Payette (Julie)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Femme de sciences (ingénieure en informatique), pilote avec qualification aux instruments d'avions multimoteurs et d'hydravions, et astronaute née en 1963 à Montréal (arrondissement Ahuntsic-Cartierville).

Études au Collège du Mont-Saint-Louis de Montréal, au United World International College of the Atlantic (Walles, Royaume-Uni), à la McGill University (génie électrique) et à la University of Toronto (génie informatique).
Commence sa carrière à la compagnie IBM Canada (1986-1992).
Première femme astronaute québécoise choisie par l'Agence spatiale du Canada (1992).
Le 27 mai 1999, à Cap Canaveral, elle s'envole dans l'espace à bord de la navette spatiale Discovery, devenant ainsi la première Québécoise à participer à une mission à 400 km de la terre ; participe à la construction de la station spatiale internationale, puis revient sur terre le 6 juin 1999, après avoir passé 9 jours et 13 minutes dans l'espace et tourné 153 fois autour de la terre ou avoir parcouru 6 millions de km autour de la terre.
Astronaute en chef de l'Agence spatiale du Canada en poste auprès de la NASA à Houston, Texas, USA.
Le 15 juillet 2009, elle repart à bord de la navette spatiale Discovery et effectue un second séjour dans la station spatiale internationale pour participer à l'installation du laboratoire japonais Kibo ; c'est elle qui est aux commandes du canadarm.
En juillet 2013, elle devient directrice du Centre des sciences de Montréal situé dans le Vieux-Port de Montréal.
En octobre 2016, elle quitte sa fonction de directrice du Centre des sciences de Montréal.
Le 21 juillet 2020, la Canadian Broadcasting corporation-CBC publie un reportage dans lequel des employés de la fonction publique, sous le couvert de l'anonymat décrivent un «environnement toxique et une culture de la peur» au sein du bureau de la gouverneure générale. Selon l'allégation, le climat de travail serait si néfaste que des employés pleurent et d'autres démissionnent carrément ; les accusations visent particulièrement Julie Payette ainsi que sa secrétaire et amie de longue date, Assunta Di Lorenzo ; La Presse canadienne n'avait pas été en mesure de vérifier ces allégations au moment de la publication.
Le bureau de la gouverneure générale Julie Payette nie en bloc les allégations à son endroit, selon lesquelles elle aurait instauré une culture de travail nocive au sein de son équipe à Rideau Hall. Or, de nombreux témoignages font état de harcèlement et de violence verbale, où les réunions se transformeraient en interrogatoires ponctués de réprimandes.

Commentaires et compléments :
Julie Payette serait l'instigatrice d'un climat toxique où les employés seraient harcelés verbalement au point de fondre en larmes ou même de démissionner.
C'est la réalité décrite dans de multiples témoignages anonymes dévoilés par le réseau CBC News, mardi. En raison des risques professionnels courus, les sources - des employés de la fonction publique - ont requis l'anonymat, précise le réseau d'informations.
On mentionne des situations abusives où les employés seraient humiliés devant d'autres collègues. En milieu de travail, Julie Payette crie et les rabaisse, affirment les sources.
Toujours selon CBC, plusieurs employés seraient sortis du bureau de la gouverneure générale avec les larmes aux yeux, parfois en pleurs, témoignant d'une atmosphère tendue.
De plus, quatre membres de l'équipe de relationnistes médias se sont retirés depuis le début du mois de mars. Un autre employé de l'équipe des communications a annoncé son départ imminent et deux autres sont en absence prolongée.
Rôle pris au sérieux
Une source a toutefois défendu Mme Payette, qui aurait plutôt des attentes très élevées et dont la déception envers les employés serait parfois légitime. Cette source soutient que la gouverneure générale prend son rôle plus au sérieux que ses prédécesseurs.
L'amie et secrétaire de la gouverneure générale, Assunta Di Lorenzo, est également accusée de participer à cette ambiance malsaine. Elle intimiderait les employés et il lui est arrivé de traiter une personne de « grosse » et de « paresseuse. »
Le maintien d'un milieu de travail sain est important, soulignent pour leur part la gouverneure générale et l'équipe de direction du Bureau du secrétaire du gouverneur général (BSGG) par communiqué. « Nous sommes profondément consternés par la teneur de ce reportage, qui contraste complètement avec la réalité du travail au BSGG [...] Le bien-être de notre personnel est et restera au coeur de nos priorités. » Le BSGG assure prendre ces questions « très au sérieux » et rappelle que depuis le début du mandat, aucune plainte officielle pour harcèlement n'a été présentée. Au sujet des employés qui ont donné leur démission, le bureau affirme que la fonction publique fédérale offre de nombreux avantages, notamment la possibilité de se déplacer d'un ministère à l'autre.
Reportage par Mayssa Ferah.
LA PRESSE
Publié le 21 juillet 2020 à 20h13 Mis à jour le 22 juillet 2020 à 6h31



  • Distinctions -


Prix d'excellence de La Presse (1998).
Chevalier de l'Ordre national du Québec-CONQ (2000).
Chevalier de l'Ordre de la Pléiade (2000).
Doctorat honoris causa de la McGill University (2003).
Membre de l'Académie canadienne de génie.
Doctorat honoris causa de la Concordia University de Montréal (2010).
Membre de l'Académie des grands Montréalais (2013).

  • Bibliographie :


Raconte-moi Julie Payette (François Perreault, Les Éditions Petit homme, 2015)

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