Témoins de Jéhovah (religion)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Mouvement adventiste basé sur la conviction que la fin des temps est imminente et que Jésus-Christ va revenir établir le Royaume de paix et de justice, faisant de la terre un paradis où les Témoins de Jéhovah vivront éternellement. En 1991, il y avait 168 375 Témoins de Jéhovah au Canada et près de 4 millions dans le monde.


  • Éphémérides -


Vers 1870, Charles Taze Russell un presbytérien aurait perdu la foi. Il rencontre Joseph Wendell, un prêcheur advantiste. Il organise alors un groupe d'étude de la Bible à Pittsburg, Pennsylvanie, États-Unis.
Vers 1873 Charles Taze Russell lance la revue d'enseignement religieux Watchtower/La Tour de garde.
Fondation du magazine Zion's Watch Tower par Charles Taze Russell (1852-1916) à Philadelphie (USA) ; il prévoit la fin du monde en 1914 et le retour de Jésus sur terre où il règnera pendant 1 000 ans avant de remettre les clés du royaume à Jehovah.
En janvier 1976, Russell rencontre Nelson Harbour éditeur d'un périodique adventiste
1880 Publication du livre de Charles Taze Russell, Food for Thinking Christians.
1884 Incorporation de la Zion's Watch Tower Tract Society.
1886 Fondation à Toronto d'une première Congrégation des Jehovah's Witnesses par William Brookman.
1893 Premier congrès de la Zion's Watch Tower Tract Society à Chicago.
1914 La fin du monde n'étant pas survenue.
1916 Décès de Charles Taze Russell. Établissement d'une Congrégation des Bible Students (Jehovah's Witnesses) à Montréal.
1917
(6 janvier 1917) Joseph Franklin Rutherford (1869-1942) est élu président de la Zion's Watch Tower Tract Society ; il affirme que la fin du monde a bien eu lieu et que le second avènement du Christ est survenu en 1914, mais le phénomène s'est produit dans un monde invisible ; Rutherford fixe la fin du monde à 1925.
(Juillet 1917) Parution du livre de Russell The Finished Mystery ; Rutherford aurait retouché le texte de Russell, ce qui entraîna la scission de la Society en deux groupes : le Pastoral Bible Institute et le Laymen's Home Missionary et, dans le nord-ouest des USA, les Standfasts fidèles à la doctrine de Russell. En vertu de la Loi des mesures de guerre, le livre de Russell, The Finished Mystery, et le périodique The Bible Students Monthly sont interdites au Canada et l'International Association of Bible Students est déclarée hors-la-loi.
1918 (Mai) Rutherford et sept autres officiers de la Society sont arrêtés et condamnés entre 10 et 20 ans de prison à cause de leur opposition publique à la guerre.
1919 Rutherford et les sept autres officiers sont acquittés et libérés de prison. Fondation du périodique Golden Age (qui deviendra Awake !).
1924 La Society ouvre une station de radio privée à New York.
1924-1925 Plusieurs Bible Students qui distribuent leurs publications sont arrêtés dans plusieurs municipalités du Québec et accusés de propager des propos blasphématoires.
1927 Rutherford donne un premier discours sur un réseau de radio international.
1931 Jusque-là appelé Dawnites, Russellists, Watch Tower Bible people, étudiants de la Bible ou Rutherfordists, les membres de la Society adoptent le titre de Témoin de Jéhovah / Jehovah's Witness. Les Témoins de Jéhovah commencent à faire du porte-à-porte, leurs quatre stations de radio canadiennes ayant vu leurs permis révoqués et les discours de Rutherford étant interdits au Canada à partir de 1933.
1933
(3 octobre 1933) 158 personnes débarquent à Québec et distribuent en une heure et trente minutes 45 000 brochures de 3 titres différents.
(27 octobre 1933) La ville de Québec adopte un règlement en vertu duquel la distribution d'imprimés est illégale à moins d'avoir été autorisée par le chef de police.
1937 Le Parlement de Québec adopte la Loi de la propagande communiste au Québec (Loi du cadenas) sur proposition de Maurice Le Noblet Duplessis, premier ministre et procureur général de la province ; en vertu de cette loi, nul ne peut utiliser sa maison pour propager le communisme ou le bolchévisme de quelque façon que ce soit ; de plus, la police peut sans mandat saisir et détruire toute publication qu'elle considère suspecte au regard de cette loi.
1938 Le président Rutherford proclame que la Society est une théocratie.
1940 (4 juillet) Un décret du Gouvernement du Canada adopté en vertu de la Loi des mesures de guerre interdit les Témoins de Jéhovah au Canada.
1941 (13 janvier) Le Gouvernement du Canada déclare illégales au Canada la Watch Tower Bible and Tract Society et l'International Bible Students Association.
