard Desfossés, 28 ans, du poste de Lac-Mégantic, est abattu lors d'une vérification de patrouille à Saint-Romain.
1977
(30 mars) L'agent Robert Brabant, 23 ans, du poste de Saint-Michel-des-Saints, est abattu en poursuivant des criminels à Sainte-Émélie-de-l'Énergie.
(6 avril) Tenue de journées d'études (grève) par les policiers qui veulent obtenir que la patrouille soit faite à deux agents par automobile.
(12 septembre) L'agent Guy Samson, 36 ans, de l'escouade de Québec des crimes contre la personne, est abattu lors d'une perquisition à Saint-Augustin-de-Desmaures.
1978
(8 février) Signature d'un nouveau contrat de travail entre la Sûreté et l'Association des policiers provinciaux du Québec ; il accorde la patrouille à 2 policiers par véhicule le soir, la nuit et en certaines circonstances.
1979
Organisation de la police autochtone dans les communautés cries et, plus tard, dans les communautés inuites.
1980
La Sûreté du Québec absorbe la Police de l'autoroute et compte désormais 4 585 policiers.
1982
Création du Service des relations communautaires.
1984
(22 novembre) Utilisation sans succès de moyens de pression et rassemblement de 3 000 agents en uniforme devant l'Assemblée nationale pour obtenir du gouvernement le respect d'une sentence arbitrale fixant les salaires des policiers ; malgré les ordres, les agents utilisent les véhicules de la Sûreté pour se rendre à Québec. (29 novembre) Le gouvernement du Québec fixe par décret les conditions de travail des policiers ; ceux-ci rentrent au travail par crainte de suspension disciplinaire ou de destitution en vertu de dispositions spécifiques de la Loi de police.
1986
La Sûreté compte 4 213 policiers.
1989
La Sûreté du Québec enquête sur les activités de certains agents du Service de police de Chambly mais ne peut recueillir des preuves suffisantes. La Gendarmerie Royale du Canada enquête elle aussi sur certains policiers de Chambly avec le même résultat.
1990
(11 juillet) Le caporal Marcel Lemay est abattu lors d'un raid visant à démanteler les barricades des Warriors à Oka. Voir Québec (province). Crises. Crise d'Oka.
1991
La loi 145 oblige toutes les municipalités du Québec comptant 5 000 habitants et plus à se placer sous la protection d'un corps de police ; elles peuvent avoir leur propre corps de police, se joindre à d'autres municipalités pour en constituer un commun ou payer la Sûreté du Québec pour couvrir leur territoire.
1992
(Décembre) L'agent Chantale Mattio est tuée au cours d'une chasse à l'homme dans les Laurentides , au nord de Montréal.
1994
La Sûreté compte 4 488 policiers. Saisie de 26,5 tonnes de haschish dans le port de Montréal par la SQ.
(Mai) La Sûreté du Québec obtient la permission de faire de l'écoute électronique chez les policiers de Chambly.
(2 juin) Voir Sûreté du Québec (corps de police). Affaire Bourgoin.
(1er septembre) Se préparant à porter des accusations de corruption et d'abus de pouvoir, environ 200 policiers de la Sûreté du Québec appréhendent 140 personnes, dont les 21 policiers du Service de police de la municipalité et leurs conjointes ; 76 agents de la Sûreté du Québec sont poursuivis devant le Comité de déontologie policière par 103 victimes qui considèrent leur arrestation et leur détention comme contraires aux règles de déontologie policière.
1995
Remise du rapport de la commission d'enquête Gilbert sur la Crise d'Oka. Serge Barbeau devient directeur général de la Sûreté.
