Vaillancourt (Gilles)

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Homme d'affaires (commerçant de meubles) né en 1941 à Laval-des-Rapides.

Études à l'Académie Saint-Jean-Eudes, au Collège Bourget, à l'Université de Montréal et à l'Université Laval à Québec. Représentant du secteur Laval-des-Rapides au conseil de la ville de Laval (1973-1989).
Maire de la ville de Laval (1989-2012).
En juin 1989, Claude-U. Lefebvre démissionne de son poste de maire pour des raisons médicales ; le conseil de la ville élit Gilles Vaillancourt pour le remplacer en attendant les élections de novembre 1989.
Président de l'Union des municipalités du Québec (1995-1997).
En novembre 1989, le parti du maire Vaillancourt, le PRO des Lavalois, remporte 22 des 24 sièges au Conseil de ville de Laval.

La police cherche à savoir si des avantages ont été consentis pour obtenir une modification au règlement de zonage en 1989.
En août 1992, les médias révèlent que la résidence du maire Vaillancourt sur l'île Paton est construite sur des terres inondables, en contradiction avec la Loi sur l'environnement du Québec.
1992 (Juillet) Le Conseil de la ville de Laval dézone des terrains pour faciliter l'agrandissement des carrières exploitées par la compagnie Corival appartenant au sénateur Pietro Rizzuto, à Mario Beaulieu de Simard-Beaudry et à la compagnie Devesco appartenant à la famille D'Errico.
En 2007, le gouvernement libéral de Jean Charest nomme monsieur Vaillancourt membre du conseil d'administration d'Hydro-Québec.
En avril 2007, le maire procède à l'inauration des trois stations de métro de Laval consacrant ainsi la réalisation de la promesse qu'il avait faite à ses électeurs depuis son élection en 1973.
Le 15 novembre 2010, l'ancien ministre péquiste Serge Ménard déclare à un journaliste de CBC/Radio-Canada que monsieur Vaillancourt lui avait offert une contribution de 10 000 $ dn argent comptant pour l'aider dans sa campagne électorale en 1993 ; le lendemain, le député libéral Vincent Auclair affirme que monsieur Vaillancourt lui avait offert une enveloppe pour l'aider dans sa campagne électorale de 2002 ; les deux hommes affirment qu'ils ont refusé l'offre faite dans le bureau du maire ; le 16 novembre monsieur Vaillancourt nie catégoriquement les affirmations des deux hommes et les met en demeure de se rétracter.
Le quotidien Le Devoir rapporte que le contrat de construction du nouveau poste de police de Laval a été accordé à AXOR, une firme qui emploie la fille du maire et que le contrat pour le design intérieur du poste a été accordé à une firme qui emploie le frère du maire. Madame Nathalie Normandeau, ministre responsable d'Hydro-Québec demande à monsieur Vaillancourt de réfléchir à son avenir à Hydro-Québec dans les plus brefs délais ; à la suite d'une demande plus précise de madame Normandeau, monsieur Vaillancourt se retire momentanément de son poste d'administrateur d'Hydro-Québec.
En août 2012, Claude Vallée, un ancien collecteur de fonds du Parti québécois-PQ déclare que M. Vaillancourt lui a remis 10 000 $ en argent liquide.
Le 5 octobre 2012, dans le cadre du projet baptisé Honorer, l'Unité permanente anti-corruption UPAC exécute 70 mandats de perquisitions simultanés dans une résidence du maire de Laval, à ses bureaux de l'hôtel de ville de Laval, au service des Ressources humaines et au 3, place Laval ou loge le Service des systèmes et technologies de Laval. Le maire Vaillancourt convoque une conférence de presse où il affirme qu'il ne démissionnara pas.
Le 5 octobre 2012, a police trouve 100 000 $ dans des coffrets de sûreté de la Caisse populaire Desjardins de Mille-Îles à Laval dont le président est Me Pierre-L. LambertLe 6 octobre 2012, L'Unité permanente anti corruption UPAC visite l'appartement de la cousine du maire Vaillancourt, un appartement qui appartiendrait à Gilles Vaillancourt ; elle y trouve 20 000 $ en billets de banque en polymère (coupures de 50 $ et de 100 $) dans les toilettes de son appartement. (La Presse, 10 mai 2013, page A3)
