Montréal (municipalité de ville). ; Scandales. Affaire des Jeux aquatiques de Montréal (2005)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Montréal (municipalité de ville). Scandale. Affaire des Jeux aquatiques de Montréal (2005)


  • Éphémérides -


1982 Création de la Société de l'Île Notre-Dame par la Ville de Montréal, une compagnie privée sans but lucratif dirigée par Marc Campagna pour organiser des activités sportives, des activités de loisir extérieur sur le territoire de Terre-des-Hommes.
1986 Création de la Société des Îles de Montréal.
1992 Création de la Société du Parc des îles pour faire la promotion d'activités sportives, principalement aquatiques ; Marc Campagna en est le directeur exécutif.
1995 La Société de l'Île-Notre-Dame est dissoute lorsque Pierre Bourque devient maire de Montréal et crée une société paramunicipale pour gérer les îles de Terre-des-Hommes ; cette Société est rayée du registre des compagnies en 2010.
(Mai) La Société de l'Île-Notre-Dame devient l'Office du sport international de Montréal avec mission d'attirer des événements sportifs nationaux et internationaux à Montréal ; la Ville de Montréal prête les services de 2 de ses fonctionnaires à cet office.
1996 Marc Campagna, son épouse et Marcel Tremblay enregistrent la Société des internationaux de Montréal sous la loi des compagnies du Canada
1998 (Août) Dissolution de la Société des internationaux de Montréal.
1999 Les Championnats mondiaux de natation sont accordés à la ville de Montréal.
2000 La ville prête les services de deux fonctionnaires Louis Dussault et Daniel Robin à la Société
2001
(21 juillet 2001) Montréal est choisie par la Fédération internationale de natation- FINA comme site des Championnats aquatiques du monde de 2005.
(2 août 2001) Le comité organisateur des championnats du monde aquatique soumettent un budget de 46 millions $.
(Automne 2001) Le Comité organisateur engage Éric Savard comme directeur général ; il organisait les Championnats mondiaux d'athlétisme de la jeunesse tenus à Sherbrooke en 2003.

Éric Savard est président de la compagnie Organisports Inc.

2002

Éric Savard avise les autorités gouvernementales de lui faire parvenir un chèque de 500 000 $ pour couvrir les redevances à la FINA et autres dépenses encourues par le Comité organisateur (La dette du comité organisateur est de 240 000 $ payable à FINA avant le 30 juin 2002) ; il disait qu'à moins d'avoir acquitter ces factures, FINA pourrait retirer les Championnats à Montréal ; le gouvernement fédéral envisageant l'ampleur des répercussions qu'une telle éventualité pourrait engendrer (par exemple, compromettre la candidature de Vancouver-Whistler pour la tenue des Jeux olympiques de 2010), décida de soutenir le projet, signa le chèque de 500 000 $.
(Juin-Juillet) Éric Savard, directeur général et Lyn Heward, présidente du Comité organisateur, démissionnent lorsque le Comité organisateur rejette leur proposition de budget. Savard est remplacé par Yvon Desrochers à la direction du Comité organisateur des championnats.
2003 (Janvier 2002) Constatant qu'il pourrait être pris à verser une bouée de sauvetage de 20 M $ à l'entreprise qui se noyait sous les coûts, le gouvernement fédéral retira son appui ; il revint sur sa décision au milieu de 2003 et convint de prévoir une dépense de 17 M $ et le gouvernement du Québec convint d'y affecter 16 M $. Mais les deux gouvernements refusèrent de s'engager à couvrir le déficit possible qui devrait être absorbé par des commanditaires privés.
(23 juin 2002) Marc Campagna, président de la Société des internationaux du sport de Montréal demande à Robert Abdallah, directeur général de la ville de Montréal un octroi annuel de 45 000 $.
L'administration du maire Tremblay accorde un octroi annuel de 100 000 $ pour trois ans à la Société des Internationaux de sport de Montréal.

2004

(Printemps 2004) Le conseil de la ville de Montréal approuve l'octroi annuel de 100 000 $ pendant trois ans rétroactivement au 1er janvier 2004 à la condition qu'un fonctionnaire de la ville siège sur le comité de planification stratégique de la Société des Internationaux de Montréal - ISM et que la Société soumette son rapport financier annuel. Le conseil approuve également le prêt à la Société des internationaux de Montréal-ISM gratuitement pendant 3 ans de Louis Dussault et Daniel Robin, des fonctionnaires du département des sports et de la récréation.
(21 décembre 2004) Le comité organisateur demande une augmentation de 12,2 M $ au gouvernement et une garantie de prêt de 6 M $. Le Gouvernement fédéral et le Gouvernement provincial refusent.
En avril 2012, une enquête de The Gazette révèle que Cosmo Maciocia, maire de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, était membre du conseil de la Société des internationaux de Montréal-ISM depuis 2002.