(15 juin) Voir Sûreté du Québec-SQ (corps de police). Affaire Matticks (J)
1996
La Sûreté compte 3 859 agents. (31 janvier)
Voir Sûreté du Québec (corps de police). Affaire Brodeur (J)
1998
(27 octobre) Tragédie mortelle ; accident de la route ; collision frontale d'un camion et d'un véhicule banalisé de la Sûreté du Québec à la jonction des autoroutes 40 et 55, à Trois-Rivières-Ouest ; bilan : 4 morts, des jeunes policiers stagiaires de l'Institut de police de Nicolet (Alexandre Pucar, 26 ans, de Saint-Michel-des-Saints, Serge Arsenault, 32 ans, de Bois-des-Filion, Denis Tremblay, 30 ans, de Chicoutimi, et Yves Bossé, 25 ans, de Lévis) ; le policier conducteur, Marc Saint-Germain, de la Sûreté du Québec, 26 ans, est accusé de négligence criminelle ayant causé la mort ; reconnu coupable, il est condamné à 6 ans de prison par le juge Jean-Claude Beaulieu ; sa cause est portée devant la Cour d'appel qui ordonne un nouveau procès le 14 juin 1999 ; à l'issue de ce nouveau procès tenu en juin 2000, Saint-Germain est reconnu coupable par un jury siégeant à Montréal de négligence criminelle ayant causé la mort, puis condamné à 2 ans de prison par la juge Lise Côté de la Cour supérieure du Québec le 6 juillet 2000 ; sa cause est de nouveau portée en appel.
2000 Les agents utilisent des moyens de pression pour obliger le gouvernement à leur consentir des augmentations de salaire supérieures à celles octroyées dans les secteurs publics et parapublics.
(31 août) Le ministre de la Sécurité publique avertit les agents de la Sûreté qu'il prendra les dispositions nécessaires pour que leurs moyens de pression cessent.
(1er septembre) La direction de la Sûreté et l'Association concluent une entente qui met fin aux moyens de pression.
2001
L'effectif de la Sûreté est de 4 059 agents.
(2 avril) La Sûreté prend livraison d'un hélicoptère Bell 412 EP capable de transporter 13 policiers à 250 km/h. La Sûreté annonce que ses agents seront munis de pistolets Glock de fabrication allemande capables de tirer 17 ou 12 balles comparativement aux 6 balles que peut tirer le Magnum .357 alors en usage.
2002
La Régie de police des Riverains est abolie et les policiers sont intégrés au personnel de la Sûreté du Québec qui assure désormais la police sur les territoires des municipalités de Salaberry-de-Valleyfield, de Saint-Timothée, de Beauharnois, de Grande-Ile et de Melocheville.
(3 juin) Les Services de police de Coteau-du-Lac, Hudson, Les Cèdres, L'Île-Perrot, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, Pincourt, Saint-Clet, Saint-Lazare, Terrasse-Vaudreuil et Vaudreuil-Dorion sont abolis et leurs agents (106 policiers et 28 civils) sont intégrés au personnel de la Sûreté du Québec.
(1er janvier) Le Service de police de la ville de Shawinigan est aboli et les policiers de la ville sont intégrés au personnel de la Sûreté du Québec.
(30 septembre) Le service de police de Saint-Hyacinthe est aboli et les policiers sont intégrés au personnel de la Sûreté du Québec.
(6 octobre, 7 h 20) Tragédie mortelle ; accident de la route ; l'agent Antonio Arseneault de la Sûreté du Québec et le patrouilleur Jean-Yves Therrien de Transport Québec sont tués alors qu'ils s'affairent à installer des cônes de sécurité sur l'autoroute 15 à Laval ; un autobus manquant de freins s'était immobilisé dans la voie d'évitement de gauche et les 2 hommes avaient été mandés sur les lieux afin de prévenir tout accident, mais un automobiliste, probablement aveuglé par le soleil levant, les faucha tous les deux.
2003
(8 avril) L'agent Hugo Potvin, voulant arrêter deux véhicules tout terrain qui circulaient illégalement sur la route 131, à Saint-Félix-de-Valois, place sa voiture dans la voie de gauche ; l'un des deux véhicules réussit à passer à côté de l'auto-patrouille, tandis que l'autre fonce dans l'auto-patrouille propulsant le conducteur et son passager par-dessus l'auto-patrouille ; le passager du VTT, Jean-François Bergeron, 20 ans, meurt sur le coups et le conducteur est gravement blessé ; dans cette affaire, l'agent Potvin est accusé de négligence criminelle et de conduite dangereuse ayant causé la mort ; en août 2006, la Cour du Québec acquitte l'agent Potvin ; le 7 avril 2008, le Comité de déontologie policière du Québec le suspend pour 60 jours pour avoir effectué une manoeuvre mettant inutilement la vie humaine en danger.