Le 11 octobre 2012, L'UPAC perquisitionne ches les entreprises suivantes actives à Laval : Poly Excavation, Louisbourg Construction, J. Dufresne Asphalte, Nepcon et Construction Mergad.
Le 12 octobre 2012, Lino Zambito, de l'entreprise de construction Infrabec déclare à la Commission Charbonneau que M. Vaillancourt touche des commission de 2 % de la valeur de tous les contrats accordés par la ville de Laval ; ce que le cabinet du maire nie.
Le 24 octobre 2012, l'Unité permanente anti-corruption-UPAC effectue des perquisitions dans les coffrets de sûreté personnels de Gilles Vaillancourt qu'elle soupçonne d'avoir détourné des millions de dollars. M. Vaillancourt se retire de la mairie en congé de maladie d'une durée indéterminée.
Le 8 novembre 2012, un professionnel anonyme affirme au quotidien Le Devoir qu'il payait 15 000 $ par année au maire Vaillancourt pour obtenir des contrats de la ville de Laval ; ce que le cabinet du maire nie et le maire déclare qu'il ne démissionnera pas.
Le 9 novembre 2012, M. Vaillancourt démissionne de son poste de maire de Laval. Alexandre Duplesssis est nommé par le conseil de la Ville pour le remplacer.
Le 12 novembre 2012, Le quotidien La Presse révèle que l'édifice dans lequel M. Vaillancourt possède un condo de deux étages au 14 e et 15e, a été construit par le promoteur Elias Khoury. Situé sur le chemin des Cageux près de l'île Paton, dans une zone où la hauteur maximale des édifices est de 8 étages, le lot a été isolé, puis le conseil de ville a modifié le zonage du terrain qui est passé de 8 à 15 étages. Parmi les résidents de l'édifice, on trouve le chef de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy, l'ex-directeur de la ville de Laval, et Consultation Gilles Laporte y sont propriétaires de condos ; Gillles Laporte est un proche conseiller du maire Vaillancourt ; la nièce de ce dernier est également propriétaire d'un appartement de 3 300 pi2 au 14e et 15e étage. (Le Devoir, 10 novembre 2012, page A14)
Le 20 novembre 2012, L'Unité permanente anti-corruption effectue des perquisitions dans les bureaux du Parti Pro des Lavalois et dans le bureau de Me Jean Bertrand, un avocat lié au parti Pro des Lavalois, l'ancien parti du maire Vaillancourt qui avait décidé la veille de se dissoudre ; selon le dernier rapport financier du Parti Pro des Lavalois, la caisse devrait contenir 1,2 millions de dollars ; les policiers récupèrent les états financiers du parti depuis 1998, les listes de membres, des reçus, des factures de téléphones cellulaires, les noms des invités aux cocktails de financement, les noms des firmes ayant souscrit à des activités de financement, des certificats de dépôt à terme, des données contenues dans les ordinateurs et disques durs externes.
Le 8 décembre 2012, La Presse révèle que la cousine du maire Vaillancourt, Ginette Vaillancourt a mis en vente au prix de 1,4 M $ son appartement-terrasse de 3 300 pi2 qu'elle avait acheté en 2012 au prix de 903 000 $. La Presse avait révélé que, prise de panique au moment de la perquisition, Ginette Vaillancourt avait jeté une liasse de billets de banque qui avait bouché la cuvette des toilettes ; ce fait est formellement nié par l'avocat de Madame Vaillancourt.
La police cherche à savoir si des avantages ont été consentis pour obtenir une modification au règlement de zonage du terrain sur lequel l'édifice de 15 étages est construit.

Le 9 mai 2013, le matin, 120 agents mobilisés par l'Unité permanente anti-corruption UPAC arrêtent les personnes suivantes :

Liste des personnes visées par les chefs d'accusations déposés :
 



Accurso, Antonio A ; ex-président de l'entreprise de construction Louisbourg SBC, Gastier, Ciments Lavallée, Geodex, HouleH2O et des actifs de Simard-Beaudry au Groupe Hexagone.
Asselin, Claude ; ex-directeur de la ville de Laval devenu vice-président de la firme de génie conseil Dessau et président du conseil d'administration du Groupe Gauthier, Blancamano, Bolduc GCBB, un filiale de la firme Dessau spécialisée dans la planificatio urbaine et de l'utilisation des terrains.

