Robitaille (Normand)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Gangster.

Au début des années 2000, les Hells Angels lui confient la tâche de négocier le prix de la cocaïne avec le clan Rizzuto.
Le 26 septembre 2000, Maurice «Mom» Boucher, accompagné de Normand Robitaille, Richard Mayrand et Alain Ruest, tous membres des Hells-Angels, et Frédéric «Fred» Faucher accompagné de Michel Comeau, Jean Duquaire et Nelson Fernandez, tous membres des Rock-Machine se rencontrent dans une salle de réunion du palais de justice de la ville de Québec et discutent d'une entente de principe pour mettre fin à la guerre qui oppose les deux clubs pour le contrôle de la vente de la drogue dans la province de Québec ; la réunion avait été organisée par Me Denis Bernier, avocat de Frédéric «Fred» Faucher, chef des Rock-Machine.
Le 7 octobre 2000, célébration dans un restaurant de la rue Crescent à Montréal de la ratification de l'entente intervenue entre Frédéric «Fred» Faucher et Maurice «Mom» Boucher le 26 septembre précédent ; le journaliste Claude Poirier et le photographe du journal Allô Police avaient été invités à cette célébration ; la menace de loi anti-gang aurait incité la pègre canadienne à mettre fin à la tuerie entre les gangs de motards criminels.
Le 15 février 2001, l'escouade régionale mixte de Québec arrête Gilles Mathieu, 50 ans, Denis «Pas-Fiable» Houle, 47 ans,adjoint de Maurice «Mom» Boucher, Normand Robitaille , 32 ans, Michel Rose, 45 ans, Richard Mayrand, 37 ans, tous membres du chapitre des Nomads du gang des Hells-Angels à l'hôtel Holyday Inn du 420, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal ; la police arrête également Luc Bonomo, 40 ans, et Jean-Richard «Jimmy» Larivière, 33 ans, des aspirants membres, ainsi que Kenny Bédard, 36 ans, un membre de la section des Rockers du gang des Hells-Angels ; la perquisition permet de saisir 4 revolvers de calibre .357 et 4 pistolets de calibre 9 mm que les motards détenaient sans permis.
Normand Robitaille est trouvé coupable de complot de meurtre, possession et trafic de stupéfiants et participation aux activités d'un gang de criminels et est condamné à 17 ans de prison.
La Sûreté du Québec indique à la Commission des libérations conditionnelles qu'il semble que Robitaille a quitté le gang des Hells Angels.
En 2013, Robitaille obtient la permission de suivre des cours en administration des affaires à l'École des Hautes études commerciales HEC.
Le 25 novembre 2013, les commissaires de la Commission des libérations conditionnelles prennent en délibéré sa demande de libération conditionnelle totale. Un psychologue qui avait examiné Robitaille en janvier 2013 avait affirmé n'avoir constaté aucun changement de comportement notable chez Robitaille et évaluait à «moyens» les risques de récidive de violence s'il retombait dans la criminalité. Il ne pourra donc être libéré d'office qu'en janvier 2015 ; il fait une nouvelle demande de libération de 2 jours par semaine pour suivre les cours et une journée pour étudier à la bibliothèque de l'École des Hautes études commerciales-HEC et pour y poursuivre ses cours .
Le 23 décembre 2014, la Commission nationale des libérations conditionnelles permet la libération statutaire sous conditions de Robitaille aux 2/3 de sa peinel e ou vers le 23 janvier 2015.
La section des renseignements policiers considére que Robitaille ne fait plus partie du gang des Hells Angels depuis octobre 2009.

Voir également Guerres des gangs.

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