1942 (8 janvier) Décès de Joseph Franklin Rutherford. Nathan Homer Knorr devient président de la Society.
1943 (15 octobre) Le ministre de la Justice du Canada, Louis Stephen Saint-Laurent révoque les décrets du 4 juillet 1940. (13 juin) Le gouvernement du Canada annule le décret du 13 janvier 1941.
1945 Vers la fin de la guerre mondiale, 4 300 Témoins de Jéhovah avaient été emprisonnés aux États-Unis pour violation des lois de conscription. (9 septembre) Plus de 1 000 personnes s'attaquent aux participants d'une assemblée des Témoins de Jéhovah à Châteauguay. (16 septembre) 17 Témoins sont arrêtés à Châteauguay pour avoir distribué des circulaires sans permis ; plus 1 500 personnes s'en prennent à des Témoins et en particulier à Frank Roncarelli, un restaurateur de Montréal et Témoin lui-même. Des Témoins qui posent des affiches à Lachine sont pris à partie par des jeunes et subissent un siège de 5 heures chez un de leurs membres, un bijoutier ; une assemblée est annulée lorsqu'une foule menace lele propriétaire de l'établissement où elle devait avoir lieu. (7 novembre) Les Témoins publient Sodom, Gomorrah and Catholic Quebec dans leur publication Consolation dans lequel ils dénoncent les événements de Châteauguay et de Lachine. Ils distribuent un tract intitulé La haine ardente du Québec. (21 novembre) Le premier ministre, Maurice Le Noblet Duplessis, déclare la guerre à tous les Témoins de Jéhovah à cause du tract La Haine ardente du Québec qu'il déclare séditieux et promet d'arrêter tous ceux qui l'ont distribué.
1946 (Septembre) Il y a plus de 800 causes intentées contre les Témoins au Québec. Entre 1944 et 1946, Frank Roncarelli a servi de caution pour la libération de 393 Témoins accusés d'infraction aux règlements de la ville de Montréal ; la valeur totale des cautions soumises par Roncarelli s'est élevée à 83 000 $. (12 novembre) La Cour décide de ne plus accepter de cautionnement de la part de Roncarelli. (15 novembre) Les Témoins commencent la distribution du tract intitulé La Haine ardente du Québec. (21 novembre) Le premier ministre Maurice Le Noblet Duplessis sert un avis formel aux Témoins et à Frank Roncarelli d'arrêter la diffusion de ce qu'il considére comme de la propagande séditieuse. (25 novembre) Descente de la police dans une Maison du Royaume des Témoins de Sherbrooke ; la maison appartient à Frank Roncarelli. (30 novembre) Mgr John Dixon, évêque anglican de Montréal publie une lettre ouverte à Maurice Le Noblet Duplessis pour lui rappeler que «dans le domaine de l'application de la loi et de l'ordre, il ne devrait pas y avoir même le soupçon d'atteinte aux libertés civiles et religieuses des individus». (Décembre) Le Témoin de Jéhovah, Aimé Boucher est arrêté à Saint-Joseph-de-Beauce et poursuivi pour libelle séditieux pour avoir distribué la publication La Haine ardente du Québec. (4 décembre) Sous prétexte que l'argent gagné par Roncarelli dans son restaurant possesseur d'un permis de vente d'alcool sert à financer la «sédition», le premier ministre ordonne à la Commission des liqueurs de la province de Québec de révoquer son permis et de saisir toutes les bouteilles de boissons alcoolique dans son restaurant du 1429 de la rue Crescent à Montréal. (20 décembre) Les Comités d'action catholiques de Québec et Montréal félicitent Maurice Le Noblet Duplessis pour les mesures qu'il a prises à l'encontre des Témoins. (26 décembre) L'Assemblée des évêques de la province de Québec émet un communiqué dans lequelle elle dénonce les activités des Témoins de Jéhovah.
1947 (Janvier 1947) Les Témoins distribuent de nuit un nouveau tract intitulé Québec, vous avez manqué à votre peuple. (28 mars 1947) Sanction de deux lois proposées par le Gouvernement de Maurice Le Noblet Duplessis qui amendent la Loi des cités et villes et le Code municipal permettant aux municipalités de mieux contrôler sur leur territoire la distribution de matériel imprimé et imposant des peines plus sévères pouvant aller jusqu'à trois mois de prison et 1 000 $ d'amende. (Octobre 1947) Roncarelli ne faisant plus de revenus suffisants, vend son restaurant de la rue Crescent.
(Novembre 147) Aimé Boucher est reconnu coupable de libelle séditieux par un jury et condamné à un mois de prison.
(Juin 1947) Roncarelli intente une action en dommage de 118 741 $ contre Maurice Le Noblet Duplessis personnellement.