Bédard, Normand ; Président de la compagnie de construction Sintra.
Bertrand, Jean ; avocat de la firme Dunton Rainville représentant officiel du Parti PRO des Lavalois dirigé par le maire Gilles Vaillancourt
Bouchard, Yannick : ingénieur ; ex-vice-président au développement national et directeur du bureau de à Laval de la firme Genivar qu'il avait laissée plusieurs mois auparavant.

Cloutier, Robert ; ingénieur de la firme MLC Associés et organisateur politique pour le parti de l'ex-maire Gilles Vaillancourt Le PRO Lavalois

Deguise, Claude, d'abord employé de la firme d'ingénierie Dessau, il a été directeur du service d'ingénierie de la ville de Laval au cours des années 2005 à 2010



Desjardins, Claude ; conjointement avec Jacques et Danièle Desjardins de la compagnie Asphalte Desjardins
Desjardins, Guy ; anciennement de Desjardins Asphalte ; neveu de Claude Desjardins ; son nom est souvent mentionné devant la Commission Charbonneau
Desrochers, Mario ; un individu de ce nom a été désigné par Michel Lalonde comme étant celui qui coordonnait le système de collusion
Dufresne, Jocelyn ; actionnaire principal par des fiducies de la firme Jocelyn Dufresne Inc. entrepreneur de travaux de génie ; beau-fils de Michelle Courchesne, ancienne ministre libérale

Duplessis, Serge  ; ingénieur de la firme Dessau suspendu après son arrestation le 17 avril 2012 pour fraude en compagnie de l'ex-maire de Mascouche et d'une douzaine de présumés complices dans une opération visant le démantèlement d'un réseau de partage de contrats à Mascouche
 
Farley, Louis ; vice-président de la firme Cima + impliqué dans le dossier coontroversé du Domaine Bissonnette
Filiatreault, Alain ingénieur, coordonnateur de projets pour la firme d'ingénierie Filiatreault, McNeil et associés
 
Gagnon, Laval; ingénieur travaille pour la firme CIMA ; puis au sein du Groupe SM International comme ingénieur en ingénierie urbaine
Gauthier, Jean Notaire de Laval retraité en 2007 ; a obtenu plusieurs contrats de la ville de Laval
Giuliani, Giuliano ; Propriétaire de la compagnie G. Giulani Inc. qui a fait l'objet d'une perquisition de l'UPAC en octobre 2012  ; cette entreprise aurait perdu plusieurs contrats à Montréal aux mains de Tony Accurso;
 
Jobin, Guy ; président et unique actionnaire de la firme de génie conseil Equiluqs estimateurs
Lambert, Pierre-L. ; avocat membre de la firme Dunton Rainville et homme de confiance de l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt ; la firme Dunton Rainville a obtenu plusieurs contrats de la Ville de Laval.
Lavallée, Daniel ; propriétaire de la compagnie Gestion Daniel-Lavallée, oncle d'Alexandre Duplessis. ; a obtenu plusieurs contrats à Laval.
Lavallée, Patrick ; président de la compagnie J. Dufresne Asphalte Ltée dont les activités auraient cessé en 2008
Lavallée, Lyan  ; Président de la compagnie Gestion Lavallée et copropriétaire avec Antonio Accurso et son filsJames Accurso, de Ciments Lavallée dont les administrateurs auraient souvent été mêlés à des histoires de fraude
Ladouceur, Carl ; propriétaire de la compagnie Carl LadouceurExcavation Inc.une entreprise d'excavation de Laval
Lefrançois, Marc ; président de la compagnie Poly Excavation qui a obtenu plusieurs contrats de réfection à Laval ; ill est un proche de l'ex-maire Gilles Vaillancourt
Lemay, Luc ; ex vice-président et propriétaire de l'ancienne compagnie J. Dufresne Asphalte Ltée ; témoin vedette de la Commission Gomery en 2005 alors qu'il présidait le Groupe Polygone




Mergle, Anthony ; président et propriétaire de l'entreprise de construction Nepcon, le plus important entrepreneur de Laval.
Mergl, Mikel : Président de la compagnie Mergad, l'une des nombreuses entreprises de sa famille à Laval
Mergl , Ronnie ; membre de la famille Mergle qui contrôle de nombreuses entreprises de construction de Laval.