2004
L'effectif de la Sûreté est de 5 174 agents.
(30 septembre) L'enquêteur Francis Morgan du poste de la SQ à Sorel-Tracy est arrêté après avoir été pris en flagrant délit de réception d'un pot-de-vin de 2 000 $ de la part d'un pédophile pour étouffer une affaire d'agression sexuelle à l'endroit d'un mineur ; le pédophile en question avait enregistré la conversation et elle fut mise en preuve lors du procès de Morgan tenu à la fin de mai 2008.
(19 janvier) La coroner Catherine Rudel Tessier condamne l'action d'un agent de la Sûreté qui a causé la mort de Terry Lalo, 16 ans, lorsque l'automobile qui le pourchassait en avril 2002 le heurta brutalement ; le jeune amérindien de Maliotenam était soupçonné d'avoir volé chez un dépanneur de Sept-Îles.
2005
L'agent Jean-Marc Coulombe de Port-Cartier est destitué après avoir été reconnu coupable de voies de fait à l'endroit de son ex conjointe et d'avoir utilisé frauduleusement un ordinateur de la Sûreté pour tenter de trouver des renseignements sur son ex conjointe, la mère de celle-ci et leur fils dans le Centre des renseignements policiers du Québec ; la Cour lui avait cependant accordé une absolution conditionnelle à une probation de 6 mois et le versement d'une amende de 1 000 $ ; un arbitre de grief avait changé la destitution en une suspension de 10 jours, mais la Cour supérieure la rétablit dans un jugement du 12 mai ; le syndicat a indiqué son intention d'en appeler de ce jugement en Cour d'appel
(5 septembre) Voir Sûreté du Québec. affaire Brulotte-Gaumond.
(25 octobre) Claude Brulotte, un agent de la SQ, est accusé de voies de fait avec lésions corporelles sur sa conjointe et sur une adolescente de 13 ans.
(Novembre) Réal Lajoie, 56 ans, un agent retraité de la SQ depuis 2001, est condamné à 6 ans et 2 mois de prison pour avoir, entre 1974 et 2004, agressé sexuellement 8 jeunes filles âgées de 4 à 17 ans ; il se servait de son statut de policier pour effrayer ses victimes ; libéré aux 2/3 de sa peine en février 2008, la Commission nationale des libérations conditionnelles l'oblige à demeurer en maison de transition pour la terminer et à compléter un programme qui lui permettra de régler sa déviance sexuelle.
2006
(14 juin, vers 6h) Yves Beauchamps, 53 ans, qui avait ouvert le feu et blessé un policier avec une arme de poing de fort calibre, est abattu par le groupe tactique de la SQ à sa résidence du 889, chemin du Bord-de-l'Eau à Saint-Sulpice, au cours d'une perquisition des enquêteurs du ministère du Revenu du Québec ; Beauchamps avait déjà été condamné pour contrebande de tabac et d'alcool en 1995, pour complot en vue de violer la Loi des douanes du Canada en 1996, pour utilisation dangereuse d'une arme à feu et possession de hashish en 2001, et pour infractions à la Loi fédérale sur l'accise en 2004 ; la perquisition était faite par le ministère du Revenu qui enquêtait sur une affaire de complot pour fraude à son endroit ; le policier blessé a été ébranlé par une balle qui a ricoché sur son casque protecteur, mais on n'a pas craint pour sa vie ; le 26 juin 2009, le coroner Luc Malouin recommande que lorsqu'elle effectue des entrées surprises dans des maisons, la Sûreté utilise des automobiles identifiées, et que les sirènes et les clignotants soient actionnés dès après que la porte est enfoncée afin que les personnes qui sont à l'intérieur comprennent qu'il s'agit de la police et non pas d'intrus indésirables.