2005
(4 janvier 2005) Le Comité organisateur n'a touché que 175 000 $ des 4 M $ de commandites privées promises ; les 4 M $ sont loin des 12 M $ prévus dans le budget.
(11 janvier 2005) La FINA (Fédération internationale de natation) accorde jusqu'au 18 janvier aux organisateurs pour mettre de l'ordre dans leurs finances.
(18 janvier 2005) Tourisme Montréal souscrit 500 000 $ dans un effort pour conserver cet événement à Montréal.
(19 janvier 2005) FINA retire les Championnats à Montréal, parce qu'il manque entre 10 M $ et 17,2 M $ de commandites au Comité organisateur pour rencontrer les coûts de la tenue des Championnats.
(30 janvier 2005) Le maire Tremblay se rend à Paris et implore la FINA de revenir sur sa décision d'annuler les Championnats de Montréal
(2 février 2005) Yvon DesRochers, le directeur général du Comité organisateur, se suicide par arme à feu dans son automobile Mercedes alors qu'il est convoqué par la Commission des comptes publics de la Chambre des communes pour venir expliquer ce qu'il est advenu des 16 M $ avancés jusque-là par le Gouvernement fédéral.
(10 février 2005) Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, convainc la FINA (Fédération internationale de natation) de conserver l'événement à Montréal et promet que les contribuables de Montréal absorberont le déficit s'il y en a un.
(21 février 2005) Le maire Tremblay se nomme co-président du comité organisateur des Championnats et nomme Normand Legault pour aider à dénouer l'impasse.
(Mars 2005) Le quotidien The Gazette demande au maire de Montréal de lui remettre les documents financiers relatifs à la tenue des Championnats mondiaux de natation ; le maire refuse en invoquant qu'il ne possède pas légalement ces documents qui appartiennent au comité organisateur, donc, à une tierce partie.
(21 mars 2005) Le maire annonce que, avec l'aide de Normand Legault, il a recueilli 4 M $ en commandites .
(16 au 31 juillet 2005) Les championnats aquatiques mondiaux sont tenus à Montréal (1 918 athlètes, 1 306 membres d'équipes de soutien venus de 145 pays) ; N.B. Le Comité organisateur a défrayé les frais de transport et de logement de ces personnes.
La contribution du Gouvernement fédéral au Comité organisateur a été de 19 millions $
La contribution du provincial a été de 14 millions $ dépensés pour la mise à niveau du complexe aquatique.
La Ville de Montréal a absorbé le déficit de 4,77 millions $.
2006
(30 janvier 2006) Le maire dépose les résultats financiers des Championnats aquatiques mondiaux et avoue qu'ils se sont soldés par un déficit de 4,77 millions $ pour la ville de Montréal.
(14 juillet 2006) Montréal est choisie pour être l'hôtesse des Championnats du monde des maîtres de FINA (Fédération internationale de natation) en 2014.
2012
(Janvier 2012) La Commission d'accès à l'information rejette la prétention du maire de Montréal à l'effet qu'il n'avait pas la possession légale de ces documents puisqu'ils étaient la propriété du comité organisateur, une tierce partie, et accorde 50 jours au maire pour remettre au quotidien The Gazette les documents demandés.
(29 mars 2012) Après 7 années de lutte devant les tribunaux, le maire Tremblay fournit au quotidien The Gazette des milliers de pages de documents financiers contenant le détail des dépenses du comité organisateur. Le maire affirme qu'il avait toujours voulu fournir ces documents mais qu'il en avait été empêché par les avocats de la succession de DesRochers.
Les documents révèlent que 1.05 million $ ont été payés à Yvon Desrochers et à deux de ses compagnies, Productions Nadis Inc. et 6017517 Canada Inc. Les Productions Nadis ont facturé 633 830,61 Canada de Nepean Ontario entre le 2 décembre 2002 et le 1er avril 2005 alors que la compagnie 6017517 Canada a facturé plus de 400 000 $ entre octobre 2002 et avril 2004 ; de ce dernier montant, 354 549 $ étaient pour honoraires professionnels et le reste pour dépenses encourues. La dispute au sujet d'un voyage en classe affaires de Marco Veilleux que Desrochers refusait de rembourser éclaire un peu ce que l'on peut faire avec l'argent des contribuables ; Monsieur Veilleux se plaignait du fait que Desrochers refusait qu'il voyage en classe affaires alors que Desrochers se permettait ce luxe pour le même voyage. Le quotidien The Gazette révèle que sur 2 ans, DesRochers a facturé près de 1,05 M $ principalement en honoraires de gestion payés à la compagnie 6017517 Canada Inc. de Nepean Ontario et à la compagnie Les Productions Nadis Inc.

Informations tirées de The Gazette 30/03/2012 et 2 /4/2012

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