Molluso , Joseph Ex bras droit de Tony Accurso qui aurait joué un rôle important dans le système de collusion à Laval ; il était administrateur de Louisbourg Construction; beau-frère de Jean-Jacques Bédié, le président de la Société de transport de Laval et conseiller municipal du Parti Pro Lavalois de Gilles Vaillancourt.



Moscato, Léonardo ; Président de Construction Timberstone losque cette compagnie a été radiée du registre des entreprises

il était aussi président de Construction Leomar


Nadon, Valmont ; propriétaire de l'entreprises de transport en vrac et d'excavation Valmont Nadon Excavation qui a fait l'objet d'une enquête en 2011 pour utilisation de fausses factures.
 
Perreault, François ; ingénieur ; ex - vice-président de la firme d'ingénierie Genivar qui a admis devant la commission Charbonneau l'existence d'un système de partage des contrats à Montréal ; il démission de Genivar quelques jours après son témoignage.
 



Sauriol. Rosaire ; ex-vice-président de la firme d'ingénierie Dessau ; il a affirmé devant la Commission Charbonneau que sa firme avait fait partie d'un cartel de compagnies qui avait conspiré pour arranger leurs soumissions pour des contrats à la ville de Montréal. Démissionne de la firme Dessau en 2013, peu après son témoignage

Talbot, Robert ; avocat de la firme Talbot et associés spécialisé en droit des sociétés et immobilier lié à la famille de l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt

Théberge, Yves ; ingénieur ; d'abord employé par la compagnie Axor ; vice-président exécutif de la firme CIMA+.




Vaillancourt, Gilles ; ex-maire de la ville de Laval est arrêté à sa résidence de l'île Patont puis emmené au siège de la Sûreté du Québec sur la rue Parthenais à Montréal
Vaillancourt , Guy; ancien commerçant et frère de Gilles Vaillancourt président de Meubles Vaillancourt, entreprise familiale qui a déclaré faillite ; elle avait été l'objet d'une enquête pour fraude classée sans suite en 1982.

Ces arrestations font suite à une enquête de la Sûreté du Québec (30 000 conversations téléphoniques interceptées, 150 témoins interrogés, 480 000 $ recouvrés) ; le maire Vaillancourt aurait touché une commission de 2 % sur tous les contrats de la Ville de Laval (La Presse, 10 mai 2013, page A3)

Le 9 mai 2013, Monsieur Vaillancourt est accusé de gangstérisme et de blanchiment d'argent.
Le 13 juillet 2013, Monsieur Vaillancourt, Claude Asselin et Claude Deguise entrent à 15 h 48 dans la salle d'audience du Palais de Justice de Laval et comparaissent menottes aux poignets dans le box des accusés pour demander leur remise en liberté en attendant leurs procès; ce qui, selon le journaliste du quotidien Le Devoir Guillaume Bourgault-Côté marque la fin officielle d'une époque pour la ville de Laval et pour monsieur Vaillancourt.

Nota : L'accusation de gangstérisme est portée contre les membres d'une association de criminels ; l'ex-maire Vaillancourt est accusé d'avoir été le chef d'un gang de criminels et il est considéré comme ayant été la tête dirigeante de stratagèmes de corruption «bien établi» à Laval depuis sa première élection à la mairie en 1989. Les accusations déposées concernent différents événements survenus entre 1996 et 2010. Monsieur Vaillancourt aurait chargé des membres d'une organisation criminelle de commettre des crimes au profit du gang ; il aurait agi comme chef d'un groupe criminel (article 467.13 du Code criminel du Canada ; il est passible d'une peine d'emprisonnement à perpétuité ; L'ex-directeur général de la ville, Claude Asselin et l'ex-directeur général de l'ingénierie, Claude Deguise, auraient agi sous les ordres de Vaillancourt ce qui leur vaut également des accusations de gangstérisme (article 467.12 du Code criminel du Canada).

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