(3 juillet, vers 23 h 30) Un jeune homme de 20 ans interpellé par un patrouilleur à la recherche d'une camionnette blanche se noie dans le canal Soulange près de Les Coteaux en voulant échapper à une poursuite ; lui et un comparse de 23 ans connus de la police s'étaient enfuis d'une camionnette blanche qui n'avait rien à voir avec celle que recherchait la police ; le corps du jeune homme a été retrouvé par les plongeurs de la Sûreté ; la camionnette blanche abandonnée par les fuyards avait été volée à Salaberry-de-Valleyfield plus tôt le même jour.
2007
(31 janvier) La Cour suprême du Canada décide que le sergent Alain Beaudry est coupable d'entrave à la justice pour n'avoir pas fait passer le test de l'ivresso-mètre à l'agent Patrick Plourde de la Sûreté du Québec dont il avait intercepté la voiture pour conduite dangereuse ; congédié, le sergent Beaudry avait été condamné par un juge de la Cour du Québec à 7 mois de prison à purger dans la communauté (le verdict a été maintenu par la majorité (5/4) de la Cour suprême ; dans son jugement, celle-ci reconnaît que le policier jouit d'un pouvoir discrétionnaire, mais que plus l'offense est sérieuse, plus le policier doit justifier sa décision devant les autorités compétentes.
(25 avril) Un homme de 43 ans armé d'un couteau fonce sur les agents de la SQ qui s'étaient rendus sur la rue du Portage à Matagami à la suite d'un appel indiquant la présence d'un individu aux idées suicidaires ; les policiers font feu et blessent l'homme qui décède plus tard à l'hôpital.
(3 août) Frédéric Morency, 29 ans, est tué sur le coup lorsque le conducteur d'une fourgonnette de la Sûreté du Québec venant en sens inverse sur l'autoroute 20 près de Joly traverse le terre-plein et heurte l'automobile Acura de la victime ; le conducteur de la fourgonnette a perdu le contrôle de son véhicule ; les enquêteurs de la Sûreté du Québec conclurent que la camionnette roulait à 120 km/h et que l'agent s'était endormi au volant ; en avril 2009, le coroner Luc Malouin estime que la fourgonnette de la Sûreté roulait à 143 km/h et non à 120 km/h ; cette conclusion suscite un doute sur la validité des conclusions des enquêteurs de la SQ et incitent la direction de la SQ à donner mandat à un comité de révision de clarifier la situation ; ce comité, qui sera présidé par le juge à la retraite, Bernard Grenier, est formé de 2 officiers supérieurs de la SQ, et d'un officier supérieur de la police de Laval.
(27 août, vers 22 h) Stefan Strizkowski, 36 ans, de Terrebonne, est abattu à l'ouest de la sortie 26 de l'autoroute 640 à Lorraine par les agents lors d'une opération conjointe des policiers de Terrebonne, de Laval et de la Sûreté du Québec ; l'homme était recherché par des policiers de Terrebonne qui surveillaient le lieu de travail de son ex-épouse sur le boulevard des Laurentides à Laval ; cette dernière avait enregistré une plainte de harcellement contre Strizkowski qui était considéré comme dangereux et possiblement armé ; lorsqu'ils l'eurent repéré, les policiers de Terrebonne demandèrent à la police de Laval de les aider à appréhender Strizkowski sur leur territoire ; la poursuite s'engagea d'abord dans les rues de Laval, puis sur la route 335 nord, et enfin sur l'autoroute 640 ouest ; se joignant aux autres corps de police, la Sûreté étendit une tapis clouté sur le pavé et réussit à immobiliser puis une quinzaine autos de police encerclèrent la Jeep Cherokee du fuyard ; pendant une trentaine de minutes, Strizkowski aurait braqué une arme sur les policier tout en demeurant dans sa voiture ; la police a ouvert le feu et une douzaine de balles atteignirent la Jeep Cherokee et Strizkowski ; ce dernier, dont le casier judiciaire comptait 27 causes de vol par effraction, vol d'auto, assauts sexuels et menace de mort, était sous le coup d'une peine de prison de deux ans à purger dans la communauté sous certaines conditions dont celle de ne pas communiquer avec son ex-épouse ; récemment, il avait aussi menacé de tuer les policiers de Terrebonne et de faire sauter leur poste de police.
