Turcotte (Guy)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Le 21 février 2009, Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, et Olivier Turcotte, 5 ans, sont trouvés poignardés à mort, et leur père, Guy Turcotte, 36 ans, est trouvé inconscient dans la résidence qu'il avait louée pour 3 mois sur la rue Beaulne à Piedmont. Médecin cardiologue de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, le père aurait tenté absorbé du liquide lave-vitre (méthanol), puis aurait poignardé ses deux enfants. Guy Turcotte et son épouse, Isabelle Gaston, une urgentologue travaillant aussi à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, étaient en instance de séparation ; Mme Gaston avait un nouveau copain et, au moment du drame, elle faisait du ski dans la région de Charlevoix avec une amie. La police avait été alertée par les parents de Guy Turcotte inquiets qu'il ne se soit pas présenté à une rencontre qu'il devait avoir avec eux le samedi matin ; le docteur Turcotte est accusé de meurtres prémédités relativement à ces décès. Au milieu de novembre 2009, il est trouvé dans un état d'intoxication très avancé dans sa cellule du Centre de détention de Rivière-des-Prairies où il séjourne en attendant son procès ; transporté à l'hôpital, il subit un lavement d'estomac, puis est ramené en cellule ; le 25 mars 2010, son enquête préliminaire prend fin et il est cité à procès, la preuve présentée jusque-là étant jugée suffisante pour une inculpation formelle. Dès le début du procès, Turcotte admet avoir tué ses deux enfants, mais ses avocats présentent une défense d'aliénation mentale au moment des meurtres. Le 5 juillet 2011, après 5 jours de délibérations, le jury du procès qui avait duré plus de 2 mois contre Guy Turcotte, le déclare non criminellement responsable de l'homicide de ses deux enfants. Le 22 juillet 2011, le Directeur des poursuites pénales et criminelles du Québec demande à la Cour d'appel d'annuler le verdict du jury. Le 13 août 2011, la Commission d'examen des troubles mentaux chargée d'établir si la libération de Turcotte présenterait un risque important pour la société, reporte au 4 novembre ses auditions publiques après avoir reçu une information importante qui serait susceptible d'avoir un impact sur la suite des choses ; cette information provenait d'une citoyenne non identifiée. Le 21 juin 2012, la procureure de la couronne au procès de Turcotte, Me Claudia Carbonneau est arrêtée par la police et accusée de voies de fait, voies de fait armées, conduite dangereuse ; atteinte de sclérose en plaque, elle venait de passer une période dépressive à la suite de sa séparation d'avec son époux, un policier de la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville. Le 20 septembre 2012, le procureur de la Couronne, Michel Pennou plaide devant la Cour d'ppel du Québec la demande d'annuler le verdict rendu en juillet 2011 et d'ordonner la tenue d'un nouveau procès contre Turcotte.
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