(Au cours de l'année 1947) 1 600 accusations ont été déposées devant les tribunaux contre les Témoins pour infractions à des règlements municipaux et particulièrement en vertu d'un règlement adopté en 1933 par la ville de Québec.
1948
(Novembre 1948) Damase Daviau demande une injonction à la Cour supérieure pour empêcher la ville de Québec d'interférer avec les activités des Témoins.
1949
(8 février 1949) La Cour du banc du banc du roi confirme maintient le verdict de culpabilité de libelle séditieux rendu en novembre 1947.
(9 février 1949) Les Témoins présentent une pétition signée par 625 510 noms dont 70 000 sont québécois demandant une charte garantissant la liberté religieuse. Le premier ministre du Canada fait adopter une loi qui permet à la Cour suprême d'examiner la validité des lois adoptées par les provinces.
(5 décembre 1949) La Cour suprême du Canada ordonne la tenue d'un nouveau procès pour Aimé Boucher condamné en 1947 pour libelle séditieux.
1950
(10 mai-17 mai 1950) Audition de l'action en dommage intentée par Frank Roncarelli contre Maurice Le Noblet Duplessis ; Roncarelli est représenté par Francis Reginald Scott et Albert-Louis Stein et le juge au dossier est Gordon Cecil MacKinnon.
(18 septembre 1950) Le juge Léon Casgrain de la Cour supérieure déclare valide le règlement adopté en 1933 par la ville de Québec et qui défend la distribution de publications sans la permission du chef de police.
(27 septembre 1950) Laurier Saumur, qui avait été arrêté et accusé 103 fois, reprend l'action abandonnée par Damase Daviau.
(18 décembre 1950) La Cour suprême du Canada dans un jugement partagé (5 contre 4) décide que le tract La Haine ardente du Québec ne constitue pas un libelle séditieux parce qu'on n'y incite pas à la violence et à la résistance ; en conséquence, elle libère Aimé Boucher condamné en 1947 à un mois de prison pour avoir distribué ce tract.
1951
(2 mai 1951) Le juge Gordon Cecil MacKinnon accueille l'action en dommage de Roncarelli, et condamne Maurice Le Noblet Duplessis à lui payer 8 123,53 $ en compensation.
(14 mai 1951) Maurice Le Noblet Duplessis interjette appel de sa condamnation et Roncarelli en contre-appel conteste le montant qui lui a été alloué.
1952
La Cour du banc du roi maintient la décision prise par le juge Léon Casgrain en 1950 sur la validité du règlement de la ville de Québec ; Laurier Saumur interjette appel de cette décision devant la Cour suprême du Canada.
1953
(Mai 1953) Le cardinal Paul-Émile Léger encourage les catholiques de son diocèse à combattre les Témoins.
(6 octobre 1953) La Cour suprême du Canada maintient le règlement de la ville de Québec, mais lui enlève toute son efficacité contre la propagande religieuse ; 700 causes sont alors abandonnées dont 500 à Montréal et 200 à Québec.
1954 (12 janvier 1954) Afin de contourner le jugement de la Cour suprême, Maurice Le Noblet Duplessis dépose une loi modifiant la Loi de la liberté religieuse et du bon ordre dans les églises ; intitulé Bill 38, elle est adoptée à l'unanimité ; elle fait des délits de la diffusion verbale, écrite, radiophonique ou télévisée de propos à «caractère outrageant ou injurieux pour les membres ou adhérents d'une profession religieuse».
(28 janvier 1954) Le Bill 38 reçoit la sanction du lieutenant-gouverneur et entre en vigueur sur le champ.
(29 janvier 1954) L'avocat des Témoins, Glen How dépose une demande d'annulation du Bill 38 et une injonction pour en empêcher l'entrée en vigueur.
(Novembre 1954) Audition de la cause Duplessis vs Roncarelli par la Cour d'appel du Québec.
1956
(12 avril 1956) La Cour d'appel du Québec (les juges Bissonnette, Pratte, Casey et Martineau contre le juge Rinfret) accueillent en majorité l'appel de Maurice Le Noblet Duplessis et rejettent à l'unanimité la demande de Roncarelli.
(27 avril 1956) Roncarelli annonce qu'il s'adressera à la Cour suprême du Canada pour faire casser le jugement de la Cour d'appel du Québec.
1957
(18 juin 1957) La Cour supérieure procède à l'audition de la demande d'annulation du Bill 38 ; Maurice Le Noblet Duplessis est interrogé pendant 3 heures sur les intentions qu'il avait en proposant le Bill 38.
1958
(2-6 juin 1958) Audition de la cause Roncarelli vs Duplessis par la Cour suprême.