2008
(21 janvier) Après une poursuite débutée à Trois-Rivières* parce qu'il avait refusé de s'arrêter à la suite d'une demande des policiers, un homme de 43 ans de Saint-Prosper, qui était recherché par la police, est abattu lorsqu'il descend de son automobile immobilisée après son passage sur un tapis clouté étendu sur l'autoroute 40 ; les policiers croyaient que le suspect était armé quand il descendit de son automobile.
(21 mai) Le 5 mai 2008, Sylvie Trudel, 31 ans, une policière du Service de police de Québec, avait plaidé coupable à l'accusation de conduite avec facultés affaiblies ayant causé des lésions ; le 21 mai 2008, lors de son témoignage présentenciel à son procès pour conduite en état d'ébriété et pour avoir blessé un motocycliste le 17 juin 2006 à Château-Richer, révèle qu'une quarantaine de minutes avant l'accident, elle avait été interceptée par des agents de la Sûreté du Québec à Lac-Beauport, mais que ceux-ci l'avait laissé partir malgré son état d'ébriété lorsqu'elle leur a dit qu'elle était de la police de Québec ; les agents qui l'ont interceptée après l'accident auraient refusé d'agir comme leurs confrères l'avaient fait précédemment et l'ont mise en état d'arrestation ; Sylvie Trudel a été condamnée à 18 mois de prison à purger dans la collectivité, puis forcée de démissionner du Service de police de Québec ; la direction des affaires internes de la SQ entreprend une enquête sur les faits ainsi révélés.
(21 septembre) L'agent Frédéric Lauzier est atteint d'un projectile d'arme à feu au cours d'une perquisition au domicile de Frédéric Auger de Saint-Lin-Laurentides ; Auger, qui sera été accusé entre autres de tentative de meurtre, protégeait une plantation de 400 plants de cannabis.
2009
(Février) La ville de Saint-Hyacinthe et la Municipalité régionale de comté Les Maskoutains signent une entente avec le ministère de la Sécurité publique et la Sûreté du Québec en vertu de laquelle cette dernière continuera d'assumer la sécurité publique de ce territoires pour une période de 10 ans.
(23 février) Le directeur du poste de la Sûreté du Québec de Sept-Îles et de Port-Cartier, le capitaine Renaud Ringuette, un de ses sous-officiers et 2 de ses agents sont suspendus avec solde depuis un an et un autre sous-officier est affecté à des tâches administratives pendant qu'ils font l'objet d'une enquête dans une affaire d'armes à feu qui auraient dû être envoyer à Montréal pour être détruites, mais qui auraient été remises sur le marché après avoir été déposées par des contribuables qui voulaient ainsi se conformer à la Loi sur le contrôle des armes à feu. Jacquelin Beaudin, un autre des agents du même poste suspendu avec demi salaire depuis 3 ans, est accusé de fraude, de vol et d'abus de confiance pour avoir empoché une partie des amendes imposées à des citoyen à la suite de constats d'infraction ; le lieutenant Raymond Neveu accusé de menace de mort ou de lésions corporelles contre son supérieur, se dit victime de représailles après avoir dénoncé le fonctionnement chaotique du poste.
(12 mars) Début du procès de l'agent Yves Tremblay accusé de possession d'un bien criminellement obtenu, d'entreprosage illégal d'une arme à feu ; il se serait approprié une armes déposée pour destruction en vertu de la loi sur le contrôle des armes à feu ; le propriétaire de l'arme aurait reçu un avis d'enregistrement de cette arme dont il s'était départie conformément à la loi et l'arme aurait été retrouvée chez l'agent Tremblay.
(26 août) Jean-Claude Raymond, 29 ans, est abattu par un agent de la SQ dans le stationnement d'un restaurant McDonald à Sorel-Tracy ; Raymond, un schizophrène, était recherché pour un délit de violence commis le 10 août précédent.
