Brochu (Chantal)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Le 18 septembre 1992, Robert Leblanc, 25 ans, remarque Chantal Brochu dans un bar de Montréal. Lorsque madame Brochu, 22 ans, une étudiante d'université, quitte le bar, Leblanc la suit et la rejoint près de l'église Saint-Germain ; il l'empoigne puis la jette brutalement au sol ; la tête de madame Brochu heurte une surface dure et elle perd conscience. Leblanc assène plusieurs coups à la tête de madame Brochu, l'étrangle, la déshabille, puis la viole. Il la rhabille ensuite et la laisse inconsciente à l'endroit où elle estvtrouvée morte.

En novembre 1994, une photo de Leblanc est montrée à la télévision et il est désigné comme suspect d'au moins l'une des agressions sur trois autres femmes commises à Sherbrooke ; il est alors reconnu par une femme que Leblanc aurait tenté de violer en 1991 ; cette femme contacte la police, et alors la photo de Leblanc est placardée dans les rues de Montréal et l'organisme Sun Youth offre 25 000 $ pour des renseignements qui permettront l'arrestation de Leblanc. En plus d'avoir tué Madame Brochu, le dossier criminel de Leblanc contient des condamnations pour avoir agressé sexuellement cinq femmes et une fillette de six ans.
Alors que la police de Montréal le cherche pour la tentative de viol de 1991, il avoue soudainement à un co-détenu d'un centre de détention de Sherbrooke avoir tué Chantal Brochu ; il affirme à ce co-détenu qu'il n'a su que Madame Brochu était morte que lorsqu'il a lu dans un journal la découverte de son cadavre ; il confessa aussi avoir battu si violemment une femme qu'il violait qu'il avait cru qu'elle était décédée.
Pour le meurtre de Madame Brochu, Leblanc est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; de plus, en 1996, après avoir été reconnu coupable d'agression sur 3 autres femmes à Sherbrooke entre le 25 septembre 1994 et le 12 novembre 1994 ; en novembre 1997, Leblanc est déclaré délinquant dangereux et, comme tel, il ne pourra être libéré que s'il prouve qu'il ne constitue pas un danger pour la société. Le 24 février 2020, la demande de libération de Robert Leblanc est refusée par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Source :

The Gazette (24 janvier 2020, page A8)

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