1959
(27 janvier 1959) La Cour suprême en majorité (6 juges contre 3) maintient l'action de Roncarelli et augmente ses dommages de 25 000 $ ; ils décrètent que Duplessis a commis un abus de pouvoir en ordonnant à la Commission des liqueurs de retirer le permis de Roncarelli et que le pouvoir de la Commission ne pouvait être exercé que pour des infractions à la Loi des liqueurs et non pour d'autres causes.
(11 mars 1959) Duplessis annonce qu'il n'en appellera pas au Conseil privé de Londres de la décision de la Cour suprême du Canada; le Parti de l'Union nationale dirigé par Maurice Duplessis émet un chèque de 46 132 $ en faveur de Roncarelli ; ce chèque ne porte pas la signature de Duplessis.
(7 septembre 1959) Décès de Maurice Duplessis à Schefferville.
1960 (23 juillet 1960) Le juge Louis-Philippe Lizotte de la Cour supérieure du Québec déclare valide le Bill 38.
(10 août 1960) La loi instituant la Charte canadienne des droits est sanctionnée par le Gouverneur général ; cette charte couvre les matières réservées à l'autorité fédérale par la Constitution du Canada.
1962
(5 novembre 1962) La Cour du banc de la reine rejette l'appel des Témoins contre la décision du juge Lizotte parce que selon elle, ils n'ont pas d'intérêt dans ce litige, n'ayant pas encore été poursuivis en vertu de cette loi.
1964
(28 janvier 1964) La Cour suprême confirme le jugement rendu par la Cour du banc de la reine le 5 novembre 1962 ; selon le plus haut tribunal canadien, l'action dit être conséquente à des dommages, car les actions déclaratoires n'existent pratiquement pas au Québec. Même s'il était valide, aucun Témoin de Jéhovah ne sera à aucun moment poursuivi en vertu du Bill 38.
1977
Décès de Nathan Homer Knorr. Frederick Franz devient président de la Society.
1981
Les Témoins de Jéhovah comptaient 19 850 adhérants au Québec.
1991
Les Témoins de Jéhovah comptaient 33 420 adhérants au Québec.
1995
La Cour suprême du Canada affirme que la vie d'un mineur est plus importante que les convictions religieuses de ses parents, qui ne peuvent pas empêcher que leur enfant reçoive une transfusion sanguine susceptible de le sauver, même si cette transfusion va à l'encontre de leur croyance.
2016
(3 octobre 2016) Mirlande Louis (Cadet), une mère de famille membre des Témoins de Jéhovah décède à l'hôpital Sainte-Marie de Montréal d'une hémorragie durant son accouchement par césarienne ; selon son frère, Isaac Cadet, des Témoins de Jéhovah ne voulaient pas qu'elle reçoive une transfusion, ils l'auraient gardé toute seule avec eux et n'auraient pas informé la famille de la situation ; des témoins de Jéhovah rencontrés par TVA Nouvelles à la salle du Royaume à l'île Saint-Jean ont indiqué et qu'il y aurait peut-être eu une erreur médicale. (Journal de Montréal, 23 octobre 2016, page 12)
(12 octobre 2016) Éloïse Dupuis, 26 ans, une jeune membre de la secte des Témoins de Jehovah admise le 6 octobre 2016 à l'Hôtl-Dieu de Lévis y décède d'une hémorragie après y avoir donné naissance à un fils par césarienne ; comme son appartenance à la secte l'empêchait de recevoir une transfusion de sang, l'hôpital n'a pas pu lui administrer le sang qui aurait pu lui épargner la mort ; elle était munie d'une carte qui interdisait une transfusion ; selon une de ses amies, Alice avait inscrit cette interdiction sur sa carte alors qu'elle était jeune. Cette amie est arrivée à l'hôpital environ 15 minutes avant le décès d'Éloïse, mais les parents de celle-ci lui ont refusé de voir son amie. Le 20 octobre 2016, le ministre de la santé du Québec, Gaétan Barrette déclare que la transfusion a été refusée par Éloïse Dupuis de façon éclairée et indépendante et sans pression extérieure pendant et après son accouchement. Éloïse Dupuis aurait signé au préalable des documents confirmand son refus. Ce décès est l'objet d'une enquête du coroner. (Journal de Montréal, 23 octobre 2016, page 12)


  • Bibliographie -


Freedom of Religion in the Province of Quebec with Particular Reference to the Jews, Jehovah's Witnesses and Church-State Relations, 1930-1960 (thèse de doctorat, William David Kenneth Kernaghan, Duke University, Durham, North Carolina, USA, 1966),
Le Chef. Une biographie politique de Maurice Duplessis (Leslie Roberts, 1963),
Maurice Duplessis (Conrad Black, 1976),
Maurice Duplessis et son temps (Robert Rumilly, 1973),
L'Affaire Roncarelli - Duplessis contre les Témoins de Jéhovah (Michel Sarra-Bournet (Institut québécois de recherche sur la culture, 1986).

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