(7 septembre) L'agente Mélanie Roy, est tuée lors d'une collision frontale alors qu'elle roulait à grande vitesse
2010
(14 novembre) Une auto-patrouille conduite par l'agent Sébastien Coghlan Goyette, 25 ans, frappe un chevreuil, puis percute un arbre près de Les Cèdres ; le conducteur et sa passagère, Sophias Rigas, 22 ans, une étudiante en technique policière du Cégep John-Abbott de Pierrefonds, sont tués lors de cet incident.
(20 décembre) La Fédération des policiers municipaux du Québec demande à la Cour supérieure d'annuler l'entente intervenue entre la ville de Saint-Hyacinthe en février 2009 et d'obliger cette ville à constituer son propre service de police.
2011
(28 mars, vers 14 h 30) Une agente, 29 ans, de la Sûreté est blessée par balle dans un stationnement de la rue Notre-Dame à Saint-Rémi par Daniel Gendron, 41 ans, qui est lui-même blessé gravement par le tir des collègues de l'agente ; le comportement de l'individu avait été bizarre, quelques instants auparavant ; il aurait séquestré une femme qui, s'étant libérée avait appelé le 911 ; en 2010, Gendron avait été diagnostiqué bipolaire par les spécialistes de l'Institut Philippe-Pinel où il purgeait une peine de 15 mois pour entrée par effraction ; lors des auditions devant la Commission des libérations conditionnelles le 5 août 2010, il avait été établi que, dans son cas, les risques de récidive de crimes violents étaient élevés ; son dossier criminel révèle qu'entre 1991 et 2006, Gendron a été condamné cinq fois à des peines totalisant 12 ans de prison.
(30 mars) Répondant à une plainte d'un résidant à cause du bruit, les agents se rendent à une résidence de la 10e Avenue à Amos ; confrontés à leur arrivée à une femme dans la quarantaine qui pointe une arme dans leur direction ; la femme est atteinte au bas du corps par le tir des agents.
2011
(8 décembre, vers 11 h 30) Le policier Vincent Roy du service de police de Bromont est fauché par un camion alors qu'il marchait sur l'accottement de la route 139,en direction de son auto-patrouille après avoir dressé une contravention à un automobiliste ; ni l'alcool ni la vitesse ne sont des facteurs ayant contribué à l'accident ; pour une raison non expliquée, le camion a quitté la route 137 à 2 voies, a frôlé l'auto patrouille et circulait sur l'accottement au moment e l'accident.
2012
(Janvier) Le comité de déontologie policière est saisi d'une plainte à l'endroit du comportement de 9 policiers de la SQ et d'un policier de la Sécurité de Terrebonne. qui participaient à une perquisition au domicile de Terrebonne de Jean Rhéaume , un homme au lourd passé judiciaire accusé à l'époque de menace et d'extorsion. Le spoliciers ont arrêté l'épouse de Rhéaume et ont saisi l'automobile de cell-ci sans mandat d'arrestation. ils sont accusés d'avoir commencé leur perquisition sanaant l'arrivée du technicien en scène de crime. Ils auraient visité outes les pièces de la résidence. Un policier s'est rendu compte qu'il y avait une caméra au sous-sol ; quelques secondes plus tard, elle est désactivée ; Il y avait 12 caméras qui ont filmé l'intervention policière sous 12 angles différents ; malgré cela, l'avocat des policiers affirme que la perquisition s'est déroulée dans les règles de l'art et que les policiers n'avaient pas à attendre l'arrivée du technicien en scène de crime dont il affirme que la présence n'est que facultative et que s'il y avait une règle l'imposant, elle ne serait pas sous la juridiction du commissaire, mais relèverait de la régie interne de la SQ.
(18 mars, peu après 16 h) À la suite d'un appel logé dans le cadre d'un conflit familial, des agents de la SQ se rendent à une résidence de Wentworth, dans les Laurentides ; un incendie s'étant déclaré dans la résidence, les pompiers y ont été accueillis par un coup de feu ; personne n'a été blessé, mais le tireur a retouné l'arme contre lui et s'est suicidé.
(6 mai) Un homme de 36 ans, est abattu par des agents de la Sûreté du Québec vers qui il aurait pointé une carabine 410 tronquée avec laquelle il menaçait un policier en disant «Je vais tous vous tuer et après je me tuer après».
(23 septembre) Marco Gauthier, 45 zans, l'officier supérieur de la Sûreté récemment nommé responsable par intérim de la division de la lutte contre le terrorisme et de la menace active, tire une balle à la cuisse de son ex-copine, sergente de la SQ, et retourne l'arme contre lui dans sa résidence de la rue Le Corbusier de Brossard ; Gauthier aurait eu une liaison avec la sergente et n'acceptait pas la rupture qu'elle lui avait annoncée.
(Avril) La sergente Catherine Maisonneuve, 30 ans, est tuée lors d'une collision frontale sur la route 125 à Rawdon.
(26 septembre) L'agente Katia Hadouchi, 23 ans, est tuée lorsqu'elle perd le contrôle du véhicule qu'elle conduisait à grande vitesse dans le rang Kildare ; le véhicule fait plusieurs tonneaux, heurte un arbre pour retomber sur ses roues complètement déchiqueté.
- Directeurs de la police du Québec
| 1870-1877 | Doucet, Pierre-Antoine (commissaire) | |
| 1877-1878 | Amyot, Jean-Baptiste (commissaire) | |
| 1880-1899 | Chauveau, Alexandre (commissaire) | |
| 1902-1922 | McCarthy, Augustin(chef, province) | |
| 1922-1932 | McCarthy, Augustin (chef, Québec) | |
| 1922-1928 | Lorrain, D. Daniel (chef, Montréal) | |
| 1929-1932 | Lalonde, Maurice-C. (chef, Montréal) | |
| 1932-1936 | Lalonde, Maurice-C. (chef, province) | |
| 1936-1937 | Aubé, Philippe (chef, province) | |
| 1937-1940 | Piuze, Philippe-Auguste (commissaire) | |
| 1940-1944 | Gaboury, Marcel (directeur) | |
| 1944-1950 | Lamarche, Joseph-Paul (directeur) | |
| 1951-1954 | Lambert, Léon (Québec) | |
| 1951-1954 | Beauregard, Hilaire (intérimaire) | |
| 1954-1960 | Beauregard, Hilaire (directeur) | |
| 1960-1965 | Brunet, Josaphat (directeur général) | |
| 1965-1968 | Robert, J.-Adrien (directeur général) | |
| 1969-1973 | Saint-Pierre, Maurice (directeur général | |
| 1973-1974 | Benoît, Paul-A. (directeur général) | |
| 1974- 1988 | Beaudoin, Jacques (directeur général) | |
| 1988-1995 | Lavigne, Robert (directeur général) | |
| 1995-1997 | Barbeau, Serge (directeur général) | |
| 1997-1998 | Coulombe, Guy (directeur général) | |
| 1998-2003 | Gagné, Florent (directeur général) | |
| 2003-2008 | Proulx, Normand (directeur général) | |
| 2008- | Deschesnes, Richard (directeur général) |
- Policiers de la Sûreté du Québec tués dans l'exercice de leur fonction
| Noms | Date de l'événement |
| Arseneault, Antonio | 2002 / 6 octobre |
| Bédard, Michel | 1976 / 26 février |
| Bernier, Gérard | 1961 / 24 août |
| Brabant, Robert | 1977 / 30 mars |
| Châteauneuf, J.-Léopold | 1937 / 24 janvier |
| Chénard, David | 1964 / 31 octobre |
| Clarke, George | 1875 / 13 août |
| Desfossés, Gérald | 1976 / 6 novembre |
| Dobbin, Thomas | 1874 / 13 mai |
| Doré, Lazare | 1877 / 29 septembre |
| Dumas, Robert | 1969 / 7 octobre |
| Lemay, Marcel | 1990 / 11 juillet |
| Lévesque, J.-Davila | 1958 / 23 septembre |
| Mattio, Chantale | 1992 / décembre |
| Robidoux, Roger | 1962 / 9 janvier |
| Samson, Guy | 1977 / 12 septembre |
| Roy, Vincent | 2011 / 8 décembre |
| Maisonneuve, Catherine | 2012 / avril |
| Hadouchi, Karia | 2012 / 26 septembre |
Extrait de La Mémoire du Québec www. memoireduquebec.com
